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Insee Conjoncture Réunion · Janvier 2022 · n° 20
Insee Conjoncture RéunionAu 3ᵉ trimestre 2021, à nouveau plus de 3 000 emplois créésNote de conjoncture régionale - 3ᵉ trimestre 2021

Daniel Ah-Son, Anne Jonzo, Rissat Moezaly Goulamhoussem (Insee)

En dépit de la dégradation de la situation sanitaire et des nouvelles contraintes qui l'accompagnent, l’économie réunionnaise fait à nouveau preuve de résilience au 3ᵉ trimestre 2021. L’emploi salarié continue ainsi de croître avec 3 300 emplois supplémentaires par rapport au 2ᵉ trimestre (+ 1,2 %). Cette croissance est tirée par le dynamisme du secteur public (+ 1,6 %), soutenu par les contrats aidés. Dans le secteur privé, l’emploi augmente mais de manière moindre (+ 1,0 %). Le volume d’heures de travail rémunérées reflète le dynamisme de l’emploi : en octobre, il se situe au-dessus de son niveau d’octobre 2019. L’emploi salarié progresse avant tout grâce aux services non marchands, que ce soit dans l'enseignement, l'administration publique, la santé ou l'action sociale (+ 1 700 emplois). Il augmente aussi dans le commerce (+ 500) et dans les services aux ménages, essentiellement portés par les associations (+ 500). Dans l’hébergement-restauration, l’emploi résiste grâce au dispositif d’activité partielle qui permet d’amortir les effets de la crise sanitaire. L’emploi se maintient également dans le secteur du transport. L’activité touristique continue cependant à pâtir de la crise sanitaire : la fréquentation dans les hôtels et les autres hébergements collectifs baisse de 25 % par rapport au 3ᵉ trimestre 2019. Le taux de chômage oscille entre 17 et 18 % depuis le 4ᵉ trimestre 2020, à un niveau très inférieur à sa valeur de 2018 (24 %). Les autorisations de construire et les mises en chantier de logements augmentent ce trimestre, tandis que les créations d’entreprises se stabilisent à un niveau élevé.

Insee Conjoncture Réunion
No 20
Paru le : Paru le 14/01/2022

Fin septembre 2021, 276 500 salarié·es travaillent à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Malgré le confinement partiel et le couvre-feu mis en place fin juillet 2021, le nombre d’emplois salariés continue d’augmenter au 3ᵉ trimestre 2021, avec 3 300 emplois supplémentaires par rapport au 2ᵉ trimestre. Cette hausse est semblable à celle des trois trimestres précédents (+ 1,2 %).

De la fin 2019 à fin septembre 2021, 13 000 emplois salariés sont créés à La Réunion (+ 4,9 %). Au niveau national, sur la même période, l’emploi salarié n’augmente que de 1,0 %, soit un rythme cinq fois moins élevé qu'à La Réunion (figure 1).

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - La Réunion Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - La Réunion Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 100,3 100,2 101,1 100,3
2ᵉ trim. 2011 100,8 100,3 100,9 100,4
3ᵉ trim. 2011 102,1 100,2 102,7 100,4
4ᵉ trim. 2011 103,3 100,3 103,3 100,4
1ᵉ trim. 2012 103,2 100,3 103,2 100,4
2ᵉ trim. 2012 104,0 100,3 103,8 100,3
3ᵉ trim. 2012 103,3 100,1 103,4 100,1
4ᵉ trim. 2012 103,4 100,0 103,5 99,9
1ᵉ trim. 2013 102,6 100,0 102,2 99,9
2ᵉ trim. 2013 103,9 99,9 103,3 99,7
3ᵉ trim. 2013 104,7 100,1 103,9 99,8
4ᵉ trim. 2013 106,5 100,4 104,7 99,9
1ᵉ trim. 2014 107,6 100,4 105,8 99,9
2ᵉ trim. 2014 107,7 100,4 105,9 99,9
3ᵉ trim. 2014 108,4 100,3 107,0 99,8
4ᵉ trim. 2014 109,7 100,4 107,7 99,8
1ᵉ trim. 2015 111,0 100,4 108,5 99,8
2ᵉ trim. 2015 110,9 100,6 108,2 100,0
3ᵉ trim. 2015 111,3 100,7 108,9 100,1
4ᵉ trim. 2015 112,3 100,9 110,0 100,3
1ᵉ trim. 2016 112,7 101,1 110,5 100,5
2ᵉ trim. 2016 113,3 101,3 111,0 100,8
3ᵉ trim. 2016 113,3 101,6 111,2 101,1
4ᵉ trim. 2016 113,5 101,7 111,8 101,3
1ᵉ trim. 2017 114,3 102,1 113,0 101,8
2ᵉ trim. 2017 114,8 102,4 113,4 102,2
3ᵉ trim. 2017 114,5 102,7 113,2 102,6
4ᵉ trim. 2017 114,9 103,1 113,8 103,2
1ᵉ trim. 2018 114,1 103,2 113,8 103,4
2ᵉ trim. 2018 113,0 103,3 113,0 103,6
3ᵉ trim. 2018 112,9 103,4 113,0 103,8
4ᵉ trim. 2018 112,5 103,7 112,2 104,1
1ᵉ trim. 2019 114,8 104,1 115,1 104,6
2ᵉ trim. 2019 115,4 104,4 115,9 104,9
3ᵉ trim. 2019 116,5 104,5 117,8 105,1
4ᵉ trim. 2019 117,7 104,8 118,8 105,5
1ᵉ trim. 2020 116,7 102,9 117,3 102,9
2ᵉ trim. 2020 115,8 102,0 116,6 102,2
3ᵉ trim. 2020 117,8 103,6 119,2 103,8
4ᵉ trim. 2020 119,0 103,5 120,1 103,6
1ᵉ trim. 2021 120,4 104,2 122,2 104,4
2ᵉ trim. 2021 122,0 105,5 124,0 106,0
3ᵉ trim. 2021 123,5 105,9 125,3 106,5
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Face à la dégradation de la situation sanitaire à La Réunion, différentes mesures restrictives sont mises en place : un couvre-feu de 23 heures à 5 heures du matin à partir du 14 juillet, puis un confinement partiel du 31 juillet au 18 septembre sous la forme d’une limitation des déplacements. Le passe sanitaire entre en vigueur au moins d’août limitant l’accès aux lieux de culture, de loisir et de restauration, aux établissements de santé, aux foires et salons. Malgré ces restrictions, le volume d’heures de travail rémunérées continue d’augmenter. En août, alors que les restrictions sont au plus fort, il est supérieur de 4,7 % à son niveau d'août 2019, et de 7,4 % en octobre 2021 par rapport à octobre 2019 (figure 2). Cette croissance du volume d'heures rémunérées reflète la dynamique de l'emploi, mais aussi un recours modéré des entreprises réunionnaises aux dispositifs d'activité partielle. Ces dispositifs mis en place depuis mars 2020 permettent d’indemniser les salariés dont le nombre d'heures rémunérées par les entreprises baissent, du fait d’une activité plus limitée.

Figure 2Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - La Réunion

en %
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - La Réunion (en %)
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble - La Réunion Ensemble - France hors Mayotte
janv. 2020 2,0 -4,0 9,4 2,0 4,5 2,4 1,9
févr. 2020 1,4 2,6 7,7 1,4 4,8 2,4 1,8
mars 2020 -15,2 -30,6 -31,6 -12,4 -3,2 -14,6 -13,3
avr. 2020 -36,9 -65,0 -82,0 -36,3 -22,2 -40,4 -33,2
mai 2020 -19,1 -21,0 -68,6 -19,8 -10,7 -21,5 -22,4
juin 2020 -6,7 -3,6 -35,3 -6,8 -1,2 -7,4 -10,3
juil. 2020 -4,4 -3,9 -18,6 -2,4 2,6 -3,1 -6,8
août 2020 -3,6 -4,0 -13,5 -1,2 2,8 -2,0 -4,5
sept. 2020 -2,6 -3,0 -14,1 -0,2 3,0 -1,3 -4,4
oct. 2020 -2,4 -2,9 -12,3 1,1 4,2 -0,2 -4,8
nov. 2020 -2,1 -2,4 -12,4 1,7 4,3 0,2 -9,8
déc. 2020 -1,4 -4,3 -11,1 2,4 6,1 0,9 -6,7
janv. 2021 3,4 2,6 6,1 4,4 11,1 5,3 -5,2
févr. 2021 3,4 3,1 1,1 3,5 12,5 4,7 -5,4
mars 2021 0,3 3,7 -15,8 2,7 13,5 3,0 -5,1
avr. 2021 0,4 1,6 -43,4 2,0 12,8 0,6 -7,8
mai 2021 -0,6 2,9 -35,1 3,4 12,6 1,8 -5,7
juin 2021 2,0 5,9 -18,2 7,1 15,8 6,0 -0,5
juil. 2021 1,4 0,5 0,4 7,8 13,3 6,5 -0,8
août 2021 1,2 1,2 -30,5 7,7 14,2 4,7 -0,2
sept. 2021 3,8 2,4 -15,5 9,4 13,8 7,0 0,5
oct. 2021 2,2 -1,0 0,1 10,0 12,0 7,4 -0,1
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 2Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - La Réunion

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

L’emploi salarié privé augmente moins que les trimestres précédents

Au 3ᵉ trimestre 2021, le secteur privé crée 1 900 emplois, à un rythme moins soutenu que les trimestres précédents (+ 1,0 %, après + 1,5 % au 2ᵉ trimestre et + 1,7 % au premier). Cette dynamique du secteur privé depuis un an s’explique d’abord par la forte croissance du nombre d’apprentis, conséquence de la mise en place d’une aide exceptionnelle pour l’embauche en contrat d’apprentissage dans le cadre du Plan de relance de l’économie. Entre fin juin et fin septembre 2021, 4 900 personnes, jeunes pour la plupart, entrent ou prolongent leur contrat d'apprentissage, alors qu'elles n'étaient que 1 600 à la même période en 2019 (figure 3). Les embauches en apprentissage se font essentiellement dans le secteur privé : commerce, industrie et hébergement-restauration. En outre, en juillet 2021, 1 200 personnes bénéficient d'un contrat aidé « initiative emploi » (CIE) dans le secteur marchand, soit 600 de plus que fin 2020.

Figure 3Entrées en contrat d’apprentissage

en nombre
Entrées en contrat d’apprentissage (en nombre)
2019 2020 2021
Janv. 40 195 575
Fév. 78 281 1053
Mars 73 174 670
Avril 77 33 452
Mai 60 63 410
Juin 119 148 555
Juil. 224 834 967
Août 681 1 747 1802
Sept. 742 1 829 2126
Oct. 481 1 430
Nov. 370 973
Déc. 211 807
  • Champ : secteur public et privé.
  • Source : Dares.

Figure 3Entrées en contrat d’apprentissage

  • Champ : secteur public et privé.
  • Source : Dares.

L’emploi public augmente également : + 1 400 emplois par rapport au trimestre précédent. La dynamique de l'emploi public est plus forte ce trimestre qu’au cours des deux trimestres précédents (+ 1,6 % contre + 1,0 % au 2ᵉ trimestre et une stabilité au premier) ; cela est notamment lié à la hausse des contrats aidés dans le secteur non-marchand. À La Réunion, fin septembre, 11 800 personnes bénéficient d’un contrat aidé « Parcours emploi compétence » (PEC), soit 700 de plus qu’au trimestre précédent.

Les transports et l’hébergement-restauration se maintiennent

Au 3ᵉ trimestre 2021, l’emploi salarié hors intérim augmente dans l’hébergement-restauration (+ 100 emplois) malgré le couvre-feu mis en place fin juillet qui oblige les restaurants à se limiter à la vente à emporter (figure 4). Les dispositifs d'activité partielle ont à nouveau permis à ce secteur de maintenir les emplois : le volume d’heures de travail rémunérées baisse de 30 % en août 2021 par rapport à août 2019. Il remonte en septembre mais reste inférieur de 15 % à son niveau de septembre 2019. En octobre, avec la levée du couvre-feu, il revient à son niveau de deux ans plus tôt.

Figure 4Niveau et évolution de l’emploi salarié par secteur d’activité détaillé à La Réunion

Niveau et évolution de l’emploi salarié par secteur d’activité détaillé à La Réunion
Emploi salarié Évolution trimestrielle Évolution annuelle
en milliers en %
Ensemble 276,5 1,2 4,8
Privé 186,5 1,0 5,1
Public 90,0 1,6 4,3
Par secteur d'activité
Agriculture 3,1 1,4 4,8
Industrie 18,8 1,0 3,7
dont Agro-alimentaire 7,2 1,9 3,9
Construction 15,5 -1,2 3,1
Tertiaire marchand 123,6 1,2 5,3
Commerce 35,2 1,5 4,4
Transports 12,7 0,3 3,3
Hébergement - restauration 10,0 1,1 3,2
Information et communication 3,9 -2,1 1,3
Services financiers 6,4 0,2 0,8
Services immobiliers 2,1 1,7 5,9
Services aux entreprises* 25,5 0,9 7,4
Intérim 4,9 3,1 7,5
Services aux ménages 23,1 2,3 7,9
Tertiaire non marchand 115,4 1,5 4,8
  • * hors intérim.
  • L’évolution trimestrielle compare le trimestre en cours au trimestre précédent, l’évolution annuelle compare le trimestre en cours au même trimestre de l’année précédente.
  • Note : données CVS, en fin de trimestre.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Le transport résiste également à la crise sanitaire : l'emploi y est stable au 3ᵉ trimestre malgré la baisse du trafic aérien depuis le début de la crise. Les dispositifs d'activité partielle sont moins activés que dans l'hébergement-restauration : le volume d'heures rémunérées par les entreprises du secteur reste proche du niveau de 2019 tout au long du trimestre.

Dans le commerce, l’emploi salarié hors intérim augmente de 500 emplois, grâce notamment à l'embauche d'apprentis et à l’ouverture de quatre grandes surfaces sur l’île.

Dans les services, l’emploi toujours en hausse

L’emploi salarié hors intérim continue d’augmenter dans les services aux ménages (+ 500 emplois au 3ᵉ trimestre), essentiellement constitués d’associations, en partie grâce à la hausse des contrats aidés. Les services aux entreprises progressent eux aussi (+ 200 emplois) (figure 5). En octobre 2021, le nombre d’heures rémunérées augmente de 10 % par rapport à octobre 2019 dans l'ensemble des services marchands hors hébergement-restauration.

Figure 5Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 99,5 99,1 101,3 99,1
2ᵉ trim. 2011 100,8 97,9 101,0 100,7
3ᵉ trim. 2011 102,9 101,2 102,5 101,6
4ᵉ trim. 2011 102,6 100,7 102,9 103,8
1ᵉ trim. 2012 103,3 101,3 102,6 104,0
2ᵉ trim. 2012 100,8 101,3 103,4 105,1
3ᵉ trim. 2012 99,6 101,6 102,8 104,3
4ᵉ trim. 2012 98,0 101,8 103,3 104,7
1ᵉ trim. 2013 94,8 101,8 102,0 104,8
2ᵉ trim. 2013 93,8 102,3 103,0 106,5
3ᵉ trim. 2013 91,2 102,6 103,8 107,9
4ᵉ trim. 2013 91,4 102,2 104,5 111,5
1ᵉ trim. 2014 93,1 102,0 105,2 112,5
2ᵉ trim. 2014 93,2 102,0 104,7 112,8
3ᵉ trim. 2014 93,1 106,1 105,8 113,1
4ᵉ trim. 2014 92,0 104,6 107,3 115,3
1ᵉ trim. 2015 95,9 106,2 107,6 117,2
2ᵉ trim. 2015 94,6 105,7 107,2 117,8
3ᵉ trim. 2015 96,8 106,7 107,9 117,6
4ᵉ trim. 2015 97,5 106,7 109,1 118,5
1ᵉ trim. 2016 98,2 107,6 109,9 118,7
2ᵉ trim. 2016 99,4 107,3 110,6 119,8
3ᵉ trim. 2016 99,5 107,6 110,3 119,5
4ᵉ trim. 2016 98,8 108,8 110,8 119,1
1ᵉ trim. 2017 98,3 108,2 111,8 119,4
2ᵉ trim. 2017 98,4 108,6 111,9 120,2
3ᵉ trim. 2017 97,3 108,6 111,5 119,9
4ᵉ trim. 2017 97,3 109,1 111,9 119,7
1ᵉ trim. 2018 98,6 109,3 111,6 117,7
2ᵉ trim. 2018 98,9 110,3 109,9 116,5
3ᵉ trim. 2018 99,0 110,9 109,6 116,2
4ᵉ trim. 2018 98,7 110,1 109,1 116,8
1ᵉ trim. 2019 103,0 109,4 111,9 118,4
2ᵉ trim. 2019 104,4 110,6 112,5 118,9
3ᵉ trim. 2019 104,7 111,9 114,6 118,8
4ᵉ trim. 2019 103,6 111,5 116,0 120,3
1ᵉ trim. 2020 103,8 111,8 115,1 120,4
2ᵉ trim. 2020 104,1 111,2 113,3 119,3
3ᵉ trim. 2020 106,8 111,9 115,6 120,3
4ᵉ trim. 2020 107,7 112,9 116,2 122,2
1ᵉ trim. 2021 111,0 114,6 118,2 122,9
2ᵉ trim. 2021 111,4 115,0 120,2 124,2
3ᵉ trim. 2021 110,1 116,1 121,6 126,1
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Dans la construction, 200 emplois salariés hors intérim disparaissent au 3ᵉ trimestre, après une année dynamique en termes de créations d'emplois (1 000 emplois créés de juin 2020 à juin 2021). Malgré des mises en chantier de logements en hausse ce trimestre, la hausse des prix des matières premières et du fret maritime peuvent limiter les renouvellements de contrats.

Dans l’industrie, 200 emplois salariés hors intérim sont créés au 3ᵉ trimestre, surtout dans l’industrie agro-alimentaire.

Dans l’ensemble des secteurs (industrie, construction, services), les entreprises réalisent des ajustements de court terme en ayant recours à l’intérim. Comme au trimestre précédent, l’emploi intérimaire augmente (+ 150 emplois) : 4 900 personnes sont en mission d’intérim fin septembre. La situation sanitaire et les incertitudes qui en découlent incitent les entreprises à privilégier les contrats courts.

Au 3ᵉ trimestre 2021, 115 400 salarié·es travaillent dans les services non marchands (enseignement, administration publique, santé ou action sociale). Ces personnes travaillent majoritairement dans le public (80 %), mais peuvent également exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecin, etc.). Ce trimestre, ce secteur enregistre une hausse de 1 700 emplois, à un rythme plus soutenu qu’au cours du trimestre précédent (+ 1,6 % contre + 1,0 %). Cette hausse provient essentiellement des emplois dans l’enseignement ce trimestre, probablement en lien avec l'embauche de contrats aidés PEC dans les établissements scolaires.

Le chômage se stabilise autour de 18 %

À La Réunion, au 3ᵉ trimestre 2021, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit en moyenne à 18 % de la population active. Il oscille entre 17 et 18 % depuis le 4ᵉ trimestre 2020, à un niveau très inférieur à sa valeur de 2018 (24 %) (figure 6). Cette baisse du chômage depuis 2018 est à lier au fort dynamisme de l'emploi en réaction à la crise, mais aussi à l'accroissement en 2019 de la population inactive au sens du BIT, notamment des hommes et femmes au foyer. Au niveau national, le chômage concerne 8,1 % de la population active au 3ᵉ trimestre 2021.

Figure 6Taux de chômage lissé

en %
Taux de chômage lissé (en %)
La Réunion Taux de chômage « lissé » - La Réunion France hors Mayotte
1ᵉ trim. 2014 25,6 26,8 10,1
2ᵉ trim. 2014 26,9 26,6 10,2
3ᵉ trim. 2014 27,2 26,2 10,3
4ᵉ trim. 2014 25,4 25,5 10,5
1ᵉ trim. 2015 23,5 24,7 10,3
2ᵉ trim. 2015 23,8 24,0 10,5
3ᵉ trim. 2015 24,1 23,4 10,4
4ᵉ trim. 2015 23,4 22,8 10,2
1ᵉ trim. 2016 23,3 22,4 10,2
2ᵉ trim. 2016 21,5 22,1 10,0
3ᵉ trim. 2016 21,7 22,0 9,9
4ᵉ trim. 2016 22,1 22,1 10,0
1ᵉ trim. 2017 21,5 22,3 9,6
2ᵉ trim. 2017 24,0 22,6 9,5
3ᵉ trim. 2017 22,5 23,0 9,5
4ᵉ trim. 2017 23,4 23,5 9,0
1ᵉ trim. 2018 24,1 24,1 9,3
2ᵉ trim. 2018 24,5 24,4 9,1
3ᵉ trim. 2018 24,2 24,3 9,0
4ᵉ trim. 2018 23,9 23,9 8,7
1ᵉ trim. 2019 22,7 23,0 8,7
2ᵉ trim. 2019 22,4 22,1 8,4
3ᵉ trim. 2019 20,5 21,0 8,4
4ᵉ trim. 2019 20,4 19,8 8,1
1ᵉ trim. 2020 19,1 18,4 7,8
2ᵉ trim. 2020 13,4 17,5 7,2
3ᵉ trim. 2020 19,6 17,0 9,1
4ᵉ trim. 2020 17,4 16,9 8,0
1ᵉ trim. 2021 17,7 17,3 8,1
2ᵉ trim. 2021 16,5 17,5 8,0
3ᵉ trim. 2021 18,4 17,7 8,1
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisé.

Figure 6Taux de chômage lissé

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisé.

Au troisième trimestre 2021 : une fréquentation touristique encore très affectée par la crise sanitaire

Au 3ᵉ trimestre 2021, l’activité touristique à La Réunion reste sous l’influence de la crise sanitaire. Avec 296 000 nuitées enregistrées, la fréquentation dans les hôtels et les autres hébergements collectifs touristiques recule de 25 % par rapport à la même période de 2019, avant la crise sanitaire (figure 7). Elle est en revanche semblable à celle de 2020. Le taux d’occupation des chambres sur la période atteint 51 %, soit une baisse de 13 points par rapport à 2019 et un niveau identique à celui de 2020.

Figure 7Fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques à La Réunion

en nombre
Fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques à La Réunion (en nombre)
2019 2020 2021
Janv. 133 500 135 600 139 700
Fév. 102 300 111 300 79 900
Mars* 121 700 98 300
Avril 122 200 9 900 58 200
Mai 121 800 15 100 88 200
Juin 99 200 29 100 67 900
Juil. 131 000 106 100 135 700
Août 142 800 116 600 80 700
Sept. 119 700 77 100 78 500
Oct. 155 600 128 600
Nov. 146 800 71 800
Déc. 135 100 106 100
  • * non disponible en mars 2020.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Figure 7Fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques à La Réunion

  • * non disponible en mars 2020.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation hôtelière.

La fréquentation des hébergements touristiques est néanmoins très contrastée entre le mois de juillet et ceux d’août et septembre.

En juillet, grâce à la levée d’une grande partie des mesures sanitaires en vigueur jusqu’alors (déconfinement, reprise des vols entre l’Hexagone et La Réunion), l’activité touristique sur l’île est très dynamique. Les hébergements touristiques enregistrent 137 500 nuitées, soit une forte hausse par rapport à juillet 2020 (+ 28 %), et même une légère augmentation par rapport à juillet 2019 (+ 4 %). Le taux d’occupation des chambres s’élève à 62 % en juillet, en hausse de 8 points par rapport à juillet 2020, et à un niveau comparable à celui de juillet 2019. Sur cette période, le chiffre d’affaires des hôtels progresse de 5 % par rapport à 2019 et celui de la restauration, de 9 % (figure 8).

Au mois d’août, l’activité touristique se replie nettement, avec la remise en place de fortes restrictions liées à la dégradation sanitaire à La Réunion. Le nombre de nuitées baisse de 42 % par rapport à août 2019 et de 29 % par rapport à août 2020. Le chiffre d’affaires des hôtels comme des restaurants recule ainsi de 40 % par rapport à 2019. Seules 42 % des chambres sont occupées en août 2021, contre 66 % en août 2019 et 56 % en août 2020.

En septembre, avec 79 000 nuitées, l’activité touristique recule de 34 % par rapport à 2019, mais est légèrement supérieure à septembre 2020. L’allègement progressif des restrictions sanitaires permet d’atténuer le repli constaté en août. Le taux d’occupation des chambres reste cependant faible (47 %), en retrait de 16 points par rapport à septembre 2019.

Ces variations de l’activité touristique touchent toutes les microrégions de l’île.

Au 3ᵉ trimestre 2021, la clientèle reste essentiellement française, qu’il s’agisse d’habitants de l’Hexagone en voyage sur l’île ou de résidents réunionnais. La clientèle étrangère est en effet toujours très peu présente : elle induit à peine 2 % des nuitées ce trimestre comme au 3ᵉ trimestre 2020, contre 13 % sur la même période de 2019.

Figure 8Évolution mensuelle entre 2019 et 2021 du chiffre d’affaires de l’hébergement et de la restauration à La Réunion

en %
Évolution mensuelle entre 2019 et 2021 du chiffre d’affaires de l’hébergement et de la restauration à La Réunion (en %)
Hôtels Restaurants
janv. 19 6,5 7,7
févr. 19 3,4 4,8
mars 19 4,0 8,0
avr. 19 -0,4 0,1
mai 19 -1,0 -0,4
juin 19 11,4 8,5
juil. 19 4,1 7,6
août 19 4,5 3,2
sept. 19 3,6 4,7
oct. 19 4,3 4,4
nov. 19 16,7 42,3
déc. 19 18,2 3,7
janv. 20 -3,3 7,3
févr. 20 3,3 6,3
mars 20 -51,5 -47,0
avr. 20 -92,0 -92,3
mai 20 -87,0 -58,1
juin 20 -74,4 -14,8
juil. 20 -33,4 -0,8
août 20 -20,2 2,4
sept. 20 -31,6 3,5
oct. 20 -25,5 3,8
nov. 20 -47,2 -2,9
déc. 20 -18,6 9,3
janv. 21 11,7 -67,7
févr. 21 -21,0 -66,1
mars 21 -19,0 -68,8
avr. 21 -62,5 -75,2
mai 21 -43,5 -62,7
juin 21 -35,8 -46,5
juil. 21 5,3 -20,0
août 21 -42,2 -8,0
sept. 21 -28,0 -16,1
  • Note : l'évolution mensuelle présentée est calculée par rapport à l'année 2019 pour les années 2020 et 2021 (et par rapport à l'année 2018 pour l'année 2019).
  • Source : DGFIP, Insee.

Figure 8Évolution mensuelle entre 2019 et 2021 du chiffre d’affaires de l’hébergement et de la restauration à La Réunion

  • Note : l'évolution mensuelle présentée est calculée par rapport à l'année 2019 pour les années 2020 et 2021 (et par rapport à l'année 2018 pour l'année 2019).
  • Source : DGFIP, Insee.

La construction neuve reste bien orientée

Au cours des 12 derniers mois, de novembre 2020 à octobre 2021, 8 200 logements sont autorisés à la construction à La Réunion, soit une hausse de 9 % par rapport à la période de novembre 2019 à octobre 2020 (figure 9). Le nombre d’autorisations de constructions de logements individuels progresse fortement (+ 35 %), tandis qu’il baisse pour les logements collectifs (- 10 %).

Entre novembre 2020 et octobre 2021, 7 400 nouveaux logements sont mis en chantier sur l’île, soit une hausse de 30 % par rapport à la même période un an plus tôt. Les mises en chantier de logements collectifs ont davantage augmenté que ceux de logements individuels (+ 39 % contre + 17 %).

Au niveau national, le nombre de permis autorisés augmente également (+ 18 %), tout comme les ouvertures de chantiers (+ 9 %).

Figure 9Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2010)
La Réunion France hors Mayotte
déc. 2010 100,0 100,0
janv. 2011 97,9 101,6
févr. 2011 96,8 101,8
mars 2011 100,0 101,2
avr. 2011 98,9 101,0
mai 2011 104,3 102,6
juin 2011 101,1 102,9
juil. 2011 95,7 103,1
août 2011 95,7 104,3
sept. 2011 86,2 105,9
oct. 2011 86,2 106,6
nov. 2011 87,2 107,5
déc. 2011 89,4 108,6
janv. 2012 93,6 108,4
févr. 2012 92,6 108,6
mars 2012 95,7 108,6
avr. 2012 101,1 109,1
mai 2012 103,2 107,7
juin 2012 102,1 107,2
juil. 2012 104,3 106,4
août 2012 103,2 106,7
sept. 2012 101,1 104,5
oct. 2012 102,1 104,0
nov. 2012 100,0 102,9
déc. 2012 96,8 101,1
janv. 2013 92,6 101,3
févr. 2013 92,6 102,8
mars 2013 87,2 103,1
avr. 2013 84,0 101,4
mai 2013 86,2 99,4
juin 2013 86,2 97,7
juil. 2013 92,6 95,7
août 2013 89,4 92,5
sept. 2013 91,5 91,0
oct. 2013 89,4 90,4
nov. 2013 89,4 89,6
déc. 2013 88,3 88,7
janv. 2014 88,3 86,6
févr. 2014 87,2 83,5
mars 2014 95,7 82,6
avr. 2014 90,4 81,4
mai 2014 90,4 81,4
juin 2014 91,5 81,4
juil. 2014 86,2 81,8
août 2014 87,2 81,6
sept. 2014 88,3 81,8
oct. 2014 89,4 80,9
nov. 2014 88,3 80,0
déc. 2014 87,2 79,9
janv. 2015 88,3 79,7
févr. 2015 86,2 79,2
mars 2015 80,9 78,3
avr. 2015 86,2 79,2
mai 2015 80,9 78,7
juin 2015 78,7 79,6
juil. 2015 77,7 79,4
août 2015 78,7 80,3
sept. 2015 79,8 81,1
oct. 2015 76,6 81,7
nov. 2015 78,7 83,7
déc. 2015 80,9 84,9
janv. 2016 78,7 85,3
févr. 2016 81,9 86,7
mars 2016 81,9 87,0
avr. 2016 84,0 88,0
mai 2016 83,0 90,0
juin 2016 87,2 90,4
juil. 2016 89,4 91,5
août 2016 87,2 92,5
sept. 2016 85,1 94,7
oct. 2016 84,0 95,4
nov. 2016 85,1 96,3
déc. 2016 86,2 97,3
janv. 2017 88,3 98,1
févr. 2017 86,2 98,3
mars 2017 85,1 100,4
avr. 2017 79,8 100,2
mai 2017 81,9 101,0
juin 2017 79,8 102,1
juil. 2017 77,7 103,4
août 2017 83,0 103,9
sept. 2017 83,0 104,1
oct. 2017 86,2 104,6
nov. 2017 86,2 103,7
déc. 2017 84,0 103,4
janv. 2018 83,0 103,5
févr. 2018 83,0 104,1
mars 2018 80,9 102,8
avr. 2018 81,9 102,8
mai 2018 78,7 102,6
juin 2018 80,9 101,2
juil. 2018 84,0 99,9
août 2018 80,9 99,5
sept. 2018 86,2 98,5
oct. 2018 84,0 98,4
nov. 2018 81,9 98,2
déc. 2018 81,9 96,8
janv. 2019 84,0 96,5
févr. 2019 83,0 95,0
mars 2019 84,0 94,4
avr. 2019 84,0 94,7
mai 2019 86,2 94,1
juin 2019 81,9 93,9
juil. 2019 78,7 94,4
août 2019 75,5 93,5
sept. 2019 70,2 92,2
oct. 2019 71,3 92,8
nov. 2019 74,5 92,8
déc. 2019 75,5 94,5
janv. 2020 74,5 95,1
févr. 2020 78,7 96,2
mars 2020 77,7 96,0
avr. 2020 76,6 91,5
mai 2020 72,3 88,2
juin 2020 78,7 87,2
juil. 2020 79,8 85,0
août 2020 78,7 84,5
sept. 2020 79,8 84,7
oct. 2020 79,8 83,4
nov. 2020 79,8 83,7
déc. 2020 80,9 82,8
janv. 2021 79,8 82,1
févr. 2021 76,6 81,9
mars 2021 79,8 82,8
avr. 2021 85,1 87,3
mai 2021 88,3 91,0
juin 2021 83,0 92,8
juil. 2021 84,0 95,6
août 2021 87,2 96,6
sept. 2021 88,3 98,2
oct. 2021 86,2 98,5
nov. 2021 89,4 98,4
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 9Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Les créations d’entreprises se stabilisent à leur plus haut niveau

Au 3ᵉ trimestre 2021, 2 770 entreprises sont créées à La Réunion dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles. Le nombre de créations d’entreprises se stabilise, après avoir atteint son plus haut niveau au trimestre précédent (figure 10). À l’inverse, au niveau national, les créations d’entreprises baissent, davantage ce trimestre (- 4 %) que le trimestre précédent (- 1,3 %).

Figure 10Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
La Réunion hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs La Réunion y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 75,7 98,9 81,0 91,9
2ᵉ trim. 2011 86,0 98,7 88,2 92,4
3ᵉ trim. 2011 84,6 99,6 88,8 92,9
4ᵉ trim. 2011 76,7 99,2 80,3 93,3
1ᵉ trim. 2012 72,2 95,4 78,7 94,6
2ᵉ trim. 2012 65,9 92,3 69,2 93,5
3ᵉ trim. 2012 69,5 92,6 75,4 93,4
4ᵉ trim. 2012 72,4 92,6 79,1 90,5
1ᵉ trim. 2013 74,8 100,1 74,0 90,9
2ᵉ trim. 2013 80,3 101,7 76,1 91,6
3ᵉ trim. 2013 76,6 101,9 73,3 90,4
4ᵉ trim. 2013 71,7 103,4 68,4 92,3
1ᵉ trim. 2014 76,9 103,3 71,2 92,6
2ᵉ trim. 2014 76,2 104,4 69,7 92,8
3ᵉ trim. 2014 78,3 103,0 69,4 94,5
4ᵉ trim. 2014 87,3 102,2 77,3 93,8
1ᵉ trim. 2015 67,5 93,6 64,5 88,0
2ᵉ trim. 2015 69,3 94,3 67,7 88,5
3ᵉ trim. 2015 70,2 97,4 66,1 89,2
4ᵉ trim. 2015 68,5 97,6 63,3 89,9
1ᵉ trim. 2016 73,9 102,1 69,9 92,3
2ᵉ trim. 2016 71,1 103,6 68,2 95,2
3ᵉ trim. 2016 66,8 102,5 65,2 93,5
4ᵉ trim. 2016 67,4 104,1 66,9 92,6
1ᵉ trim. 2017 68,5 104,5 65,2 95,3
2ᵉ trim. 2017 68,6 104,8 66,1 96,2
3ᵉ trim. 2017 73,9 107,0 71,3 101,5
4ᵉ trim. 2017 72,3 111,5 73,5 107,9
1ᵉ trim. 2018 69,0 111,8 74,2 112,1
2ᵉ trim. 2018 66,7 113,4 73,9 116,9
3ᵉ trim. 2018 64,0 111,6 72,7 117,5
4ᵉ trim. 2018 55,8 112,7 69,7 121,8
1ᵉ trim. 2019 59,8 121,6 75,2 133,9
2ᵉ trim. 2019 60,5 120,1 76,3 134,7
3ᵉ trim. 2019 61,8 120,8 78,8 138,7
4ᵉ trim. 2019 66,8 121,8 81,4 146,6
1ᵉ trim. 2020 67,8 115,4 84,5 130,2
2ᵉ trim. 2020 44,4 84,6 64,1 110,3
3ᵉ trim. 2020 72,4 131,4 103,9 167,1
4ᵉ trim. 2020 79,9 131,6 114,9 168,9
1ᵉ trim. 2021 67,9 135,3 110,9 172,3
2ᵉ trim. 2021 66,1 140,0 122,2 169,6
3ᵉ trim. 2021 77,6 133,5 122,3 162,2
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 10Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Le dynamisme des créations d’entreprises profite surtout au secteur de la construction (+ 22 %) et à celui des « autres services » (+ 15 %). À l’inverse, les créations d’entreprises baissent au 3ᵉ trimestre 2021dans les secteurs de l’industrie (- 19 %) et des «commerces, transports, hébergement et restauration» (- 18 %). Le secteur des « autres services » est à l’origine de 52 % des créations d’entreprises du trimestre, contre 45 % au trimestre précédent.

Au niveau national, le nombre de créations d’entreprises baisse dans tous les secteurs d’activité.

Le statut de micro-entrepreneurs est de plus en plus répandu à La Réunion. La part des créations sous ce statut est encore prépondérante ce trimestre. Elles représentent 59 % des créations, soit 5 points de plus qu’au 3ᵉ trimestre 2020. Cette part est désormais comparable à celle du niveau national.

Au cours des 12 derniers mois, le nombre de créations sous le régime de micro-entrepreneurs augmente de 67 % et celui des sociétés, de 37 %. Dans le même temps, les créations d’entreprises individuelles classiques baissent de 12 %.

Avertissements sur le marché du travail

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données. Par ailleurs, depuis le 1ᵉʳ trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l'Acoss (champ hors intérim) et la Dares (sur l’intérim).

À compter du 1ᵉʳ trimestre 2021, la refonte de l’enquête Emploi entraîne une révision du taux de chômage dans les DOM : + 0,1 point à La Réunion (contre 0,0 point sur la France entière). Cette rupture est due à de multiples facteurs, notamment un changement du questionnaire et de concept sur le taux d’emploi et l’introduction d’internet comme mode de réponse en ré-interrogation. Afin de préserver la continuité temporelle des indicateurs, la rupture a été rétropolée dans les séries longues trimestrielles depuis 2014. Les séries présentées dans cette publication sont donc « sans rupture ». À ce stade cependant, les corrections qui ont été apportées aux séries passées des DOM doivent être considérées comme provisoires avec une incertitude plus importante que pour celles déterminées pour la France entière (hors Mayotte). Elles sont donc susceptibles d’être revues au printemps 2022, au moment de la publication des résultats annuels de 2021.

Dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.

La situation des personnes sur le marché du travail a été fortement affectée depuis le début de la crise sanitaire (secteur d’activité à l’arrêt, contrainte de garde d’enfant par exemple). Pour être considéré comme chômeur, il faut être sans emploi, disponible pour travailler et avoir fait des démarches actives de recherche d’emploi.

Encadré 1 - Contexte international – Reprise mondiale sous contraintes

Au troisième trimestre 2021, la reprise économique s’est poursuivie en Europe, sous l’effet notamment d’une demande intérieure dynamique, sauf en Espagne. Les difficultés de production et les tensions inflationnistes se font cependant sentir de plus en plus. Aux États-Unis, ces contraintes déjà vives et la diminution de l’effet des aides aux ménages ont pesé sur la consommation, provoquant un ralentissement de l’activité. En Chine, des pénuries d’électricité ainsi que l’apparition de foyers épidémiques ont conduit à des fermetures de moyens de production. Fin 2021, la persistance des contraintes d’approvisionnement, auxquelles s’ajoute l’incertitude sanitaire, continuerait d’affecter la croissance mondiale.

Encadré 2 - Contexte national – En France, l’activité a retrouvé son niveau d’avant-crise au troisième trimestre 2021

L’activité a fortement progressé au troisième trimestre (+ 3,0 %), tirée par la réouverture des secteurs auparavant affectés par les restrictions sanitaires (hébergement-restauration, services de transport, services aux ménages…). La consommation des ménages a rebondi (+ 4,9 %) et les échanges extérieurs ont joué positivement sur la croissance, dans un contexte de reprise graduelle du tourisme international. Dans le même temps, les prix de l’énergie continuent de tirer l’inflation à la hausse et les entreprises sont de plus en plus nombreuses à se déclarer contraintes par des difficultés d’approvisionnement. Malgré ce contexte et l’incertitude sanitaire, la reprise se poursuivrait au quatrième trimestre, conduisant à une croissance du PIB de 6,7 % en 2021, après sa chute de 8,0 % en 2020.

Publication rédigée par : Daniel Ah-Son, Anne Jonzo, Rissat Moezaly Goulamhoussem (Insee)

Définitions

Les services aux ménages sont majoritairement composés des activités des organisations associatives, ils comportent également les activités d’arts et spectacles, des activités récréatives et d’autres services personnels.

Les services aux entreprises correspondent aux activités scientifiques et techniques, qui regroupent les activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d'ingénierie, de contrôle et d'analyses techniques, ainsi qu’aux activités de services administratifs et de soutien, qui regroupent les activités liées à l’emploi (hors intérim), aux agences de voyage, aux activités de location et à la sécurité.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) et le nombre de personnes en emploi ou au chômage.