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Insee Analyses Réunion · Décembre 2022 · n° 78
Insee Analyses RéunionLa situation s’améliore davantage dans les quartiers éloignés des centres-villes Emploi, revenus et logement dans les quartiers de La Réunion de 2008 à 2019

Marina Robin (Insee)

Au cours de la décennie qui suit la crise économique et financière de 2008, la situation socio-économique de La Réunion progresse. Cette amélioration est la plus marquée dans les quartiers où l’habitat est moins dense qu’ailleurs, en majorité à l’ouest et au sud de l’île. Le niveau de vie des habitants y augmente en effet fortement car ils sont de plus en plus nombreux en emploi, notamment sur des postes de cadre ou de profession intermédiaire. Parallèlement, l’habitat se densifie dans ces quartiers, avec la construction de nombreux immeubles, de logements sociaux en particulier.

À l’inverse, l’accès à l’emploi s’améliore peu, voire diminue dans certains quartiers. Ainsi, en 2019, neuf quartiers rejoignent le groupe des quartiers identifiés comme en grande difficulté. Au final, les quartiers favorisés et les quartiers en grande difficulté sont plus nombreux qu’il y a dix ans, creusant ainsi les écarts entre les quartiers situés aux deux extrémités de l’échelle des revenus.

Insee Analyses Réunion
No 78
Paru le :Paru le07/12/2022
Infographie - Emploi, revenus et logements dans les quartiers de La Réunion de 2008 à 2019
Publication rédigée par :Marina Robin (Insee)

La situation socio-économique de La Réunion s’améliore globalement au cours de la décennie qui suit la crise économique et financière de 2008 [Ouvrir dans un nouvel ongletCerom, 2019]. Grâce au déploiement des contrats aidés puis au retour de la croissance économique, l’accès au marché du travail progresse de nouveau à partir de 2012. La pauvreté recule nettement. L’emploi reste bien orienté entre 2020 et 2022, en dépit de la crise sanitaire. Les difficultés d’insertion des jeunes s’en trouvent notamment un peu réduites, grâce aux mesures publiques mises en œuvre pour favoriser l’apprentissage. Malgré ce constat d’amélioration globale, les 114 quartiers réunionnais n’ont pas évolué au même rythme (figure 1 et figure 2). Cinq groupes de quartiers se distinguent selon le niveau d’emploi et de revenus de leurs habitants (encadré 1).

Figure 1aTypologie des quartiers en 2008

Typologie des quartiers en 2008
Code du grand quartier Libellé du grand quartier Code de la commune Libellé de la commune Groupe de quartiers en 2008
9740100 Les Avirons (commune) 97401 Les Avirons Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740200 Bras-Panon (commune) 97402 Bras-Panon Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740300 Entre-Deux (commune) 97403 Entre-Deux Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740413 L'Étang-Salé les Bains 97404 L'Étang-Salé Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740445 L'Étang-Salé les Hauts 97404 L'Étang-Salé Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740500 Petite-Île (commune) 97405 Petite-Île Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740600 La Plaine-des-Palmistes (commune) 97406 La Plaine-des-Palmistes Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740701 Le Port Centre 97407 Le Port Défavorisés, majoritairement en maison
9740702 Le Port SATEC 97407 Le Port En grande difficulté, majoritairement en appartement
9740703 Le Port SIDR 97407 Le Port En grande difficulté, majoritairement en appartement
9740704 Le Port ZAC 97407 Le Port En grande difficulté, majoritairement en appartement
9740705 Le Port ZUP 97407 Le Port En grande difficulté, majoritairement en appartement
9740767 Le Port ZI-Rivière des Galets 97407 Le Port Défavorisés, majoritairement en maison
9740801 La Possession Centre 97408 La Possession Les plus aisés
9740802 La Possession ZAC Saint-Laurent 97408 La Possession Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740803 La Possession Rivière des Galets 97408 La Possession Les plus aisés
9740804 La Possession Sainte-Thérèse 97408 La Possession Les plus aisés
9740806 La Possession Ravine à Malheur 97408 La Possession Les plus aisés
9740857 La Possession Dos d'Âne-Pichette 97408 La Possession Les plus aisés
9740901 Saint-André Centre 97409 Saint-André Défavorisés, majoritairement en maison
9740902 Saint-André Cambuston 97409 Saint-André Défavorisés, majoritairement en maison
9740903 Saint-André Champ Borne 97409 Saint-André Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740904 Saint-André Rivière du Mat les Bas 97409 Saint-André Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740905 Saint-André Ravine Creuse 97409 Saint-André Défavorisés, majoritairement en maison
9740906 Saint-André La Cressonnière 97409 Saint-André Défavorisés, majoritairement en maison
9740907 Saint André Mille Roches-RdM les Hauts 97409 Saint-André Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9740908 Saint-André Bras des Chevrettes 97409 Saint-André Défavorisés, majoritairement en maison
9741002 Saint-Benoît Sainte-Anne 97410 Saint-Benoît Défavorisés, majoritairement en maison
9741005 Saint-Benoît Bras Fusil 97410 Saint-Benoît En grande difficulté, majoritairement en appartement
9741011 Saint Benoît Centre 97410 Saint-Benoît En grande difficulté, majoritairement en appartement
9741034 Saint-Benoît Beaufond 97410 Saint-Benoît En grande difficulté, majoritairement en appartement
9741067 Saint-Benoît Bébour Bras Canot-La Confiance 97410 Saint-Benoît Défavorisés, majoritairement en maison
9741089 Saint-Benoît Bourbier 97410 Saint-Benoît Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741106 Saint-Denis Sainte-Clotilde 97411 Saint-Denis Vulnérables, majoritairement en appartement
9741107 Saint-Denis Le Chaudron 97411 Saint-Denis En grande difficulté, majoritairement en appartement
9741108 Saint-Denis Moufia 97411 Saint-Denis Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741109 Saint-Denis Bois de Nèfles 97411 Saint-Denis Les plus aisés
9741110 Saint-Denis La Bretagne 97411 Saint-Denis Les plus aisés
9741111 Saint-Denis Domenjod 97411 Saint-Denis Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741112 Saint-Denis La Montagne 97411 Saint-Denis Les plus aisés
9741113 Saint-Denis Saint-Bernard 97411 Saint-Denis Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741191 Saint-Denis Bas de la Rivière-Petite Île 97411 Saint-Denis Vulnérables, majoritairement en appartement
9741192 Saint-Denis Centre 97411 Saint-Denis Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741193 Saint-Denis La Source 97411 Saint-Denis Vulnérables, majoritairement en appartement
9741194 Saint-Denis Bellepierre-Le Brulé 97411 Saint-Denis Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741195 Saint-Denis Butor-Vauban-Camélias 97411 Saint-Denis Vulnérables, majoritairement en appartement
9741196 Saint-Denis Providence-St François-Montgaillard 97411 Saint-Denis Les plus aisés
9741201 Saint-Joseph Centre 97412 Saint-Joseph Défavorisés, majoritairement en maison
9741204 Saint-Joseph Jean Petit 97412 Saint-Joseph Défavorisés, majoritairement en maison
9741205 Saint-Joseph Langevin 97412 Saint-Joseph Défavorisés, majoritairement en maison
9741206 Saint-Joseph Vincendo 97412 Saint-Joseph Défavorisés, majoritairement en maison
9741223 Saint-Joseph Plaine des Grègues-Les Lianes 97412 Saint-Joseph Défavorisés, majoritairement en maison
9741301 Saint-Leu Centre 97413 Saint-Leu Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741302 Saint-Leu La Chaloupe 97413 Saint-Leu Défavorisés, majoritairement en maison
9741303 Saint-Leu Le Piton 97413 Saint-Leu Défavorisés, majoritairement en maison
9741304 Saint-Leu Le Plate 97413 Saint-Leu Défavorisés, majoritairement en maison
9741410 Saint-Louis Le Gol-Les Makes 97414 Saint-Louis Défavorisés, majoritairement en maison
9741420 Saint-Louis Nord 97414 Saint-Louis Défavorisés, majoritairement en maison
9741430 Saint-Louis Sud 97414 Saint-Louis En grande difficulté, majoritairement en appartement
9741440 Saint-Louis La Rivière Sud 97414 Saint-Louis Défavorisés, majoritairement en maison
9741450 Saint-Louis La Rivière Nord 97414 Saint-Louis Défavorisés, majoritairement en maison
9741501 Saint-Paul Centre 97415 Saint-Paul Vulnérables, majoritairement en appartement
9741502 Saint-Paul L'Étang-Cambaie 97415 Saint-Paul Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741503 Saint-Paul Grande Fontaine 97415 Saint-Paul Défavorisés, majoritairement en maison
9741504 Saint-Paul La Plaine 97415 Saint-Paul Les plus aisés
9741505 Saint-Paul Sans Souci 97415 Saint-Paul Défavorisés, majoritairement en maison
9741506 Saint-Paul Bois de Nèfles 97415 Saint-Paul Défavorisés, majoritairement en maison
9741507 Saint-Paul Bellemène 97415 Saint-Paul Défavorisés, majoritairement en maison
9741508 Saint-Paul Bois Rouge 97415 Saint-Paul Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741509 Saint-Paul Bernica 97415 Saint-Paul Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741510 Saint-Paul Fleurimont-Plateau Caillou 97415 Saint-Paul Défavorisés, majoritairement en maison
9741511 Saint-Paul St-Gilles les Hauts 97415 Saint-Paul Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741512 Saint-Paul St-Gilles les Bains 97415 Saint-Paul Les plus aisés
9741513 Saint-Paul La Saline les Bains 97415 Saint-Paul Les plus aisés
9741514 Saint-Paul La Saline 97415 Saint-Paul Défavorisés, majoritairement en maison
9741515 Saint-Paul Barrage-Saint-Coeur 97415 Saint-Paul Défavorisés, majoritairement en maison
9741516 Saint-Paul Tan Rouge 97415 Saint-Paul Défavorisés, majoritairement en maison
9741517 Saint-Paul Le Guillaume 97415 Saint-Paul Défavorisés, majoritairement en maison
9741601 Saint-Pierre Centre 97416 Saint-Pierre Vulnérables, majoritairement en appartement
9741602 Saint-Pierre Ravine Blanche-Pierrefonds 97416 Saint-Pierre Défavorisés, majoritairement en maison
9741603 Saint-Pierre Basse Terre 97416 Saint-Pierre En grande difficulté, majoritairement en appartement
9741604 Saint-Pierre Ligne Paradis 97416 Saint-Pierre Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741605 Saint-Pierre Bois d'Olives 97416 Saint-Pierre Défavorisés, majoritairement en maison
9741606 Saint-Pierre Ravine des Cabris 97416 Saint-Pierre Défavorisés, majoritairement en maison
9741607 Saint-Pierre Ligne des Bambous 97416 Saint-Pierre Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741608 Saint-Pierre Terre Sainte 97416 Saint-Pierre Défavorisés, majoritairement en maison
9741609 Saint-Pierre Grand Bois 97416 Saint-Pierre Défavorisés, majoritairement en maison
9741610 Saint-Pierre Montvert les Bas 97416 Saint-Pierre Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741611 Saint-Pierre Montvert les Hauts 97416 Saint-Pierre Défavorisés, majoritairement en maison
9741700 Saint-Philippe (commune) 97417 Saint-Philippe Défavorisés, majoritairement en maison
9741801 Sainte-Marie Centre 97418 Sainte-Marie Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741804 Sainte-Marie Grande Montée 97418 Sainte-Marie Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741805 Sainte-Marie Rivière des Pluies 97418 Sainte-Marie Les plus aisés
9741806 Sainte-Marie Gillot-La Mare 97418 Sainte-Marie Les plus aisés
9741823 Sainte-Marie Ressource-Terrain Élisa 97418 Sainte-Marie Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9741900 Sainte-Rose (commune) 97419 Sainte-Rose Défavorisés, majoritairement en maison
9742001 Sainte-Suzanne Centre 97420 Sainte-Suzanne Défavorisés, majoritairement en maison
9742003 Sainte-Suzanne Deux Rives 97420 Sainte-Suzanne Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9742004 Sainte-Suzanne Bagatelle 97420 Sainte-Suzanne Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9742005 Sainte-Suzanne Les Jacques-Bel Air 97420 Sainte-Suzanne Défavorisés, majoritairement en maison
9742026 Sainte-Suzanne La Renaissance-Quartier français 97420 Sainte-Suzanne Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9742100 Salazie (commune) 97421 Salazie Défavorisés, majoritairement en maison
9742201 Le Tampon Centre 97422 Le Tampon Défavorisés, majoritairement en maison
9742202 Le Tampon Trois Mares 97422 Le Tampon Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9742203 Le Tampon 14e km 97422 Le Tampon Défavorisés, majoritairement en maison
9742205 Le Tampon Terrain Fleuri-La Pointe 97422 Le Tampon Plutôt favorisés, majoritairement en maison
9742206 Le Tampon Bras de Pontho 97422 Le Tampon Défavorisés, majoritairement en maison
9742207 Le Tampon Pont d'Yves 97422 Le Tampon Défavorisés, majoritairement en maison
9742208 Le Tampon 17e km 97422 Le Tampon Défavorisés, majoritairement en maison
9742212 Le Tampon Plaine des Cafres 97422 Le Tampon Défavorisés, majoritairement en maison
9742213 Le Tampon Bérive-Petit Tampon-Grand Tampon 97422 Le Tampon Défavorisés, majoritairement en maison
9742249 Le Tampon Bras Creux-12e km 97422 Le Tampon Défavorisés, majoritairement en maison
9742300 Les Trois-Bassins (commune) 97423 Les Trois-Bassins Défavorisés, majoritairement en maison
9742400 Cilaos (commune) 97424 Cilaos Défavorisés, majoritairement en maison
  • Sources : Insee, Recensement de la population 2008 ; Insee-DGFiP, RFL 2008.

Figure 1aTypologie des quartiers en 2008

  • Sources : Insee, Recensement de la population 2008 ; Insee-DGFiP, RFL 2008.

Figure 2Évolution annuelle moyenne entre 2008 et 2019 du taux de bas revenus et du taux d’emploi, selon le groupe de quartiers

en %
Évolution annuelle moyenne entre 2008 et 2019 du taux de bas revenus et du taux d’emploi, selon le groupe de quartiers (en %) - Lecture : dans les quartiers les plus aisés, le taux de bas revenus diminue de 0,3 % par an entre 2008 et 2019 et le taux d’emploi augmente de 0,4 % par an. En 2019, environ 100 000 personnes vivent dans ces quartiers dont 22 % vivent sous le seuil de pauvreté.
Évolution annuelle moyenne (2008-2019) - Taux de bas revenus Évolution annuelle moyenne (2008-2019) – Taux d’emploi Population 2019 (en nombre) Taux de Pauvreté 2019
Les plus aisés - 0,3 0,4 101 439 22,0
Plutôt favorisés, majoritairement en maison - 1,0 0,9 268 740 33,2
Vulnérables, majoritairement en appartement 0,2 0,2 150 584 35,5
Défavorisés, majoritairement en maison - 0,8 0,7 177 429 43,9
En grande difficulté, majoritairement en appartement 0,0 0,0 163 017 48,2
  • Lecture : dans les quartiers les plus aisés, le taux de bas revenus diminue de 0,3 % par an entre 2008 et 2019 et le taux d’emploi augmente de 0,4 % par an. En 2019, environ 100 000 personnes vivent dans ces quartiers dont 22 % vivent sous le seuil de pauvreté.
  • Sources : Insee, Recensements de la population 2008 et 2019, RFL 2008 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2019.

Figure 2Évolution annuelle moyenne entre 2008 et 2019 du taux de bas revenus et du taux d’emploi, selon le groupe de quartiers

  • Lecture : dans les quartiers les plus aisés, le taux de bas revenus diminue de 0,3 % par an entre 2008 et 2019 et le taux d’emploi augmente de 0,4 % par an. En 2019, environ 100 000 personnes vivent dans ces quartiers dont 22 % vivent sous le seuil de pauvreté.
  • Sources : Insee, Recensements de la population 2008 et 2019, RFL 2008 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2019.

Une amélioration globale, qui bénéficie surtout aux quartiers éloignés des centres-villes

Entre 2008 et 2019, la situation s’améliore davantage pour la population des quartiers dits « défavorisés », comme Vincendo ou Salazie ou pour celle des quartiers « plutôt favorisés », tels que Grand Bois à Saint-Pierre ou les Hauts de l’Étang-Salé. Ces quartiers sont plutôt éloignés des centres-villes, dans les Hauts, les mi-pentes ou dans les zones littorales moins urbanisées. Par rapport à 2008, leurs habitantes et habitants sont plus nombreux à occuper un emploi et leurs revenus professionnels progressent donc plus rapidement qu’ailleurs. La population de ces quartiers vit ainsi moins souvent que par le passé sous le , revenus qui intègrent les revenus professionnels ainsi que les indemnités de chômage et les pensions de retraites. Le y diminue de façon significative sur la période. Une fois pris en compte les prestations sociales et les impôts, l’amélioration est encore plus visible : le baisse de 2,5 % par an entre 2015 et 2019 (figure 3). La pauvreté y reste néanmoins importante : elle touche 44 % de la population vivant dans les quartiers défavorisés et 33 % de celle vivant dans les quartiers plutôt favorisés.

Figure 3Évolution annuelle moyenne d’indicateurs de revenus et d’emploi, selon le groupe de quartiers

en %
Évolution annuelle moyenne d’indicateurs de revenus et d’emploi, selon le groupe de quartiers (en %) - Lecture : le 9e décile de niveau de vie est le niveau de vie au-dessus duquel vivent les 10 % les plus riches. Dans les quartiers urbains vulnérables, il augmente de 0,9 % par an entre 2015 et 2019.
Les plus aisés Plutôt favorisés, majoritairement en maison Vulnérables, majoritairement en appartement Défavorisés, majoritairement en maison En grande difficulté, majoritairement en appartement
Taux de pauvreté - Évolution annuelle moyenne (2015-2019) - 1,9 - 2,6 - 1,4 - 2,5 - 1,3
9ᵉ décile de niveau de vie - Évolution annuelle moyenne (2015-2019) 0,4 1,3 0,9 2,0 1,6
Part de jeunes ni en emploi, ni en études - Évolution annuelle moyenne (2008-2019) - 0,2 - 0,8 - 0,5 - 0,8 - 0,7
Part de cadres ou prof. Intermédiaires - Évolution annuelle moyenne (2008-2019) 1,1 2,3 1,4 2,5 1,8
  • Lecture : le 9e décile de niveau de vie est le niveau de vie au-dessus duquel vivent les 10 % les plus riches. Dans les quartiers urbains vulnérables, il augmente de 0,9 % par an entre 2015 et 2019.
  • Sources : Insee, Recensements de la population 2008 et 2019 ; Insee-DGFiP, RFL 2008 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2015 et 2019.

Figure 3Évolution annuelle moyenne d’indicateurs de revenus et d’emploi, selon le groupe de quartiers

  • Lecture : le 9e décile de niveau de vie est le niveau de vie au-dessus duquel vivent les 10 % les plus riches. Dans les quartiers urbains vulnérables, il augmente de 0,9 % par an entre 2015 et 2019.
  • Sources : Insee, Recensements de la population 2008 et 2019 ; Insee-DGFiP, RFL 2008 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2015 et 2019.

La situation s’améliore plus modérément dans les quartiers les plus aisés tels que La Montagne à Saint-Denis et Saint-Gilles-les Bains. Avec un de 59 % et un taux de pauvreté de 22 % en 2019, leur situation reste toutefois nettement meilleure que celle des autres quartiers, comme en 2008.

En revanche, la situation socio-économique des habitants stagne dans les deux groupes de quartiers qualifiés de « vulnérables » et « en grande difficulté », situés tous deux plus souvent dans les centres urbains. La population vivant sous le seuil de bas revenus ne se réduit pas car l’accès à l’emploi y progresse peu. Dans les quartiers urbains en grande difficulté, 48 % de la population vit sous le en 2019, c’est-à-dire avec moins de 1 100 € par mois pour une personne seule.

Des emplois de plus en plus qualifiés partout

Bien que la dynamique de l’emploi soit contrastée selon les quartiers, l’emploi se transforme partout. La population qui travaille occupe plus souvent que par le passé un emploi qualifié, de cadre ou de profession intermédiaire. En conséquence, le des catégories les plus riches augmente dans chacun des cinq groupes. À nouveau, la progression est plus marquée pour les habitants des quartiers plutôt éloignés des centres-villes. Dans les quartiers en grande difficulté plutôt urbains, la hausse du niveau de vie des 10 % les plus riches est elle aussi significative. Leur niveau de vie reste néanmoins bien inférieur à celui des autres groupes.

Dans le même temps, dans chaque groupe, le niveau de vie des populations les plus modestes augmente plus rapidement que celui des plus riches. Ainsi, les inégalités de niveau de vie se réduisent sur la période récente dans tous les groupes de quartiers. Elles restent néanmoins importantes, notamment dans les quartiers les plus aisés : les 10 % les plus riches y disposent d’un niveau de vie au moins 4,8 fois supérieur aux 10 % les plus modestes.

Dans ce contexte, les jeunes s’insèrent un peu moins difficilement dans l’emploi que par le passé, en lien avec l’élévation globale du niveau de diplôme [Jonzo et Seguin, 2022]. La part de jeunes de 16 à 24 ans ni en emploi, ni en études diminue partout, sauf dans les quartiers les plus aisés où elle se situe à un niveau plus faible qu’ailleurs (25 % en 2019 contre 30 % en moyenne). Par ailleurs, les jeunes ni en emploi, ni en études disposent plus souvent que par le passé d’un diplôme qualifiant, au moins égal à un CAP-BEP.

Une densification de l’habitat qui gagne les quartiers éloignés des centres-villes

En 11 ans, entre 2008 et 2019, la croissance du nombre de logements (+ 1,8 % en moyenne par an, + 60 000 sur la période) est trois fois plus rapide que celle de la population (+ 0,6 % par an, + 53 000 habitants sur la période). La hausse de la population se conjugue en effet à la poursuite de la baisse de la taille des ménages, en lien avec le vieillissement de la population et les modes de cohabitation qui évoluent (mises en couple plus tardives, séparations plus fréquentes, progression du célibat). En particulier, la part de familles monoparentales augmente dans tous les groupes de quartiers, passant de 28 % en 2008 à 33 % en 2019 en moyenne régionale.

Ces nouvelles constructions permettent également de réduire la  : 16 % de personnes vivent encore dans un logement suroccupé en 2019 contre 22 % en 2008. La suroccupation reste la plus élevée dans les quartiers en grande difficulté : en 2019, elle concerne 25 % de personnes, notamment parce que les familles nombreuses y sont plus fréquentes qu’ailleurs. Cependant, la suroccupation des logements s’est réduite depuis 2008 dans ces quartiers sous l’effet de la hausse du nombre de logements et d’une population stable (figure 4).

Population et logements augmentent plus rapidement dans les quartiers les plus aisés et dans ceux plutôt favorisés. Dans ces deux groupes de quartiers, ainsi que dans les quartiers « défavorisés », la construction d’immeubles est particulièrement importante. Ainsi, ces quartiers majoritairement excentrés, avec du foncier encore disponible et constitués essentiellement de maisons se densifient ; il s’agit notamment de logements sociaux dont la part augmente fortement : + 3 % à + 4 % par an entre 2013 et 2019. Ces groupes de quartiers rattrapent ainsi une partie de leur retard par rapport à l’obligation pour les communes de proposer 20 % de logements sociaux (loi Solidarité et renouvellement urbain). Cependant, en 2019, ces quartiers offrent à peine plus de 10 % de logements sociaux, soit bien moins que les quartiers plus urbains : 31 % pour les quartiers dits « vulnérables » et 51 % pour ceux en grande difficulté. Avec la forte croissance de logements sociaux, les locataires sont de plus en plus nombreux, notamment dans les quartiers plutôt éloignés des centres-villes. Dans ces quartiers, les propriétaires restent néanmoins majoritaires.

Figure 4Évolution annuelle moyenne entre 2008 et 2019 d’indicateurs démographiques, selon le groupe de quartiers

en %
Évolution annuelle moyenne entre 2008 et 2019 d’indicateurs démographiques, selon le groupe de quartiers (en %)
Les plus aisés Plutôt favorisés, majoritairement en maison Vulnérables, majoritairement en appartement Défavorisés, majoritairement en maison En grande difficulté, majoritairement en appartement
Population 0,8 1,0 0,6 0,4 0,1
Logements 2,0 2,1 1,7 1,7 1,4
Part de logements en appartement 3,0 3,6 1,1 5,0 0,9
Part de logements sociaux* 4,4 3,4 1,4 3,1 0,2
  • * évolution 2013-2019.
  • Sources : Insee, Recensements de la population 2008 et 2019 ; Sdes, Répertoire du parc locatif social 2013 et 2019.

Figure 4Évolution annuelle moyenne entre 2008 et 2019 d’indicateurs démographiques, selon le groupe de quartiers

  • * évolution 2013-2019.
  • Sources : Insee, Recensements de la population 2008 et 2019 ; Sdes, Répertoire du parc locatif social 2013 et 2019.

De plus en plus de quartiers favorisés et de quartiers en grande difficulté

Entre 2008 et 2019, les deux tiers des 114 quartiers ne changent pas de groupe, car la progression en matière d’emploi et de revenus est proche de la moyenne de leur groupe. En revanche, 23 quartiers rejoignent un groupe aux caractéristiques plus favorables grâce à une forte croissance de l’emploi et/ou des revenus de leurs habitants (figure 5). Il s’agit principalement de quartiers qui étaient défavorisés et qui sont désormais toujours excentrés mais plutôt favorisés. Pour 16 autres quartiers, la situation s’améliore au contraire moins rapidement que la moyenne de leur groupe, voire régresse parfois, entraînant un déclassement. Une majorité de ces quartiers (9) font désormais partie des quartiers en grande difficulté, agrandissant ainsi ce groupe.

Au final, les quartiers favorisés et les quartiers en grande difficulté sont plus nombreux qu’il y a dix ans, creusant ainsi les écarts entre les quartiers situés aux deux extrémités de l’échelle des revenus.

Figure 5Trajectoire des quartiers entre 2008 et 2019, selon le groupe de quartiers

en nombre de quartiers
Trajectoire des quartiers entre 2008 et 2019, selon le groupe de quartiers (en nombre de quartiers) - Lecture : en 2008, 14 quartiers sont classés parmi « les plus aisés » et 16 en 2019. Parmi les 14 quartiers classés en 2008 parmi les plus aisés, 12 ne changent pas de groupe en 2019, 1 fait partie du groupe de quartiers « plutôt favorisés » et 1 du groupe de quartiers « vulnérables ».
Groupe de quartiers 2019
Les plus aisés Plutôt favorisés, majoritairement en maison Vulnérables majoritairement en appartement Défavorisés, majoritairement en maison En grande difficulté, majoritairement en appartement Ensemble
Les plus aisés 12 1 1 0 0 14
Plutôt favorisés, majoritairement en maison 4 23 5 1 33
Vulnérables, majoritairement en appartement 0 0 4 0 2 6
Défavorisés, majoritairement en maison 0 14 5 26 6 51
En grande difficulté, majoritairement en appartement 0 0 0 0 10 10
Ensemble 16 38 15 26 19 114
  • Lecture : en 2008, 14 quartiers sont classés parmi « les plus aisés » et 16 en 2019. Parmi les 14 quartiers classés en 2008 parmi les plus aisés, 12 ne changent pas de groupe en 2019, 1 fait partie du groupe de quartiers « plutôt favorisés » et 1 du groupe de quartiers « vulnérables ».
  • Sources : Insee, Recensements de la population 2008 et 2019 ; Insee-DGFiP, RFL 2008 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2019.

Figure 5Trajectoire des quartiers entre 2008 et 2019, selon le groupe de quartiers

en nombre de quartiers
  • Lecture : en 2008, 14 quartiers sont classés parmi « les plus aisés » et 16 en 2019. Parmi les 14 quartiers classés en 2008 parmi les plus aisés, 12 ne changent pas de groupe en 2019, 1 fait partie du groupe de quartiers « plutôt favorisés » et 1 du groupe de quartiers « vulnérables ».
  • Sources : Insee, Recensements de la population 2008 et 2019 ; Insee-DGFiP, RFL 2008 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2019.

De fortes améliorations au sud et à l’ouest

Les quartiers où la situation socio-économique s’améliore sont situés en majorité au Tampon, à Saint-Pierre, à Saint-Paul et à Trois-Bassins. Leur dynamique économique favorable se conjugue à la mise en service de la route des Tamarins en 2009, qui a désenclavé le sud-ouest de l’île et permis à ses habitants de rechercher un emploi plus éloigné de leur lieu de résidence. La plupart passent ainsi du groupe de quartiers « défavorisés » à celui des « plutôt favorisés ».

Les quartiers de Montvert les Hauts à Saint-Pierre et de Tan Rouge à Saint-Paul font partie des quartiers où la situation progresse le plus. La part de cadres et de professions intermédiaires augmente en effet deux fois plus rapidement dans ces quartiers de Saint-Pierre et de Saint-Paul qu’en moyenne. Une partie de leurs habitants ont pu trouver un emploi qualifié, mais ces quartiers ont pu aussi attirer des habitants plus qualifiés qu’ailleurs.

Plusieurs quartiers du nord de l’île voient également leur situation socio-économique s’améliorer très nettement : La Ressource - Terrain Élisa à Sainte-Marie avec la création ex nihilo du quartier de Beauséjour qui accueille une population davantage en emploi que la moyenne, Les Jacques - Bel Air à Sainte-Suzanne, où les déménagements sont plus nombreux qu’ailleurs, et Bellepierre - Le Brûlé à Saint-Denis. Dans l’est, la situation s’améliore aussi nettement dans le quartier du Bras des Chevrettes à Saint-André.

Neuf quartiers de plus en grande difficulté

En 2019, 19 des 114 quartiers réunionnais sont en grande difficulté, soit 9 de plus qu’en 2008. Dans 2 de ces nouveaux quartiers très précaires, à ZI - Rivière des Galets au Port et à Ravine Blanche - Pierrefonds à Saint-Pierre, la situation socio-économique ne s’améliore pas suffisamment pour permettre à ces quartiers de rester dans le groupe dans lequel ils étaient classés en 2008. Les niveaux d’emploi et de revenus professionnels diminuent même pour les habitants des 7 autres quartiers. Néanmoins, entre 2015 et 2019, la pauvreté se réduit dans ces 9 quartiers, sauf au Butor-Vauban - Camélias à Saint-Denis.

L’évolution de la situation de Mille Roches-Rivière du Mât les Hauts à Saint-André se démarque : ce quartier en pleine mutation, avec la construction de nombreux logements, principalement sociaux, est désormais en grande difficulté alors qu’il était classé en 2008 parmi les quartiers « plutôt favorisés ».

La situation de grande précarité perdure entre 2008 et 2019 pour 10 autres quartiers. Pour certains, comme Beaufond à Saint-Benoît et Basse-Terre à Saint-Pierre, l’accès à l’emploi ne progresse pas suffisamment pour qu’ils quittent le groupe des quartiers en grande difficulté. Pour d’autres, il ne s'améliore pas ou même régresse comme pour le centre de Saint-Benoît. Ce dernier fait partie des rares quartiers où la pauvreté augmente entre 2015 et 2019.

Dans ces quartiers en grande difficulté, seulement 38 % de la population travaille, et 32 % des jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, malgré la proximité des principaux pôles d’emploi et des établissements de formation [Grangé et Merceron, 2020]. Ces quartiers sont en moyenne plus jeunes que les autres : 40 % de leurs habitants ont moins de 25 ans contre 33 % dans les quartiers les plus aisés. Les familles nombreuses et monoparentales y sont surreprésentées : 13 % des familles comprennent au moins trois enfants et 46 % sont composées de parents isolés. Les originaires de la zone océan Indien habitent de plus en plus souvent dans ces quartiers. En 2019, 10 % des habitants sont nés à Madagascar, à Mayotte, aux Comores ou à Maurice, contre 8 % en 2008 [Insee, 2022]. Ces quartiers hébergent les deux tiers de la population vivant dans les quartiers de la politique de la ville.

Dans d’autres quartiers, concentrés au nord de l’île, les niveaux de revenus ou d’emplois n’évoluent pas favorablement, empêchant ainsi ces quartiers de rester dans leur groupe d’origine. Il s’agit du Moufia, de Montgaillard-La Providence et du centre de Saint-Denis, du centre de Sainte-Marie, de la ZAC Saint-Laurent et la Rivière des Galets à La Possession ainsi que Bras-Panon. La pauvreté y diminue néanmoins, excepté à Montgaillard-La Providence et à Rivière des Galets où elle stagne. Dans ces deux quartiers, les déménagements ont été plus nombreux qu’ailleurs, entraînant un renouvellement de la population.

Encadré 1 – Typologie des grands quartiers

C’est à l’échelle des « grands quartiers » que l’étude se place pour réaliser une analyse géographique fine de l’évolution socio-économique de La Réunion entre 2008 et 2019. Il s’agit d’un regroupement d’Iris (quartier d’environ 2 000 habitants) qui permet de découper le territoire en conservant une bonne fiabilité des données. Parmi les 130 grands quartiers de La Réunion, certains, trop petits, ont été regroupés tandis que d’autres, trop grands, ont été redécoupés (à Saint-Denis, Saint-Benoît et Saint-Louis). L’analyse porte au final sur 114 « grands quartiers ». Ce découpage géographique est le même que celui utilisé dans l’étude de la cartographie de la pauvreté à La Réunion publiée en octobre 2018 [Besson, 2018].

Pour l’étude, les 114 quartiers ont été répartis en cinq groupes, aux caractéristiques homogènes, à partir d’une méthode statistique de classification basée sur le taux de bas revenus, le taux d’emploi et la part de familles monoparentales, données disponibles pour 2008 et 2019 au niveau des Iris (pour comprendre).

Par ailleurs, les libellés des groupes de quartiers intègrent la caractérisation du bâti, afin de distinguer les populations qui vivent plutôt en appartement de celles qui vivent plutôt en maison (figure 6).

Figure 6Profil des 5 groupes de quartiers en 2019

en %
Profil des 5 groupes de quartiers en 2019 (en %)
Les plus aisés Plutôt favorisés, majoritairement en maison Vulnérables, majoritairement en appartement Défavorisés, majoritairement en maison En grande difficulté, majoritairement en appartement
Taux de bas revenus 31 45 49 58 65
Taux d’emploi 59 50 48 41 38
Part de familles monoparentales 24 27 38 30 46
Part de logements en appartement 30 17 55 13 60
  • Sources : Insee, Recensement de la population 2019 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2019.

Figure 6Profil des 5 groupes de quartiers en 2019

  • Sources : Insee, Recensement de la population 2019 ; Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Filosofi 2019.

Encadré 2 – partenariat

Cette publication a été réalisée en partenariat entre l’Insee et la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Deets).

Publication rédigée par :Marina Robin (Insee)

Pour comprendre

Pour obtenir une typologie des 114 grands quartiers en cinq groupes, des regroupements homogènes ont été opérés via une méthode statistique de classification, dite « classification ascendante hiérarchique », à partir des données de 2019. Les données 2008 des grands quartiers ont été considérées comme des individus supplémentaires afin d’en déduire leur groupe d’appartenance à la typologie ainsi constituée.

Publication rédigée par :Marina Robin (Insee)

Définitions

Le taux de bas revenus correspond à la part de la population sous le seuil national de bas revenus, fixé à 60 % du revenu déclaré médian métropolitain par unité de consommation (UC). Les UC permettent de comparer les revenus des ménages de tailles et de compositions différentes. Le premier adulte du ménage compte pour 1 UC, les autres personnes de 14 ans ou plus pour 0,5 UC, les enfants de moins de 14 ans pour 0,3 UC. Le revenu déclaré correspond aux ressources déclarées par les contribuables sur la déclaration des revenus, avant tout abattement. Le concept de revenu déclaré retenu dans Filosofi est un peu différent de celui de l’ancien dispositif Revenus Fiscaux Localisés (RFL) : les revenus d’assurance-vie sont désormais exclus du revenu déclaré, car il s’agit de revenus exceptionnels.

Le taux de pauvreté correspond à la part de la population sous le seuil national de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie métropolitain.

Le taux d’emploi est le rapport entre le nombre de personnes en emploi et la population en âge de travailler (15-64 ans).

Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage rapporté au nombre d’UC. Le revenu disponible comprend le revenu déclaré, les revenus du patrimoine et les prestations sociales, nets des impôts directs.

La suroccupation est une situation d’un logement disposant d’une ou plusieurs pièces en moins par rapport à une convention définie selon la composition familiale de ses occupants.

Pour en savoir plus