Insee Analyses Centre-Val de LoireRecensement de la population : 2 572 853 habitants en Centre‑Val de Loire en 2018

Florine Verdu, Willy Faguay (Insee)

Au 1er janvier 2018, 2 572 853 habitants résident en Centre-Val de Loire. Entre 2013 et 2018, la population de la région a augmenté de 2 305 habitants, soit une certaine stabilité (+ 0,02 % par an). Ce taux est plus faible qu’en France métropolitaine (+ 0,4 %). Le dynamisme démographique faiblit par rapport aux cinq années précédentes (2008-2013), où la population régionale augmentait de 0,3 % par an. Ce ralentissement fait suite à une légère dégradation des soldes naturel et migratoire. Le solde naturel, encore positif (+ 0,1 %), compense le solde migratoire devenu négatif (- 0,1 %). Le Loiret et l’Indre-et-Loire sont les départements les plus dynamiques de la région. L’expansion démographique se poursuit en périphérie des grandes villes.

Insee Analyses Centre-Val de Loire
No 72
Paru le : Paru le 29/12/2020
Florine Verdu, Willy Faguay (Insee)
Insee Analyses Centre-Val de Loire  No 72 - Décembre 2020

En 2018, la région Centre-Val de Loire, avec ses 2 572 853 habitants, est la région la moins peuplée de France métropolitaine, après la Corse. Elle concentre 4 % de la population métropolitaine.

La population de la région s’accroît de 460 habitants en moyenne chaque année entre 2013 et 2018, soit une certaine stabilité de la population (+ 0,02 % par an), comparable à celle des régions frontalières de l’Île‑de‑France (figure 1).

Figure 1Taux de variation annuel de la population entre 2013 et 2018

Taux de variation annuel de la population entre 2013 et 2018
Code de la région Région Taux de variation annuel de la population entre 2013 et 2018 (en %)
01 Guadeloupe -0,7
02 Martinique -0,9
03 Guyane 2,5
04 La Réunion 0,5
11 Île-de-France 0,4
24 Centre-Val de Loire 0,0
27 Bourgogne-Franche-Comté -0,1
28 Normandie 0,0
32 Hauts-de-France 0,1
44 Grand Est 0,0
52 Pays de la Loire 0,7
53 Bretagne 0,5
75 Nouvelle-Aquitaine 0,5
76 Occitanie 0,7
84 Auvergne-Rhône-Alpes 0,6
93 Provence-Alpes-Côte d'Azur 0,4
94 Corse 1,1
  • Source : Insee, Recensements de la population

Figure 1Taux de variation annuel de la population entre 2013 et 2018

  • Source : Insee, Recensements de la population

Le Loiret et l’Indre-et-Loire sont les départements les plus peuplés et regroupent la moitié de la population régionale (figure 2 et figure 3).

Le Loiret gagne 13 258 habitants entre 2013 et 2018, soit une augmentation de la population de 0,4 % par an. La croissance est de 0,2 % par an pour l’Indre‑et‑Loire. Ces augmentations sont dues à une contribution des soldes naturel et migratoire positifs.

Les départements de l’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher ont une relative stabilité démographique.

Dans le sud de la région, les populations du Cher et de l'Indre baissent respectivement de 0,5 % et 0,7 % par an entre 2013 et 2018. La diminution s’accentue sur les dix dernières années.

La contribution du solde naturel est positive dans les départements du Loiret, de l’Eure-et-Loir et de l’Indre-et-Loire (plus de naissances que de décès).

L’Indre-et-Loire, le Loiret et le Loir-et-Cher ont un solde migratoire positif ou nul (plus ou autant d’arrivées que de départs).

Figure 2Populations municipales des départements

nombre, %
Populations municipales des départements (nombre, %)
Taux de variation annuel moyen 2013-2018
Départements 2018 2013 Total Dû au solde naturel Dû au solde migratoire apparent
Centre-Val de Loire 2 572 853 2 570 548 0,0 0,1 -0,1
Cher 303 408 311 650 -0,5 -0,2 -0,3
Eure-et-Loir 431 997 432 967 0,0 0,3 -0,3
Indre 220 595 228 091 -0,7 -0,5 -0,1
Indre-et-Loire 607 760 600 252 0,2 0,2 0,1
Loir-et-Cher 330 248 332 001 -0,1 -0,1 0,0
Loiret 678 845 665 587 0,4 0,3 0,1
Départements limitrophes
Île-de-France
Seine-et-Marne 1 412 516 1 365 200 0,7 0,7 -0,1
Yvelines 1 441 398 1 418 484 0,3 0,7 -0,4
Essonne 1 296 641 1 253 931 0,7 0,9 -0,2
Bourgogne-Franche-Comté
Nièvre 205 828 215 221 -0,9 -0,6 -0,3
Yonne 337 504 341 483 -0,2 -0,2 -0,1
Normandie
Eure 599 962 595 043 0,2 0,3 -0,1
Orne 281 593 288 848 -0,5 -0,2 -0,3
Pays de la Loire
Maine-et-Loire 815 883 800 037 0,4 0,3 0,1
Sarthe 565 963 569 035 -0,1 0,1 -0,2
Nouvelle-Aquitaine
Creuse 117 503 120 872 -0,6 -0,9 0,3
Vienne 437 586 431 248 0,3 0,1 0,2
Haute-Vienne 373 199 375 856 -0,1 -0,1 0,0
Auvergne-Rhône-Alpes
Allier 337 171 343 431 -0,4 -0,4 0,0
France Métropolitaine 64 844 037 63 697 865 0,4 0,3 0,1
  • Note : Les taux de variation sont arrondis au plus près de leurs valeurs réelles. La somme des taux dus aux soldes naturels et migratoires peut être de fait légèrement différente du taux de variation de la population.
  • Source : Insee, Recensement de la population

Figure 3Taux de variation annuel de la population entre 2013 et 2018Variation annuelle de la population entre 2013 et 2018

Taux de variation annuel de la population entre 2013 et 2018
Département Taux de variation annuel moyen de la population entre 2013 et 2018 (en %)
01 0,9
02 -0,2
03 -0,4
04 0,3
05 0,2
06 0,1
07 0,4
08 -0,7
09 0,0
10 0,2
11 0,4
12 0,1
13 0,4
14 0,1
15 -0,3
16 -0,1
17 0,4
18 -0,5
19 0,0
21 0,1
22 0,1
23 -0,6
24 -0,2
25 0,3
26 0,8
27 0,2
28 0,0
29 0,2
2A 1,1
2B 1,1
30 0,3
31 1,2
32 0,1
33 1,2
34 1,2
35 0,9
36 -0,7
37 0,2
38 0,5
39 -0,1
40 0,7
41 -0,1
42 0,2
43 0,1
44 1,2
45 0,4
46 0,0
47 -0,1
48 0,0
49 0,4
50 -0,2
51 -0,1
52 -0,8
53 0,0
54 0,1
55 -0,7
56 0,5
57 -0,1
58 -0,9
59 0,1
60 0,3
61 -0,5
62 0,0
63 0,6
64 0,5
65 0,0
66 0,6
67 0,4
68 0,2
69 0,9
70 -0,2
71 -0,1
72 -0,1
73 0,5
74 1,2
75 -0,5
76 0,0
77 0,7
78 0,3
79 0,2
80 0,0
81 0,3
82 0,7
83 0,7
84 0,4
85 0,7
86 0,3
87 -0,1
88 -0,5
89 -0,2
90 -0,3
91 0,7
92 0,3
93 1,0
94 0,6
95 0,7
971 -0,7
972 -0,9
973 2,5
974 0,5
  • Source : Insee, Recensements de la population

Figure 3Taux de variation annuel de la population entre 2013 et 2018Variation annuelle de la population entre 2013 et 2018

  • Source : Insee, Recensements de la population

710 communes gagnent des habitants

En Centre-Val de Loire, 40 % des 1 757 communes gagnent des habitants entre 2013 et 2018. Une personne sur cinq vit dans une commune de moins de 1 000 habitants, ce qui représente 70 % des communes de la région.

Sur les six chefs-lieux de département, la population d’Orléans augmente le plus (+ 0,3 % par an). Celles de Bourges, Châteauroux, et Chartres diminuent (figure 4).

Figure 4Populations municipales des 40 plus grandes communes en 2018

nombre, %
Populations municipales des 40 plus grandes communes en 2018 (nombre, %) - Lecture : Les préfectures de département figurent en gras
Taux de variation annuel moyen 2013-2018
Communes 2018 2013 Total Dû au solde naturel Dû au solde migratoire apparent
Cher
Bourges 64 668 67 189 -0,8 0,0 -0,8
Vierzon 25 725 27 113 -1,0 -0,3 -0,7
Saint-Doulchard 9 549 9 295 0,5 -0,2 0,7
Saint-Amand-Montrond 9 531 10 238 -1,4 -0,9 -0,5
Eure-et-Loir
Chartres 38 426 38 840 -0,2 0,1 -0,3
Dreux 30 664 31 373 -0,5 1,0 -1,4
Lucé 15 435 16 149 -0,9 0,8 -1,7
Châteaudun 13 078 13 226 -0,2 -0,2 -0,1
Vernouillet 12 522 12 047 0,8 0,6 0,2
Mainvilliers 11 087 10 368 1,4 0,9 0,5
Nogent-le-Rotrou 9 610 10 496 -1,7 -0,8 -1,0
Indre
Châteauroux 43 442 45 209 -0,8 0,0 -0,8
Issoudun 11 690 12 420 -1,2 -0,9 -0,3
Indre-et-Loire
Tours 136 463 134 803 0,2 0,4 -0,1
Joué-lès-Tours 38 250 37 703 0,3 0,5 -0,2
Saint-Cyr-sur-Loire 15 991 16 239 -0,3 -0,3 0
Saint-Pierre-des-Corps 15 766 15 404 0,5 0,6 -0,2
Saint-Avertin 14 968 14 893 0,1 0,1 0
Amboise 12 693 13 246 -0,8 -0,3 -0,5
Chambray-lès-Tours 11 738 10 881 1,5 -0,1 1,6
Montlouis-sur-Loire 10 825 10 787 0,1 0,1 0
Fondettes 10 357 10 193 0,3 0 0,3
La Riche 10 331 10 276 0,1 0,6 -0,5
Loir-et-Cher
Blois 45 871 45 539 0,1 0,5 -0,4
Romorantin-Lanthenay 17 871 16 891 1,1 -0,1 1,2
Vendôme 16 133 17 121 -1,2 -0,5 -0,7
Loiret
Orléans 116 238 114 375 0,3 0,9 -0,6
Olivet 22 168 20 458 1,6 0,2 1,5
Fleury-les-Aubrais 21 070 20 677 0,4 0,9 -0,6
Saint-Jean-de-Braye 21 054 19 571 1,5 0,8 0,7
Saint-Jean-de-la-Ruelle 16 445 16 488 -0,1 0,8 -0,9
Saran 16 344 15 449 1,1 0,3 0,8
Montargis 14 789 14 326 0,6 0,2 0,5
Gien 13 732 14 624 -1,3 0,1 -1,3
Amilly 13 099 12 232 1,4 -0,4 1,8
Châlette-sur-Loing 12 790 12 812 0,0 0,6 -0,6
La Chapelle-Saint-Mesmin 10 205 10 078 0,3 0,1 0,2
Ingré 9 284 8 282 2,3 0,6 1,8
Pithiviers 8 935 9 039 -0,2 0,3 -0,5
Saint-Jean-le-Blanc 8 810 8 104 1,7 0,3 1,3
  • Note : Les taux de variation sont arrondis au plus près de leurs valeurs réelles. La somme des taux dus aux soldes naturels et migratoires peut être de fait légèrement différente du taux de variation de la population.
  • Lecture : Les préfectures de département figurent en gras
  • Source : Insee, Recensement de la population

Les 40 communes les plus peuplées de la région regroupent près de 958 000 habitants, soit 37 % de la population régionale. Entre 2013 et 2018, parmi ces communes, Ingré (45), Saint-Jean-le-Blanc (45), Olivet (45), Saint-Jean-de-Braye (45) et Chambray-lès-Tours (37) ont connu les plus fortes hausses de population (entre 1,5 % et 2,3 % par an en moyenne). En revanche, Nogent-le-Rotrou (28) et Saint-Amand-Montrond (18) ont le plus fortement diminué (respectivement de - 1,7 % et - 1,4 % par an) .

Plus d’un habitant sur cinq réside dans l'une des deux métropoles régionales

Entre 2013 et 2018, la population s'accroît de 0,7 % par an dans la métropole d’Orléans et de 0,3 % par an dans la métropole de Tours. (figure 5).

Figure 5Populations municipales des EPCI de plus de 50 000 habitants en 2018

nombre, %
Populations municipales des EPCI de plus de 50 000 habitants en 2018 (nombre, %)
Taux de variation annuel moyen 2013-2018
EPCI (Établissements Public de Coopération Intercommunale) 2018 2013 Total Dû au solde naturel Dû au solde migratoire apparent
Métropoles
Tours Métropole Val de Loire 294 220 290 114 0,3 0,3 0,0
Orléans Métropole 287 019 276 632 0,7 0,6 0,1
Communautés d’agglomération et communautés de communes
CA Chartres Métropole 136 243 134 866 0,2 0,4 -0,2
CA de Blois Agglopolys 105 286 104 620 0,1 0,2 -0,1
CA du Pays de Dreux * 103 924 103 577 0,1 0,5 -0,5
CA Bourges Plus 102 679 104 666 -0,4 0,0 -0,4
CA Châteauroux Métropole 72 983 74 738 -0,5 0,0 -0,4
CA Montargoise et Rives du Loing (A.M.E.) 62 240 60 825 0,5 0,2 0,3
CA Territoires Vendômois 53 337 55 148 -0,7 -0,3 -0,3
CC Touraine Vallée de l'Indre 52 983 49 733 1,3 0,5 0,8
CC Loches Sud Touraine 51 376 52 565 -0,5 -0,4 0,0
  • * Communauté d’agglomération composée en partie de communes hors région (population hors région non prise en compte)
  • Source : Insee, Recensements de la population

Figure 6Populations municipales des arrondissements

nombre, %
Populations municipales des arrondissements (nombre, %)
Taux de variation annuel moyen 2013-2018
Arrondissements 2018 2013 Total Dû au solde naturel Dû au solde migratoire apparent
Cher
Bourges 171 788 174 357 -0,3 0,0 -0,3
Saint-Amand-Montrond 62 545 65 843 -1,0 -0,7 -0,3
Vierzon 69 075 71 450 -0,7 -0,3 -0,3
Eure-et-Loir
Chartres 209 270 206 992 0,2 0,4 -0,2
Châteaudun 58 427 59 770 -0,5 -0,2 -0,3
Dreux 128 924 129 058 0,0 0,5 -0,5
Nogent-le-Rotrou 35 376 37 147 -1,0 -0,4 -0,6
Indre
Le Blanc 31 121 32 626 -0,9 -0,9 0,0
Châteauroux 127 690 131 267 -0,6 -0,3 -0,2
La Châtre 28 024 28 946 -0,6 -0,9 0,2
Issoudun 33 760 35 252 -0,9 -0,5 -0,3
Indre-et-Loire
Chinon 103 438 103 189 0,0 0,0 0,1
Tours 386 974 378 244 0,5 0,3 0,1
Loches 117 348 118 819 -0,2 -0,1 -0,1
Loir-et-Cher
Blois 150 589 149 790 0,1 0,2 -0,1
Vendôme 68 599 70 788 -0,6 -0,4 -0,3
Romorantin-Lanthenay 111 060 111 423 -0,1 -0,4 0,3
Loiret
Montargis 169 523 171 239 -0,2 -0,1 -0,1
Orléans 446 038 431 580 0,7 0,5 0,2
Pithiviers 63 284 62 768 0,2 0,1 0,1
  • Source : Insee, Recensements de la population

Dans les aires d’attraction des villes les plus peuplées de la région, la population des couronnes a davantage augmenté que celle des pôles, respectivement de 0,3 % et 0,2 % en moyenne par an. La contribution du solde migratoire est positive dans ces couronnes (+ 0,1 %) tandis qu'elle est négative dans les pôles (- 0,2 %). La contribution du solde naturel est positive dans les pôles (+ 0,4 %) et les couronnes (+ 0,2 %) (figure 7).

Figure 7Évolution de la population des aires d’attractions des villes de plus de 50 000 hab. de la région Centre-Val de Loire entre 2013 et 2018

en %
Évolution de la population des aires d’attractions des villes de plus de 50 000 hab. de la région Centre-Val de Loire entre 2013 et 2018 ( en %)
Aire d’attraction des villes (plus de 50 000 hab. de la région Centre-Val de Loire) Taux de variation annuel moyen 2013-2018 Contribution du solde naturel au taux de variation Contribution du solde migratoire apparent au taux de variation
Ensemble 0,3 0,3 0,0
Pôle 0,2 0,4 -0,2
Couronne 0,3 0,2 0,1
  • Source : Insee, Recensement de la population

Figure 7Évolution de la population des aires d’attractions des villes de plus de 50 000 hab. de la région Centre-Val de Loire entre 2013 et 2018

  • Source : Insee, Recensement de la population

Figure 8Populations municipales des principales aires d’attraction des villes

nombre, %
Populations municipales des principales aires d’attraction des villes (nombre, %)
Taux de variation annuel moyen 2013-2018
Aires d’attraction des villes 2018 2013 Total Dû au solde naturel Dû au solde migratoire apparent
Cher
Bourges 174 771 177 443 -0,3 0,0 -0,3
Vierzon 39 842 41 576 -0,8 -0,4 -0,5
Saint-Amand-Montrond * 22 325 23 351 -0,9 -0,5 -0,3
Eure-et-Loir
Chartres 170 581 169 039 0,2 0,4 -0,2
Châteaudun 34 483 35 167 -0,4 -0,1 -0,3
Nogent-le-Rotrou * 17 573 18 809 -1,4 -0,5 -0,9
Indre
Châteauroux 113 011 115 544 -0,4 -0,1 -0,3
Issoudun 19 958 20 968 -1,0 -0,5 -0,5
Le Blanc 16 170 16 909 -0,9 -0,8 -0,1
Indre-et-Loire
Tours 516 973 507 669 0,4 0,3 0,1
Chinon * 22 895 22 881 0,0 -0,3 0,3
Loches 18 838 19 417 -0,6 -0,4 -0,2
Loir-et-Cher
Blois 144 427 143 558 0,1 0,2 -0,1
Vendôme 47 581 49 080 -0,6 -0,2 -0,4
Romorantin-Lanthenay 41 824 41 128 0,3 -0,3 0,6
Loiret
Orléans 449 299 434 866 0,7 0,5 0,2
Montargis 72 120 70 883 0,3 0,2 0,2
Gien 44 145 45 911 -0,8 -0,2 -0,6
Pithiviers 26 237 26 255 0,0 0,3 -0,3
  • * Aire d’attraction des villes composée en partie de communes hors région (population hors région non prise en compte)
  • Source : Insee, Recensement de la population

Le phénomène de périurbanisation se poursuit. Les zones situées près des pôles se densifient (figure 9).

La population diminue dans les plus petites aires d’attraction des villes ainsi que dans les communes situées hors d’attraction de ces zones.

Figure 9Carte lissée de la variation annuelle de la population entre 2008 et 2018Variation annuelle de la densité de la population entre 2008 et 2018

  • La carte a été réalisée à partir de l’évolution annuelle moyenne de la population entre 2008 et 2018 par communes (rayon de lissage : 15 km).
  • Source : Insee, Recensements de la population, État civil

Encadré

Afin d'améliorer la prise en compte de la multirésidence, notamment pour les enfants en résidence partagée, le questionnaire du recensement de la population a évolué en 2018. L'évolution de population mesurée entre 2013 et 2018 est ainsi affectée d'un très léger effet questionnaire, qui est négligeable sur cette période.

Sources

Pourquoi l’Insee publie fin 2020 les chiffres de 2018 ?

Les populations publiées fin 2020 pour entrer en vigueur au 1er janvier 2021 sont millésimées 2018, car elles sont calculées à partir des informations collectées lors des cinq enquêtes annuelles de recensement de 2016 à 2020 et ramenées à une même date : celle du milieu de la période. L’égalité de traitement entre les communes est ainsi assurée. La géographie utilisée pour la diffusion du recensement de l’année 2018 est la géographie en vigueur au 1er janvier 2020.

Les résultats des recensements rénovés ne se comparent correctement entre eux que sur des périodes espacées d’au moins 5 ans.

Définitions


Solde naturel / Accroissement naturel / Excédent naturel de population :

le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période.

On parle d'accroissement naturel ou d'excédent naturel lorsque le nombre de naissances est supérieur à celui des décès.


Solde apparent des entrées sorties / Solde migratoire apparent :

le solde apparent des entrées sorties approche la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties, au cours de la période considérée. Il est obtenu par différence entre la variation totale de la population au cours de la période considérée et le solde naturel.


Aire d'attraction des villes :

définit l’étendue de son influence sur les communes environnantes. Une aire est un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué d’un pôle de population et d’emploi, et d’une couronne qui regroupe les communes dont au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle. La commune la plus peuplée du pôle est appelée commune-centre.

Les pôles sont déterminés principalement à partir de critères de densité et de population totale, suivant une méthodologie cohérente avec celle de la grille communale de densité. Un seuil d’emplois est ajouté de façon à éviter que des communes essentiellement résidentielles, comportant peu d’emplois, soient considérées comme des pôles. Si un pôle envoie au moins 15 % de ses actifs travailler dans un autre pôle de même niveau, les deux pôles sont associés et forment ensemble le cœur d’une aire d’attraction.

Les communes qui envoient au moins 15 % de leurs actifs travailler dans le pôle constituent la couronne de l’aire d’attraction du pôle. La définition des plus grandes aires d’attraction des villes est cohérente avec celle des « cities » et « aires urbaines fonctionnelles » utilisées par Eurostat et l’OCDE pour analyser le fonctionnement des villes. Le zonage en aires d’attraction des villes facilite ainsi les comparaisons internationales et permet de visualiser l’influence en France des grandes villes étrangères. Ainsi, sept aires ont pour commune-centre une ville localisée à l’étranger (Bâle, Charleroi, Genève, Lausanne, Luxembourg, Monaco et Sarrebruck).

Les aires sont classées suivant le nombre total d’habitants de l’aire. Les principaux seuils retenus sont : Paris, 700 000 habitants, 200 000 habitants et 50 000 habitants. Les aires dont le pôle est situé à l’étranger sont classées dans la catégorie correspondant à leur population totale (française et étrangère).


Remarque :

Le zonage en aires d’attraction des villes (ZAAV) 2020 se substitue au zonage en aires urbaines (ZAU) de 2010.

Pour en savoir plus

« Le dynamisme démographique faiblit entre 2013 et 2018, avec la dégradation du solde naturel », Insee Focus n° 221, décembre 2020.

« En Centre-Val de Loire, 90 % de la population vit dans une des 40 aires d’attraction des villes », Insee Analyses Centre-Val de Loire n° 69, décembre 2020.

« 128 communes ont fusionné en Centre-Val de Loire en dix ans », Insee Flash Centre-Val de Loiren° 39, octobre 2020.

« Recensement de la population :2 576 252 habitants en Centre-Val de Loire en 2017 », Insee Analyses Centre-Val de Loire n° 59, décembre 2019.