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Insee Flash Occitanie · Décembre 2021 · n° 114
Insee Flash OccitaniePopulations légales au 1er janvier 2019 : 5 933 185 habitants en Occitanie

Axelle Bonzi, Christophe Péalaprat (Insee)

Au 1er janvier 2019, l’Occitanie compte 5 933 185 habitants. La région se classe en cinquième position des régions françaises, derrière l’Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, la Nouvelle-Aquitaine, les Hauts-de-France et devant le Grand Est. La région gagne en moyenne 41 600 habitants chaque année entre 2013 et 2019, l’équivalent de communes telles qu’Alès ou Castres. Après la Guyane et la Corse, l’Occitanie partage, avec les Pays de la Loire, la troisième place des régions de France pour le rythme de croissance démographique : + 0,7 % par an contre + 0,4 % en moyenne nationale. La croissance de la population est due essentiellement à un nombre d’arrivées dans la région supérieur au nombre de départs. Cet excédent migratoire est le deuxième plus fort de France (hors Mayotte) en rythme (+ 0,7 % en moyenne par an) après la Corse (+ 1,1 %), mais le premier en valeur absolue avec 38 000 habitants supplémentaires par an. La Nouvelle-Aquitaine, avec + 34 000 personnes, arrive en seconde position. En revanche, l’accroissement naturel, qui se mesure par la différence entre le nombre de décès et de naissances, demeure en Occitanie un des plus faibles des régions de France (+ 0,1 % par an). La région se situe très loin de la Guyane (+ 2,4 % par an) ou de l’Île-de-France (+ 0,9 %), dans une position intermédiaire entre Auvergne-Rhône-Alpes (+ 0,3 %) et Nouvelle-Aquitaine (- 0,1 %).

Insee Flash Occitanie
No 114
Paru le : Paru le 29/12/2021
Avertissements

La situation sanitaire avait conduit à reporter à 2022 l’enquête annuelle de recensement de 2021. La méthode de calcul des populations annuelles a donc été adaptée, et les évolutions mesurées sur la dernière période doivent être analysées avec un pas de six ans (ici 2013-2019). La comparaison des évolutions de la population, du solde migratoire et du solde naturel sur des périodes de durées différentes (cinq ans pour 2008-2013, six ans pour 2013-2019) n’en reste pas moins pertinente, car toutes les données sont présentées en moyenne annuelle.

Afin d’améliorer la prise en compte de la multirésidence, notamment pour les enfants en résidence partagée, le questionnaire du recensement de la population a évolué en 2018. L’évolution de la population mesurée entre 2013 et 2019 est ainsi affectée d’un très léger effet questionnaire, inférieur à 0,1 % par an.

L’apport migratoire compense le déficit naturel dans neuf départements sur treize

Parmi les treize départements d’Occitanie, la Haute-Garonne et l’Hérault se distinguent par une forte croissance de leur population (figure 1) qui les place dans le peloton de tête des départements de métropole : la Haute-Garonne occupe la première place avec la Gironde (+ 1,3 % par an), alors que l’Hérault est à égalité avec la Haute-Savoie et la Loire-Atlantique (+ 1,2 %). Dans ces départements, par ailleurs très peuplés, l’excès des naissances sur les décès s’ajoute à un excédent migratoire particulièrement élevé (+ 0,7 % en Haute-Garonne et + 1,0 % dans l’Hérault). Seuls le Tarn-et-Garonne et le Gard bénéficient également d’un accroissement naturel (+ 0,1 % par an). Dans les neuf autres départements, les décès sont plus nombreux que les naissances. Le déficit naturel est très marqué dans le Lot et le Gers (- 0,5 % par an), soit un déficit parmi les plus importants de France métropolitaine. Les Hautes-Pyrénées, la Lozère, l’Aveyron et l’Ariège, avec des soldes naturels compris entre - 0,4 % à - 0,3 % par an, se situent également en queue de classement des départements français. Dans ces territoires, l’apport migratoire permet juste de conserver une population stable. Enfin, l’Aude, le Tarn et les Pyrénées-Orientales connaissent également des déficits naturels, mais moins prononcés (- 0,2 % par an). Dans ces trois départements, l’apport migratoire fait plus que compenser ces déficits et leur permet de gagner des habitants.

Figure 1Population municipale des départements au 1er janvier 2019

Population municipale des départements au 1er janvier 2019
Population 2019 Population 2013 Évolution annuelle moyenne 2013-2019 (%)
Totale due au solde naturel due au solde migratoire
Ariège 153 287 152 684 + 0,1 - 0,3 + 0,4
Aude 374 070 364 877 + 0,4 - 0,2 + 0,6
Aveyron 279 595 277 740 + 0,1 - 0,4 + 0,5
Gard 748 437 733 201 + 0,3 + 0,1 + 0,2
Haute-Garonne 1 400 039 1 298 562 + 1,3 + 0,5 + 0,7
Gers 191 377 190 276 + 0,1 - 0,5 + 0,5
Hérault 1 175 623 1 092 331 + 1,2 + 0,2 + 1,0
Lot 174 094 173 758 + 0,0 - 0,5 + 0,6
Lozère 76 604 76 607 - 0,0 - 0,4 + 0,4
Hautes-Pyrénées 229 567 228 868 + 0,1 - 0,4 + 0,4
Pyrénées-Orientales 479 979 462 705 + 0,6 - 0,2 + 0,8
Tarn 389 844 381 927 + 0,3 - 0,2 + 0,5
Tarn-et-Garonne 260 669 250 342 + 0,7 + 0,1 + 0,6
Occitanie 5 933 185 5 683 878 + 0,7 + 0,1 + 0,7
France métropolitaine 65 096 768 63 697 865 + 0,4 + 0,3 + 0,1
  • Source : Insee, recensements de la population, État civil

L’excédent naturel diminue fortement

En Occitanie, l’augmentation de population ralentit entre 2013 et 2019 (+ 0,7 % par an) par rapport à la période 2008-2013 (+ 1,0 %). L’excédent migratoire diminue pour atteindre + 38 000 habitants supplémentaires par an, contre + 42 700 par an sur le cycle précédent. Et l’excédent naturel accuse un net recul à + 3 600 personnes par an sur la période récente, contre + 10 100 par an auparavant. Comme en France, sous l’effet d’une baisse de la fécondité et d’un vieillissement de la population, le solde naturel se creuse dans les départements de la région par rapport à la période précédente (2008-2013). Dans l’Aveyron, le Lot, les Hautes-Pyrénées et la Lozère, la dégradation du déficit naturel est néanmoins compensée par une augmentation de l’apport migratoire. En Haute-Garonne, l’excédent naturel diminue légèrement entre les deux périodes sans modifier le rythme de croissance démographique. Dans les autres départements, la croissance de la population est plus faible entre 2013 et 2019 qu’entre 2008 et 2013 du fait du creusement du déficit naturel souvent combiné avec une diminution de l’apport migratoire.

Montpellier et Toulouse parmi les grandes agglomérations les plus dynamiques de France

Au sein de la région, l’armature urbaine concentre l’essentiel de l’accroissement de la population. Montpellier est l’agglomération (unité urbaine) de plus de 100 000 habitants de France métropolitaine où la croissance démographique est la plus forte entre 2013 et 2019 (+ 1,7 % par an) (figure 2). Celle de Toulouse, avec une population qui augmente de 1,4 % par an, se situe à la cinquième place nationale, derrière les agglomérations de Genève-Annemasse (partie française), Bordeaux et Nantes. Les agglomérations de Toulouse et Montpellier combinent de forts excédents migratoire et naturel.

Figure 2 Population municipale des agglomérations de plus de 50 000 habitants au 1er janvier 2019

Population municipale des agglomérations de plus de 50 000 habitants au 1er janvier 2019
Unités urbaines Population 2019 Population 2013 Évolution annuelle moyenne 2013-2019 (%)
Totale due au solde naturel due au solde migratoire
Toulouse 1 035 280 954 593 + 1,4 + 0,7 + 0,7
Montpellier 458 189 414 047 + 1,7 + 0,6 + 1,1
Perpignan 203 025 197 715 + 0,4 + 0,1 + 0,3
Nîmes 183 471 184 557 - 0,1 + 0,4 - 0,5
Alès 97 903 94 622 + 0,6 - 0,2 + 0,8
Béziers 93 623 89 243 + 0,8 + 0,2 + 0,6
Sète 91 959 91 508 + 0,1 - 0,1 + 0,1
Montauban 80 020 75 434 + 1,0 + 0,3 + 0,7
Tarbes 79 021 76 148 + 0,6 - 0,0 + 0,7
Albi 73 073 72 613 + 0,1 - 0,2 + 0,3
Saint-Cyprien 62 007 59 100 + 0,8 - 0,6 + 1,4
Castres 57 268 56 311 + 0,3 + 0,0 + 0,3
Narbonne 55 516 52 802 + 0,8 - 0,1 + 1,0
Lunel 52 384 49 115 + 1,1 + 0,4 + 0,7
  • Source : Insee, recensements de la population, État civil

Dans les agglomérations de plus de 50 000 habitants d’Occitanie, l’excédent migratoire est généralement le moteur de la croissance démographique, le solde naturel étant souvent faible ou négatif. Le gain de population est important dans l’agglomération de Montauban (+ 1,0 %), et dans certaines agglomérations situées le long du littoral méditerranéen (Lunel, Béziers, Narbonne, Saint-Cyprien). À l’inverse, la population reste relativement stable dans les agglomérations de Sète, Albi et Nîmes, cette dernière se démarquant par un important déficit migratoire entre 2013 et 2019 (- 0,5 % par an). La population augmente également dans une majorité d’agglomérations de moins de 50 000 habitants, grâce à des arrivées plus nombreuses que les départs. A contrario, certaines, souvent situées dans le Gard, gagnent de la population grâce à l’accroissement naturel qui compense le déficit migratoire (Monfrin, Saint-Gilles). En revanche, à l’image de Lourdes, Decazeville ou Condom, d’autres agglomérations perdent des habitants sous l’effet cumulé de déficits naturel et migratoire.

Figure 3Population municipale des communes au 1er janvier 2019 et évolution annuelle moyenne 2013-2019

Publication rédigée par : Axelle Bonzi, Christophe Péalaprat (Insee)

Définitions

Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.

Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. On parle d’accroissement naturel ou d’excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès (et inversement de déficit naturel).

L’agglomération correspond à la notion d’unité urbaine. Sa définition repose sur la continuité du bâti et le nombre d’habitants.

La population municipale comprend les personnes :

  • ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté;
  • détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune;
  • les sans-abri recensées sur le territoire de la commune ;
  • résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune.

La population municipale d'un ensemble de communes est égale à la somme des populations municipales des communes qui le composent.

Le concept de population municipale correspond désormais à la notion de population utilisée usuellement en statistique. En effet, elle ne comporte pas de doubles comptes : chaque personne vivant en France est comptée une fois et une seule. En 1999, c'était le concept de population sans doubles comptes qui correspondait à la notion de population statistique.

Remarque :
Le concept de population municipale est défini par le décret n°2003-485 publié au Journal officiel du 8 juin 2003, relatif au recensement de la population.

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