Un redémarrage de l’activitéNote de conjoncture régionale - 3ᵉ trimestre 2019

Béatrice Céleste, Floraline Cratère, Marion Lauvaux (Insee)

Au troisième trimestre 2019, les créations d’emplois salariés repartent à la hausse en Martinique, portées par les secteurs privé et public. L’emploi croît dans les services non marchands, la construction et l’industrie, alors qu’il recule dans l’intérim. Ce dynamisme est en lien avec la forte hausse des créations d’entreprises. Enfin, la fréquentation hôtelière suit une tendance à la baisse par rapport à la même période l’année précédente.

Insee Conjoncture Martinique
No 08
Paru le : Paru le 13/01/2020
Béatrice Céleste, Floraline Cratère, Marion Lauvaux (Insee)
Insee Conjoncture Martinique  No 08 - janvier 2020

L’emploi public repart à la hausse

En Martinique, les effectifs salariés repartent à la hausse au troisième trimestre 2019 (+ 0,3 %) après une stagnation au trimestre précédent. Ce trimestre, les créations d’emploi dans le secteur public (+ 0,2 % après – 0,9 %) renforcent la croissance de l’emploi dans le secteur privé (+ 0,3 % après + 0,4 %).

Sur un an, la croissance de l’emploi reste à un niveau élevé (+ 3,2 %). Avec 3 900 emplois supplémentaires en un an, l’effectif salarié s’établit à 124 800 au 3ᵉ trimestre 2019 en Martinique. Ces créations nettes d'emplois sont concentrées davantage dans le secteur privé qui affiche une hausse de 3,9 %, que dans le secteur public où la hausse est de 1,7 %.

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié augmente de 0,2 % sur le trimestre et de 1,0 % sur un an. Cette hausse repose essentiellement sur les créations d’emploi dans le secteur privé.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Martinique Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Martinique Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,07 100,19 98,81 100,25
T2 2011 99,73 100,29 99,82 100,39
T3 2011 99,2 100,25 99,58 100,41
T4 2011 97,92 100,3 97,08 100,43
T1 2012 97,01 100,31 96,97 100,38
T2 2012 97,27 100,28 97,57 100,31
T3 2012 97,05 100,14 97,33 100,07
T4 2012 96,92 100,03 97,17 99,95
T1 2013 97,26 100,02 97,95 99,9
T2 2013 95,98 99,91 96,04 99,64
T3 2013 95,04 100,08 94,57 99,8
T4 2013 95,1 100,37 94,4 99,95
T1 2014 95,46 100,41 94,43 99,89
T2 2014 95,13 100,43 94,3 99,93
T3 2014 96,12 100,32 95,35 99,76
T4 2014 95,51 100,43 94,4 99,82
T1 2015 95,52 100,37 94,46 99,77
T2 2015 95,95 100,61 95,02 99,98
T3 2015 96 100,68 95,42 100,1
T4 2015 96,78 100,88 95,93 100,34
T1 2016 96,95 101,04 96,9 100,53
T2 2016 96,4 101,31 96,22 100,83
T3 2016 95,21 101,57 94,1 101,12
T4 2016 95,77 101,7 95,23 101,25
T1 2017 94,84 102,1 93,67 101,71
T2 2017 95,59 102,44 94,75 102,11
T3 2017 95,57 102,67 94,87 102,49
T4 2017 96,15 103,05 95,73 103,01
T1 2018 96,83 103,26 96,54 103,27
T2 2018 96,39 103,32 96,51 103,42
T3 2018 96,22 103,45 96,71 103,58
T4 2018 97,8 103,7 98,46 103,88
T1 2019 99,02 104,11 99,78 104,4
T2 2019 99 104,33 100,21 104,63
T3 2019 99,28 104,51 100,51 104,81
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Reprise de l’emploi dans les services non marchands

En Martinique, l’emploi salarié dans le secteur tertiaire non marchand repart à la hausse au troisième trimestre 2019 (+ 0,5 % après – 0,8 % au deuxième trimestre) (figure 2). Sur un an, il progresse de 2,4 % : une création d’emploi sur trois concerne ce secteur. Ainsi, au troisième trimestre 2019, les services non marchands regroupent 40 % des effectifs salariés en Martinique soit 49 700 emplois.

Dans la construction, l’emploi salarié est en progression de + 2,2 % au troisième trimestre 2019, en hausse continue depuis deux ans. Cette hausse contribue aux bons résultats de ce secteur sur un an (+ 7,0 %). Fin septembre 2019, l’effectif salarié dans la construction s’établit à 6 100, retrouvant ainsi les niveaux de 2013.

Dans l’industrie martiniquaise, l’emploi croît au troisième trimestre au même rythme que le trimestre précédent (+ 0,6 %). La croissance sur un an reste à un niveau élevé (+ 3,5 %). Ce secteur regroupe 8 500 emplois salariés au troisième trimestre 2019.

Dans le secteur tertiaire marchand (hors intérim), l’emploi se replie au troisième trimestre 2019 (– 0,1 % après + 0,1 %). Sur un an, les effectifs salariés restent en hausse (+ 3,5 %) et se maintiennent à un niveau élevé avec 54 000 emplois fin septembre 2019.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Martinique

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Martinique (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 101,24 100,66 99,25 99,42
T2 2011 98,37 100,36 99,32 99,82
T3 2011 100,29 99,6 100,19 98,87
T4 2011 95,15 96,94 98,62 98,81
T1 2012 94,79 97,33 98,49 96,25
T2 2012 95,4 97,44 98,71 96,02
T3 2012 94,98 96,4 98,5 95,64
T4 2012 94,79 95,73 98,19 95,32
T1 2013 96,34 98,23 99,29 94,6
T2 2013 93,25 96,93 97,84 94,26
T3 2013 89,38 95,84 96,82 94,37
T4 2013 88,43 94,97 96,74 94,8
T1 2014 88,7 96,83 96,38 95,5
T2 2014 89,35 95,7 96,48 94,9
T3 2014 87,61 94,67 96,74 95,92
T4 2014 85,99 93,99 96,93 96,03
T1 2015 87,69 94,54 96,49 95,98
T2 2015 88,84 94,87 97,02 95,93
T3 2015 87,96 95,04 96,61 95,54
T4 2015 86,85 95,78 97,32 96,89
T1 2016 86,74 96,92 98,17 95,82
T2 2016 87,03 95,83 97,74 95,46
T3 2016 84,22 94,28 95,22 95,8
T4 2016 83,17 94,07 97,15 95,43
T1 2017 83,11 92,84 96 95,02
T2 2017 82,76 92,17 97,42 95,18
T3 2017 83,89 91,64 97,84 94,8
T4 2017 85,02 91,49 99,32 94,75
T1 2018 85,64 92,34 99,5 95,31
T2 2018 85,93 93,24 99,08 94,2
T3 2018 86,05 93,14 99,39 93,42
T4 2018 87,01 94,39 101,18 94,8
T1 2019 88,64 95,2 102,85 96
T2 2019 90,13 95,79 102,93 95,26
T3 2019 92,07 96,34 102,86 95,71
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Martinique

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement – Emploi

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données. Par ailleurs, depuis le premier trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l'Acoss (champ hors intérim) et la Dares (sur l’intérim). Néanmoins, les niveaux de l’emploi du secteur « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee peuvent différer du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences exister sur les taux d’évolution.

Baisse du recours à l’intérim

En Martinique, le secteur intérimaire se contracte au troisième trimestre 2019 : – 1,8 % après une hausse exceptionnelle de 9,6 % au deuxième trimestre. Le recours à l’intérim reste en hausse sur un an (+ 6,3 %). Au 30 septembre 2019, le secteur compte 2 050 contrats d’intérim . Malgré cette baisse, l’intérim se maintient à un niveau historiquement haut : le nombre de contrats intérimaires a plus que doublé depuis fin 2011.

En France (hors Mayotte), l’emploi intérimaire recule de 0,4 % au troisième trimestre 2019, tout comme au deuxième trimestre. Sur un an, le nombre de contrats d’intérim est également en baisse (– 1,0 %).

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Martinique France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 66,3 101,11
T2 2011 114,69 101,55
T3 2011 64,34 100,12
T4 2011 50,27 99,38
T1 2012 70,78 94,99
T2 2012 89,24 91,98
T3 2012 103,85 88,02
T4 2012 118,62 85,39
T1 2013 113,75 88,19
T2 2013 83,03 87,15
T3 2013 72,51 89,8
T4 2013 65,44 90,29
T1 2014 59,78 89,36
T2 2014 59,7 91,18
T3 2014 120,5 88,92
T4 2014 59,31 90,06
T1 2015 66,54 89,79
T2 2015 83,97 93,4
T3 2015 121,37 97,02
T4 2015 111,94 99,41
T1 2016 130,16 99,34
T2 2016 119,87 102,2
T3 2016 116,97 105,56
T4 2016 127,49 110,36
T1 2017 112,73 115,52
T2 2017 119,72 120,32
T3 2017 115,55 124,38
T4 2017 125,69 130,06
T1 2018 141,56 129,69
T2 2018 143,21 127,92
T3 2018 151,92 127,83
T4 2018 159,15 125,59
T1 2019 150,12 127,47
T2 2019 164,57 127,02
T3 2019 161,51 126,55
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Progression de l’emploi salarié en Guadeloupe et en Guyane

En Guadeloupe, l’emploi salarié progresse au troisième trimestre 2019 (+ 0,2 %). Les effectifs salariés progressent dans la construction (+ 2,5 %), dans le secteur tertiaire marchand hors intérim (+ 1,4 %) et dans l’industrie (+ 0,9 %). Cette hausse est modérée par les suppressions d’emploi dans le secteur de l’intérim (– 10,1 %) et les services non marchands (– 0,7 %). Au troisième trimestre 2019, l’effectif salarié s’établit à 121 000 en Guadeloupe.

En Guyane, l’emploi salarié augmente de 1,1 % au troisième trimestre 2019. Hormis l’intérim, tous les secteurs sont orientés à la hausse. Les effectifs salariés progressent ainsi dans la construction (+ 3,4 %), dans le secteur tertiaire marchand hors intérim (+ 1,5 %), dans l’industrie (+ 1,3 %) et dans les services non marchands (+ 0,8 %). Le nombre de contrats intérimaires est en baisse de 1,3 %. Au troisième trimestre 2019, l’effectif salarié s’établit à 55 300 en Guyane.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
2019T2 2019T3
Guadeloupe 0,72 0,22
Martinique -0,02 0,28
Guyane 1,31 1,12
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Baisse du nombre de logements autorisés à la construction

À la fin du troisième trimestre, les autorisations de construction de logements sont en repli en Martinique. Entre octobre 2018 et septembre 2019, le nombre de permis de construire délivrés dans la région s’établit à 2 900 logements. Ce cumul sur douze mois est en recul par rapport à celui du trimestre précédent (– 9,4 %). Sur un an, le nombre de logements autorisés à la construction diminue en Martinique (– 9,4 %) et nettement moins en France hors Mayotte (– 6,1 %).

L’activité de mise en chantier de logements résiste au troisième trimestre. D’octobre 2018 à septembre 2019, le nombre de logements commencés est stable par rapport au trimestre précédent. Sur un an, il augmente de 4,5 %, par rapport à la fin du troisième trimestre 2018. Au niveau national, l’encours des logements mis en chantier baisse légèrement ce trimestre (– 0,4 %) et davantage sur un an (– 2,9 %).

Figure 5Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2010)
Martinique France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 100 101,59
févr. 2011 102,17 101,8
mars 2011 97,83 101,24
avril 2011 91,3 101,05
mai 2011 89,13 102,66
juin 2011 84,78 102,92
juil. 2011 82,61 103,1
août 2011 82,61 104,3
sept. 2011 82,61 105,87
oct. 2011 78,26 106,54
nov. 2011 76,09 107,57
déc. 2011 71,74 108,66
janv. 2012 71,74 108,45
févr. 2012 69,57 108,64
mars 2012 78,26 108,6
avril 2012 78,26 109,06
mai 2012 76,09 107,66
juin 2012 73,91 107,15
juil. 2012 73,91 106,38
août 2012 71,74 106,57
sept. 2012 67,39 104,34
oct. 2012 69,57 103,84
nov. 2012 65,22 102,77
déc. 2012 63,04 100,96
janv. 2013 63,04 101,07
févr. 2013 63,04 102,54
mars 2013 60,87 102,87
avril 2013 60,87 101,17
mai 2013 67,39 99,22
juin 2013 67,39 97,5
juil. 2013 69,57 95,53
août 2013 69,57 92,45
sept. 2013 71,74 90,96
oct. 2013 73,91 90,37
nov. 2013 73,91 89,57
déc. 2013 76,09 88,67
janv. 2014 80,43 86,6
févr. 2014 82,61 83,57
mars 2014 80,43 82,65
avril 2014 82,61 81,41
mai 2014 78,26 81,41
juin 2014 78,26 81,48
juil. 2014 78,26 81,85
août 2014 76,09 81,62
sept. 2014 78,26 81,75
oct. 2014 73,91 80,85
nov. 2014 73,91 79,9
déc. 2014 69,57 79,8
janv. 2015 67,39 79,55
févr. 2015 67,39 79,02
mars 2015 67,39 78,12
avril 2015 76,09 79,09
mai 2015 73,91 78,56
juin 2015 76,09 79,44
juil. 2015 73,91 79,27
août 2015 73,91 80,22
sept. 2015 71,74 81,08
oct. 2015 71,74 81,73
nov. 2015 78,26 83,7
déc. 2015 78,26 84,94
janv. 2016 76,09 85,27
févr. 2016 73,91 86,76
mars 2016 71,74 87,08
avril 2016 60,87 88,06
mai 2016 63,04 90,06
juin 2016 60,87 90,46
juil. 2016 60,87 91,42
août 2016 63,04 92,51
sept. 2016 63,04 94,67
oct. 2016 60,87 95,36
nov. 2016 54,35 96,27
déc. 2016 54,35 97,34
janv. 2017 52,17 98,03
févr. 2017 52,17 98,17
mars 2017 56,52 100,29
avril 2017 54,35 100,15
mai 2017 54,35 100,94
juin 2017 56,52 102,01
juil. 2017 52,17 103,38
août 2017 52,17 103,75
sept. 2017 54,35 103,99
oct. 2017 56,52 104,41
nov. 2017 58,7 103,46
déc. 2017 56,52 103,19
janv. 2018 56,52 103,34
févr. 2018 54,35 103,9
mars 2018 54,35 102,52
avril 2018 54,35 102,48
mai 2018 54,35 102,18
juin 2018 56,52 100,76
juil. 2018 58,7 99,37
août 2018 63,04 98,95
sept. 2018 69,57 98,01
oct. 2018 73,91 97,84
nov. 2018 69,57 97,67
déc. 2018 71,74 96,33
janv. 2019 73,91 96,04
févr. 2019 73,91 94,67
mars 2019 73,91 94,11
avril 2019 71,74 94,46
mai 2019 71,74 93,87
juin 2019 69,57 93,71
juil. 2019 71,74 94,13
août 2019 67,39 93,25
sept. 2019 63,04 92,07
oct. 2019 58,7 92,8
nov. 2019 60,87 92,7
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Une fréquentation hôtelière en net repli

En Martinique, avec 263 400 nuitées, la fréquentation des hôtels, classés ou non, diminue de 10,0 % au troisième trimestre 2019 par rapport à la même période en 2018 . Néanmoins, le nombre de passagers à l’aéroport (hors transit) augmente de 1,4 % sur la même période. La baisse de fréquentation des hôtels fait suite à une hausse de 2,9 % au second trimestre 2019 et interrompt la hausse continue des années précédentes : 2,0 % en 2018 et 14,0 % en 2017.

Le recul du nombre de nuitées est marqué pour la clientèle ne résidant pas en France (– 13,0 %). La fréquentation des résidents diminue également (– 10,0 %). Cette baisse de la fréquentation des hôtels pourrait être attribuée, en partie, au développement de l’offre d’hébergements sur le territoire (locations saisonnières, plateformes de réservation en ligne, familles…).

Les hôtels d’entrée de gamme (1 ou 2 étoiles) et de moyenne gamme (3 étoiles) sont particulièrement touchés par cette morosité (respectivement – 4,0 % et – 15,3 %). En revanche, les nuitées augmentent de 13,0 % dans les 4 ou 5 étoiles.

L’hôtellerie haut de gamme, qui attire traditionnellement la clientèle non résidente en France ou dans les DOM, a été délaissée ce trimestre (– 65,0 %) au profit de la clientèle résidente (+ 34,0 %). La clientèle non résidente a privilégié les hôtels d’entrée de gamme et les 3 étoiles.

Le taux d’occupation (49,3 %) est en recul de 4,6 points par rapport au troisième trimestre 2018. Sur la période, la légère diminution du nombre de chambres offertes (– 1,5 %) masque des disparités selon le type d’hôtel. Si l’offre a progressé dans les hôtels d’entrée (+ 19,3 %) et de haute gamme (+ 24,0 %), elle diminue dans la catégorie intermédiaire (– 12,0 %).

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011)
Martinique France entière
T4 2011 100 100
T1 2012 99,66 100,42
T2 2012 97,18 100,07
T3 2012 96,42 99,79
T4 2012 94,19 99,89
T1 2013 94,47 99,78
T2 2013 95,91 99,65
T3 2013 94,98 99,61
T4 2013 97,49 99,43
T1 2014 97,22 98,91
T2 2014 96,54 98,9
T3 2014 95,71 98,87
T4 2014 93,14 99,15
T1 2015 90,01 99,45
T2 2015 89,7 99,65
T3 2015 90,15 100,15
T4 2015 90,54 99,42
T1 2016 92,32 99,8
T2 2016 89,78 98,87
T3 2016 89,43 97,67
T4 2016 91,68 98,72
T1 2017 92,23 99,31
T2 2017 95,7 100,94
T3 2017 99,36 102,67
T4 2017 100,87 103,8
T1 2018 104,2 104,78
T2 2018 105,74 105,17
T3 2018 105,88 105,84
T4 2018 105,18 106,17
T1 2019 105,4 105,99
T2 2019 106,06 106,66
T3 2019 103,83 106,77
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.
Avertissement : Fréquentation touristique ‑ révision des séries concernant les hôtels à partir du 1ᵉʳ janvier 2019

À partir du 1ᵉʳ janvier 2019, les données des hôtels non répondants sont imputées au moyen d’une nouvelle méthode, en fonction de leurs caractéristiques. Cette nouvelle méthode d’imputation de la non-réponse tend à revoir légèrement à la baisse le nombre total de nuitées mais n’a pas d’impact sur les évolutions (en savoir plus).

La création d’entreprises au plus haut niveau depuis 2010

Au troisième trimestre 2019, 1 020 entreprises ont été créées. Les créations d’entreprises n’ont jamais été aussi nombreuses depuis neuf ans. Elles suivent une tendance haussière depuis le quatrième trimestre 2018 où elles avaient atteint leur niveau le plus bas. Ce trimestre, les immatriculations augmentent de 10,5 % par rapport au trimestre précédent Hors micro-entrepreneurs, la progression est encore plus forte (+ 18,3 %). Le micro-entrepreneuriat est à l’origine d’une création d’entreprise sur trois.

Les immatriculations augmentent dans tous les secteurs d’activités, sauf dans celui du commerce, transport et hébergement-restauration où elles reculent légèrement (– 1,0 %). Les créations dans les secteurs de l’industrie et de la construction augmentent fortement (+ 18,4 % et + 14,5 %). Dans les services, les immatriculations croissent de 16,4 %. Plus de la moitié des entreprises créées appartiennent à ce secteur.

Sur un an, la hausse du nombre de créations d’entreprises est très forte (+ 41,1 %). Il s’agit ici d’un rattrapage consécutif des deuxième et troisième trimestres 2018 où la création était au plus bas. Hors micro-entrepreneurs, la croissance des créations est légèrement moins marquée ( + 32,2 %). L’ensemble des secteurs contribue à cette hausse. Le secteur du commerce, transport et hébergement-restauration augmente de 37,8 %, celui des services de 47,9 %. Le secteur de l’industrie gagne 13,7 % de nouvelles entreprises et celui de la construction 33,8 %. La création martiniquaise est bien plus dynamique que l’évolution nationale pourtant déjà élevée (+ 19,8 %). En Guadeloupe et en Guyane, la création augmente de façon plus modérée : respectivement + 11,1 % et + 7,2 % sur un an.

Figure 7Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Martinique hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Martinique y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 108,39 99,22 79,12 91,61
T2 2011 95,1 98,31 83,86 91,9
T3 2011 94,58 99,01 78,12 91,77
T4 2011 101,57 99,04 83,86 92,68
T1 2012 89,69 94,78 82,86 94,07
T2 2012 102,97 91,65 82,86 91,79
T3 2012 89,34 92,2 73,96 91,47
T4 2012 92,48 93,15 80,37 89,93
T1 2013 93,18 100,2 81,53 90,71
T2 2013 86,36 101,2 69,47 90,09
T3 2013 90,03 101,64 70,3 89,37
T4 2013 89,16 104,08 68,3 91,65
T1 2014 84,27 103,7 64,89 92,21
T2 2014 92,13 103,21 62,48 91,82
T3 2014 100,7 101,93 68,14 93,11
T4 2014 96,5 103,47 63,81 93,41
T1 2015 110,31 111,01 67,05 87,71
T2 2015 100 115,48 65,72 87,28
T3 2015 103,5 118,22 63,06 87,91
T4 2015 105,59 120,38 63,64 89,44
T1 2016 112,59 122,71 70,55 90,92
T2 2016 108,57 127,97 63,31 95,17
T3 2016 113,11 130,02 66,72 92,1
T4 2016 107,87 126,89 66,64 92,09
T1 2017 105,77 130,04 64,39 95,3
T2 2017 114,51 130,81 65,39 94,94
T3 2017 100,17 135,46 60,15 99,45
T4 2017 113,99 142,15 71,55 107,32
T1 2018 114,34 143,59 74,38 111,52
T2 2018 102,8 149 63,56 115,52
T3 2018 96,68 147,66 60,07 115,71
T4 2018 121,68 151,03 77,7 121,83
T1 2019 105,77 156,95 74,38 131,96
T2 2019 108,04 160,83 76,71 133,23
T3 2019 127,8 169,41 84,78 138,63
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Encadré 1 - Contexte international – La crainte d’un retournement conjoncturel global s’atténue

L’année 2019 aura été marquée par les nombreuses incertitudes qui ont pesé sur la croissance mondiale. Les difficultés du secteur automobile et le ralentissement de l’économie chinoise ont par exemple contribué au ralentissement global. Mais certaines incertitudes qui ont pénalisé jusqu’ici le commerce international semblent se réduire un peu : la perspective d’un Brexit sans accord paraît s’éloigner et les signes d’apaisement dans la guerre commerciale sino-américaine laissent attendre un rebond du commerce mondial. Par ailleurs, les mesures budgétaires contribueraient à soutenir l’activité en zone euro.

Encadré 2 - Contexte national – La croissance française garde son rythme, portée par la demande intérieure

Au troisième trimestre 2019, la croissance française s’est de nouveau établie à + 0,3 %, portée par l’investissement des entreprises, notamment en services, et par la consommation des ménages, du fait de gains élevés de pouvoir d’achat en début d’année. Le commerce extérieur a quant à lui pesé une nouvelle fois sur la croissance.

D’ici la mi-2020, la croissance française serait comprise entre + 0,2 % et + 0,3 % par trimestre, selon la Note de conjoncture nationale de l’Insee. La consommation des ménages garderait un rythme régulier, l’investissement des entreprises ralentirait tout en restant dynamique, tandis que le commerce extérieur pèserait à nouveau sur l’activité.

En moyenne annuelle, le PIB croîtrait de 1,3 % en 2019 et l’acquis de croissance s’élèverait à + 0,9 % mi-2020. Le chômage poursuivrait sa baisse progressive pour atteindre 8,2 % à l’horizon de prévision.

Pour comprendre

Les emplois intérimaires sont comptabilisés du point de vue de l’établissement de travail temporaire dont dépend le salarié, et non du point de vue de l’établissement utilisateur. Par conséquent, l’intérim est comptabilisé dans le secteur tertiaire marchand, quel que soit le secteur d’activité de l’établissement utilisateur.

Définitions

Le régime du micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) s’applique aux personnes physiques qui créent, ou possèdent déjà, une entreprise individuelle pour exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale (hormis certaines activités exclues), à titre principal ou complémentaire.

Résidents : les personnes, quelle que soit leur nationalité, dont le domicile principal est en France.

Non résidents : les personnes, quelle que soit leur nationalité, dont le domicile principal est à l’étranger.