Insee
Insee Conjoncture Réunion · Octobre 2021 · n° 19
Insee Conjoncture RéunionAu 2ᵉ trimestre 2021, l’emploi salarié continue d’augmenterNote de conjoncture régionale - 2ᵉ trimestre 2021

Daniel Ah-Son, Anne Jonzo, Nathalie Poleya (Insee)

Au 2ᵉ trimestre 2021, l’économie réunionnaise réussit à surmonter le durcissement des mesures de restrictions sanitaires : après un tassement en avril et mai, le volume d’heures de travail rémunérées augmente de nouveau en juin et en juillet et se situe au-dessus du niveau de 2019. L’emploi salarié augmente fortement par rapport au trimestre précédent : +1,1 %, soit 2 900 emplois créés. Cette hausse est d’abord due à une augmentation du nombre d’apprentis qui se poursuit : au 2ᵉ trimestre, 1 200 contrats d’apprentissages sont signés ou prolongés. Elle s’explique aussi par l’emploi intérimaire qui reste très dynamique, par une augmentation du nombre de contrats aidés, ainsi que par la poursuite de la hausse de l’emploi dans les services, tant marchands que non marchands. Dans les transports et l’hébergement-restauration, l’emploi reste stable grâce aux dispositifs d’activité partielle. Cependant le volume d'heures rémunérées dans ces secteurs est en baisse par rapport au niveau d’avant-crise.

La baisse du chômage entamée depuis 2018 se poursuit : le taux de chômage s’établit trois points au-dessous de son niveau d’avant crise, à 17 % de la population active. Les créations d’entreprises atteignent un niveau record ce trimestre. Les autorisations de construire et les mises en chantier de logements progressent fortement sur un an. En revanche, l’activité reste limitée dans le secteur du tourisme, davantage exposé aux restrictions sanitaires. La fréquentation touristique dans les hôtels baisse ainsi de 38 % au 2ᵉ trimestre par rapport à la même période en 2019.

Insee Conjoncture Réunion
No 19
Paru le : Paru le 14/10/2021

Fin juin 2021, 272 500 salarié·es travaillent à La Réunion, secteurs privé et public confondus. Malgré le durcissement des restrictions sanitaires au début du 2ᵉ  trimestre, le nombre d’emplois salariés continue d’augmenter au 2ᵉ  trimestre 2021, avec 2 900 emplois supplémentaires par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2021. Cette hausse est presque aussi forte qu’au trimestre précédent (+ 1,1 % contre + 1,3 %). C’est le quatrième trimestre de suite que l’emploi salarié augmente fortement.

Au niveau national, l’emploi salarié dépasse son niveau d’avant-crise pour la première fois au 2ᵉ trimestre 2021, alors que La Réunion a retrouvé son niveau d'avant-crise dès le 3ᵉ trimestre 2020 (figure 1). De la fin 2019 à fin juin 2021, 9 100 emplois salariés sont créés à La Réunion, soit un rythme six fois plus élevé qu’en France (+ 3,4 % contre + 0,6 %).

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - La Réunion Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - La Réunion Emploi salarié privé - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 100,3 100,2 101,1 100,3
2ᵉ trim. 2011 100,8 100,3 100,9 100,4
3ᵉ trim. 2011 102,1 100,2 102,7 100,4
4ᵉ trim. 2011 103,3 100,3 103,3 100,4
1ᵉ trim. 2012 103,2 100,3 103,2 100,4
2ᵉ trim. 2012 104,0 100,3 103,8 100,3
3ᵉ trim. 2012 103,3 100,1 103,4 100,1
4ᵉ trim. 2012 103,4 100,0 103,5 99,9
1ᵉ trim. 2013 102,6 100,0 102,2 99,9
2ᵉ trim. 2013 103,9 99,9 103,3 99,7
3ᵉ trim. 2013 104,7 100,1 103,9 99,8
4ᵉ trim. 2013 106,5 100,4 104,7 99,9
1ᵉ trim. 2014 107,6 100,4 105,8 99,9
2ᵉ trim. 2014 107,7 100,4 105,9 99,9
3ᵉ trim. 2014 108,4 100,3 107,0 99,8
4ᵉ trim. 2014 109,7 100,4 107,7 99,8
1ᵉ trim. 2015 111,0 100,4 108,5 99,8
2ᵉ trim. 2015 110,9 100,6 108,2 100,0
3ᵉ trim. 2015 111,3 100,7 108,9 100,1
4ᵉ trim. 2015 112,3 100,9 110,0 100,3
1ᵉ trim. 2016 112,7 101,1 110,5 100,5
2ᵉ trim. 2016 113,3 101,3 111,0 100,8
3ᵉ trim. 2016 113,3 101,6 111,2 101,1
4ᵉ trim. 2016 113,5 101,7 111,8 101,3
1ᵉ trim. 2017 114,3 102,1 113,0 101,8
2ᵉ trim. 2017 114,8 102,4 113,4 102,2
3ᵉ trim. 2017 114,5 102,7 113,2 102,6
4ᵉ trim. 2017 114,8 103,1 113,8 103,2
1ᵉ trim. 2018 114,1 103,2 113,9 103,3
2ᵉ trim. 2018 113,0 103,3 113,0 103,5
3ᵉ trim. 2018 112,9 103,4 113,0 103,7
4ᵉ trim. 2018 112,5 103,7 112,1 104,1
1ᵉ trim. 2019 114,8 104,1 115,2 104,6
2ᵉ trim. 2019 115,4 104,3 115,9 104,8
3ᵉ trim. 2019 116,5 104,5 117,8 105,1
4ᵉ trim. 2019 117,7 104,9 118,8 105,5
1ᵉ trim. 2020 117,0 102,9 117,9 102,9
2ᵉ trim. 2020 116,1 102,0 117,1 102,1
3ᵉ trim. 2020 117,5 103,8 119,0 103,9
4ᵉ trim. 2020 118,9 103,7 120,4 103,8
1ᵉ trim. 2021 120,4 104,3 122,6 104,6
2ᵉ trim. 2021 121,7 105,5 124,0 106,0
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Mi-juin, la troisième et dernière phase du plan de désescalade des mesures de restrictions (réouverture des bars et restaurants, des cinémas et salles de sports avec une jauge limitée) œuvre en faveur de l’activité économique. Les entreprises ont alors peu recours aux dispositifs d'activité partielle mis en place depuis mars 2020 pour préserver les emplois ; ces dispositifs permettent d’indemniser les salariés dont le nombre d'heures rémunérées par les entreprises baisse, du fait d’une activité plus limitée.

Alors qu’il s’était tassé en avril et mai, le volume d’heures de travail rémunérées augmente de nouveau en juin et en juillet : il se situe à 6 % au-dessus de son niveau de 2019 (figure 2). Le retour à l’état d’urgence sanitaire le 14 juillet 2021 et les mesures consécutives de confinement risquent de venir perturber à nouveau l’activité économique.

Figure 2Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - La Réunion

en %
Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - La Réunion (en %)
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble - La Réunion Ensemble - France hors Mayotte
janv. 2020 2,0 -4,0 9,4 2,0 4,5 2,4 1,9
févr. 2020 1,4 2,6 7,7 1,4 4,8 2,4 1,8
mars 2020 -15,2 -30,6 -31,6 -12,4 -3,2 -14,6 -13,3
avr. 2020 -36,9 -65,0 -82,0 -36,3 -22,2 -40,4 -33,2
mai 2020 -19,1 -21,0 -68,6 -19,8 -10,7 -21,5 -22,4
juin 2020 -6,7 -3,6 -35,3 -6,8 -1,2 -7,4 -10,3
juil. 2020 -4,4 -3,9 -18,6 -2,4 2,6 -3,1 -6,8
août 2020 -3,6 -4,0 -13,5 -1,2 2,8 -2,0 -4,5
sept. 2020 -2,6 -3,0 -14,1 -0,2 3,0 -1,3 -4,4
oct. 2020 -2,4 -2,9 -12,3 1,1 4,2 -0,2 -4,8
nov. 2020 -2,1 -2,4 -12,4 1,7 4,3 0,2 -9,8
déc. 2020 -1,4 -4,3 -11,1 2,4 6,1 0,9 -6,7
janv. 2021 3,4 2,6 6,1 4,4 11,1 5,3 -5,2
févr. 2021 3,4 3,1 1,1 3,5 12,5 4,7 -5,4
mars 2021 0,3 3,7 -15,8 2,7 13,5 3,0 -5,1
avr. 2021 0,4 1,6 -43,4 2,0 12,8 0,6 -7,8
mai 2021 -0,6 2,9 -35,1 3,4 12,6 1,8 -5,7
juin 2021 1,8 5,5 -18,3 6,7 15,6 5,7 -0,5
juil. 2021 0,7 -0,3 -0,4 7,0 11,5 5,6 -1,5
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 2Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de 2019 - La Réunion

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

L’emploi salarié privé toujours dynamique

Au 2ᵉ trimestre 2021, le secteur privé crée 2 100 emplois, à un rythme moins soutenu que le trimestre précédent (+ 1,2 % contre + 1,8 %). Cette hausse s’explique d’abord par la forte croissance du nombre d’apprentis, conséquence de la mise en place d’une aide exceptionnelle pour l’embauche en contrat d’apprentissage dans le cadre du Plan de relance de l’économie. Entre fin mars et fin juin 2021, 1 200 personnes entrent ou prolongent leur contrat d'apprentissage, essentiellement dans le secteur privé (figure 3). Sur un an, entre juillet 2020 et juin 2021, 11 000 contrats d'apprentissage ont été signés ou prolongés contre 3 600 l'année précédente. Les secteurs qui embauchent le plus en apprentissage sont le commerce, l'industrie et l'hébergement-restauration. En outre, 1 100 personnes bénéficient en avril 2021 d'un contrat aidé  « initiative emploi » (CIE) dans le secteur marchand, soit 400 de plus que fin 2020.

L’emploi public augmente également (+ 800 emplois par rapport au trimestre précédent). À La Réunion, fin juin, 11 300 personnes bénéficient d’un contrat aidé « Parcours emploi compétence » (PEC), soit 500 de plus qu’au 1ᵉʳ trimestre.

Figure 3Entrées en contrat d’apprentissage

Entrées en contrat d’apprentissage
2019 2020 2021
Janv. 40 195 556
Fév. 78 281 997
Mars 73 174 634
Avril 77 33 417
Mai 60 63 343
Juin 119 148 406
Juil. 224 834
Août 681 1747
Sept. 742 1829
Oct. 481 1430
Nov. 370 973
Déc. 211 807
  • Champ : secteurs public et privé.
  • Sources : Dares.

Figure 3Entrées en contrat d’apprentissage

  • Champ : secteurs public et privé.
  • Sources : Dares.

Stabilité de l’emploi dans les transports et l’hébergement-restauration

Au 2ᵉ trimestre 2021, la fermeture des bars et restaurants vient renforcer les mesures déjà en place au 1ᵉʳ trimestre. Pour autant, l’emploi salarié hors intérim est stable dans l’hébergement-restauration, grâce aux dispositifs d'activité partielle et à l'embauche d'apprentis (figure 4). En revanche, dans ce secteur, le volume d’heures de travail rémunérées baisse de 43 % en avril 2021 par rapport à avril 2019. Il remonte en juin mais reste inférieur de 18 % à son niveau de juin 2019, malgré la réouverture des restaurants et le recul du couvre-feu à 21 heures au lieu de 18 heures. Cependant, en juillet, il revient à son niveau de deux ans plus tôt.

Le transport pâtit également de la crise sanitaire. Comme pour l'hébergement-restauration, l'emploi y est stable au 2ᵉ trimestre, mais le volume d'heures rémunérées par les entreprises du secteur diminue par rapport à la situation d'avant-crise. La levée en juin des motifs impérieux pour les voyageurs vaccinés réduit cet écart avec le niveau d'avant-crise (- 1,9 % par rapport à fin 2019). Toutefois, en juillet, avec la dégradation de la situation sanitaire, il se creuse de nouveau (- 3,1 %).

Dans le commerce, l’emploi salarié hors intérim augmente de 200 emplois, grâce notamment à l'embauche d'apprentis.

Figure 4Niveau et évolution de l’emploi salarié par secteur d’activité détaillé à La Réunion

Niveau et évolution de l’emploi salarié par secteur d’activité détaillé à La Réunion
Emploi salarié (en milliers) Évolution trimestrielle (en %) Évolution annuelle (en %)
Ensemble 272,5 1,1 4,9
Privé 184,6 1,2 5,9
Public 87,9 0,9 2,8
Par secteur d'activité
Agriculture 3,2 -3,0 3,8
Industrie 18,6 0,3 3,2
dont Agro-alimentaire 7,2 -0,7 2,9
Construction 16,2 0,8 9,7
Tertiaire marchand 121,1 1,4 5,4
Commerce 34,9 0,6 4,4
Transports 12,7 0,0 3,0
Hébergement - restauration 10,1 0,2 9,4
Information et communication 4,0 2,0 5,2
Services financiers 6,4 1,1 2,5
Services immobiliers 2,1 0,3 6,2
Services aux entreprises* 25,2 3,1 8,8
Intérim 4,8 6,6 27,3
Services aux ménages 20,9 1,1 -0,2
Tertiaire non marchand 113,5 1,1 4,0
  • * hors intérim
  • L’évolution trimestrielle compare le trimestre en cours au trimestre précédent, l’évolution annuelle compare le trimestre en cours au même trimestre de l’année précédente.
  • Note : données CVS, en fin de trimestre.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

La hausse de l'emploi se poursuit dans les services

L’emploi salarié hors intérim continue d’augmenter dans les services aux entreprises (+ 800 emplois au 2ᵉ trimestre), ainsi que dans les services aux ménages, essentiellement constitués d’associations (+ 200 emplois) (figure 5). En juillet 2021, le nombre d’heures rémunérées augmente de 7 % par rapport à juillet 2019 dans les services marchands hors hébergement-restauration.

Dans la construction, 100 emplois salariés hors intérim sont créés au 2ᵉ trimestre. Après trois trimestres consécutif de forte hausse, l’emploi ralentit dans ce secteur. Dans l’industrie, l’emploi est stable ce trimestre.

Figure 5Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 99,5 99,1 101,3 99,1
2ᵉ trim. 2011 100,8 97,9 101,0 100,7
3ᵉ trim. 2011 102,9 101,2 102,5 101,6
4ᵉ trim. 2011 102,6 100,7 102,9 103,8
1ᵉ trim. 2012 103,3 101,3 102,7 104,0
2ᵉ trim. 2012 100,8 101,3 103,4 105,1
3ᵉ trim. 2012 99,6 101,6 102,8 104,3
4ᵉ trim. 2012 98,0 101,8 103,3 104,7
1ᵉ trim. 2013 94,8 101,8 102,0 104,8
2ᵉ trim. 2013 93,8 102,3 103,0 106,5
3ᵉ trim. 2013 91,2 102,6 103,8 107,9
4ᵉ trim. 2013 91,4 102,2 104,5 111,5
1ᵉ trim. 2014 93,1 102,0 105,2 112,5
2ᵉ trim. 2014 93,2 102,0 104,7 112,8
3ᵉ trim. 2014 93,1 106,1 105,8 113,1
4ᵉ trim. 2014 92,0 104,6 107,3 115,3
1ᵉ trim. 2015 95,9 106,2 107,6 117,2
2ᵉ trim. 2015 94,6 105,7 107,2 117,8
3ᵉ trim. 2015 96,8 106,7 107,9 117,6
4ᵉ trim. 2015 97,5 106,7 109,1 118,5
1ᵉ trim. 2016 98,2 107,6 110,0 118,7
2ᵉ trim. 2016 99,4 107,3 110,6 119,8
3ᵉ trim. 2016 99,5 107,6 110,3 119,5
4ᵉ trim. 2016 98,8 108,8 110,8 119,1
1ᵉ trim. 2017 98,1 108,2 111,8 119,4
2ᵉ trim. 2017 98,1 108,6 111,9 120,2
3ᵉ trim. 2017 97,2 108,6 111,5 119,9
4ᵉ trim. 2017 97,4 109,1 111,9 119,8
1ᵉ trim. 2018 98,4 109,3 111,7 117,6
2ᵉ trim. 2018 98,6 110,4 109,9 116,5
3ᵉ trim. 2018 99,0 110,9 109,6 116,2
4ᵉ trim. 2018 98,9 110,1 109,1 116,8
1ᵉ trim. 2019 102,7 109,5 112,0 118,4
2ᵉ trim. 2019 104,1 110,6 112,5 118,9
3ᵉ trim. 2019 104,7 111,9 114,7 118,8
4ᵉ trim. 2019 103,8 111,5 116,0 120,4
1ᵉ trim. 2020 104,5 113,0 115,4 120,5
2ᵉ trim. 2020 104,6 111,4 113,7 119,3
3ᵉ trim. 2020 108,1 111,8 114,7 120,6
4ᵉ trim. 2020 110,4 113,1 115,6 122,1
1ᵉ trim. 2021 113,9 114,7 117,6 122,8
2ᵉ trim. 2021 114,8 115,0 119,0 124,1
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 5Évolution de l'emploi salarié par secteur - La Réunion

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Dans l’ensemble des secteurs (industrie, construction, services), les entreprises réalisent des ajustements de court terme en ayant recours à l’intérim. Après la baisse du 1ᵉʳ trimestre, l’emploi intérimaire repart à la hausse (+ 300 emplois) et atteint son plus haut niveau historique : 4 800 personnes sont en mission d’intérim fin juin. La situation sanitaire et les incertitudes qui en découlent incitent ainsi les entreprises à privilégier les contrats courts.

Au 2ᵉ trimestre 2021, 113 500 salarié·es travaillent dans les services non marchands (enseignement, administration publique, santé ou action sociale). Ces personnes travaillent majoritairement dans le public (80 %), mais peuvent également exercer dans le privé (activités de soutien scolaire, enseignement de la conduite, médecin, etc.). Ce trimestre, ce secteur enregistre une hausse de 1 200 emplois, essentiellement dans la santé et le social, à un rythme plus soutenu qu’au cours du trimestre précédent (+ 1,1 % contre + 0,6 %).

Le chômage continue de diminuer

À La Réunion, au 2ᵉ  trimestre 2021, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s’établit en moyenne à 17 %. Le taux de chômage se situe trois points en dessous de son niveau d’avant-crise, dans la continuité de la baisse initiée en 2018 (figure 6). Au niveau national, le chômage concerne 8,0 % de la population active au 2ᵉ trimestre 2021.

Figure 6Taux de chômage lissé

en %
Taux de chômage lissé (en %)
La Réunion Taux de chômage « lissé » - La Réunion France hors Mayotte
1ᵉ trim. 2014 25,6 26,8 10,1
2ᵉ trim. 2014 26,9 26,6 10,2
3ᵉ trim. 2014 27,2 26,2 10,3
4ᵉ trim. 2014 25,4 25,5 10,5
1ᵉ trim. 2015 23,5 24,7 10,3
2ᵉ trim. 2015 23,8 24,0 10,5
3ᵉ trim. 2015 24,1 23,4 10,4
4ᵉ trim. 2015 23,4 22,8 10,2
1ᵉ trim. 2016 23,3 22,4 10,2
2ᵉ trim. 2016 21,5 22,1 10,0
3ᵉ trim. 2016 21,7 22,0 9,9
4ᵉ trim. 2016 22,1 22,1 10,0
1ᵉ trim. 2017 21,5 22,3 9,6
2ᵉ trim. 2017 24,0 22,6 9,5
3ᵉ trim. 2017 22,5 23,0 9,5
4ᵉ trim. 2017 23,4 23,5 9,0
1ᵉ trim. 2018 24,1 24,2 9,3
2ᵉ trim. 2018 24,5 24,4 9,1
3ᵉ trim. 2018 24,2 24,3 9,0
4ᵉ trim. 2018 23,9 23,9 8,7
1ᵉ trim. 2019 22,7 23,0 8,7
2ᵉ trim. 2019 22,4 22,1 8,4
3ᵉ trim. 2019 20,5 21,0 8,5
4ᵉ trim. 2019 20,4 19,8 8,1
1ᵉ trim. 2020 19,1 18,5 7,8
2ᵉ trim. 2020 13,3 17,5 7,2
3ᵉ trim. 2020 19,6 17,0 9,1
4ᵉ trim. 2020 17,4 16,8 8,0
1ᵉ trim. 2021 17,8 17,0 8,1
2ᵉ trim. 2021 16,6 17,2 8,0
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisé.

Figure 6Taux de chômage lissé

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Avertissement : dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.
  • Source : Insee, Enquête Emploi et Taux de chômage localisé.

La fréquentation touristique toujours très affectée par la crise sanitaire

Au 2ᵉ trimestre 2021, à La Réunion, la crise sanitaire affecte de nouveau l’activité touristique. Les touristes en provenance de l’extérieur de l’île sont rares en raison des motifs impérieux nécessaires pour y entrer et des restrictions sanitaires qui se durcissent localement (couvre-feu généralisé dès 18 heures puis 19 heures et fermeture des restaurants du 6 avril au 18 mai). Avec 214 300 nuitées enregistrées, la fréquentation dans les hôtels et les autres hébergements collectifs touristiques est ainsi inférieure de 38 % à celle du 2ᵉ trimestre 2019 (figure 7). Cette baisse est cependant moins forte qu’entre le 2ᵉ trimestre 2019 et le 2ᵉ trimestre 2020, en plein cœur du confinement (- 84 %). Toutefois, le recul était nettement moins important le trimestre dernier (- 11 % par rapport au 1ᵉʳ trimestre 2019), porté par un très bon mois de janvier.

Figure 7Fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques à La Réunion

en nombre
Fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques à La Réunion (en nombre)
2019 2020 2021
janvier 133 500 135 600 139 700
février 102 300 111 300 79 900
mars* 121 700 98 300
avril 122 200 9 900 58 200
mai 121 800 15 100 88 200
juin 99 200 29 100 67 900
juillet 131 000 106 100 137 800
août 142 800 116 600
septembre 119 700 77 100
octobre 155 600 128 600
novembre 146 800 71 800
décembre 135 100 106 100
  • * non disponible en mars 2020.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Figure 7Fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques à La Réunion

  • * non disponible en mars 2020.
  • Source : Insee, enquêtes de fréquentation hôtelière.

Comparée aux mêmes mois de 2019, la baisse de fréquentation dans les hébergements réunionnais est plus forte en avril (– 52 %), où les restrictions sanitaires étaient les plus fortes (couvre-feu à 18 heures et fermeture des restaurants notamment), qu’en mai (– 28 %) et juin (– 32 %). Le chiffre d’affaires des hôtels chute dans des proportions assez semblables à celles de la fréquentation sur la période : de l’ordre de 60 % en avril et de 40 % en mai et juin (figure 8).

Ce repli affecte toutes les catégories d’hôtels, mais est plus marqué dans les établissements haut de gamme, de 3 à 5 étoiles (- 41 %) que dans les établissements économiques (- 31 % pour les hôtels non classés ou classés 1 ou 2 étoiles). Les hôtels de l’Ouest s’en sortent moins mal en mai et juin (- 23 % pour les nuitées par rapport à 2019) que ceux des autres microrégions (entre - 35 % dans le Sud et - 39 % dans le Nord-Est).

Au 2ᵉ trimestre 2021, le taux d’occupation est particulièrement faible avec 42 % des chambres occupées, contre 61 % au 2ᵉ trimestre 2019 et 54 % au 1ᵉʳ trimestre 2021.

Figure 8Évolution du chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration

en %
Évolution du chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration (en %)
Hôtellerie - La Réunion Restauration - La Réunion Hôtellerie - France entière Restauration - France entière
janv. 2019 6,5 7,7 4,5 5,4
févr. 2019 3,4 4,8 5,3 11,4
mars 2019 4,0 8,0 2,8 7,5
avr. 2019 -0,4 0,1 6,3 7,0
mai 2019 -1,0 -0,4 -1,4 5,8
juin 2019 11,4 8,5 10,5 8,4
juil. 2019 4,1 7,6 2,3 5,4
août 2019 4,5 3,2 4,8 9,1
sept. 2019 3,6 4,7 3,5 4,4
oct. 2019 4,3 4,4 0,2 6,5
nov. 2019 16,7 42,3 0,8 8,7
déc. 2019 18,2 3,7 5,1 4,9
janv. 2020 -3,3 7,3 7,9 8,6
févr. 2020 3,3 6,3 3,9 3,4
mars 2020 -51,5 -47,0 -59,0 -54,7
avr. 2020 -92,0 -92,3 -89,2 -90,0
mai 2020 -87,0 -58,1 -88,7 -72,9
juin 2020 -74,4 -14,8 -72,1 -28,8
juil. 2020 -33,4 -0,8 -44,5 -8,0
août 2020 -20,2 2,4 -25,2 -5,8
sept. 2020 -31,6 3,5 -44,6 -8,8
oct. 2020 -25,5 3,8 -50,9 -18,7
nov. 2020 -47,2 -2,9 -77,6 -63,3
déc. 2020 -18,6 9,3 -69,2 -54,9
janv. 2021 11,7 21,6 -67,8 -55,9
févr. 2021 -21,0 0,5 -65,8 -57,8
mars 2021 -19,0 -25,5 -69,1 -58,9
avr. 2021 -62,5 -42,3 -76,6 -60,4
mai 2021 -43,5 -30,3 -62,6 -40,9
juin 2021 -35,8 -5,5 -46,8 -7,4
  • Note : pour l'année 2019, l’évolution est calculée par rapport au même mois que l’année précédente. À partir de janvier 2020, l’évolution est calculée par rapport au même mois de 2019.
  • Avertissement : au niveau régional, les évolutions pour les campings ne sont disponibles que pour le cumul sur 12 mois. Elles ne sont pas disponibles au niveau départemental, ceci pour des raisons de fragilité des données lorsque l''on descend à un niveau géographique plus fin.
  • Champ : unités légales monorégionales pérennes de 2017 à 2020, dont l'activité principale n'a pas bougé durant cette période.
  • Source : DGFiP, Insee.

Figure 8Évolution du chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration

  • Note : pour l'année 2019, l’évolution est calculée par rapport au même mois que l’année précédente. À partir de janvier 2020, l’évolution est calculée par rapport au même mois de 2019.
  • Avertissement : au niveau régional, les évolutions pour les campings ne sont disponibles que pour le cumul sur 12 mois. Elles ne sont pas disponibles au niveau départemental, ceci pour des raisons de fragilité des données lorsque l''on descend à un niveau géographique plus fin.
  • Champ : unités légales monorégionales pérennes de 2017 à 2020, dont l'activité principale n'a pas bougé durant cette période.
  • Source : DGFiP, Insee.

La situation est aussi très dégradée dans la restauration : les restaurants ont été contraints de fermer en avril et en mai, seules les ventes à emporter ou les livraisons étant autorisées. Leur chiffre d’affaires s’en ressent fortement : - 42 % en avril 2021 par rapport au même mois de 2019, - 30 % en mai. Avec l’assouplissement des restrictions au cours du mois de juin, leur chiffre d’affaires est de nouveau proche de celui de deux ans plus tôt.

Les autorisations de construire en forte hausse

Sur un an, d’août 2020 à juillet 2021, 8 100 logements sont autorisés à la construction à La Réunion, soit une forte hausse par rapport à la période d’août 2019 à juillet 2020 (+ 10 %) (figure 9). Au niveau national, les autorisations de construire augmentent dans les mêmes proportions (+ 11 %). Mais davantage qu’à La Réunion, cette hausse reflète en partie un effet de rattrapage lié à la crise sanitaire, avec des communes chargées d’instruire les demandes de permis de construire qui ont fait face à davantage de difficultés pour fonctionner.

La croissance du nombre des autorisations de constructions est portée essentiellement par celle, très forte, des logements individuels (+ 35 %). Ces derniers représentent 4 600 projets de constructions autorisés, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis mi-2009. À l’inverse, le nombre de permis délivrés pour les logements collectifs diminue (- 13 %).

À La Réunion, entre août 2020 et juillet 2021, les ouvertures de chantiers de logements (6 900) augmentent de 17 % par rapport à la même période un an plus tôt. Cette forte progression concerne aussi bien les logements individuels (+ 17 %) que les logements collectifs (+ 21 %). En France, les mises en chantier sont aussi en hausse (+ 8 %), quel que soit le type de logement.

Figure 9Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2010)
La Réunion France hors Mayotte
déc. 2010 100,0 100,0
janv. 2011 97,9 101,6
févr. 2011 96,8 101,8
mars 2011 100,0 101,2
avr. 2011 98,9 101,0
mai 2011 104,3 102,6
juin 2011 101,1 102,9
juil. 2011 95,7 103,1
août 2011 95,7 104,3
sept. 2011 86,2 105,8
oct. 2011 86,2 106,5
nov. 2011 87,2 107,5
déc. 2011 89,4 108,6
janv. 2012 93,6 108,4
févr. 2012 92,6 108,6
mars 2012 95,7 108,5
avr. 2012 101,1 109,0
mai 2012 103,2 107,7
juin 2012 102,1 107,2
juil. 2012 104,3 106,4
août 2012 103,2 106,7
sept. 2012 101,1 104,5
oct. 2012 102,1 104,0
nov. 2012 100,0 102,9
déc. 2012 96,8 101,1
janv. 2013 92,6 101,3
févr. 2013 92,6 102,8
mars 2013 87,2 103,1
avr. 2013 84,0 101,4
mai 2013 86,2 99,4
juin 2013 86,2 97,7
juil. 2013 92,6 95,7
août 2013 89,4 92,5
sept. 2013 91,5 91,0
oct. 2013 89,4 90,4
nov. 2013 89,4 89,6
déc. 2013 88,3 88,7
janv. 2014 88,3 86,6
févr. 2014 87,2 83,5
mars 2014 95,7 82,6
avr. 2014 90,4 81,4
mai 2014 90,4 81,4
juin 2014 91,5 81,4
juil. 2014 86,2 81,8
août 2014 87,2 81,6
sept. 2014 88,3 81,8
oct. 2014 89,4 80,9
nov. 2014 88,3 80,0
déc. 2014 87,2 79,9
janv. 2015 88,3 79,6
févr. 2015 86,2 79,2
mars 2015 80,9 78,3
avr. 2015 86,2 79,2
mai 2015 80,9 78,6
juin 2015 78,7 79,5
juil. 2015 76,6 79,4
août 2015 78,7 80,3
sept. 2015 79,8 81,1
oct. 2015 76,6 81,7
nov. 2015 78,7 83,7
déc. 2015 80,9 84,9
janv. 2016 78,7 85,2
févr. 2016 81,9 86,7
mars 2016 81,9 87,0
avr. 2016 83,0 88,0
mai 2016 81,9 90,0
juin 2016 86,2 90,4
juil. 2016 88,3 91,4
août 2016 85,1 92,5
sept. 2016 83,0 94,6
oct. 2016 81,9 95,3
nov. 2016 83,0 96,2
déc. 2016 84,0 97,3
janv. 2017 86,2 98,0
févr. 2017 85,1 98,2
mars 2017 83,0 100,3
avr. 2017 78,7 100,2
mai 2017 79,8 101,0
juin 2017 78,7 102,1
juil. 2017 76,6 103,4
août 2017 83,0 103,8
sept. 2017 83,0 104,1
oct. 2017 86,2 104,5
nov. 2017 86,2 103,6
déc. 2017 84,0 103,3
janv. 2018 83,0 103,5
févr. 2018 83,0 104,0
mars 2018 81,9 102,7
avr. 2018 81,9 102,8
mai 2018 78,7 102,5
juin 2018 80,9 101,1
juil. 2018 85,1 99,8
août 2018 81,9 99,4
sept. 2018 87,2 98,5
oct. 2018 84,0 98,3
nov. 2018 81,9 98,1
déc. 2018 81,9 96,7
janv. 2019 84,0 96,4
févr. 2019 83,0 94,9
mars 2019 84,0 94,2
avr. 2019 84,0 94,5
mai 2019 86,2 93,8
juin 2019 81,9 93,7
juil. 2019 78,7 94,2
août 2019 75,5 93,2
sept. 2019 70,2 92,0
oct. 2019 71,3 92,6
nov. 2019 74,5 92,6
déc. 2019 75,5 94,2
janv. 2020 74,5 94,8
févr. 2020 78,7 95,8
mars 2020 77,7 95,5
avr. 2020 75,5 90,9
mai 2020 71,3 87,6
juin 2020 77,7 86,5
juil. 2020 78,7 84,3
août 2020 78,7 83,7
sept. 2020 78,7 83,9
oct. 2020 78,7 82,6
nov. 2020 78,7 82,8
déc. 2020 79,8 81,7
janv. 2021 78,7 80,9
févr. 2021 76,6 80,7
mars 2021 78,7 81,7
avr. 2021 85,1 86,1
mai 2021 89,4 89,8
juin 2021 84,0 91,6
juil. 2021 85,1 94,2
août 2021 89,4 95,0
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 9Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Rebond des créations d’entreprises

Au 2ᵉ trimestre 2021, 2 800 entreprises sont créées à La Réunion dans l’ensemble des secteurs marchands non agricoles. Après une légère baisse au trimestre précédent, le nombre de créations d’entreprises repart à la hausse (+ 11 %) (figure 10). Au niveau national, les créations sont en très léger repli (– 1 % sur le dernier trimestre).

Figure 10Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
La Réunion hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs La Réunion y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
4ᵉ trim. 2010 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2011 75,7 98,9 81,0 91,9
2ᵉ trim. 2011 86,0 98,7 88,2 92,4
3ᵉ trim. 2011 84,6 99,6 88,8 92,9
4ᵉ trim. 2011 76,7 99,2 80,3 93,3
1ᵉ trim. 2012 72,2 95,4 78,7 94,6
2ᵉ trim. 2012 65,9 92,3 69,2 93,5
3ᵉ trim. 2012 69,5 92,6 75,4 93,4
4ᵉ trim. 2012 72,4 92,6 79,1 90,5
1ᵉ trim. 2013 74,8 100,1 74,0 90,9
2ᵉ trim. 2013 80,3 101,7 76,1 91,6
3ᵉ trim. 2013 76,6 101,9 73,3 90,4
4ᵉ trim. 2013 71,7 103,4 68,4 92,3
1ᵉ trim. 2014 76,9 103,3 71,2 92,6
2ᵉ trim. 2014 76,2 104,4 69,7 92,8
3ᵉ trim. 2014 78,3 103,1 69,3 94,5
4ᵉ trim. 2014 87,3 102,2 77,3 93,8
1ᵉ trim. 2015 67,5 93,6 64,5 88,0
2ᵉ trim. 2015 69,3 94,3 67,7 88,5
3ᵉ trim. 2015 70,1 97,4 66,1 89,2
4ᵉ trim. 2015 68,5 97,6 63,3 90,0
1ᵉ trim. 2016 73,9 102,1 69,9 92,3
2ᵉ trim. 2016 71,1 103,6 68,2 95,2
3ᵉ trim. 2016 66,8 102,5 65,2 93,5
4ᵉ trim. 2016 67,4 104,1 66,9 92,6
1ᵉ trim. 2017 68,6 104,5 65,2 95,2
2ᵉ trim. 2017 68,6 104,8 66,1 96,2
3ᵉ trim. 2017 73,9 107,0 71,3 101,5
4ᵉ trim. 2017 72,3 111,5 73,6 108,0
1ᵉ trim. 2018 69,0 111,8 74,2 112,1
2ᵉ trim. 2018 66,8 113,4 73,9 116,9
3ᵉ trim. 2018 63,9 111,6 72,7 117,6
4ᵉ trim. 2018 55,8 112,7 69,8 121,9
1ᵉ trim. 2019 59,8 121,5 75,2 133,9
2ᵉ trim. 2019 60,5 120,1 76,3 134,6
3ᵉ trim. 2019 61,6 120,8 78,6 138,8
4ᵉ trim. 2019 66,8 121,8 81,5 146,7
1ᵉ trim. 2020 67,9 115,3 84,6 130,0
2ᵉ trim. 2020 44,4 84,6 64,1 110,1
3ᵉ trim. 2020 72,0 131,5 103,7 167,4
4ᵉ trim. 2020 79,9 131,6 115,1 169,1
1ᵉ trim. 2021 68,0 135,3 111,0 172,0
2ᵉ trim. 2021 66,4 140,4 122,7 169,9
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 10Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Le dynamisme des créations d’entreprises profite à tous les secteurs excepté celui de la construction (– 4 %). Les créations dans le secteur du « commerce, transports, hébergement et restauration » progressent fortement (+ 25 %) et contribuent pour plus des trois quarts à la hausse globale des créations. Elles augmentent également dans l’industrie (+ 34 %). C’est aussi le cas dans le secteur des « autres services » (+ 1 %) ; celui-ci regroupe toujours une part prépondérante des créations d’entreprises (45 %), mais en recul par rapport au trimestre précédent (- 4 points).

Le statut des micro-entrepreneurs est de plus en plus répandu à La Réunion. La part des créations sous ce statut augmente régulièrement. Elle atteint 63 % au 2ᵉ trimestre 2021, soit 5 points de plus qu’au trimestre précédent et 10 points de plus par rapport au 4ᵉ trimestre 2020. Cette part est désormais comparable à celle du niveau national. Hors micro-entrepreneurs, les créations baissent de 2 %.

Au cours des 12 derniers mois, le nombre de créations sous le régime de micro-entrepreneurs augmente de 80 % et celui des sociétés de 63 %, tandis que les créations d’entreprises individuelles « classiques » baissent de 23 %.

Avertissements

Dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données.

Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.

À compter du premier trimestre 2021, la refonte de l’enquête Emploi entraîne une révision du taux de chômage dans les DOM : + 0,1 point à La Réunion (contre 0,0 point sur la France entière). Cette rupture est due à de multiples facteurs, notamment un changement du questionnaire et de concept sur le taux d’emploi et l’introduction d’internet comme mode de réponse en ré-interrogation. Afin de préserver la continuité temporelle des indicateurs, la rupture a été rétropolée dans les séries longues trimestrielles depuis 2014. Les séries présentées dans cette publication sont donc « sans rupture ». À ce stade cependant, les corrections qui ont été apportées aux séries passées des DOM doivent être considérées comme provisoires avec une incertitude plus importante que pour celles déterminées pour la France entière (hors Mayotte). Elles sont donc susceptibles d’être revues au printemps 2022, au moment de la publication des résultats annuels de 2021.

La situation des personnes sur le marché du travail a été fortement affectée depuis le début de la crise sanitaire (secteur d’activité à l’arrêt, contrainte de garde d’enfant par exemple). Pour être considéré comme chômeur, il faut être sans emploi, disponible pour travailler et avoir fait des démarches actives de recherche d’emploi.

L'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge du dispositif.

Encadré 1 – Contexte national – En France, l’activité a rebondi au deuxième trimestre 2021, à la faveur de la levée des restrictions sanitaires

Après une stabilité au premier trimestre, le PIB français a progressé au deuxième trimestre 2021 (+1,1 %), l’activité ayant rebondi en mai et en juin après le confinement d’avril. Ce rebond a été notamment tiré par celui de la consommation, avec l’allègement progressif des restrictions sanitaires, mais aussi par l’investissement, qui a dépassé son niveau d’avant-crise. L’emploi salarié, de son côté, a progressé fortement, dépassant fin juin son niveau de la fin 2019. Dans le même temps, l’inflation a nettement augmenté et les entreprises sont nombreuses à se déclarer contraintes par des difficultés d’approvisionnement. Malgré ce contexte, la reprise se poursuivrait au second semestre, l’activité rejoignant à la fin de l’année son niveau d’avant-crise. Au total, le PIB augmenterait de 6 ¼ % en 2021, après sa chute de 8,0 % en 2020.

Encadré 2 – Contexte international – Au printemps 2021, l’activité économique s’est redressée dans les pays occidentaux

Au deuxième trimestre 2021, l’activité économique a progressé dans les principales économies occidentales. Cette croissance a principalement été portée par la consommation des ménages, stimulée par l’allègement des restrictions sanitaires, ainsi que par les soutiens budgétaires, notamment aux États-Unis. La reprise se poursuivrait au second semestre, malgré des tensions inflationnistes et des perturbations dans certaines chaînes d’approvisionnement mondiales. En Chine, l’activité a nettement progressé au premier semestre 2021, mais s’essoufflerait d’ici la fin de l’année.

Publication rédigée par : Daniel Ah-Son, Anne Jonzo, Nathalie Poleya (Insee)

Pour comprendre

Les estimations trimestrielles de l'emploi salarié sont élaborées à partir de différentes sources :

- les déclarations de cotisations sociales des établissements faites aux Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (Urssaf) et Caisses générales de sécurité sociale (CGSS), soit sous forme de bordereaux récapitulatifs de cotisations (BRC), soit de déclarations sociales nominatives (DSN) ;

- les fichiers de paie pour les personnels de la fonction publique d’État ;

- les déclarations de cotisations sociales collectées par la mutualité sociale agricole (MSA) ;

- les déclarations d’emploi des particuliers employeurs provenant de trois formalités administratives : déclaration nominative simplifiée (DNS), chèque emploi service universel (Cesu) et prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) ;

- les déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire (ETT) adressées à Pôle emploi, auxquelles se sont progressivement substituées les déclarations sociales nominatives (DSN) à compter de mi-2016.

Le champ des taux de chômage localisés couvre à présent les DOM (hors Mayotte) sur une période débutant au premier trimestre 2014. Ces taux de chômage localisés sont issues principalement de l’enquête emploi en continu, et présentent des intervalles de confiance importants.

Les estimations trimestrielles d’emploi et de chômage sont susceptibles d’être révisées chaque trimestre.

Définitions

Services aux entreprises : correspondent aux activités scientifiques et techniques, qui regroupent les activités juridiques, comptables, de gestion, d’architecture, d'ingénierie, de contrôle et d'analyses techniques, ainsi qu’aux activités de services administratifs et de soutien, qui regroupent les activités liées à l’emploi (hors intérim), aux agences de voyage, aux activités de location et à la sécurité.

Services aux ménages : majoritairement composés des activités des organisations associatives, ils comportent également les activités d’arts et spectacles, des activités récréatives et d’autres services personnels.