Insee Analyses Grand Est ·
Janvier 2026 · n° 209
Dans le Grand Est, un bachelier sur cinq demande une formation dans l’enseignement
supérieur en dehors de la région
Dans le Grand Est, en 2022, 43 000 élèves ayant obtenu le baccalauréat ont utilisé la plateforme Parcoursup pour choisir leur formation post-bac. La demande de formations est fortement liée à l’offre de formations de la région. Les élèves issus de milieux très favorisés, les enfants de cadres et enseignants, demandent plus souvent des formations requérant un niveau scolaire élevé, comme les classes préparatoires aux grandes écoles. Les formations hors de la région représentent 18 % de la demande et attirent particulièrement les filles et les élèves issus de milieux très favorisés.
Cependant, les mobilités obtenues sont moins nombreuses que celles demandées. Les nouveaux bacheliers qui vont étudier hors de la région se dirigent principalement vers les régions limitrophes. Au sein du Grand Est, les élèves ont tendance à rester dans leur académie d’origine, malgré des distances pouvant être plus longues qu’en cas de changement d’académie.
- Dans le Grand Est, 43 000 nouveaux bacheliers ont fait une demande sur Parcoursup
- Les filières les plus demandées sont aussi les plus présentes dans la région
- La demande de formations de haut niveau scolaire est plus forte chez les élèves issus des milieux très favorisés
- Les formations hors de la région représentent 18 % de la demande
- Des formations hors région demandées plus souvent par les filles et les bacheliers des milieux très favorisés
- Moins de mobilités acceptées que demandées
- Deux tiers des bacheliers qui acceptent de quitter la région vont dans les régions limitrophes
- Un attachement à l’académie plus qu’une question de distance
- Encadré - Les écoles de commerce et les écoles d’ingénieurs du Grand Est attirent des bacheliers d’autres régions
Dans le Grand Est, 43 000 nouveaux bacheliers ont fait une demande sur Parcoursup
En 2022, 51 500 élèves ont eu leur baccalauréat dans le Grand Est. Plus de huit sur dix ont exprimé au moins un vœu sur la plateforme Parcoursup, hors apprentissage, soit 43 000 nouveaux bacheliers. Quelques 60 000 places de formation sont proposées [2025, Crenner E., Hédoux J., Pour en savoir plus (1)], dont certaines seront pourvues par des anciens bacheliers, des étudiants ayant passé le bac dans une autre région ou des étudiants étrangers.
Dans la région, il est moins fréquent que l’origine sociale des bacheliers soit très favorisée - parents cadres ou enseignants - comparée à la France métropolitaine (35 % contre 40 %). La proportion de bacheliers diplômés du bac général par rapport aux bacs technologique ou professionnel est un peu moins importante que dans le reste du territoire français. C’est particulièrement le cas dans l’académie de Reims, où davantage d’élèves ont obtenu un bac professionnel, que dans les deux autres académies de la région (19 % contre 16 %). Dans l’académie de Strasbourg, les bacheliers sont plus souvent issus de familles de catégorie socioprofessionnelle supérieure et ont obtenu de meilleurs résultats au bac que dans les autres académies.
Les filières les plus demandées sont aussi les plus présentes dans la région
Dans le Grand Est, 28 % de la demande porte sur des licences et 26 % sur des brevets de technicien supérieur (BTS) (figure 1). Viennent ensuite les bachelors universitaires de technologie (BUT). L’offre de formation et la demande suivent la même hiérarchie, mais ne sont pas égales. Par exemple, les licences ne représentent que 28 % de la demande, contre 41 % des places de formation. À l’inverse, les BTS et les BUT sont plus souvent demandés par rapport au nombre de places offertes.
La demande et l’offre en écoles de commerce et management ainsi qu’en classes préparatoires littéraires sont sous-représentées dans la région par rapport à la France métropolitaine, tandis qu’elles sont surreprésentées en BUT et BTS. Parmi la demande de licences, celle en « Sciences humaines et sociales » est légèrement plus importante dans le Grand Est.
tableauFigure 1 – Répartition de la demande et de l’offre de formations dans le Grand Est par filière
| Filière | Répartition de la demande par filière | Répartition de l’offre par filière |
|---|---|---|
| Licence | 27,8 | 40,8 |
| Brevet de technicien supérieur (BTS) | 26,3 | 20,3 |
| Bachelor universitaire de technologie (BUT) | 14,2 | 10,8 |
| Licence LAS-PASS | 7,2 | 6,2 |
| Autres formations | 6,9 | 5,8 |
| CPGE | 6,9 | 5,8 |
| DE sanitaire ou social | 6,6 | 5,8 |
| École d'Ingénieur ou de commerce | 4,1 | 4,5 |
- Note : LAS = Licence Accès Santé, PASS = Parcours d’accès spécifique santé, DE = diplôme d’État, CPGE = classe préparatoire aux grandes écoles.
- Lecture : Les licences représentent 27,8 % de la demande et 40,8 % des offres de formation de la région.
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022.
graphiqueFigure 1 – Répartition de la demande et de l’offre de formations dans le Grand Est par filière

- Note : LAS = Licence Accès Santé, PASS = Parcours d’accès spécifique santé, DE = diplôme d’État, CPGE = classe préparatoire aux grandes écoles.
- Lecture : Les licences représentent 27,8 % de la demande et 40,8 % des offres de formation de la région.
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022.
La demande de formations de haut niveau scolaire est plus forte chez les élèves issus des milieux très favorisés
La part des élèves issus de milieux très favorisés est surreprésentée dans la demande de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), de licences LAS-PASS et d’écoles d’ingénieurs (figure 2). La demande pour ces formations est aussi plus forte parmi les élèves ayant obtenu une mention très bien, puisqu’elles requièrent un niveau scolaire exigeant.
À l’inverse, les élèves issus des milieux plus défavorisés sont surreprésentés dans la demande de BTS, de BUT ou de diplômes d’État (DE). La demande d’élèves sans mention ou avec une mention assez bien y est plus importante.
Les filles et les garçons ne choisissent pas toujours les mêmes filières : la demande de DE sanitaire et social et de licences est plus élevée parmi les filles, tandis que la demande en écoles d’ingénieurs, en BTS et en BUT est plus forte chez les garçons.
Le type de bac est déterminant dans le choix des filières demandées : 73 % de la demande d’élèves ayant un bac professionnel porte sur un BTS. Pour les détenteurs du bac technologique, 43 % de la demande est sollicitée pour un BTS et 26 % pour un BUT. Cela peut être lié au fait que, grâce à des mesures réglementaires, ces bacheliers bénéficient d’un accès prioritaire en BUT et en BTS.
tableauFigure 2 – Répartition des bacheliers par type de bac et part d’entre eux issus d’un milieu très favorisé, selon la filière demandée
| Filière | Baccalauréat général | Baccalauréat technologique | Baccalauréat professionnel | Part des bacheliers issus d'un milieu très favorisé |
|---|---|---|---|---|
| BTS | 4,5 | 9,5 | 12,3 | 20,5 |
| DE sanitaire ou social | 2,5 | 2,2 | 1,8 | 25,9 |
| BUT | 8,0 | 5,7 | 0,6 | 34,8 |
| Licence | 24,2 | 2,6 | 1,1 | 35,5 |
| Autres formations | 4,6 | 1,2 | 1,0 | 43,6 |
| Licence LAS-PASS | 6,9 | 0,3 | 0,0 | 47,2 |
| CPGE | 6,4 | 0,4 | 0,1 | 61,0 |
| École d'ingénieur ou de commerce | 3,9 | 0,2 | 0,0 | 65,3 |
- Lecture : Dans le Grand Est, 26,3 % de la demande concerne un BTS, répartis en 4,5 % provenant de titulaires d’un baccalauréat général, 9,5 % d’ un baccalauréat technologique et 12,3 % d’un baccalauréat professionnel (échelle de gauche). Parmi les demandes de BTS, 20,5 % proviennent d’élèves issus d’un milieu social très favorisé – enfants de cadres et enseignants (échelle de droite).
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022, traitements Insee.
graphiqueFigure 2 – Répartition des bacheliers par type de bac et part d’entre eux issus d’un milieu très favorisé, selon la filière demandée

- Lecture : Dans le Grand Est, 26,3 % de la demande concerne un BTS, répartis en 4,5 % provenant de titulaires d’un baccalauréat général, 9,5 % d’ un baccalauréat technologique et 12,3 % d’un baccalauréat professionnel (échelle de gauche). Parmi les demandes de BTS, 20,5 % proviennent d’élèves issus d’un milieu social très favorisé – enfants de cadres et enseignants (échelle de droite).
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022, traitements Insee.
Les formations hors de la région représentent 18 % de la demande
Dans la région, comme en France métropolitaine, les deux tiers de la demande visent des formations qui ne se situent pas dans la zone d’emploi où les élèves ont passé leur baccalauréat (figure 3). Dans le Grand Est, comme en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Hauts-de-France, moins d’un cinquième de la demande porte sur des formations hors de la région, alors qu’en Bourgogne-Franche-Comté ou dans le Centre-Val de Loire, ces formations représentent plus d’un tiers de la demande.
Rester dans sa zone d’emploi ou dans sa région dépend de l’existence de ces formations localement. Les licences et BUT ne sont pas présents dans toutes les zones d’emploi, mais sont suffisamment nombreux dans la région pour limiter les mobilités géographiques lors de l’entrée dans le supérieur. À l’inverse, le Grand Est est déficitaire en places dans les écoles d’ingénieurs, plus exigeantes du point de vue du niveau des candidats, et dans les écoles de commerce, plus souvent payantes. La demande des élèves se porte donc plus facilement sur d’autres régions. Les BTS, présents dans toutes les zones d’emploi, permettent aux futurs étudiants de réaliser des demandes locales.
tableauFigure 3 – Répartition de la demande des bacheliers vivant dans le Grand Est par type de mobilité demandée, selon la filière
| Filière | Pas de changement de zone d’emploi | Sortie de la zone d’emploi mais au sein de la région | Sortie de la région |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 37 | 46 | 17 |
| Brevet de technicien supérieur (BTS) | 47 | 42 | 11 |
| Bachelor universitaire de technologie (BUT) | 38 | 50 | 12 |
| DE sanitaire ou social | 36 | 52 | 12 |
| Licence | 35 | 49 | 16 |
| Licence LAS-PASS | 34 | 51 | 15 |
| CPGE | 28 | 41 | 31 |
| Autres formations | 23 | 40 | 37 |
| École d'ingénieur ou de commerce | 21 | 34 | 45 |
- Lecture : Dans l’ensemble, les candidats de la région réalisent 37 % des demandes à l’intérieur de leur zone d’emploi de résidence, 46 % hors de leur zone mais dans la région, et 17 % hors de la région.
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022, traitements Insee.
graphiqueFigure 3 – Répartition de la demande des bacheliers vivant dans le Grand Est par type de mobilité demandée, selon la filière

- Lecture : Dans l’ensemble, les candidats de la région réalisent 37 % des demandes à l’intérieur de leur zone d’emploi de résidence, 46 % hors de leur zone mais dans la région, et 17 % hors de la région.
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022, traitements Insee.
Des formations hors région demandées plus souvent par les filles et les bacheliers des milieux très favorisés
Demander une formation hors de sa zone d’emploi, ou hors de sa région, est plus ou moins fréquent selon les caractéristiques des élèves. En effet, le profil des élèves influence le choix des filières demandées, qui est lui-même, lié à la localisation des formations.
Les garçons, les élèves issus des milieux défavorisés (notamment ouvriers ou loin de l’emploi) ou les titulaires d’un bac technologique ont tendance à demander plus souvent des formations à l’intérieur de la zone d’emploi où ils résident.
Les élèves de familles défavorisées ou très favorisées sont sous-représentés dans la demande de formations hors zone d’emploi mais situées dans la région. Les élèves en bac professionnel, en particulier en bac agricole ou maritime, sont au contraire surreprésentés.
Les demandes de mobilité hors du Grand Est sont légèrement plus fréquentes chez les filles. Cette surreprésentation concerne également les bacheliers issus de milieux très favorisés, les candidats possédant un bac général, ainsi que ceux ayant obtenu une mention très bien avec ou sans félicitations.
Moins de mobilités acceptées que demandées
Dans Parcoursup, après la phase de demande s’ensuit la phase d’acceptation des vœux. Quelle que soit la série du bac, après affectation, les candidats se déplacent moins que ce qui était prévu à travers les vœux : 15 200 restent dans leur zone d’emploi et 15 600 la quittent pour une autre zone de la région. Ils sont donc 43 % à rester dans leur zone tandis que la demande n’en présageait que 37 %. Seul un candidat sur huit est accepté dans une formation hors de la région quand la demande était de près d’un sur cinq. Cette tendance est réelle dans toutes les filières et particulièrement accentuée pour les classes préparatoires aux grandes écoles et les diplômes d’État.
Deux tiers des bacheliers qui acceptent de quitter la région vont dans les régions limitrophes
Deux tiers des élèves qui acceptent de quitter la région partent étudier dans les régions limitrophes : un quart vers l’Île-de-France, un sur cinq vers les Hauts-de-France et la même proportion vers la Bourgogne-Franche-Comté. De plus, un élève sur dix va faire ses études en Auvergne-Rhône-Alpes. Les taux de sortants sont plus élevés dans les zones d’emploi proches des régions voisines (figure 4).
Les filières choisies jouent un rôle important sur la destination des élèves qui quittent le Grand Est. En effet, 30 % des élèves qui vont faire une CPGE en dehors de la région partent à Paris, et 37 % de ceux qui choisissent une école de commerce vont à Lille. Pour les écoles d’ingénieurs, la répartition est plus diffuse en France.
tableauFigure 4 – Taux de sortants de la région par zone d’emploi
| Zone d’emploi | Libellé de la zone | Effectif de nouveaux bacheliers dans la zone | Taux de sortie du Grand Est par ZE (en %) |
|---|---|---|---|
| 4404 | Chaumont | 712 | 35,3 |
| 4415 | Romilly-sur-Seine | 470 | 28,3 |
| 4406 | Épernay | 561 | 24,2 |
| 4425 | Troyes | 1 637 | 21,3 |
| 4402 | Châlons-en-Champagne | 673 | 19,3 |
| 4418 | Saint-Louis | 617 | 17,8 |
| 4403 | Charleville-Mézières | 925 | 17,0 |
| 4413 | Reims | 2 352 | 15,6 |
| 4421 | Sedan | 562 | 15,1 |
| 4405 | Colmar | 1 273 | 13,7 |
| 4427 | Vitry-le-François Saint-Dizier | 607 | 12,9 |
| 4411 | Mulhouse | 2 789 | 12,3 |
| 4414 | Remiremont | 478 | 11,3 |
| 4423 | Strasbourg | 4 834 | 10,5 |
| 4422 | Sélestat | 670 | 10,3 |
| 4407 | Épinal | 1 099 | 8,8 |
| 4409 | Haguenau | 1 400 | 8,5 |
| 4424 | Thionville | 2 567 | 8,5 |
| 4410 | Metz | 3 068 | 8,2 |
| 4419 | Sarrebourg | 579 | 7,4 |
| 4412 | Nancy | 3 692 | 7,2 |
| 4426 | Verdun | 415 | 7,0 |
| 4417 | Saint-Dié-des-Vosges | 500 | 6,4 |
| 4420 | Sarreguemines | 737 | 6,4 |
| 4401 | Bar-le-Duc | 424 | 5,7 |
| 4416 | Saint-Avold | 745 | 5,5 |
| 4408 | Forbach | 646 | 2,2 |
- Lecture : Dans la zone d’emploi de Romilly-sur-Seine, 470 nouveaux bacheliers sont inscrits dans Parcoursup et 28,3 % acceptent une proposition de formation hors de la région.
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022, traitements Insee.
graphiqueFigure 4 – Taux de sortants de la région par zone d’emploi

- Lecture : Dans la zone d’emploi de Romilly-sur-Seine, 470 nouveaux bacheliers sont inscrits dans Parcoursup et 28,3 % acceptent une proposition de formation hors de la région.
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022, traitements Insee.
Un attachement à l’académie plus qu’une question de distance
Les candidats ont tendance à rester dans leur académie d’origine, malgré des distances pouvant être plus longues qu’en cas de changement d’académie (figure 5). C’est moins vrai dans les zones limitrophes d’autres régions. Le temps de trajet ou les liaisons ferroviaires peuvent jouer en faveur de l’académie du bachelier, mais ce n’est pas toujours le cas : par exemple, les élèves de la zone de Saint-Dié-des-Vosges vont se diriger vers Nancy plutôt que vers Strasbourg, alors que les distances et l’offre de transport sont similaires. Pour les licences non sélectives, il existe une « priorité d’attribution » de places aux bacheliers de l’académie, décidée par le recteur.
tableauMobilité des bacheliers entre zones d’emploi suite à l’acceptation des vœux par les établissements de formation
| Zone d’emploi de résidence | Zone d’emploi du lieu de formation | Région du lieu de formation | Effectif |
|---|---|---|---|
| Thionville | Metz | Grand Est | 947 |
| Haguenau | Strasbourg | Grand Est | 916 |
| Mulhouse | Strasbourg | Grand Est | 907 |
| Thionville | Nancy | Grand Est | 744 |
| Metz | Nancy | Grand Est | 654 |
| Colmar | Strasbourg | Grand Est | 610 |
| Épinal | Nancy | Grand Est | 512 |
| Sélestat | Strasbourg | Grand Est | 410 |
| Charleville-Mézières | Reims | Grand Est | 361 |
| Troyes | Reims | Grand Est | 329 |
| Saint-Avold | Metz | Grand Est | 310 |
| Châlons-en-Champagne | Reims | Grand Est | 283 |
| Saint-Dié-des-Vosges | Nancy | Grand Est | 272 |
| Épernay | Reims | Grand Est | 270 |
| Saint-Louis | Strasbourg | Grand Est | 261 |
| Remiremont | Nancy | Grand Est | 251 |
| Bar-le-Duc | Nancy | Grand Est | 229 |
| Forbach | Metz | Grand Est | 220 |
| Nancy | Metz | Grand Est | 218 |
| Sarreguemines | Strasbourg | Grand Est | 213 |
| Sarrebourg | Strasbourg | Grand Est | 207 |
| Vitry-le-François Saint-Dizier | Reims | Grand Est | 198 |
| Mulhouse | Colmar | Grand Est | 194 |
| Sarrebourg | Nancy | Grand Est | 186 |
| Sedan | Reims | Grand Est | 183 |
| Verdun | Nancy | Grand Est | 174 |
| Saint-Avold | Nancy | Grand Est | 173 |
| Romilly-sur-Seine | Reims | Grand Est | 152 |
| Saint-Louis | Mulhouse | Grand Est | 145 |
| Sarreguemines | Metz | Grand Est | 133 |
| Sedan | Charleville-Mézières | Grand Est | 126 |
| Colmar | Mulhouse | Grand Est | 121 |
| Forbach | Nancy | Grand Est | 120 |
| Strasbourg | Haguenau | Grand Est | 119 |
| Chaumont | Nancy | Grand Est | 116 |
| Romilly-sur-Seine | Troyes | Grand Est | 110 |
| Metz | Strasbourg | Grand Est | 106 |
| Sarreguemines | Nancy | Grand Est | 105 |
| Chaumont | // | Bourgogne-Franche-Comté | 197 |
| Strasbourg | // | Île-de-France | 191 |
| Mulhouse | // | Bourgogne-Franche-Comté | 157 |
| Reims | // | Hauts-de-France | 147 |
| Reims | // | Île-de-France | 110 |
- Note : Seuls les flux supérieurs à 100 élèves ont été représentés.
- Lecture : 907 bacheliers quittent la zone d’emploi de Mulhouse pour étudier dans la zone d’emploi de Strasbourg et 157 pour étudier dans la région Bourgogne-Franche Comté.
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022, traitements Insee.
graphiqueMobilité des bacheliers entre zones d’emploi suite à l’acceptation des vœux par les établissements de formation

- Note : Seuls les flux supérieurs à 100 élèves ont été représentés.
- Lecture : 907 bacheliers quittent la zone d’emploi de Mulhouse pour étudier dans la zone d’emploi de Strasbourg et 157 pour étudier dans la région Bourgogne-Franche Comté.
- Source : MESRI-SIES, Parcoursup 2022, traitements Insee.
Encadré - Les écoles de commerce et les écoles d’ingénieurs du Grand Est attirent des bacheliers d’autres régions
En 2022, 5 600 nouveaux bacheliers des autres régions de France viennent étudier dans le Grand Est. Six sur dix proviennent des régions limitrophes et moins d’un sur dix vient d’Auvergne-Rhône-Alpes. Ces étudiants choisissent principalement Reims et Strasbourg pour étudier (respectivement 31 % et 23 %). Plus de la moitié d’entre eux sont issus de familles très favorisées. Ces élèves ont un très bon niveau scolaire : 30 % ont une mention très bien avec ou sans félicitations. Dans les écoles d’ingénieurs, près de la moitié des élèves viennent d’autres régions que le Grand Est ou de l’étranger, et plus du tiers dans les écoles de commerce. Ils ne sont que 13 % dans les effectifs inscrits en licence.
Champ
Lycéens résidant en France, ayant obtenu un baccalauréat général, professionnel ou technologique en 2022, ayant formulé au moins un vœu sur Parcoursup, et ayant accepté une proposition d’admission sur Parcoursup en 2022 pour une formation en présentiel, ou partiellement à distance, située en France.
Sources
Parcoursup 2022 : La plateforme Parcoursup est l’interface centrale des admissions dans la quasi-totalité des formations de l’enseignement supérieur. Elle ne demande pas aux candidats de classer leurs souhaits de formation. Sont exclues les inscriptions dans un établissement hors Parcoursup, dans un établissement à l’étranger ou les cas d’interruption du parcours scolaire juste après le baccalauréat.
Définitions
L’origine sociale du bachelier fait référence à la profession ou catégorie socioprofessionnelle (PCS) de la personne qui en est responsable, en conservant la catégorie la plus favorisée des deux référents légaux [2025, Avila É., Thao Khamsing W., Pucher O., Pour en savoir plus (2)]. Elle peut être :
- très favorisée : chefs d’entreprise de dix salariés ou plus, cadres et professions intellectuelles supérieures, instituteurs, professeurs des écoles ;
- favorisée : professions intermédiaires (sauf instituteurs et professeurs des écoles), retraités des catégories très favorisées et favorisées ;
- moyenne : agriculteurs exploitants et retraités, artisans et commerçants et retraités, employés ;
- défavorisée : ouvriers, retraités ouvriers et employés, inactifs (chômeurs n’ayant jamais travaillé, personnes sans activité professionnelle), PCS manquantes.
La demande calculée d’un bachelier est une estimation de sa préférence pour les formations du supérieur, dans un monde théorique, dans lequel il serait toujours accepté avec certitude. Cette estimation est calculée à partir des vœux des bacheliers formulés en phase principale de Parcoursup, et repose sur une classification des candidats par académie. La demande d’un élève (qui vaut « 1 » en tout) est répartie entre les formations demandées, selon une pondération liée aux taux d’acceptation de chaque formation, calculée à partir des demandes des candidats ayant un profil voisin.
Chaque établissement de formation indique dans la plateforme Parcoursup le nombre de places qu’elle propose dans chaque filière, ce qui constitue l’offre de formation. À ces places peuvent postuler à la fois les nouveaux bacheliers mais aussi les étudiants en réorientation et les personnes en reprise d’études.
Une zone d’emploi (ZE) est un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent. Au nombre de 306 en France, les zones d’emploi constituent une échelle d’analyse géographique de la mobilité plus fine que les académies.
Pour en savoir plus
(1) Crenner E., Hédoux J., « La moitié des formations proposées aux bacheliers sont des licences », Insee Flash Grand Est no 108, juin 2025.
(2) Avila É., Thao Khamsing W. (Sies), Pucher O. (Insee), « En 2022, 58 % des nouveaux bacheliers quittent leur zone d’emploi en entrant dans l’enseignement supérieur », Insee Première no 2031, janvier 2025.
