Insee Analyses Bourgogne-Franche-ComtéDéplacements domicile-travail en Bourgogne-Franche-Comté, les trajets s’allongent et l’automobile reste reine

Charles Pilarski, Yohann René (Insee)

Chaque jour, 725 000 actifs résidant en Bourgogne-Franche-Comté se déplacent dans une autre commune pour aller travailler. Dix ans auparavant, ils étaient 25 700 de moins. Même si les trajets continuent de s’allonger, ils restent avant tout des déplacements de proximité. La moitié des navetteurs résident ainsi à moins de 16 km de leur lieu de travail.

Les grands pôles d’emploi de la région captent l’essentiel des navetteurs. Dijon et Besançon exercent une influence forte dans leur espace périurbain et même au-delà. Sur la bande frontalière, près de 35 000 résidents travaillent en Suisse, soit près de 15 000 actifs supplémentaires en dix ans. Habitant de plus en plus loin de la frontière, ils parcourent des distances plus élevées.

La voiture est le mode de transport privilégié par 90 % des navetteurs. Les externalités négatives de ce mode de déplacement sont nombreuses (pollutions, GES, accidentologie, précarité énergétique…) mais la région a l’avantage de ne pas connaitre d’importants embouteillages. Globalement, les transports en commun véhiculent peu de navetteurs et seules les lignes les plus structurantes parviennent à concurrencer en partie la voiture.

Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté
No 81
Paru le : Paru le 01/12/2020
Charles Pilarski, Yohann René (Insee)
Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté  No 81 - Décembre 2020

En 2016, 7 actifs sur 10 de Bourgogne-Franche-Comté sont navetteurs. Ce sont ainsi près de 725 000 personnes qui travaillent dans une commune différente de celle où elles habitent (figure 1). En dix ans, le nombre de ces navetteurs a augmenté de 3,7 %, soit 25 700 personnes supplémentaires. Dans un espace périurbain qui s’étend, la part de navetteurs continue de progresser. Dans le même temps, l’essor du travail frontalier a multiplié par 1,5 le nombre d’actifs travaillant en Suisse. Par ailleurs, la plupart des territoires de frange de la région sont davantage polarisés qu’avant vers les grands pôles d’emploi extérieurs : le Sénonais, l’est belfortin, le sud du Jura notamment. Au final, le nombre d’actifs sortants de la région a augmenté de 30 %, alors que les entrants n’augmentaient que de 22 %.

Figure 1Trois groupes d’égale importance : les non navetteurs, les navetteurs restant dans leur EPCI et ceux travaillant ailleurs en Bourgogne-Franche-ComtéRépartition des navetteurs selon le lieu de résidence et distance médiane parcourue

Trois groupes d’égale importance : les non navetteurs, les navetteurs restant dans leur EPCI et ceux travaillant ailleurs en Bourgogne-Franche-Comté
Lieu de résidence Lieu de travail Distance parcourue en km par les sortants Navetteurs sortant de BFC Distance parcourue en km par les entrants Navetteurs entrant en Bourgogne-Franche-Comté
Bourgogne-Franche-Comté Autre région de France 68 52 500 34 41 400
Bourgogne-Franche-Comté Étranger 38 35 100 ? NC
EPCI de Bourgogne-Franche-Comté Autre EPCI de la région Bourgogne-Franche-Comté 24 322 800 /// ///
Commune d’un EPCI de Bourgogne-Franche-Comté Une autre commune du même EPCI 9 314 900 /// ///
Navetteurs résidant en Bourgogne-Franche-Comté /// /// 725 000 /// ///
  • /// : absence de résultat due à la nature des choses
  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire) ; distancier OpenStreetMap (traitement Insee)

Figure 1Trois groupes d’égale importance : les non navetteurs, les navetteurs restant dans leur EPCI et ceux travaillant ailleurs en Bourgogne-Franche-ComtéRépartition des navetteurs selon le lieu de résidence et distance médiane parcourue

  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire) ; distancier OpenStreetMap (traitement Insee)

Un navetteur sur deux passe plus de 40 minutes dans les transports

La moitié des navetteurs résidant en Bourgogne-Franche-Comté parcourt plus de 16 km pour se rendre au travail (figure 2). Cela représente l’équivalent de 40 minutes de trajet aller-retour par la route, 3 minutes de plus que dix ans auparavant.

Bien qu’en recul, les déplacements au sein de l’intercommunalité (EPCI) de résidence restent nombreux. Toutefois, leur part dans l’ensemble des navettes a nettement diminué : en 2006, 48 % des navetteurs travaillaient dans leur EPCI de résidence contre 43 % en 2016. Naturellement, les distances parcourues se sont allongées, en particulier pour les trajets les plus longs : 10 % des navetteurs de Bourgogne-Franche-Comté font plus de 53 km pour se rendre sur leur lieu de travail, soit un allongement de 6 km en dix ans.

Figure 2La moitié des navetteurs parcourent moins de 16 km (ou en moins de 20 min) pour se rendre à leur travailRépartition des navetteurs selon la distance parcourue et le mode de transport (trajet aller)

La moitié des navetteurs parcourent moins de 16 km (ou en moins de 20 min) pour se rendre à leur travail
Tout transport confondu Transport en commun
D1 Q1 Médiane Q3 D9 D1 Q1 Médiane Q3 D9
Durée (en min) 9 12 20 32 51 9 14 31 72 132
Distance (en km) 6 9 16 29 53 6 9 30 92 188
Évolution (en km) depuis 2006 +1 +2 +3 +6 +1 +1 +7 +24 +22
Navetteurs en 2016 725000 38200
  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire) ; distancier OpenStreetMap (traitement Insee)

Figure 2La moitié des navetteurs parcourent moins de 16 km (ou en moins de 20 min) pour se rendre à leur travailRépartition des navetteurs selon la distance parcourue et le mode de transport (trajet aller)

  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire) ; distancier OpenStreetMap (traitement Insee)

Des déplacements longue distance entre métropoles, mais aussi depuis des zones moins denses

Les navettes longue distance, supérieures à 100 km, concernent seulement 5 % des navetteurs. Il s’agit d’abord des résidents de grands pôles, comme Dijon ou Besançon. Parmi ces navetteurs longue distance, on retrouve davantage de cadres (28 %, deux fois plus que dans l’ensemble des navetteurs) vraisemblablement attirés par des emplois qualifiés, en grand nombre et mieux rémunérés. Ils travaillent dans les grandes agglomérations de la région ou à Paris, Lyon et Strasbourg. Ces flux restent cependant limités.

Ces trajets lointains ne se cantonnent pas à des échanges entre grands pôles urbains (figure 3). Certains navetteurs parcourent de longues distances tout en habitant dans des territoires plus ruraux, moins dynamiques et moins bien reliés : dans la Puisaye ou dans le Morvan, dans le Châtillonnais ou à proximité de la Suisse. L’infrastructure de transport en commun y existe rarement. Ces navetteurs ruraux utilisent donc surtout leur voiture pour rejoindre Nevers, l’Île-de-France, Dijon ou l’intérieur de la Suisse, notamment Lausanne.

Figure 3Dans certains territoires, plus d’1 navetteur sur 5 parcourt au moins 50 km pour se rendre au travailPart de navetteurs parcourant au moins 50 km aller parmi l’ensemble des navetteurs (lissage communal de rayon 15 km)

  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire) ; distancier OpenStreetMap (traitement Insee)

Les grandes agglomérations attirent surtout des habitants de leur première couronne périurbaine

Quelle que soit leur taille, les principales agglomérations de la région entretiennent peu de liens avec les territoires au-delà de leur première couronne périurbaine.

Pour autant, les grands pôles captent l’essentiel des flux de navetteurs. Localement, ils représentent jusqu’à 40 % de l’emploi occupé. Qu’ils travaillent dans des pôles de taille moyenne ou plus grands, la distance alors parcourue par les entrants est sensiblement la même, 20 à 30 km (médiane) excepté pour Le Creusot-Montceau où les trajets sont plus longs (figure 4).

Dans ces espaces périphériques, plus des deux tiers des actifs travaillent dans un autre EPCI. Davantage de couples bi-actifs avec enfants résident en périphérie, que dans le reste de la population. Plus jeunes, ils sont aussi plus souvent cadres et propriétaires de leur maison. C’est particulièrement vrai autour de Dijon. Cependant, des populations s’éloignent aussi des centres urbains pour réduire notamment leurs dépenses de logement.

Figure 4Les navetteurs entrants parcourent entre 20 et 30 km pour accéder aux principaux pôles d’emploi, excepté Creusot MontceauPart des navetteurs entrants dans l’emploi et distance médiane parcourue

Les navetteurs entrants parcourent entre 20 et 30 km pour accéder aux principaux pôles d’emploi, excepté Creusot Montceau - Note de lecture : Dans le Grand Belfort, 39 % de l’emploi est occupé par des actifs entrants. La moitié d’entre eux parcourt moins de 21 km.
EPCI du lieu de travail Part des navetteurs entrants dans l’emploi (en %) Distance médiane parcourue (en km)
Mâconnais Beaujolais Agglo. 39,9 21
Grand Belfort 39,2 21
CA de Nevers 39,1 22
CA de l'Auxerrois 39,1 24
Beaune, Côte et Sud 36,1 26
Grand Chalon 34,4 26
Dijon Métropole 34,3 27
Pays de Montbéliard Agglo. 32,1 22
Grand Besançon Métropole 28,2 30
Creusot Montceau 17,6 35
  • Note de lecture : Dans le Grand Belfort, 39 % de l’emploi est occupé par des actifs entrants. La moitié d’entre eux parcourt moins de 21 km.
  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire) ; distancier OpenStreetMap (traitement Insee)

Figure 4Les navetteurs entrants parcourent entre 20 et 30 km pour accéder aux principaux pôles d’emploi, excepté Creusot MontceauPart des navetteurs entrants dans l’emploi et distance médiane parcourue

  • Note de lecture : Dans le Grand Belfort, 39 % de l’emploi est occupé par des actifs entrants. La moitié d’entre eux parcourt moins de 21 km.
  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire) ; distancier OpenStreetMap (traitement Insee)

Dans certains territoires ruraux bien reliés, plus de navetteurs au prix de temps de trajets plus longs

Dans l’espace rural, certains territoires sont de plus en plus sous l’influence des grandes agglomérations régionales. C’est le cas le long de la vallée de l’Ognon et à l’est de l’axe Dijon-Mâcon. Ils demeurent assez éloignés des grandes agglomérations tout en restant proches des axes de communication permettant d’y accéder facilement. Ils sont devenus attractifs pour des actifs à revenu intermédiaire qui continuent à travailler en ville, au prix de trajets plus longs. Plus souvent employés que dans le périurbain, plus souvent dépendants de leur voiture également, ces nouveaux navetteurs sont particulièrement impactés par les variations des coûts du transport, automobiles et carburants, et par les frais induits comme la garde des enfants.

Dans la bande frontalière, 35 000 navetteurs au profil atypique

Dans la zone montagneuse frontalière, résident 35 000 navetteurs travaillant en Suisse. Le travail frontalier a connu un essor important depuis le milieu des années 2000. Le profil du navetteur frontalier reste singulier : plus jeunes que les non-frontaliers, plus de la moitié à être ouvriers.

Ils parcourent souvent des distances bien plus importantes que les non-frontaliers : plus de la moitié dépassent les 40 km ; mais il existe de fortes disparités. Elles sont d’abord liées aux lieux de travail : si une majorité de ces navetteurs travaillent dans les pôles d’emploi horlogers juste de l’autre côté de la frontière comme La Chaux-de-Fonds ou Le Locle, d’autres occupent des emplois tertiaires plus éloignés, à Lausanne ou Yverdon-les-Bains. D’autre part, les lieux de résidence, historiquement situés à moins de 10 km de la frontière, se sont considérablement éloignés, parfois même jusque dans le périurbain bisontin. Le foncier y est moins cher, ce qui favorise l’installation de familles. Au final, si les trajets les plus fréquentés relèvent de distances inférieures à 20 km, comme Morteau - Le Locle ou Les Rousses - Le Chenit, certains navetteurs parcourent parfois jusqu’à 100 km, attirés par les emplois suisses mieux rémunérés.

90 % des déplacements en voiture, sur un réseau peu chargé malgré quelques points noirs

La voiture reste partout le mode de transport dominant pour aller travailler : 90 % des navetteurs de la région le privilégient. Les tronçons les plus empruntés se situent autour des trois principaux pôles d’emploi régionaux : vers Dijon, depuis Beaune et Auxonne, vers Besançon depuis Dole ainsi qu’entre Belfort et Montbéliard (figure 5).

Dans le reste de la région, la fréquentation des routes est moins importante. Seules les routes du Jura et du Doubs sont un peu plus fréquentées par la présence des frontaliers. Sur ces routes de moyenne montagne, le nombre de voies praticables est alors déterminant. Il n’est pas rare d’y constater des engorgements aux heures de pointe comme dans les grandes villes.

Dans d’autres territoires, certains points noirs ont été résorbés grâce à des améliorations de l’infrastructure routière. C’est par exemple le cas de l’élargissement à quatre voies en 2011 de la route nationale à l’ouest d’Héricourt. En rapprochant cette zone de Belfort et Montbéliard, l’extension a participé directement au développement résidentiel et à la transformation de Lure et de sa périphérie.

Figure 5Des tronçons routiers où transitent chaque jour plus de 10 000 navetteurs à l’entrée des principales agglomérationsNombre de navetteurs déclarant utiliser le réseau routier par tronçon

  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire) ; distancier OpenStreetMap (traitement Insee)

Les transports en commun restent peu utilisés

Pour les navetteurs de la région, le recours aux transports en commun reste modeste : seuls 5 % (38 200 personnes) utilisent ce mode de transport. Pour un quart d’entre eux, il s’agit de trajets courts, relevant souvent de logiques périurbaines. Le train y concurrence directement le véhicule individuel. C’est notamment le cas des liaisons entre Dijon et son espace de proximité au sud, à l’ouest et à l’est (figure 6). La ligne Beaune-Dijon est particulièrement utilisée. L’utilisation des transports en commun est moins fréquente pour se rendre à Besançon, ce réseau étant moins développé et chargé.

C’est surtout pour les trajets plus longs que les transports en commun peuvent constituer une alternative pratique, moins fatigante et coûteuse que la voiture. Plus de la moitié de ses usagers parcourent au moins 30 km. C’est deux fois plus que pour l’ensemble des navetteurs. Pour les trajets inter-urbains, le train peut constituer une solution de remplacement à la voiture dès lors que le cadencement est important et que le réseau routier est moins performant ou trop cher. C’est par exemple le cas le long de l’axe Dijon-Mâcon, ou entre Sens et la Seine-et-Marne.

Enfin, les transports en commun rendent également possibles des trajets très longue distance. La majeure partie de ces trajets relève encore de liaisons TER : entre Dijon et Besançon, entre Dijon et Lyon ou entre l’Yonne et Paris. Un quart des usagers parcourent plus de 92 km, soit 24 km de plus que dix ans avant. L’infrastructure TGV contribue modestement à cet allongement : seuls 900 Dijonnais se rendent à Paris pour y travailler. 

Figure 6De nombreux usagers des transports en commun en direction de l’Île-de-FranceFlux de navetteurs utilisant les transports en commun entre EPCI

De nombreux usagers des transports en commun en direction de l’Île-de-France
Code EPCI Libellé EPCI Code EPCI Libellé EPCI Nombre de navetteurs en TC
242100410 Dijon Métropole 200039055 CC Ouche et Montagne 1600
200039055 CC Ouche et Montagne 242101459 CC du Pays d'Alésia et de la Seine 1400
242101459 CC du Pays d'Alésia et de la Seine 242101491 CC du Montbardois 1300
242101491 CC du Montbardois 200039642 CC Le Tonnerrois en Bourgogne 1100
200039642 CC Le Tonnerrois en Bourgogne 200067304 CC Serein et Armance 1200
200067304 CC Serein et Armance 248900383 CC de l'Agglomération Migennoise 1300
248900383 CC de l'Agglomération Migennoise 248900938 CC du Jovinien 1800
248900938 CC du Jovinien 248900334 CA du Grand Sénonais 2100
248900334 CA du Grand Sénonais 248900896 CC Yonne Nord 3100
248900896 CC Yonne Nord vers Ile-de-France 4100
200067304 CC Serein et Armance vers Grand-Est <100
248900383 CC de l'Agglomération Migennoise 200067114 CA de l'Auxerrois 600
200067114 CA de l'Auxerrois 200067080 CC Chablis, Villages et Terroirs 200
200067080 CC Chablis, Villages et Terroirs 200039758 CC Avallon, Vézelay, Morvan <100
200067080 CC Chablis, Villages et Terroirs 200067429 CC Haut Nivernais-Val d'Yonne <100
200067429 CC Haut Nivernais-Val d'Yonne 200067692 CC Tannay-Brinon-Corbigny <100
242100410 Dijon Métropole 200069540 CC Norge et Tille 600
200069540 CC Norge et Tille 242100154 CC des Vallées de la Tille et de l'Ignon 500
242100410 Dijon Métropole 200070894 CC de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges 2200
200070894 CC de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges 200006682 CA Beaune, Côte et Sud - Communauté Beaune-Chagny-Nolay 1700
200006682 CA Beaune, Côte et Sud - Communauté Beaune-Chagny-Nolay 247100589 CA Le Grand Chalon 1200
247100589 CA Le Grand Chalon 247103765 CC Entre Saône et Grosne 1000
247103765 CC Entre Saône et Grosne 200069698 CC Mâconnais – Tournugeois 1000
200069698 CC Mâconnais – Tournugeois 200070308 CA Mâconnais Beaujolais Agglomération 1000
200070308 CA Mâconnais Beaujolais Agglomération vers Auvergne-Rhône-Alpes 1500
200006682 CA Beaune, Côte et Sud - Communauté Beaune-Chagny-Nolay 247100290 CU Le Creusot Montceau-les-Mines 200
247100589 CA Le Grand Chalon 247100290 CU Le Creusot Montceau-les-Mines <100
247100290 CU Le Creusot Montceau-les-Mines 200071884 CC Le Grand Charolais <100
200071884 CC Le Grand Charolais 200070548 CC La Clayette Chauffailles en Brionnais 100
200070548 CC La Clayette Chauffailles en Brionnais vers Auvergne-Rhône-Alpes 200
247100290 CU Le Creusot Montceau-les-Mines 200070530 CC du Grand Autunois Morvan <100
200070530 CC du Grand Autunois Morvan 200067882 CC Bazois Loire Morvan <100
200067882 CC Bazois Loire Morvan 200067700 CC Sud Nivernais <100
200067700 CC Sud Nivernais 245801063 CC Loire et Allier 200
245801063 CC Loire et Allier 245804406 CA de Nevers 200
245804406 CA de Nevers 200068088 CC Les Bertranges 400
200068088 CC Les Bertranges 200067916 CC Loire, Vignoble et Nohain 300
200067916 CC Loire, Vignoble et Nohain vers Centre-Val de Loire et Ile-de-France 400
245804406 CA de Nevers 245804497 CC du Nivernais Bourbonnais 200
245804497 CC du Nivernais Bourbonnais 200071140 CA Moulins Communauté 200
200071140 CA Moulins Communauté 200071470 CC Entr'Allier Besbre et Loire 100
200071884 CC Le Grand Charolais 200071470 CC Entr'Allier Besbre et Loire 100
242100410 Dijon Métropole 200000925 CC de la Plaine Dijonnaise 1500
200000925 CC de la Plaine Dijonnaise 200070902 CC Auxonne Pontailler Val de Saône 1000
200070902 CC Auxonne Pontailler Val de Saône 200010650 CA du Grand Dole 700
200010650 CA du Grand Dole 243900560 CC Jura Nord 800
243900560 CC Jura Nord 242500361 CU du Grand Besançon Métropole 800
242500361 CU du Grand Besançon Métropole 242504447 CC du Doubs Baumois 700
242504447 CC du Doubs Baumois 200068294 CC des Deux Vallées Vertes 600
200068294 CC des Deux Vallées Vertes 200065647 CA Pays de Montbéliard Agglomération 800
200065647 CA Pays de Montbéliard Agglomération 247000722 CC du Pays d'Héricourt 1000
247000722 CC du Pays d'Héricourt 200069052 CA Grand Belfort 900
200069052 CA Grand Belfort 249000241 CC du Sud Territoire 200
249000241 CC du Sud Territoire vers Suisse <100
200069052 CA Grand Belfort vers Grand-Est 300
200069052 CA Grand Belfort 247000821 CC Rahin et Chérimont 300
247000821 CC Rahin et Chérimont 247000664 CC du Pays de Lure 200
247000664 CC du Pays de Lure 247000011 CA de Vesoul 200
247000664 CC du Pays de Lure 247000755 CC du Pays de Luxeuil <100
247000755 CC du Pays de Luxeuil 200041721 CC de la Haute Comté <100
200041721 CC de la Haute Comté vers Grand-Est <100
242500361 CU du Grand Besançon Métropole 242504181 CC des Portes du Haut-Doubs 200
242504181 CC des Portes du Haut-Doubs 242504116 CC du Val de Morteau 100
242504116 CC du Val de Morteau vers Suisse 400
242500361 CU du Grand Besançon Métropole 243900420 CC du Val d'Amour 300
243900420 CC du Val d'Amour 200010650 CA du Grand Dole <100
243900420 CC du Val d'Amour 200069623 CC Champagnole Nozeroy Jura <100
200069623 CC Champagnole Nozeroy Jura 242504496 CC du Plateau de Frasne et du Val de Drugeon (CFD) <100
242504496 CC du Plateau de Frasne et du Val de Drugeon (CFD) 242500338 CC du Grand Pontarlier 200
242504496 CC du Plateau de Frasne et du Val de Drugeon (CFD) 200069565 CC des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs 300
200069565 CC des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs vers Suisse 300
200069623 CC Champagnole Nozeroy Jura 243900610 CC La Grandvallière <100
243900610 CC La Grandvallière 243900479 CC du Haut-Jura - ARCADE <100
243900479 CC du Haut-Jura - ARCADE 200026573 CC Haut-Jura Saint-Claude <100
200026573 CC Haut-Jura Saint-Claude vers Auvergne-Rhône-Alpes <100
243900420 CC du Val d'Amour 200071595 CC Arbois, Poligny, Salins, Cœur du Jura 300
200071595 CC Arbois, Poligny, Salins, Cœur du Jura 200069615 CC Bresse Haute Seille 200
200069615 CC Bresse Haute Seille 200071116 CA ECLA (Espace Communautaire Lons Agglomération) 200
200071116 CA ECLA (Espace Communautaire Lons Agglomération) 200072056 CC Porte du Jura 200
200072056 CC Porte du Jura vers Auvergne-Rhône-Alpes 300
200000925 CC de la Plaine Dijonnaise 242101509 CC Rives de Saône 300
242101509 CC Rives de Saône 200040038 CC Saône Doubs Bresse <100
200040038 CC Saône Doubs Bresse 200042414 CC Bresse Revermont 71 <100
200042414 CC Bresse Revermont 71 200071579 CC Bresse Louhannaise Intercom' <100
200071579 CC Bresse Louhannaise Intercom' 200072056 CC Porte du Jura <100
  • Note :le nombre de navetteurs sur chaque tronçon est déterminé à partir des déplacements cumulés dans les deux sens entre EPCI de la région, vers les régions limitrophes et la Suisse.Le calcul est effectué sur la base de 15 liaisons ferroviaires inspirées du réseau TER Bourgogne-Franche-Comté. Les éventuelles correspondances ne sont pas prises en compte.
  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire)

Figure 6De nombreux usagers des transports en commun en direction de l’Île-de-FranceFlux de navetteurs utilisant les transports en commun entre EPCI

  • Note :le nombre de navetteurs sur chaque tronçon est déterminé à partir des déplacements cumulés dans les deux sens entre EPCI de la région, vers les régions limitrophes et la Suisse.Le calcul est effectué sur la base de 15 liaisons ferroviaires inspirées du réseau TER Bourgogne-Franche-Comté. Les éventuelles correspondances ne sont pas prises en compte.
  • Source : Insee, RP 2016 (enquêtes de recensement 2014 à 2018, exploitation complémentaire)

Encadré 1 - Les principaux flux entre communes concentrés autour de Dijon

Dijon Métropole et le Grand Besançon Métropole ont un rôle prépondérant dans la structure des navettes régionales. Un navetteur sur cinq (157 000 personnes) est directement concerné par l’un des deux EPCI, qu’il y réside ou qu’il y travaille.
Les réseaux de transport urbains, très développés, contribuent à largement interconnecter les communes de ces EPCI. C’est au sein de la métropole dijonnaise que les échanges intercommunaux sont les plus importants de la région. Si la plupart des navettes convergent vers Dijon, de nombreux Dijonnais travaillent dans des communes proches comme Chenôve, Quetigny ou Longvic.

Dans le Grand Besançon Métropole, les échanges sont bien plus polarisés par la ville-centre. Elle concentre 78 % des navettes internes à l’EPCI. Les pôles d’emploi secondaires y sont moins nombreux : Saint-Vit, deuxième commune de l’EPCI, n’est peuplée que de 5 000 habitants.

Encadré 2 - La moitié des navetteurs génèrent plus de 80 % des émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements domicile-travail

En France, le transport est l’activité qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre (GES). Il représente 30 % des émissions totales, dont une moitié liée directement aux déplacements des ménages en voiture.

En 2016, 1,6 million de tonnes de GES ont été rejetées dans l’air par la circulation routière des navetteurs de Bourgogne-Franche-Comté. Ces émissions de GES dépendent surtout du nombre de kilomètres parcourus, plus que de la classe environnementale des véhicules. Les actifs qui travaillent hors de leur EPCI de résidence contribuent plus fortement à ces rejets de gaz polluants. S’ils ne représentent que 57 % des navetteurs, leurs trajets génèrent 83 % des émissions régionales de GES liées aux déplacements domicile-travail. Dans certaines intercommunalités très dépendantes de l’emploi extérieur, ces déplacements externes expliquent plus de 95 % des GES émis par les navetteurs. C’est le cas par exemple dans la vallée de l’Ognon, au nord de Dijon dans la Tille, dans le Sénonais ou encore en deuxième couronne frontalière avec la Suisse.

Pour comprendre

Méthodologie de calcul des distances et des temps de trajet

Les trajets domicile-travail ont été extraits du Recensement de la population à partir des enquêtes de recensement 2004 à 2008 et 2014 à 2018. Ces données sont communales. Faute d’information infra-communale, les distances et temps de trajet pour les actifs qui résident et travaillent dans la même commune ont été considérés comme nuls.

Le champ de l’étude est celui des actifs en emploi qui résident en Bourgogne-Franche-Comté, quels que soient leur commune ou leur pays de lieu de travail. Par convention, n’ont pas été pris en compte les personnes se déclarant navetteurs sans se déplacer pour travailler (54 000 actifs), ceux qui ont déclaré travailler dans des communes éloignées de plus de 5 h par la route de leur lieu de résidence (4 300 actifs), et ceux qui ont déclaré se rendre à pied sur leur lieu de travail, celui-ci étant situé dans une autre commune que leur commune de résidence (3 900 actifs).

Les distances et temps de parcours ont été calculés pour chaque trajet, du centre de la commune de résidence au centre de la commune de travail, à partir de l’itinéraire routier le plus court obtenu par le service de cartographie en ligne OpenStreetMap. Ces calculs sont fondés sur le réseau routier actuel (janvier 2020). Les écarts de temps et de distances mis en avant dans l’étude entre 2006 et 2016 relèvent donc uniquement de changements dans les duos commune de résidence-commune de travail, et non de l’amélioration du réseau routier.

Les estimations d’émissions de gaz à effet de serre ont été déterminées à partir des mesures réalisées par ATMO Bourgogne-Franche-Comté appliquées aux trajets des navetteurs.

Sources

Le Recensement de la population (RP) fournit des statistiques sur le nombre d’habitants et leurs caractéristiques. Il permet de connaître leur commune de résidence et leur commune de lieu de travail.

Définitions


Un navetteur correspond à un actif ayant un emploi et travaillant dans une autre commune que celle où il réside.

Pour en savoir plus

Charton C., René Y., Hmamda N., « Les déplacements domicile-travail des frontaliers de l’Arc jurassien », Ostaj, août 2020.

Brion D., Lebeau Y., « Déplacements domicile-travail en Bourgogne-Franche-Comté : plus nombreux, plus longs et en voiture », Insee Flash Bourgogne-Franche-Comté n° 12, juin 2016.

Baccaïni B., Semécurbe F., Thomas G., « Les temps de déplacement entre domicile et travail », Dares Analyses 20135-081, mars 2017.