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Insee Flash Ile-de-France · Avril 2026 · n° 111
Insee Flash Ile-de-FranceL’Île-de-France conserve un solde naturel largement excédentaire Bilan démographique 2025

François Dubujet (Insee)

Au 1er janvier 2026, l’Île-de-France compte 12,59 millions d’habitants. Avec 148 300 naissances en 2025, la baisse de la natalité se poursuit dans la région et elle est plus marquée qu’au niveau national. Le nombre de décès est stable en 2025, à 79 300. Bien que toujours largement positif, l’excédent naturel francilien se réduit à nouveau (+69 000), prolongeant ainsi la tendance entamée en 2015. Il demeure néanmoins le moteur de la croissance démographique francilienne et l’Île-de-France est, avec Auvergne-Rhône-Alpes, l’une des deux seules régions métropolitaines conservant un excédent naturel.

Contrairement aux années précédentes, la fécondité recule autant en Île-de-France que dans le reste de la France, avec un indicateur conjoncturel de fécondité à 1,63 contre 1,56 au niveau national.

L’espérance de vie à la naissance progresse à nouveau en 2025 (+0,1 an) : elle atteint 86,5 ans pour les femmes et 82,0 ans pour les hommes.

Insee Flash Ile-de-France
No 111
Paru le :Paru le14/04/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :François Dubujet (Insee)

12,59 millions d’habitants au 1er janvier 2026

Au 1er janvier 2026, la population de l’Île-de-France est estimée à 12 594 500 habitants (figure 1). Au cours de l’année 2025, la population augmente de 45 200 habitants, soit une progression de 0,36 %. Cette hausse est un peu inférieure à la moyenne annuelle constatée au cours des cinq dernières années (+0,45 %).

Au cours de l’année 2025, la population progresse dans tous les départements de la région, à l’exception de Paris (-18 000 habitants) qui perd régulièrement des habitants depuis 2012. Comme les trois années précédentes, les hausses de population sont les plus fortes en Seine-Saint-Denis et en Seine-et-Marne (respectivement +13 900 et +11 200 habitants).

Figure 1Données démographiques concernant l’Île-de-France par département

Données démographiques concernant l’Île-de-France par département - Lecture : La population de l’Île-de-France est estimée à 12 594 500 habitants au 1er janvier 2026. Elle a augmenté de 0,36 % entre 2025 et 2026.
Territoire Population Naissances Décès Indicateur conjoncturel de fécondité des femmes de 15 à 49 ans en 2025 (p)
Estimation au 1er janvier 2026 (p) Estimation au 1er janvier 2025 Évolution 2026/2025 (en %) Évolution annuelle moyenne 2021-2026 (en %) En 2025 (p) Évolution 2025/2024 (en %) En 2025 (p) Évolution 2025/2024 (en %)
Paris 2 047 600 2 065 600 -0,87 -0,81 21 200 -1,3 13 900 -1,3 1,26
Hauts-de-Seine 1 675 900 1 668 300 0,46 0,49 19 400 -2,0 10 200 -2,1 1,55
Seine-Saint-Denis 1 745 700 1 731 800 0,80 0,91 24 200 -3,0 9 300 -0,7 1,92
Val-de-Marne 1 439 000 1 434 900 0,29 0,33 17 000 -3,9 8 700 -0,2 1,63
Seine-et-Marne 1 502 100 1 490 900 0,75 0,87 16 500 -3,6 10 200 2,2 1,68
Yvelines 1 514 400 1 504 600 0,65 0,78 16 800 -1,2 10 300 2,4 1,78
Essonne 1 364 800 1 356 100 0,64 0,77 16 200 -5,1 8 700 -2,0 1,80
Val-d'Oise 1 305 000 1 297 200 0,60 0,76 17 000 -2,6 8 000 1,5 1,94
Île-de-France 12 594 500 12 549 300 0,36 0,45 148 300 -2,8 79 300 -0,1 1,63
  • (p) : Données provisoires.
  • Note : Toutes les données chiffrées sont arrondies. Le résultat arrondi d'une combinaison de valeurs réelles peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
  • Lecture : La population de l’Île-de-France est estimée à 12 594 500 habitants au 1er janvier 2026. Elle a augmenté de 0,36 % entre 2025 et 2026.
  • Source : Insee, recensements et estimations de population, statistiques et estimations d'état civil.

La croissance francilienne toujours portée par l’excédent naturel

La croissance de la population francilienne est entièrement portée par le . Toutefois, compte tenu de la baisse du nombre de naissances et du maintien du nombre de décès en 2025 par rapport à 2024, l’excédent naturel régional recule légèrement mais reste largement positif, passant de 73 200 habitants en 2024 à 69 000 en 2025 (figure 2). Quant au , il reste important, mais s’amenuise (de -31 400 en 2024 à -23 800 en 2025). La réduction simultanée de l’excédent naturel et du déficit migratoire explique le maintien de la croissance démographique dans la région.

L’Île-de-France est, avec la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’une des deux régions métropolitaines où le solde naturel est positif en 2025. Néanmoins, celui d’Auvergne-Rhône-Alpes est bien plus faible qu’en Île-de-France. En comparaison, le solde naturel devient négatif dans les Hauts-de-France et le déficit naturel se creuse dans toutes les autres régions de France métropolitaine.

En 2025, 148 300 bébés sont nés en Île-de-France, soit 4 250 de moins qu’en 2024 (-2,8 %). Ce recul s’inscrit dans une baisse tandancielle. L’année 2025 est la onzième année consécutive de réduction du nombre de naissances dans la région, et cette baisse est plus prononcée que celle de 2024 (-1,0 %). Contrairement aux deux années précédentes, elle est aussi un peu plus marquée en Île-de-France qu’en moyenne sur l’ensemble du territoire national (-2,4 % en 2025). Depuis le point haut atteint en 2010, le recul des naissances atteint 19,6 %, soit à peine moins que celui enregistré au niveau national (-23,8 %).

La baisse continue des naissances se traduit par une diminution de la population des jeunes enfants, phénomène accentué par un solde migratoire négatif à ces âges. Ainsi, au 1er janvier 2026, les personnes de moins de 20 ans représentent 23,7 % de la population, contre 25,3 % en 2021. À l’inverse, en haut de la pyramide des âges, le vieillissement des baby-boomers accroît la proportion des seniors, qui atteint 16,7 % (contre 15,4 % en 2020). De ce fait, l’indice de jeunesse, représentant le nombre de personnes de moins de 20 ans pour 100 personnes de 65 ans ou plus, continue de diminuer fortement, passant de 205 en 2010 à 166 en 2020 et 142 en 2026. Néanmoins, une baisse est enregistrée également dans les autres régions de France métropolitaine, de sorte que le ratio francilien reste le plus élevé.

Figure 2Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel depuis 1975 en Île-de-France

Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel depuis 1975 en Île-de-France - Lecture : En 2025, 148 300 naissances et 79 300 décès ont été enregistrés en Île-de-France. Le solde naturel, différence entre les deux, s’établit à 69 000.
Année Naissances Décès Solde naturel
1975 146 816 86 643 60 173
1976 144 558 87 950 56 608
1977 151 217 82 388 68 829
1978 148 269 83 591 64 678
1979 150 727 83 098 67 629
1980 159 378 83 703 75 675
1981 159 304 83 722 75 582
1982 159 427 82 988 76 439
1983 152 745 84 618 68 127
1984 156 521 81 941 74 580
1985 159 120 83 448 75 672
1986 162 670 82 555 80 115
1987 162 988 79 456 83 532
1988 167 258 78 545 88 713
1989 167 146 79 917 87 229
1990 168 228 78 146 90 082
1991 169 443 78 870 90 573
1992 166 119 77 958 88 161
1993 161 772 78 595 83 177
1994 160 554 76 557 83 997
1995 163 008 77 573 85 435
1996 163 662 77 466 86 196
1997 162 011 74 783 87 228
1998 164 920 74 787 90 133
1999 167 295 74 745 92 550
2000 174 175 73 568 100 607
2001 172 996 73 695 99 301
2002 173 524 73 239 100 285
2003 173 511 77 918 95 593
2004 175 282 68 457 106 825
2005 176 521 70 501 106 020
2006 182 758 69 072 113 686
2007 179 264 69 082 110 182
2008 180 668 70 340 110 328
2009 181 557 70 502 111 055
2010 184 525 71 258 113 267
2011 182 284 70 873 111 411
2012 181 229 72 529 108 700
2013 180 271 72 113 108 158
2014 182 719 70 506 112 213
2015 179 762 74 539 105 223
2016 177 983 74 621 103 362
2017 175 799 75 562 100 237
2018 174 439 75 571 98 868
2019 173 893 75 788 98 105
2020 168 467 90 567 77 900
2021 167 066 82 484 84 582
2022 162 952 82 407 80 545
2023 154 128 78 043 76 085
2024 152 550 79 386 73 164
2025 (p) 148 300 79 300 69 000
  • (p) : Données provisoires.
  • Lecture : En 2025, 148 300 naissances et 79 300 décès ont été enregistrés en Île-de-France. Le solde naturel, différence entre les deux, s’établit à 69 000.
  • Source : Insee, statistiques et estimations d'état civil.

Figure 2Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel depuis 1975 en Île-de-France

  • (p) : Données provisoires.
  • Lecture : En 2025, 148 300 naissances et 79 300 décès ont été enregistrés en Île-de-France. Le solde naturel, différence entre les deux, s’établit à 69 000.
  • Source : Insee, statistiques et estimations d'état civil.

La fécondité recule autant en Île-de-France qu’au niveau national

En 2025, en Île-de-France, l’ (ICF) s’établit à 1,63 enfant par femme, un niveau inférieur à celui observé en 2024 (1,68). La baisse de l’ICF s’amplifie : elle était plus modérée l’année précédente, passant de 1,71 en 2023 à 1,68 en 2024. L’ICF régional atteint ainsi un niveau historiquement bas, inférieur aux niveaux faibles atteints en 1976 (1,72) et en 1994 (1,74), et s’éloigne encore un peu plus du (2,05 enfants par femme). Le niveau de fécondité demeure toutefois relativement élevé en Île-de-France au regard du niveau national, qui recule à 1,56 en 2025. L’écart entre l’indicateur régional et l’indicateur national se maintient, traduisant une baisse similaire à la moyenne nationale alors que, les années précédentes, l’Île-de-France résistait un peu mieux au recul de la fécondité que la plupart des autres régions métropolitaines.

L’évolution du nombre de naissances dépend à la fois du nombre de femmes en âge de procréer et de leur fécondité. La population féminine de 20 à 40 ans, âges où les femmes sont les plus fécondes, progresse lentement depuis 2020 pour retrouver son niveau du début des années 1990. Le recul du nombre des naissances en Île-de-France au cours des six dernières années s’explique donc uniquement par celui de la fécondité, c’est-à-dire du nombre d’enfants par femme.

En 2025, l’ICF est une nouvelle fois au-dessous du seuil de renouvellement des générations dans tous les départements de l’Île-de-France. Il se maintient à un niveau encore élevé dans le Val-d’Oise (1,94) et en Seine-Saint-Denis (1,92). À Paris, le niveau de l’ICF (1,26) reste l’un des plus bas des départements de France métropolitaine, seulement supérieur à celui observé dans les deux départements corses (1,13). Cela tient notamment à une maternité nettement plus tardive que dans les autres départements. Depuis 2020, l’ICF des femmes parisiennes âgées de 35 à 49 ans est supérieur à celui de celles âgées de 25 à 34 ans (respectivement 0,65 et 0,56 en 2025). Même si le recul de l’âge à la maternité est une tendance générale, l’ICF des femmes de 35 à 49 ans reste inférieur à celui des femmes de 25 à 34 ans, dans les autres départements franciliens et au niveau régional (respectivement 0,58 et 0,93 en 2025).

Ainsi, en 2025, l’ est de 34,6 ans à Paris, le plus élevé de la région. En Île-de-France, cet âge moyen s’établit à 32,5 ans, soit un an de plus qu’en 2015 et cinq ans de plus qu’en 1981. C’est le niveau le plus élevé de toutes les régions de France métropolitaine (31,2 ans en moyenne).

Une stabilité des décès et une reprise des gains d’espérance de vie

En 2025, 79 300 personnes sont décédées en Île-de-France, soit un nombre équivalent à celui de 2024 (79 400). Cette relative stagnation est une caractéristique commune avec la Nouvelle-Aquitaine, tandis que le nombre de décès augmente dans toutes les autres régions et en France métropolitaine (+1,0 %).

Au sein de la région, l’évolution de la mortalité est très variable d’un département à l’autre. Le nombre de décès diminue à Paris, en petite couronne et dans l’Essonne, mais augmente dans les trois autres départements de grande couronne.

Le vieillissement de la population, avec une part croissante de personnes atteignant les âges où la mortalité est plus élevée, touche tous les départements d’Île-de-France comme l’ensemble de la France. À Paris, la part de la population âgée d’au moins 80 ans atteint 5,3 %, un point de plus que la moyenne régionale. Ce vieillissement de la population concourt à accroître la mortalité. Néanmoins, en 2025, l’Île-de-France restant une région relativement jeune, le taux de mortalité y est inférieur de 3 points au taux national (6,3 ‰ contre 9,4 ‰), un écart qui tend à augmenter depuis 30 ans : il n’était que de 1,7 point en 1992 (7,2 ‰ contre 8,9 ‰).

En 2025, en Île-de-France, l’ est de 86,5 ans pour les femmes (85,9 ans pour la France entière) et de 82,0 ans pour les hommes (80,3 ans au niveau national). Qu’il s’agisse des femmes ou des hommes, le gain d’espérance de vie en 2025 est faible (+0,1 an), en comparaison de l’année 2023 où elle avait fortement augmenté par rapport aux trois années précédentes marquées par une forte mortalité liée à l’épidémie de Covid-19. En revanche, ce gain est proche du rythme moyen observé sur la période de 2010 à 2019, soit +0,1 an pour les femmes et +0,2 an pour les hommes.

Publication rédigée par :François Dubujet (Insee)
Publication rédigée par :François Dubujet (Insee)

Sources

Le recensement de la population sert de base aux estimations annuelles de population. Pour les années 2024 et suivantes, les estimations de population sont provisoires : la population du recensement 2023 est actualisée au moyen d’estimations du solde naturel établi à partir des statistiques d’état civil à fin novembre 2025 et du solde migratoire apparent. La population francilienne au 1er janvier 2025, estimée fin 2024 à 12 450 900 habitants, a ainsi été révisée fin 2025 à 12 549 300 habitants.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. S’il est positif, il s’agit d’un excédent naturel, s’il est négatif, d’un déficit naturel.

Le solde migratoire est mesuré indirectement par différence entre, d’une part, l’évolution du niveau de la population entre deux années successives et, d’autre part, le solde naturel.

L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est la somme des taux de fécondité par âge observés pour une année donnée. Il peut être interprété comme le nombre moyen d’enfants qu’aurait une génération fictive de femmes qui connaîtraient, tout au long de leur vie féconde, les taux de fécondité par âge observés cette année-là. Il est exprimé en nombre d’enfants par femme. C’est un indicateur synthétique des taux de fécondité par âge de l’année considérée.

Le seuil de renouvellement des générations correspond au nombre moyen d’enfants par femme nécessaire pour que chaque génération en engendre une suivante de même effectif. Il est fixé à 2,05 enfants par femme, parce que pour 100 filles, il naît 105 garçons.

L’âge conjoncturel moyen à l’accouchement est un âge calculé pour une génération fictive de femmes qui auraient à chaque âge la fécondité observée pour les femmes du même âge l’année considérée.

L’espérance de vie à la naissance est égale à la durée de vie moyenne d’une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les conditions de mortalité par âge de l’année considérée. C’est un indicateur synthétique des taux de mortalité par âge de l’année considérée.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Thélot H., « Bilan démographique 2025 – En 2025, le solde naturel en France est négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », Insee Première no 2087, janvier 2026.

(3) Ined, « Ouvrir dans un nouvel ongletL'évolution démographique récente de la France 2025 - Des contrastes entre espaces ruraux et espaces urbains », collection « Conjoncture démographique de la France », décembre 2025.

(4) Dubujet F., Yahyaoui M., « Bilan démographique 2024 de l’Île-de-France : deux fois plus de naissances que de décès », Insee Flash Île-de-France no 100, mars 2025.

(5) Baha S., Berthelot L., « Bilan démographique 2023 de l’Île-de-France : des naissances toujours en baisse », Insee Flash Île-de-France no 92, avril 2024.