Insee Focus36,6 millions de logements en France au 1ᵉʳ janvier 2019

Céline Arnold (division Logement, Insee)

Au 1ᵉʳ janvier 2019, la France hors Mayotte compte 36,6 millions de logements.
En France métropolitaine, 82 % des logements sont des résidences principales et 56 % des logements individuels. Depuis 35 ans, la part de résidences principales a légèrement diminué tandis que celle des logements vacants s’est un peu accrue. 16 % des résidences principales sont situées dans l’unité urbaine de Paris et 39 % des résidences secondaires dans les communes rurales. La part de ménages propriétaires est stable à environ 58 % depuis 2010.
Dans les départements d’outre-mer, le parc de logements augmente plus vite qu’en métropole : + 2,5 % en moyenne par an depuis 35 ans contre + 1,1 % en métropole.

Insee Focus
No 173
Paru le : Paru le 11/12/2019
Céline Arnold (division Logement, Insee)
Insee Focus  No 173 - décembre 2019

11 millions de logements supplémentaires en 35 ans

Au 1ᵉʳ janvier 2019, la France métropolitaine compte 35,7 millions de logements sur les 36,6 millions de France hors Mayotte (figure 1, sources), soit 11 millions de logements de plus qu’il y a 35 ans. Sur cette période, le parc s’est accru de 1,1 % par an en moyenne. Aujourd’hui, sur 100 logements, 82 sont des résidences principales, 10 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, et 8 sont vacants.

Figure 1 - Répartition du parc de logements selon la catégorie

Figure 1 - Répartition du parc de logements selon la catégorie
1984 2019 Évolution annuelle moyenne (en %)
Nombre de logements (en milliers) Répartition (en %) Nombre de logements (en milliers) Répartition (en %)
France hors Mayotte 24 761 36 609 1,1
Résidences principales 20 425 82,5 29 916 81,7 1,1
Résidences secondaires et logements occasionnels 2 423 9,8 3 590 9,8 1,1
Logements vacants 1 913 7,7 3 103 8,5 1,4
France métropolitaine 24 368 35 672 1,1
Résidences principales 20 095 82,5 29 147 81,7 1,1
Résidences secondaires et logements occasionnels 2 404 9,9 3 541 9,9 1,1
Logements vacants 1 869 7,7 2 983 8,4 1,3
DOM 393 937 2,5
Résidences principales 330 84,0 769 82,1 2,4
Résidences secondaires et logements occasionnels 19 4,9 48 5,1 2,6
Logements vacants 44 11,1 120 12,8 2,9
  • Champ : France hors Mayotte.
  • Sources : Insee, Service de la donnée et des études statistiques (SDES) - ministère de la Transition écologique et solidaire, estimations annuelles du parc de logements au 1ᵉʳ janvier.

La part des résidences principales est légèrement plus faible qu’il y a 35 ans. Le nombre de résidences principales croît à un rythme un peu moins élevé que l’ensemble du parc depuis une dizaine d’années (figure 2) avec une hausse d’environ 0,9 % par an, alors qu’il avait augmenté un peu plus vite que ce dernier entre le début des années 1990 et le milieu des années 2000.

Figure 2 - Évolution annuelle moyenne du nombre de logements par catégorie depuis 1984

en %
Figure 2 - Évolution annuelle moyenne du nombre de logements par catégorie depuis 1984 (en %)
Ensemble des logements Résidences principales Résidences secondaires et logements occasionnels Logements vacants
1984-1989 1,2 1,2 2,7 0,2
1989-1994 1,0 1,1 0,8 0,5
1994-1999 1,0 1,1 0,3 0,5
1999-2004 1,1 1,3 0,7 -0,6
2004-2009 1,2 1,1 0,7 2,8
2009-2014 1,1 0,9 1,0 3,7
2014-2019 1,0 0,8 1,7 2,4
  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, Service de la donnée et des études statistiques (SDES) - ministère de la Transition écologique et solidaire, estimations annuelles du parc de logements au 1ᵉʳ janvier.

Figure 2 - Évolution annuelle moyenne du nombre de logements par catégorie depuis 1984

  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, Service de la donnée et des études statistiques (SDES) - ministère de la Transition écologique et solidaire, estimations annuelles du parc de logements au 1ᵉʳ janvier.

La part des résidences secondaires et logements occasionnels est la même en 2019 qu’il y a 35 ans, tandis que celle des logements vacants est un peu plus élevée. Cette dernière a d’abord diminué lentement, jusqu’à 6,0 % en 2006, avant de remonter pour atteindre 8,4 % en 2019. Sa hausse est toutefois un peu moins soutenue sur les dernières années. Depuis 2006, le nombre de logements vacants s’est accru dans l'ensemble des unités urbaines, mais moins dans celle de Paris. Cette hausse concerne à la fois les logements individuels et collectifs.

En 2019, l’habitat individuel représente 56 % des logements : il est majoritaire parmi les résidences principales comme parmi les résidences secondaires et les logements occasionnels. Depuis 2008, sa part recule légèrement, car le nombre de logements collectifs augmente plus vite que celui des logements individuels (figure 3). Depuis 2013, les logements achevés dans l'année sont en effet plus souvent collectifs qu’individuels, alors que c’était l’inverse avant 2008.

Figure 3 - Évolution annuelle moyenne du nombre de logements par type d'habitat depuis 1984

en %
Figure 3 - Évolution annuelle moyenne du nombre de logements par type d'habitat depuis 1984 (en %)
Ensemble des logements Logements individuels Logements collectifs
1984-1989 1,2 1,5 0,9
1989-1994 1,0 0,9 1,2
1994-1999 1,0 0,9 1,1
1999-2004 1,1 1,3 0,9
2004-2009 1,2 1,2 1,1
2009-2014 1,1 1,0 1,2
2014-2019 1,0 0,8 1,2
  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, Service de la donnée et des études statistiques (SDES) - ministère de la Transition écologique et solidaire, estimations annuelles du parc de logements au 1ᵉʳ janvier.

Figure 3 - Évolution annuelle moyenne du nombre de logements par type d'habitat depuis 1984

  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, Service de la donnée et des études statistiques (SDES) - ministère de la Transition écologique et solidaire, estimations annuelles du parc de logements au 1ᵉʳ janvier.

Les logements se concentrent davantage dans les unités urbaines hors Paris depuis 35 ans

En 2019, 16 % des résidences principales se situent dans l’unité urbaine de Paris et 21 % dans une commune rurale (figure 4). Ces proportions ont légèrement diminué en 35 ans au profit des unités urbaines autres que Paris. Dans ces dernières, le nombre de logements s’est accru de 1,3 % par an en moyenne, contre 1,1 % pour l’ensemble des résidences principales.

Les résidences secondaires et logements occasionnels se situent bien plus souvent dans une commune rurale ou dans une petite unité urbaine de moins de 100 000 habitants : près de quatre sur cinq contre seulement la moitié des résidences principales. Toutefois, la part des communes rurales a diminué depuis 35 ans (39 % en 2019 contre 51 % en 1984), alors que celle des petites unités urbaines s'est accrue (de 32 % à 39 %) avec l’urbanisation. Le nombre de logements a augmenté plus vite dans ces communes (+ 1,3 % par an en moyenne, contre + 1,1 % sur l’ensemble des communes).

La majorité des logements vacants se situent dans une commune rurale ou dans une petite unité urbaine (60 % en 2019), comme 35 ans auparavant. Mais la part des communes rurales s’est également réduite au profit des petites unités urbaines.

Enfin, l'habitat individuel est d'autant plus fréquent que la commune est petite, et ce pour toutes les catégories de logements (résidence principale ou autre).

Figure 4a – Habitat individuel et collectif selon la taille de l'unité urbaine au 1ᵉʳ janvier 2019

en milliers
Figure 4a – Habitat individuel et collectif selon la taille de l'unité urbaine au 1ᵉʳ janvier 2019 (en milliers)
Ensemble des logements Résidences principales Résidences secondaires et logements occasionnels Logements vacants
Ensemble des logements 35 672 29 147 3 541 2 983
Individuel 19 841 16 442 1 944 1 456
Collectif 15 831 12 705 1 598 1 528
Communes rurales 8 272 6 144 1 389 739
Individuel 7 423 5 691 1 086 646
Collectif 849 453 303 93
Unités urbaines de moins de 100 000 habitants 11 640 9 224 1 376 1 040
Individuel 7 390 6 135 722 534
Collectif 4 250 3 089 654 506
Unités urbaines de 100 000 habitants ou plus 10 494 9 107 554 833
Individuel 3 940 3 594 122 224
Collectif 6 554 5 512 432 609
Unité urbaine de Paris 5 266 4 673 222 372
Individuel 1 088 1 022 14 53
Collectif 4 179 3 651 208 319
  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, Service de la donnée et des études statistiques (SDES) - ministère de la Transition écologique et solidaire, estimations annuelles du parc de logements au 1ᵉʳ janvier 2019.

Six ménages sur dix sont propriétaires de leur résidence principale

58 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale (figure 5). Cette part est stable sur les dernières années, alors qu’elle n’avait cessé de croître depuis les années 1980 jusqu’en 2010. Parmi les propriétaires, environ un tiers sont accédants, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas fini de rembourser leur emprunt. La part d’accédants à la propriété se stabilise depuis une dizaine d’années, alors qu’elle avait fortement augmenté dans les années 1980 avant de baisser jusqu'au milieu des années 2000. La part des propriétaires sans charges de remboursement s’est régulièrement accrue jusqu’en 2010, en partie sous l’effet du vieillissement de la population. Elle s’établit à 38 % en 2019, contre 28 % 35 ans auparavant.

Par ailleurs, la proportion des ménages logés gratuitement a baissé et celle des ménages locataires de leur résidence principale a légèrement diminué dans les années 1980 et se maintient depuis autour de 40 %. La part des bailleurs publics a augmenté de plus de 3 points du début des années 1980 jusqu'au milieu des années 1990, puis s'est maintenue. Dans le parc locatif, les parts respectives des bailleurs publics et privés atteignent 17 % et 23 % des résidences principales en 2019.

Figure 5a - Répartition des résidences principales selon le statut d'occupation

en % de l’ensemble des résidences principales
Figure 5a - Répartition des résidences principales selon le statut d'occupation (en % de l’ensemble des résidences principales)
1984 2019
Propriétaires 51,8 57,7
Locataires 40,3 39,9
Logés gratuitement 7,9 2,4
  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, Service de la donnée et des études statistiques (SDES) - ministère de la Transition écologique et solidaire, estimations annuelles du parc de logements au 1ᵉʳ janvier.

Figure 5a - Répartition des résidences principales selon le statut d'occupation

  • Champ : France métropolitaine.
  • Sources : Insee, Service de la donnée et des études statistiques (SDES) - ministère de la Transition écologique et solidaire, estimations annuelles du parc de logements au 1ᵉʳ janvier.

Le nombre de logements s’accroît fortement dans les DOM

Dans les départements d’outre-mer (DOM) hors Mayotte, le parc total des logements augmente plus rapidement qu’en métropole : en moyenne, + 2,9 % par an entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, puis aux alentours de + 2,1 % par an jusqu’en 2019.

En 2019, 82 % des logements sont des résidences principales, 5 % des résidences secondaires ou occasionnelles et 13 % des logements vacants. Le nombre de résidences principales s’accroît un peu moins vite que l'ensemble du parc depuis 2008. L’habitat individuel représente plus des deux tiers de l’ensemble des logements ultramarins. Il reste majoritaire quel que soit le type de logement, même si sa part baisse lentement depuis plus d’une trentaine d’années.

Sources

Les estimations annuelles du parc de logements (EAPL) font la synthèse et la mise en cohérence de plusieurs sources, la principale étant le recensement de la population, dont les dernières données disponibles sont relatives au 1ᵉʳ janvier 2016.

En France métropolitaine, l'estimation s’appuie également sur d'autres sources, notamment les fichiers de la taxe d’habitation, le répertoire de gestion du recensement (répertoire des immeubles localisés) et l’enquête Logement de l'Insee (la dernière datant de 2013).

Pour les DOM, l’estimation est principalement réalisée à l'aide du recensement et des enquêtes Logement de 2006 et 2013.

Les données relatives aux trois dernières années (2017, 2018 et 2019) sont provisoires et seront révisées chaque année jusqu’à ce qu’un chiffrage définitif soit établi par le recensement.

Définitions


Bailleurs publics : organismes d’habitation à loyer modéré (HLM), société d’économie mixte (SEM), État, collectivités locales et établissements publics.


Bailleurs privés : ménages propriétaires bailleurs, autres bailleurs personnes morales.


Résidence principale : logement occupé de façon habituelle et à titre principal par une ou plusieurs personnes qui constituent un ménage.

Remarque :

Depuis 2005, une résidence principale peut comporter plusieurs ménages si ceux-ci ont des budgets séparés (voir la définition d’un « ménage »).


Résidence secondaire : logement utilisé pour les week-ends, les loisirs ou les vacances. Les logements meublés loués (ou à louer) pour des séjours touristiques sont également classés en résidences secondaires.

La distinction entre logements occasionnels et résidences secondaires est parfois difficile à établir, c'est pourquoi, les deux catégories sont souvent regroupées.


Logement occasionnel : logement ou pièce indépendante utilisée occasionnellement pour des raisons professionnelles (par exemple, un pied-à-terre professionnel d'une personne qui ne rentre qu'en fin de semaine auprès de sa famille).


Logement vacant : logement inoccupé se trouvant dans l'un des cas suivants : proposé à la vente, à la location ; déjà attribué à un acheteur ou un locataire et en attente d'occupation ; en attente de règlement de succession ; conservé par un employeur pour un usage futur au profit d'un de ses employés ; gardé vacant et sans affectation précise par le propriétaire (exemple un logement très vétuste...).


Logement individuel : construction qui ne comprend qu'un logement (maison).


Logement collectif : logement dans un immeuble collectif (appartement).


Unité urbaine : la notion d'unité urbaine repose sur la continuité du bâti et le nombre d'habitants. On appelle unité urbaine une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) qui compte au moins 2 000 habitants.

Si l'unité urbaine se situe sur une seule commune, elle est dénommée ville isolée. Si l'unité urbaine s'étend sur plusieurs communes, et si chacune de ces communes concentre plus de la moitié de sa population dans la zone de bâti continu, elle est dénommée agglomération multicommunale.

Sont considérées comme rurales les communes qui ne rentrent pas dans la constitution d'une unité urbaine : les communes sans zone de bâti continu de 2000 habitants, et celles dont moins de la moitié de la population municipale est dans une zone de bâti continu.


Répertoire des immeubles localisés / RIL : le répertoire d'immeubles localisés (RIL), disponible pour les communes de 10 000 habitants ou plus, contient l'ensemble des adresses de logements (les habitations, les établissements touristiques et les communautés) nécessaires au recensement de la population et au calcul des populations légales.

Il intègre notamment le nombre de logements, le type d'habitation, le caractère habitable des adresses et leur géolocalisation.

Pour en savoir plus

Service de la donnée et des études statistiques (SDES) - ministère de la Transition écologique et solidaire, « Comptes du logement 2018 - Rapport de la commission des comptes du logement », Datalab n° 60, septembre 2019.

Arnold C., « Le parc de logements en France au 1ᵉʳ janvier 2018 », Insee Focus n° 126, octobre 2018.

Vallès V., « 374 000 logements supplémentaires chaque année entre 2010 et 2015 : la vacance résidentielle s’accentue », Insee Première n° 1700, juin 2018.

Les conditions de logement en France, coll. « Insee Références », édition 2017.