Stabilité de l’emploi et hausse de la création d’entreprisesNote de conjoncture régionale - 1ᵉʳ trimestre 2019

Béatrice Céleste, Floraline Cratère

Au premier trimestre 2019, l’emploi salarié se stabilise en Guadeloupe, après une croissance marquée en 2018, portée par le secteur tertiaire marchand hors intérim. Les créations d’emplois et d’entreprises sont particulièrement dynamiques dans le secteur de l’industrie comme dans celui de la construction. Les effectifs d’intérimaires diminuent fortement ce trimestre et de manière plus modérée sur un an.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 6
Paru le : Paru le 16/07/2019
Béatrice Céleste, Floraline Cratère
Insee Conjoncture Guadeloupe  No 6 - juillet 2019

Emploi salarié : une croissance ralentie

Au premier trimestre 2019, en Guadeloupe, la croissance de l’emploi salarié ralentit à + 0,1 % après + 0,9 % au quatrième trimestre 2018. Elle est tirée par le secteur public, en hausse de 0,8 % ce trimestre. Cette hausse est modérée par les suppressions nettes d’emplois dans le secteur privé (– 0,2 %).

Sur un an, la hausse est plus marquée (+ 1,4 %) (figure 1), avec 1 600 emplois supplémentaires sur un an, ce qui porte l’effectif salarié à 118 800 à la fin du premier trimestre 2019.

En un an, les créations nettes d’emplois sont concentrées dans le secteur privé avec une hausse de 2,1 %, alors que les effectifs salariés sont quasiment stables dans le secteur public.

En France (hors Mayotte), l’emploi salarié est en hausse sur un an (+ 0,9 %) aussi stimulé par la sphère privée.

Dans le secteur de la construction, l’année 2019 démarre dans de bonnes conditions avec une hausse de l’emploi de 2,3 %, soit 5,7 % sur un an (figure 2).

L’industrie guadeloupéenne atteint la barre de 9 000 salariés au premier trimestre 2019. L’emploi dans le secteur progresse, mais moins vite que précédemment (+ 0,3 %, après + 2,8 % au quatrième trimestre 2018). La hausse est plus marquée sur un an (+ 5,3 %) grâce à une année 2018 particulièrement dynamique pour le secteur secondaire.

L’emploi salarié dans le secteur tertiaire marchand hors intérim augmente légèrement au premier trimestre 2019 (+ 0,5 %), notamment dans les domaines de l’hébergement-restauration et des activités de soutien aux entreprises. L’emploi salarié dans les activités liées au commerce et à la réparation d’automobiles et de motos progresse également au début d’année (+ 0,7 %). Néanmoins, dans l’ensemble du secteur, cette croissance est moins forte au premier trimestre que sur l’année (+ 2,3%).

L’emploi dans les services non marchands est en légère hausse (+ 0,1 %) par rapport au trimestre précédent. Il est stable sur un an. Ce secteur regroupe 44 % des effectifs salariés en Guadeloupe. Ils exercent dans l’enseignement, l’administration publique, la santé ou l’action sociale.

Au premier trimestre 2019, l’emploi chute dans le secteur intérimaire (– 11,8 % après + 0,3 % au trimestre précédent) (figure 3).

Sur un an, l’emploi intérimaire régresse de 3,4 %. Au premier trimestre 2019, on dénombre ainsi 1 900 emplois intérimaires en Guadeloupe.

Au niveau national, l’emploi intérimaire se redresse au premier trimestre 2019 (+ 1 %). Après avoir atteint des niveaux historiquement hauts en 2017, l’emploi intérimaire s’est contracté en 2018. Ainsi, sur un an, il est en recul de 1,7 % en France (hors Mayotte).

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Guadeloupe Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Guadeloupe Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,99 100,19 99,47 100,26
T2 2011 100,29 100,32 100,09 100,44
T3 2011 100,69 100,23 100,63 100,39
T4 2011 99,75 100,3 99,52 100,42
T1 2012 99,53 100,3 99,04 100,38
T2 2012 100,33 100,27 100,18 100,32
T3 2012 98,79 100,13 97,91 100,07
T4 2012 98,98 100,03 97,78 99,94
T1 2013 100,07 99,96 99,33 99,82
T2 2013 99,99 99,84 98,9 99,57
T3 2013 97,88 100,04 95,91 99,76
T4 2013 98,09 100,37 95,35 99,95
T1 2014 98,64 100,41 95,49 99,9
T2 2014 98,03 100,43 94,97 99,94
T3 2014 97,07 100,31 93,67 99,75
T4 2014 97,76 100,43 94,28 99,83
T1 2015 97,66 100,38 94,6 99,78
T2 2015 97,76 100,62 94,44 100,01
T3 2015 98,07 100,68 94,58 100,1
T4 2015 98,64 100,89 94,83 100,35
T1 2016 99,15 101,03 95,73 100,52
T2 2016 98,75 101,31 95,47 100,84
T3 2016 98,08 101,58 94,69 101,13
T4 2016 97,97 101,71 94,64 101,28
T1 2017 97,82 102,09 94,11 101,73
T2 2017 98,72 102,46 95,45 102,18
T3 2017 98,01 102,66 94,53 102,47
T4 2017 98,51 103,06 95,81 103,04
T1 2018 99,49 103,23 96,75 103,28
T2 2018 99,52 103,31 96,93 103,44
T3 2018 99,83 103,46 97,98 103,63
T4 2018 100,74 103,74 98,98 103,99
T1 2019 100,85 104,13 98,74 104,49
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Guadeloupe

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Guadeloupe (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 101,56 103 99,46 100,56
T2 2011 99,19 102,85 99,64 100,1
T3 2011 100,61 101,84 100,43 100,74
T4 2011 99,38 100,52 98,71 100,33
T1 2012 100,05 102,49 98,61 100,24
T2 2012 99,06 104,7 99,57 100,33
T3 2012 95,61 99,79 97,84 99,77
T4 2012 95,35 100,39 97,53 100,67
T1 2013 98,2 106,41 98,31 100,42
T2 2013 100,66 104,15 98,1 100,92
T3 2013 90,66 98,95 95,23 100,63
T4 2013 90,37 98,05 94,6 102,06
T1 2014 91,02 99,59 94,89 102,7
T2 2014 88,62 99,87 94,69 102,1
T3 2014 85,29 97,85 93,34 101,64
T4 2014 83,97 97,62 93,93 102,97
T1 2015 83,97 101,45 94,14 102
T2 2015 83,5 101,14 94 102,28
T3 2015 83,76 97,88 94,39 103,08
T4 2015 83,06 98,04 94,56 103,94
T1 2016 83,01 102,33 94,62 103,88
T2 2016 83,9 100,47 94,56 103,69
T3 2016 80,92 96,94 93,63 103,6
T4 2016 79,61 96,02 94,16 103,25
T1 2017 75,08 96,12 94,01 103,63
T2 2017 74,82 98,74 95,49 103,65
T3 2017 74,3 99,03 94,84 103,21
T4 2017 76,83 101,75 95,48 102,36
T1 2018 80,95 103,33 96,15 103,32
T2 2018 81,81 104,49 96,23 103,14
T3 2018 83,39 105,53 96,85 102,48
T4 2018 83,68 108,48 97,82 103,18
T1 2019 85,59 108,85 98,28 103,28
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Guadeloupe

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Guadeloupe France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 69,46 101,11
T2 2011 119,32 101,55
T3 2011 94,39 100,12
T4 2011 104,6 99,37
T1 2012 70,93 95,02
T2 2012 100 91,98
T3 2012 99,91 88,02
T4 2012 87,03 85,39
T1 2013 112,33 88,23
T2 2013 99,91 87,16
T3 2013 116,74 89,79
T4 2013 101,47 90,28
T1 2014 104,6 89,42
T2 2014 89,14 91,24
T3 2014 105,98 88,9
T4 2014 106,53 90,08
T1 2015 104,05 89,85
T2 2015 106,99 93,55
T3 2015 110,67 96,97
T4 2015 126,22 99,52
T1 2016 150,05 99,36
T2 2016 131,28 102,54
T3 2016 141,4 105,55
T4 2016 138,64 110,58
T1 2017 137,72 115,46
T2 2017 153,73 120,89
T3 2017 139,65 124,41
T4 2017 179,58 130,43
T1 2018 177,92 129,52
T2 2018 174,33 128,72
T3 2018 195,49 127,95
T4 2018 194,94 126,03
T1 2019 171,85 127,25
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Martinique et Guyane : une situation de l’emploi contrastée

En Martinique, la croissance de l’emploi salarié au premier trimestre 2019 est moins forte qu’au trimestre précédent, mais elle demeure tout de même importante : + 1,3 % ce trimestre, après + 1,5 % au quatrième trimestre 2018. Cette hausse concerne tous les secteurs : + 1,2 % dans la construction, + 0,7 % dans l’industrie, + 1,7 % dans le tertiaire marchand hors intérim, + 1,2 % dans le tertiaire non marchand et + 0,8 % dans l’intérim.

En Guyane, l’emploi salarié ne progresse pas pour la première fois depuis plus de un an et demi : – 0,2 % d’emplois par rapport au quatrième trimestre 2018. En effet, les créations d’emplois dans les secteurs tertiaires marchand hors intérim et non marchand sont compensés par la forte baisse de l’emploi intérimaire (– 29,4 %, soit 700 emplois intérimaires de moins ce trimestre) (figure 4).

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

en % par rapport au trimestre précédent
Évolution de l'emploi salarié total par département (en % par rapport au trimestre précédent)
2018 T4 2019 T1
Guadeloupe 0,9 0,1
Martinique 1,5 1,3
Guyane 2,2 -0,2
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi salarié total par département

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.
Avertissement

Depuis la publication de juillet 2018, portant sur le premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) est étendu aux départements d'outre-mer (hors Mayotte) et à l'ensemble de l'emploi salarié. Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l'agriculture et de l'ensemble des particuliers employeurs.

De plus, les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Enfin, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge de la DSN.

Construction de logements : une reprise contrastée

Entre avril 2018 et mars 2019, 3 200 logements ont été autorisés à la construction, soit une baisse de 7,3 % par rapport à la même période un an auparavant (figure 5). Les autorisations de construire diminuent pour les logements individuels, tandis qu’ils augmentent pour les logements collectifs y compris en résidence. En Guadeloupe, les mises en chantier de logements sont stables sur un an.

Le nombre de logements commencés à la fin du premier trimestre 2019 a augmenté : + 3 % par rapport au trimestre précédent. Cependant, sur un an, par rapport à la fin du premier trimestre 2018, le nombre de logements commencés a baissé de 1,5 %.

Au niveau national, la baisse du nombre de logements autorisés à la construction se poursuit : – 2,4 % ce trimestre et – 8,6 % sur l’année. De même, le nombre de logements commencés est en légère baisse ce trimestre (– 0,5 %) mais contribue au recul de 3,6 % de logements commencés observé sur l’année.

Figure 5Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction (indice base 100 en décembre 2010)
Guadeloupe France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 106,67 101,59
févr. 2011 108,89 101,8
mars 2011 106,67 101,24
avril 2011 106,67 101,05
mai 2011 104,44 102,66
juin 2011 104,44 102,92
juil. 2011 97,78 103,1
août 2011 95,56 104,3
sept. 2011 95,56 105,85
oct. 2011 100 106,54
nov. 2011 93,33 107,57
déc. 2011 86,67 108,66
janv. 2012 80 108,43
févr. 2012 82,22 108,64
mars 2012 95,56 108,6
avril 2012 95,56 109,06
mai 2012 95,56 107,66
juin 2012 91,11 107,15
juil. 2012 91,11 106,36
août 2012 88,89 106,54
sept. 2012 91,11 104,34
oct. 2012 88,89 103,84
nov. 2012 91,11 102,77
déc. 2012 93,33 100,96
janv. 2013 93,33 101,07
févr. 2013 91,11 102,54
mars 2013 77,78 102,87
avril 2013 77,78 101,17
mai 2013 77,78 99,22
juin 2013 77,78 97,5
juil. 2013 84,44 95,53
août 2013 86,67 92,45
sept. 2013 86,67 90,96
oct. 2013 84,44 90,37
nov. 2013 80 89,57
déc. 2013 80 88,67
janv. 2014 82,22 86,57
févr. 2014 84,44 83,55
mars 2014 86,67 82,63
avril 2014 84,44 81,39
mai 2014 84,44 81,41
juin 2014 88,89 81,46
juil. 2014 93,33 81,81
août 2014 97,78 81,6
sept. 2014 91,11 81,75
oct. 2014 88,89 80,83
nov. 2014 88,89 79,9
déc. 2014 88,89 79,78
janv. 2015 82,22 79,55
févr. 2015 77,78 79,02
mars 2015 75,56 78,14
avril 2015 75,56 79,13
mai 2015 77,78 78,6
juin 2015 71,11 79,5
juil. 2015 62,22 79,34
août 2015 55,56 80,26
sept. 2015 53,33 81,1
oct. 2015 55,56 81,75
nov. 2015 55,56 83,72
déc. 2015 60 84,96
janv. 2016 62,22 85,29
févr. 2016 62,22 86,76
mars 2016 62,22 87,06
avril 2016 62,22 87,98
mai 2016 64,44 89,95
juin 2016 68,89 90,31
juil. 2016 71,11 91,23
août 2016 75,56 92,34
sept. 2016 75,56 94,5
oct. 2016 73,33 95,22
nov. 2016 77,78 96,1
déc. 2016 75,56 97,19
janv. 2017 80 97,88
févr. 2017 80 97,99
mars 2017 82,22 100,08
avril 2017 82,22 99,94
mai 2017 82,22 100,73
juin 2017 84,44 101,78
juil. 2017 82,22 103,08
août 2017 82,22 103,48
sept. 2017 80 103,67
oct. 2017 80 104,07
nov. 2017 77,78 103,13
déc. 2017 75,56 102,81
janv. 2018 75,56 102,98
févr. 2018 75,56 103,52
mars 2018 75,56 102,1
avril 2018 77,78 102,06
mai 2018 75,56 101,74
juin 2018 73,33 100,34
juil. 2018 75,56 98,99
août 2018 71,11 98,57
sept. 2018 75,56 97,67
oct. 2018 73,33 97,38
nov. 2018 73,33 97,15
déc. 2018 73,33 95,66
janv. 2019 68,89 95,28
févr. 2019 73,33 93,85
mars 2019 71,11 93,31
avril 2019 68,89 93,6
mai 2019 66,67 92,99
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Fréquentation touristique : un léger repli

La fréquentation des hôtels, classés ou non, exprimée en nuitées, diminue de 0,9 % au premier trimestre 2019 en glissement annuel, par rapport à la même période en 2018 (figure 6). Cette baisse fait suite à plus de deux ans de hausse continue et, notamment, à une hausse de 4,7 % sur un an au trimestre précédent. Cette moindre fréquentation des hôtels pourrait être attribuée, en partie, à la diversité de l’offre d’hébergements. Le nombre de passagers à l’aéroport (hors transit) augmente de 2,5 % en glissement annuel.

L’attractivité de l’hôtellerie haut de gamme se confirme avec une hausse de fréquentation de 87 %. A contrario, les hôtels d’entrées et de moyenne gamme (1, 2 ou 3 étoiles) ont été moins fréquentés par la clientèle ce trimestre, en particulier par les touristes non résidents (respectivement – 41 % et – 28 %).

Alors que la fréquentation hôtelière des touristes ne résidant pas en France baisse fortement (– 32 %), celle des résidents, qui comprend la France métropolitaine et les DOM, augmente de 1,6 %.

Le taux d’occupation (78 %) diminue de 5,2 points par rapport au premier trimestre 2018. Sur la période, l’augmentation du nombre de chambres offertes (+ 3,6 %) masque des disparités selon le type d’hôtel. Si l’offre a presque doublé dans les hôtels de 4 ou 5 étoiles, elle diminue dans les hôtels d’entrée ou de moyenne gamme. Ces résultats expliquent la forte progression des nuitées dans les 4 étoiles ou plus. Le nombre de chambres occupées diminue (– 2,8 %).

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011
Évolution de la fréquentation dans les hôtels (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2011)
Guadeloupe France entière
T4 2011 100 100
T1 2012 100,15 100,41
T2 2012 99,85 100,05
T3 2012 99,63 99,75
T4 2012 99,13 99,83
T1 2013 99,06 99,72
T2 2013 98,73 99,58
T3 2013 97,82 99,54
T4 2013 97,72 99,35
T1 2014 95,21 98,84
T2 2014 92,78 98,84
T3 2014 90,6 98,83
T4 2014 88,51 99,11
T1 2015 87,34 99,4
T2 2015 87,36 99,62
T3 2015 86,77 100,12
T4 2015 86,97 99,4
T1 2016 87,58 99,78
T2 2016 85,53 98,85
T3 2016 87,92 97,62
T4 2016 91,19 98,67
T1 2017 97,99 99,26
T2 2017 105,25 100,9
T3 2017 108,51 102,62
T4 2017 111,37 103,75
T1 2018 114,55 104,73
T2 2018 115,09 105,13
T3 2018 116,8 105,8
T4 2018 116,6 106,13
T1 2019 113,65 105,86
  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données trimestrielles brutes. Chaque point représente le cumul des 4 derniers trimestres en base 100 au 4ᵉ trimestre 2011.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.
Avertissement

Révision des séries concernant les hôtels à compter du 1er janvier 2019

À partir du 1er janvier 2019, les données des hôtels non répondants sont imputées au moyen d’une nouvelle méthode, en fonction de leurs caractéristiques. Cette nouvelle méthode d’imputation de la non-réponse tend à revoir légèrement à la baisse le nombre total de nuitées mais n’a pas d’impact sur les évolutions (en savoir plus).

Création d’entreprises : une progression continue

Au premier trimestre 2019, en Guadeloupe, 1 365 entreprises ont été créées. Le nombre de créations d’entreprises augmente de 4,4% par rapport au trimestre précédent (figure 7). Les immatriculations sous le statut de micro-entrepreneurs continuent d’augmenter, mais à un rythme moins soutenu (+ 10,1 % après + 22,4 %). Le micro-entrepreneuriat est à l’origine d’une création d’entreprise sur cinq.

Le premier trimestre 2019 est marqué par une forte augmentation des créations d’entreprises dans l’industrie (+ 33,3 %). La reprise dans le secteur de la construction se poursuit ce trimestre (+ 15,3 %). Les créations d’entreprises reculent dans le secteur du commerce, des transports et de l’hébergement-restauration (– 1,0 %), alors que, dans le secteur des services, elles sont en légère augmentation (+ 2 %). Le secteur tertiaire regroupe ainsi quatre créations d’entreprises sur cinq.

Sur un an, la hausse du nombre de créations d’entreprises est forte (+ 13,1 %). Cette hausse est visible dans tous les secteurs : + 3,1 % pour le commerce, les transports, l’hébergement-restauration, + 3,9 % pour la construction, + 20,7 % pour les services et + 24,7 % pour l’industrie. Cette croissance est moins dynamique qu’au niveau national où l’évolution est de + 18,6 % (+ 9,6 % de créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs).

Figure 7Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Guadeloupe hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Guadeloupe y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 97,79 99,19 108,42 91,5
T2 2011 102,44 98,31 122,56 91,88
T3 2011 89,59 99,04 110,17 91,77
T4 2011 84,94 99,02 105,24 92,7
T1 2012 92,14 94,78 113,5 94,08
T2 2012 75,3 91,65 97,7 91,83
T3 2012 75,97 92,24 91,5 91,49
T4 2012 77,85 93,17 95 89,9
T1 2013 74,2 100,15 91,58 90,63
T2 2013 79,51 101,24 91,5 90
T3 2013 80,73 101,7 88,8 89,37
T4 2013 68,99 104,08 78,95 91,57
T1 2014 76,97 103,67 85,78 92,07
T2 2014 73,75 103,22 77,12 91,66
T3 2014 72,65 101,95 77,28 93,15
T4 2014 80,73 103,47 89,67 93,43
T1 2015 82,61 110,96 84,59 87,53
T2 2015 82,95 115,46 75,54 87,2
T3 2015 89,37 118,26 79,83 88,02
T4 2015 88,7 120,46 84,27 89,47
T1 2016 96,46 122,56 85,7 90,78
T2 2016 93,24 128,01 83,8 95,13
T3 2016 94,35 130,14 82,29 92,23
T4 2016 85,83 127 73,79 92,13
T1 2017 95,24 129,82 84,75 95,05
T2 2017 101,33 130,7 85,94 94,86
T3 2017 93,47 135,71 83,96 99,7
T4 2017 102,88 142,38 94,68 107,42
T1 2018 110,63 143,29 95,87 111,13
T2 2018 114,51 148,95 98,57 115,48
T3 2018 107,42 148,14 94,2 116,13
T4 2018 115,17 151,31 103,89 121,96
T1 2019 118,16 157,08 108,42 131,84
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Encadrés

Contexte international – Dans un environnement international moins porteur, les principaux pays de la zone euro mettent en place des mesures de soutien budgétaire

Marqué notamment par les tensions commerciales parties des États-Unis et par la perspective du Brexit, l’environnement international paraît moins porteur que l’an dernier. Les banques centrales comme les différents gouvernements ont néanmoins pris acte du risque de ralentissement et ajustent en conséquence leur politique économique. Début 2019, les principaux pays de la zone euro ont ainsi pour la plupart mis en place, d’une manière ou d’une autre, des mesures de soutien budgétaire. Le pouvoir d’achat accélérerait donc en zone euro (+ 2,5 % en moyenne annuelle prévu en 2019), contribuant à limiter le ralentissement économique de la zone (+ 1,2 % prévu, après + 1,9 % en 2018).

Contexte national – La croissance française serait surtout soutenue par la demande intérieure

Au premier trimestre 2019, la croissance française s’est établie à + 0,3 %, portée par la demande intérieure. En particulier, la consommation des ménages a été soutenue par un pouvoir d’achat dynamique, tandis que le commerce extérieur a pesé sur la croissance. Les créations d’emploi salarié marchand non agricole ont en outre été très élevées (+ 92 000 créations nettes).

D’ici fin 2019, l’économie française conserverait le même rythme de croissance trimestrielle, selon la Note de conjoncture nationale de l’Insee. Le pouvoir d’achat des ménages progresserait de + 2,3 % sur l’année, soutenant la consommation qui serait ainsi la principale contribution à la croissance, malgré un taux d’épargne restant élevé. Le commerce extérieur pèserait à nouveau sur l’activité, contrairement à l’an dernier.

En moyenne annuelle, le PIB croîtrait de 1,3 % en 2019 (après + 1,7 % en 2018). Le chômage poursuivrait sa baisse et s’établirait à 8,3 % fin 2019.

Pour comprendre

Les emplois intérimaires sont comptabilisés du point de vue de l’établissement de travail temporaire dont dépend le salarié, et non du point de vue de l’établissement utilisateur. Par conséquent, l’intérim est comptabilisé dans le secteur tertiaire marchand, quel que soit le secteur d’activité de l’établissement utilisateur.

Définitions

Le régime du micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) s’applique aux personnes physiques qui créent, ou possèdent déjà, une entreprise individuelle pour exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale (hormis certaines activités exclues), à titre principal ou complémentaire.

Résidents : les personnes, quelle que soit leur nationalité, dont le domicile principal est en France.

Non résidents : les personnes, quelle que soit leur nationalité, dont le domicile principal est à l’étranger.




Pour en savoir plus

Emploi salarié au quatrième trimestre 2018 « Hausse dans tous les secteurs », Insee Flash Guadeloupe n°118, avril 2019.

Note de conjoncture « Entre risques commerciaux et soutiens budgétaires », Insee juin 2019.

Tableau de bord Conjoncture.

L’emploi intérimaire .

Logement.