Une croissance moindre de l'emploi salarié privéNote de conjoncture régionale – 3ᵉ trimestre 2019

Kendal Masson, Etienne Perron-Bailly (Insee)

Les incertitudes qui planaient sur le contexte international début 2019 semblent s’estomper : les négociations commerciales entre la Chine et les USA montrent des signes d’apaisement, et les récentes élections au Royaume-Uni rendent plus probable un accord avec l’Union européenne dans le cadre du Brexit. Toutefois les économies chinoise et allemande restent exposées face à une croissance mondiale au ralenti. La France résiste à ce ralentissement global, grâce à la demande intérieure et l’investissement des entreprises qui restent élevés.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’emploi salarié total continue de progresser, à un rythme un peu plus modéré que les trimestres précédents. En particulier, dans la construction comme dans le tertiaire marchand hors intérim, la tendance positive de l’emploi observée depuis le début de l’année s’estompe. En revanche, l’emploi public se porte bien. Le taux de chômage se maintient sous la barre des 10 %. Les créations d’entreprises redémarrent, dynamisées par les micro-entreprises. Au niveau sectoriel, la fréquentation dans l’hôtellerie régionale confirme le bon début d’année, plus qu’au niveau national. Enfin, la construction de logements est au ralenti.

Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 28
Paru le : Paru le 08/01/2020
Kendal Masson, Etienne Perron-Bailly (Insee)
Insee Conjoncture Provence-Alpes-Côte d'Azur  No 28 - janvier 2020
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L’emploi salarié progresse de +0,2 %

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, au troisième trimestre 2019, le nombre de salariés total (privé et public confondus) s’élève à 1 866 000 emplois (figure 1). L’emploi salarié progresse de +0,2 % par rapport au trimestre précédent, un peu plus faiblement qu’en début d’année 2019 (+0,3 % aux premier et deuxième trimestres). L’emploi privé ralentit légèrement au troisième trimestre, à +0,2 %, après deux trimestres plus dynamiques (+0,4 % aux premier et deuxième trimestres). Cette décélération est en partie compensée par la hausse notable de l’emploi public (+0,3 % aux deuxième et troisième trimestres 2019). Il faut remonter à 2014 pour retrouver une telle hausse sur deux trimestres consécutifs.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Provence-Alpes-Côte d'Azur Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Provence-Alpes-Côte d'Azur Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,13 100,19 100,19 100,25
T2 2011 100,2 100,29 100,33 100,39
T3 2011 100,08 100,25 100,03 100,41
T4 2011 100,36 100,3 100,36 100,43
T1 2012 100,45 100,31 100,35 100,38
T2 2012 100,32 100,28 100,22 100,31
T3 2012 100,23 100,14 99,98 100,07
T4 2012 100,25 100,03 100,07 99,95
T1 2013 100,24 100,02 100,09 99,9
T2 2013 100,31 99,91 99,97 99,64
T3 2013 100,52 100,08 100,21 99,8
T4 2013 100,81 100,37 100,32 99,95
T1 2014 100,96 100,41 100,25 99,89
T2 2014 100,86 100,43 100,27 99,93
T3 2014 100,92 100,32 100,25 99,76
T4 2014 101,11 100,43 100,4 99,82
T1 2015 101,07 100,37 100,33 99,77
T2 2015 101,45 100,61 100,75 99,98
T3 2015 101,31 100,68 100,68 100,1
T4 2015 101,8 100,88 101,18 100,34
T1 2016 102,18 101,04 101,72 100,53
T2 2016 102,64 101,31 102,19 100,83
T3 2016 102,75 101,57 102,37 101,12
T4 2016 102,9 101,7 102,4 101,25
T1 2017 103,16 102,1 102,72 101,71
T2 2017 103,44 102,44 103,04 102,11
T3 2017 103,64 102,67 103,48 102,49
T4 2017 103,9 103,05 103,96 103,01
T1 2018 104,42 103,26 104,6 103,27
T2 2018 104,54 103,32 104,71 103,42
T3 2018 104,64 103,45 104,83 103,58
T4 2018 104,8 103,7 105,02 103,88
T1 2019 105,13 104,11 105,48 104,4
T2 2019 105,5 104,33 105,86 104,63
T3 2019 105,71 104,51 106,04 104,81
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

La croissance de l’emploi marque le pas au troisième trimestre 2019 dans des secteurs qui avaient été dynamiques au cours du premier semestre (figure 2). En particulier, le nombre d’emplois ralentit nettement dans la construction (+0,3 % après +0,8 %). De même, dans le tertiaire marchand hors intérim, l’emploi se stabilise (+0,1 %) après l’avancée des deux précédents trimestres (+0,5 %).

Sur un an, la dynamique reste toutefois positive : 31 00 emplois ont été créés dans la construction et 10 500 dans le tertiaire marchand hors intérim.

Au sein du tertiaire marchand hors intérim, le secteur des activités techniques et scientifiques, services administratifs et de soutien garde une croissance soutenue (+0,9 % après +0,6 %). De même, le secteur de l’information-communication reste l’un des plus dynamiques sur les 12 derniers mois (+0,7 % ce trimestre, +3,3 % sur un an), même si son poids dans l’emploi total régional est limité (45 000 salariés). Dans l’hébergement-restauration, les effectifs se replient ce trimestre (–1,0 %), après toutefois deux trimestres très dynamiques (+1,5 et +1,7 % aux premier et deuxième trimestres).

Dans le transport-entreposage, le commerce et les autres activités de services, les effectifs stagnent. L’orientation négative des activités financières et d’assurance se prolonge (–0,3 % ce trimestre, –1,2 % sur un an). Dans les activités immobilières, la diminution des effectifs entamée au second trimestre 2017 s’amplifie ce trimestre (–1,2 %).

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,66 100,49 100,4 100,07
T2 2011 99,89 100,87 100,68 100,01
T3 2011 98,55 100,49 100,33 100,4
T4 2011 98,6 101,01 100,62 100,4
T1 2012 98,1 100,83 100,85 100,83
T2 2012 97,15 100,87 100,79 100,82
T3 2012 96,29 101,13 100,85 101,04
T4 2012 95,96 100,97 100,79 100,98
T1 2013 94,78 101,03 100,94 100,91
T2 2013 94,6 100,73 100,75 101,37
T3 2013 94,55 100,73 100,97 101,51
T4 2013 93,93 100,63 101,11 102,35
T1 2014 93,57 100,47 101,14 102,9
T2 2014 92,52 100,39 101,33 102,66
T3 2014 91,83 100,04 101,28 103,02
T4 2014 90,5 100,02 101,46 103,51
T1 2015 89,9 99,81 101,54 103,61
T2 2015 89,16 99,84 101,83 103,87
T3 2015 88,82 99,8 101,91 103,46
T4 2015 88,91 99,62 102,36 104,11
T1 2016 89,01 99,68 102,97 104,17
T2 2016 89,12 99,4 103,28 104,67
T3 2016 88,95 99,23 103,54 104,74
T4 2016 89,17 98,88 103,42 105,08
T1 2017 89,7 98,49 103,56 105,19
T2 2017 89,93 98,48 103,98 105,36
T3 2017 90,24 98,32 104,47 104,97
T4 2017 90,92 98,54 104,8 104,76
T1 2018 91,57 98,9 105,54 104,99
T2 2018 91,69 99,21 105,65 105,05
T3 2018 92,43 99,46 105,72 105,02
T4 2018 92,74 99,59 105,87 105,17
T1 2019 94,17 99,74 106,42 105,07
T2 2019 94,9 99,66 106,9 105,36
T3 2019 95,23 99,73 106,98 105,67
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Au troisième trimestre, l’emploi intérimaire (figure 3) progresse de façon notable dans la région (+1,0 %). Il s’agit de la plus forte hausse depuis la fin 2017. Depuis le début de l’année, l’emploi intérimaire en Provence-Alpes-Côte d’Azur reste mieux orienté qu’au niveau national (+1,5 % contre +0,8 %).

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 98,99 101,11
T2 2011 95,98 101,55
T3 2011 97,37 100,12
T4 2011 98,06 99,38
T1 2012 92,99 94,99
T2 2012 91,55 91,98
T3 2012 90,96 88,02
T4 2012 88,43 85,39
T1 2013 90,35 88,19
T2 2013 89,85 87,15
T3 2013 89,67 89,8
T4 2013 90,75 90,29
T1 2014 90,07 89,36
T2 2014 88,42 91,18
T3 2014 87,67 88,92
T4 2014 90,94 90,06
T1 2015 87,63 89,79
T2 2015 96,03 93,4
T3 2015 97,43 97,02
T4 2015 98,71 99,41
T1 2016 101,09 99,34
T2 2016 105,46 102,2
T3 2016 107,2 105,56
T4 2016 113,04 110,36
T1 2017 117,88 115,52
T2 2017 120,18 120,32
T3 2017 124,19 124,38
T4 2017 130,3 130,06
T1 2018 130,98 129,69
T2 2018 130,98 127,92
T3 2018 132,03 127,83
T4 2018 131,5 125,59
T1 2019 132,28 127,47
T2 2019 132,22 127,02
T3 2019 133,53 126,55
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Dans la région, la tendance est à la stabilisation des effectifs dans l’industrie (+0,1 %). Ils progressent à nouveau sensiblement dans la fabrication de matériels de transport (+0,7 %). Ils sont stables dans l’agroalimentaire, la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et machines et la fabrication d’autres produits industriels. L’emploi diminue encore mais plus légèrement dans le secteur regroupant énergie, gestion des déchets, cokéfaction et raffinage (–0,3 % après –1,4 %).

L’emploi tertiaire non marchand augmente de 0,3 %, comme au trimestre précédent. Après une baisse en début d’année, ce secteur qui recoupe une partie de l’emploi public a créé 3 600 emplois salariés en deux trimestres.

Ce trimestre, la croissance de l’emploi est inégalement répartie entre les départements, après la hausse généralisée du deuxième trimestre. En effet, elle se concentre dans les Bouches-du-Rhône, où le nombre de salariés s’accroît de 4 700, soit +0,6 % (figure 4). Dans ce département, l’emploi augmente en continu depuis le troisième trimestre 2015 (44 000 emplois supplémentaires, soit +5,7 %).

Dans les autres départements de la région, la conjoncture de l’emploi est plus contrastée. L’emploi salarié est stable dans le Var ainsi qu’en Vaucluse et dans les Alpes-Maritimes. Il recule assez nettement dans les Hautes-Alpes (–0,5 %) et les Alpes-de-Haute-Provence (–0,7 %) ce trimestre.

À l'image de la situation dans la région, l’emploi ralentit ce trimestre en France (hors Mayotte) (+0,2 %).

Figure 4Évolution de l’emploi salarié total par département

Indice base 100 au 4e trimestre 2010
Évolution de l’emploi salarié total par département (Indice base 100 au 4e trimestre 2010)
Département Alpes-de-Haute-Provence Hautes-Alpes Alpes-Maritimes Bouches-du-Rhône Var Vaucluse
T4 2010 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
T1 2011 97,1 98,6 100,1 100,5 100,1 100,1
T2 2011 97,9 99,3 100,1 100,4 100,5 100,1
T3 2011 97,5 97,8 100,1 100,2 100,5 100,3
T4 2011 98,8 99,1 100,2 100,4 100,6 100,9
T1 2012 99,3 98,7 100,5 100,4 100,6 101,2
T1 2012 99,9 98,1 100,5 100,2 100,4 100,9
T3 2012 99,5 97,9 100,1 100,4 100,6 99,8
T4 2012 99,1 98,5 99,8 100,6 100,5 100,3
T1 2013 100,2 98,8 99,6 100,5 100,6 100,2
T2 2013 100,4 97,6 99,7 100,7 100,5 100,5
T3 2013 100,5 98,3 99,7 101,1 100,9 100,2
T4 2013 99,9 99,2 99,8 101,6 100,7 100,7
T1 2014 100,6 99,3 99,7 101,9 101,0 100,4
T2 2014 100,1 97,9 99,6 102,1 100,7 100,0
T3 2014 99,8 97,8 99,3 102,3 100,7 100,1
T4 2014 100,3 98,5 99,5 102,6 100,7 100,0
T1 2015 99,9 97,7 99,5 102,8 100,2 100,1
T2 2015 100,1 97,5 99,6 103,4 100,8 100,2
T3 2015 100,1 97,1 99,8 103,1 100,7 100,0
T4 2015 100,4 97,8 100,4 103,6 101,1 100,3
T1 2016 100,7 98,1 100,6 104,1 101,5 100,6
T2 2016 102,3 98,0 100,8 104,5 101,9 101,5
T3 2016 102,3 97,7 101,1 104,8 101,6 101,5
T4 2016 104,1 97,9 101,4 104,8 101,8 101,2
T1 2017 102,5 97,5 101,1 105,3 102,2 102,3
T2 2017 102,9 98,2 101,4 105,6 102,4 102,5
T3 2017 102,4 97,9 101,1 106,1 102,7 102,6
T4 2017 103,1 98,4 101,4 106,4 102,8 102,8
T1 2018 103,2 97,8 101,9 107,0 103,2 103,3
T2 2018 103,3 97,9 102,2 107,3 103,1 102,9
T3 2018 102,4 97,3 102,3 107,4 103,4 103,0
T4 2018 102,3 97,5 102,4 107,7 103,5 103,1
T1 2019 102,6 97,6 102,7 107,9 104,0 103,6
T2 2019 102,9 97,8 103,0 108,3 104,5 103,9
T3 2019 102,2 97,3 102,9 108,9 104,5 103,8
  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Figure 4Évolution de l’emploi salarié total par département

  • Notes : données CVS en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d’emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Le chômage stable autour de 10 %

Le taux de chômage localisé est quasiment stable en Provence-Alpes-Côte d’Azur (+0,1 % par rapport au trimestre précédent), pour atteindre 9,9 % de la population active. Sur un an, le chômage recule néanmoins de 0,6 point et la tendance est favorable depuis la mi-2015 (figure 5).

Ce trimestre, le taux de chômage localisé stagne dans la quasi totalité des départements. Il s’établit à 8,1 % dans les Hautes-Alpes, 9,1 % dans les Alpes-Maritimes, 9,5 % dans le Var, 10,2 % dans les Bouches-du-Rhône et 10,5 % dans les Alpes-de-Haute-Provence. Il s’accroît légèrement dans le Vaucluse (+0,2 point à 11,3 %) ; ce département a depuis 2012 le plus fort taux de chômage de la région.

Au plan national (hors Mayotte), le taux de chômage au sens du BIT est également en légère hausse à 9,1 % de la population active au troisième trimestre 2018. Il baisse de 0,5 point sur un an.

Figure 5Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
T4 2010 10,2 9,2
T1 2011 10,3 9,1
T2 2011 10,3 9,1
T3 2011 10,5 9,2
T4 2011 10,6 9,4
T1 2012 10,7 9,5
T2 2012 10,9 9,7
T3 2012 10,9 9,8
T4 2012 11,2 10,1
T1 2013 11,4 10,3
T2 2013 11,6 10,5
T3 2013 11,4 10,3
T4 2013 11,3 10,1
T1 2014 11,3 10,1
T2 2014 11,4 10,2
T3 2014 11,5 10,3
T4 2014 11,6 10,4
T1 2015 11,5 10,3
T2 2015 11,8 10,5
T3 2015 11,6 10,4
T4 2015 11,5 10,2
T1 2016 11,4 10,2
T2 2016 11,2 10
T3 2016 11,2 9,9
T4 2016 11,5 10
T1 2017 11 9,6
T2 2017 10,9 9,5
T3 2017 11 9,6
T4 2017 10,4 8,9
T1 2018 10,7 9,2
T2 2018 10,6 9,1
T3 2018 10,5 9,1
T4 2018 10,1 8,8
T1 2019 10,1 8,7
T2 2019 9,8 8,5
T3 2019 9,9 8,6
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 5Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

La construction de logements ralentit

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de permis de construire délivrés sur les 12 derniers mois régresse à la fin du troisième trimestre 2019 (figure 6), après le rebond du trimestre précédent (–0,6 % après +2,9 %). 35 700 logements ont été autorisés à la construction depuis un an. Après le point haut atteint en 2017, le nombre de permis de construire est revenu à un niveau proche de celui de 2015.

En parallèle des permis de construire, la construction de logements ne progresse pas dans la région (34 800 logements commencés sur 12 mois, soit –0,3 % par rapport au trimestre précédent). En France métropolitaine, le nombre de logements en construction augmente légèrement, après six trimestres de baisse (+0,3 %).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de logements neufs vendus rebondit au troisième trimestre (+2,5 % par rapport au troisième trimestre 2018, soit 2 840 logements réservés). Dans le même temps, l’offre de logements neufs est en décrue avec 2 170 logements mis en vente. L’encours de logements recule donc ce trimestre pour atteindre 12 600 unités.

Figure 6Évolution du nombre de logements commencés

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements commencés (indice base 100 en décembre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 101,61 101,43
févr. 2011 102,26 102,37
mars 2011 100,32 103,46
avril 2011 101,94 103,8
mai 2011 102,58 104,93
juin 2011 103,23 103,73
juil. 2011 102,58 103,29
août 2011 101,94 102,76
sept. 2011 102,9 102,2
oct. 2011 102,58 101,16
nov. 2011 107,1 102,71
déc. 2011 109,68 104,02
janv. 2012 109,35 103,51
févr. 2012 110 103,34
mars 2012 111,29 103,6
avril 2012 109,03 102,08
mai 2012 105,16 99,66
juin 2012 105,81 99,85
juil. 2012 104,84 99,3
août 2012 103,23 98,67
sept. 2012 99,68 96,66
oct. 2012 99,03 96,03
nov. 2012 93,23 92,53
déc. 2012 89,35 92,53
janv. 2013 87,1 92,24
févr. 2013 89,68 92,45
mars 2013 90,65 91,41
avril 2013 91,29 92,4
mai 2013 91,94 92,72
juin 2013 92,58 92,57
juil. 2013 94,52 92,31
août 2013 95,16 91,87
sept. 2013 98,39 91,9
oct. 2013 96,77 90,45
nov. 2013 95,81 89,31
déc. 2013 97,1 86,5
janv. 2014 97,74 86,14
févr. 2014 94,52 84,54
mars 2014 94,52 83,26
avril 2014 95,81 82,95
mai 2014 98,71 82,32
juin 2014 99,03 81,49
juil. 2014 100,97 81,57
août 2014 101,61 81,18
sept. 2014 98,71 81,3
oct. 2014 100,32 81,18
nov. 2014 100,97 81,28
déc. 2014 98,39 81,45
janv. 2015 97,74 80,87
févr. 2015 98,06 81,08
mars 2015 98,39 81,16
avril 2015 95,16 80,5
mai 2015 91,61 80,09
juin 2015 90,97 80,75
juil. 2015 88,06 80,33
août 2015 89,35 80,96
sept. 2015 90,32 81,2
oct. 2015 88,71 81,49
nov. 2015 90,32 82,24
déc. 2015 93,55 83,28
janv. 2016 93,87 83,6
févr. 2016 94,84 84,42
mars 2016 92,9 83,99
avril 2016 95,81 84,71
mai 2016 100,32 86,55
juin 2016 100,65 86,87
juil. 2016 103,87 87,42
août 2016 103,23 87,66
sept. 2016 105,16 88,12
oct. 2016 108,06 89,36
nov. 2016 110,97 90,52
déc. 2016 110 91,9
janv. 2017 114,19 93,54
févr. 2017 114,84 94,41
mars 2017 117,42 96,81
avril 2017 119,03 97,94
mai 2017 120 98,28
juin 2017 123,87 99,35
juil. 2017 122,9 100,94
août 2017 123,23 101,38
sept. 2017 121,94 102,08
oct. 2017 120,97 102,54
nov. 2017 122,58 103,77
déc. 2017 127,1 105,85
janv. 2018 125,16 105,76
févr. 2018 126,77 105,56
mars 2018 124,52 104,91
avril 2018 125,81 104,6
mai 2018 123,55 104,43
juin 2018 120,97 104,52
juil. 2018 120,65 103,77
août 2018 120,65 103,43
sept. 2018 120,97 102,98
oct. 2018 121,29 103,27
nov. 2018 116,45 102,49
déc. 2018 117,1 100,9
janv. 2019 119,03 100,85
févr. 2019 115,81 100,8
mars 2019 116,13 100,48
avril 2019 113,87 100,51
mai 2019 111,61 100,22
juin 2019 112,58 99,64
juil. 2019 113,23 100,12
août 2019 111,61 100,07
sept. 2019 111,94 100
oct. 2019 111,94 99,42
nov. 2019 111,94 99,13
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 6Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Bel été pour l’hôtellerie de tourisme

Après un printemps positif, la fréquentation hôtelière (figure 7) confirme sa bonne tenue en Provence-Alpes-Côte d’Azur au troisième trimestre. Les nuitées augmentent de 2,3 % par rapport au troisième trimestre 2018. Dans les autres régions touristiques, l’évolution de la fréquentation hôtelière est contrastée. Le nombre de nuitées fléchit en Corse (–2,6 %) et en Île-de-France (–1,1 %). Il est stable en Occitanie (+0,1 %) et progresse en Nouvelle-Aquitaine (+1,3 %) et en Bretagne (+2,1 %). En France métropolitaine, la fréquentation augmente de 0,4 % par rapport au troisième trimestre 2018. Dans la région, la hausse des nuitées est portée par la clientèle résidente (+4,9 %). La fréquentation des non-résidents se replie (–1,0 %), dans un contexte de baisse généralisée en France métropolitaine (–4,6 %). Provence-Alpes-Côte d’Azur résiste cependant mieux que les autres régions à la baisse de la clientèle non résidente. Parmi les départements de la région, la fréquentation hôtelière progresse fortement dans les Alpes-de-Haute-Provence (+10,1 % par rapport à 2018) et les Hautes-Alpes (+9,8 %). Elle s’accroît pour la troisième année consécutive dans les Bouches-du-Rhône (+5,0 % par rapport à 2018). Dans le Var, la tendance est aussi positive (+ 3,5 %). La fréquentation hôtelière se replie légèrement dans les Alpes-Maritimes (–0,2 %), plus nettement en Vaucluse (–2,4 %). D’après les premières données disponibles pour les mois d’octobre et novembre, la fréquentation hôtelière du début de l’automne semble progresser par rapport à la même période de 2018.

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011)
Provence-Alpes-Côte d'Azur France entière
T4 2011 100 100
T1 2012 100,6 100,42
T2 2012 100,78 100,07
T3 2012 100,93 99,79
T4 2012 100,95 99,89
T1 2013 100,52 99,78
T2 2013 100,29 99,65
T3 2013 99,86 99,61
T4 2013 99,82 99,43
T1 2014 99,64 98,91
T2 2014 100,26 98,9
T3 2014 99 98,87
T4 2014 98,71 99,15
T1 2015 98,93 99,45
T2 2015 99,08 99,65
T3 2015 99,97 100,15
T4 2015 99,96 99,42
T1 2016 100,91 99,8
T2 2016 100,05 98,87
T3 2016 97,8 97,67
T4 2016 98,38 98,72
T1 2017 98,14 99,31
T2 2017 98,93 100,94
T3 2017 101,37 102,67
T4 2017 102,33 103,8
T1 2018 103,03 104,78
T2 2018 102,74 105,17
T3 2018 102,85 105,84
T4 2018 102,95 106,17
T1 2019 103,26 105,99
T2 2019 104,31 106,66
T3 2019 105,21 106,77
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Rebond pour les créations de micro-entreprises

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 20 000 entreprises ont été créées au troisième trimestre 2019 (figure 8). Après un deuxième trimestre en légère baisse, les créations repartent à la hausse (+4,6 %). Le rebond est porté par les immatriculations de micro-entrepreneurs, en hausse de 9,7 % après une baisse de la même ampleur au trimestre précédent. Les autres créations d’entreprises sont stables (+0,2 %).

Sur un an, la hausse des créations d’entreprises reste vive dans la région (+16,3 %) et en France (+19,8 %). Le nombre de défaillances d’entreprises continue de diminuer dans la région au troisième trimestre 2019 : depuis un an, 5 200 entreprises ont déposé le bilan, soit –3,3 % par rapport au troisième trimestre 2018. Depuis la fin de 2015, le nombre de défaillances d’entreprises baisse en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les dépôts de bilan dans le secteur de la construction continuent de décroître ce trimestre (–5,6 %), comme dans l’hôtellerie-restauration (–8,0 %) et les activités scientifiques, techniques et de soutien aux entreprises (–2,6 %). À l’inverse, ils sont en hausse dans le commerce (+1,7 %), les activités immobilières (+15,5 %) et le transport-entreposage (+14,6 %).

Au plan national, le nombre de défaillances depuis un an diminue moins fortement que dans la région (–1,9 %).

Figure 8Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Provence-Alpes-Côte d'Azur hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Provence-Alpes-Côte d'Azur y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 97,67 99,22 93,83 91,61
T2 2011 96,2 98,31 93,19 91,9
T3 2011 96,52 99,01 90,41 91,77
T4 2011 98,13 99,04 94,93 92,68
T1 2012 94,52 94,78 96,11 94,07
T2 2012 88,96 91,65 92,96 91,79
T3 2012 90,09 92,2 94,18 91,47
T4 2012 91,52 93,15 89,43 89,93
T1 2013 99,3 100,2 92,34 90,71
T2 2013 97,68 101,2 86,75 90,09
T3 2013 99,28 101,64 87,16 89,37
T4 2013 98,63 104,08 87,84 91,65
T1 2014 96,18 103,7 89,9 92,21
T2 2014 99,03 103,21 87,21 91,82
T3 2014 95,07 101,93 86,93 93,11
T4 2014 98,67 103,47 86,62 93,41
T1 2015 103,28 111,01 84,79 87,71
T2 2015 109,6 115,48 81,85 87,28
T3 2015 114,24 118,22 84,3 87,91
T4 2015 115,53 120,38 82,21 89,44
T1 2016 117,41 122,71 86,05 90,92
T2 2016 119,87 127,97 85,58 95,17
T3 2016 123,08 130,02 84,47 92,1
T4 2016 121,67 126,89 82,64 92,09
T1 2017 119,08 130,04 86,11 95,3
T2 2017 118,48 130,81 82,94 94,94
T3 2017 124,47 135,46 89,67 99,45
T4 2017 129,56 142,15 95,66 107,32
T1 2018 131,66 143,59 105,05 111,52
T2 2018 139,24 149 104,81 115,52
T3 2018 134,07 147,66 104,44 115,71
T4 2018 138,79 151,03 108,34 121,83
T1 2019 145,64 156,95 121,04 131,96
T2 2019 147 160,83 116,13 133,23
T3 2019 147,33 169,41 121,5 138,63
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).
Avertissement

Emploi

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données. Par ailleurs, depuis le premier trimestre 2017, les données sont établies en coproduction avec l'Acoss (champ hors intérim) et la Dares (sur l’intérim).

Tourisme

Fréquentation touristique – révision des séries concernant les hôtels à partir du 1er janvier 2019

À partir du 1er janvier 2019, les données des hôtels non répondants sont imputées au moyen d’une nouvelle méthode, en fonction de leurs caractéristiques. Cette nouvelle méthode d’imputation de la non-réponse tend à revoir légèrement à la baisse le nombre total de nuitées mais n’a pas d’impact sur les évolutions.

Encadré contexte international – La crainte d'un retournement conjoncturel global s'atténue

L’année 2019 aura été marquée par les nombreuses incertitudes qui ont pesé sur la croissance mondiale. Les difficultés du secteur automobile et le ralentissement de l’économie chinoise ont par exemple contribué au ralentissement global. Mais certaines incertitudes qui ont pénalisé jusqu’ici le commerce international semblent se réduire un peu : la perspective d’un Brexit sans accord paraît s’éloigner et les signes d’apaisement dans la guerre commerciale sino-américaine laissent attendre un rebond du commerce mondial. Par ailleurs, les mesures budgétaires contribueraient à soutenir l’activité en zone euro.

Encadré contexte national – La croissance française garde son rythme, portée par la demande extérieure

Au troisième trimestre 2019, la croissance française s’est de nouveau établie à +0,3 %, portée par l’investissement des entreprises, notamment en services, et par la consommation des ménages, du fait de gains élevés de pouvoir d’achat en début d’année. Le commerce extérieur a quant à lui pesé une nouvelle fois sur la croissance.

D’ici la mi-2020, la croissance française serait comprise entre +0,2 % et +0,3 % par trimestre, selon la Note de conjoncture nationale de l’Insee. La consommation des ménages garderait un rythme régulier, l’investissement des entreprises ralentirait tout en restant dynamique, tandis que le commerce extérieur pèserait à nouveau sur l’activité.

En moyenne annuelle, le PIB croîtrait de 1,3 % en 2019 et l’acquis de croissance s’élèverait à +0,9 % mi-2020. Le chômage poursuivrait sa baisse progressive pour atteindre 8,2 % à l’horizon de prévision.