Léger rebond de l’emploi au 1ᵉʳ trimestre 2019 en Bourgogne-Franche-ComtéNote de conjoncture régionale - 1ᵉʳ trimestre 2019

Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee

L'emploi salarié repart à la hausse en Bourgogne-Franche-Comté au premier trimestre 2019 après une année 2018 de repli. Un net rebond de l’intérim associé à une confirmation de reprise dans la construction et le tertiaire marchand font plus que compenser les pertes dans l’industrie et le tertiaire non marchand. Le chômage se maintient à un niveau plus bas que la moyenne nationale. Du côté de l’entreprenariat le nombre de créations d'entreprises progresse, porté par les micro-entreprises, et celui des défaillances est stable. Comparé à l’an dernier, la fréquentation hôtelière recule tout comme dans le bâtiment les demandes de permis de construire et les mises en chantier.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 19
Paru le : Paru le 04/07/2019
Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee
Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté  No 19 - juillet 2019

Hausse de l’emploi salarié régional portée par l’emploi privé

Au premier trimestre 2019, la Bourgogne-Franche-Comté compte 970 200 salariés. Après avoir stabilisé ses effectifs au trimestre dernier, l’emploi salarié est en légère progression de 0,1 % en Bourgogne-Franche-Comté, ce qui n’était pas arrivé depuis fin 2017 (figure 1).

Ce regain tient notamment à la hausse de 0,2 % de l'emploi salarié privé, une première depuis un an. À l'opposé, l'emploi public recule à nouveau de 0,3 % : la stabilisation du trimestre dernier n'aura été que ponctuelle.

La situation demeure plus favorable au niveau national, où l'emploi salarié augmente de 0,4 % au premier trimestre 2019. Comme au niveau régional, c'est le privé qui porte la hausse, en progression de 0,5 %, tandis que le public est stable.

35 500 personnes résident en Bourgogne-Franche-Comté tout en occupant un emploi en Suisse. Pour ce quatrième trimestre de hausse consécutif, la progression du nombre de frontaliers est moins marquée : + 0,7 %. La hausse ne semble pas être enrayée par l’application par la Suisse, depuis début juillet 2018, de la loi dite de « préférence indigène » privilégiant l’embauche de résidents en Suisse dans les secteurs affichant un taux de chômage supérieur à 8 % comme le bâtiment, l’horlogerie et la restauration.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Bourgogne-Franche-Comté Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,08 100,19 100,15 100,26
T2 2011 100,04 100,32 100,22 100,44
T3 2011 99,79 100,23 99,94 100,39
T4 2011 100,08 100,3 100,11 100,42
T1 2012 99,7 100,3 99,74 100,38
T2 2012 99,3 100,27 99,3 100,32
T3 2012 99,01 100,13 98,84 100,07
T4 2012 98,67 100,03 98,37 99,94
T1 2013 98,54 99,96 97,99 99,82
T2 2013 98,37 99,84 97,67 99,57
T3 2013 98,73 100,04 98,06 99,76
T4 2013 98,5 100,37 97,57 99,95
T1 2014 98,35 100,41 97,37 99,9
T2 2014 98,27 100,43 97,28 99,94
T3 2014 97,76 100,31 96,65 99,75
T4 2014 97,76 100,43 96,67 99,83
T1 2015 97,7 100,38 96,46 99,78
T2 2015 97,88 100,62 96,58 100,01
T3 2015 97,6 100,68 96,32 100,1
T4 2015 97,7 100,89 96,46 100,35
T1 2016 97,51 101,03 96,28 100,52
T2 2016 97,8 101,31 96,5 100,84
T3 2016 98,96 101,58 97,83 101,13
T4 2016 98,04 101,71 96,82 101,28
T1 2017 98,39 102,09 97,26 101,73
T2 2017 98,66 102,46 97,62 102,18
T3 2017 98,8 102,66 97,83 102,47
T4 2017 98,91 103,06 98,08 103,04
T1 2018 98,79 103,23 98,05 103,28
T2 2018 98,54 103,31 97,82 103,44
T3 2018 98,28 103,46 97,56 103,63
T4 2018 98,29 103,74 97,56 103,99
T1 2019 98,4 104,13 97,8 104,49
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Progression dans la construction et le tertiaire marchand hors intérim

La reprise amorcée au dernier trimestre se confirme dans la construction (+ 0,6 %), les services marchands hors intérim (+ 0,1 %) et le commerce (+ 0,1 %), soit respectivement 310, 220 et 160 emplois supplémentaires. Dans les services marchands, les gains d'emplois les plus prononcés, avec une hausse de 0,9 % ce trimestre, sont dans l’hébergement-restauration qui progresse même de 2,1 % sur un an.

Dans l’industrie, le repli de l’emploi salarié continue avec une perte de 330 emplois ce trimestre et de 1 000 sur un an. L’agroalimentaire est le seul secteur de l’industrie à gagner des emplois avec 1,1 % ce trimestre et 0,8 % sur un an (figure 2).

Le tertiaire non marchand est en recul de 0,2 %, soit près de 800 emplois en moins.

Au niveau national, l’emploi progresse dans tous les secteurs d’activité ce trimestre et l’évolution est à chaque fois plus favorable qu’en Bourgogne-Franche-Comté, hormis pour l’intérim qui augmente davantage dans la région.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,55 100,06 100,17 99,88
T2 2011 98,88 99,76 100,27 99,76
T3 2011 98,53 99,4 100,35 99,71
T4 2011 97,98 99,32 100,45 100,07
T1 2012 97,15 98,67 100,49 99,83
T2 2012 96,12 98,31 100,57 99,57
T3 2012 95,39 97,89 100,44 99,63
T4 2012 94,64 97,6 100,24 99,59
T1 2013 93,23 96,73 99,65 99,94
T2 2013 93,14 96 99,4 99,99
T3 2013 92,59 95,59 99,47 100,24
T4 2013 91,57 95,38 99,51 100,77
T1 2014 91,18 95,09 99,3 100,76
T2 2014 90,23 94,55 99,34 100,69
T3 2014 89,2 94,05 98,98 100,6
T4 2014 88,25 93,51 99,19 100,46
T1 2015 87,36 92,82 99,28 100,67
T2 2015 86,03 92,68 99,4 100,88
T3 2015 85,11 92,5 99,44 100,64
T4 2015 84,93 92,12 99,36 100,34
T1 2016 84,5 91,86 99,51 100,15
T2 2016 84,34 91,41 99,71 100,65
T3 2016 84,4 90,91 100,02 100,76
T4 2016 84,06 90,45 100,12 100,45
T1 2017 84,44 90,12 100,5 100,48
T2 2017 84,65 89,96 100,67 100,52
T3 2017 84,15 89,83 100,39 100,44
T4 2017 84,32 89,96 100,54 100,2
T1 2018 84,36 89,91 100,67 99,93
T2 2018 84,28 89,84 100,62 99,63
T3 2018 84,15 89,61 100,67 99,43
T4 2018 84,3 89,54 100,94 99,4
T1 2019 84,82 89,37 101,05 99,17
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Net rebond de l’intérim

En Bourgogne-France-Comté, l’intérim progresse de 3,1 % ce trimestre après une année 2018 de recul ininterrompu. Ainsi, si la région, au premier trimestre 2019, compte 1 200 intérimaires de plus qu’au trimestre précédent, elle en perd tout de même 2 500 sur un an (figure 3).

Dans la région, le recours à l’intérim progresse dans l’ensemble des grands secteurs d’activité, à l’exception du tertiaire non marchand. Il se redresse après plusieurs trimestres de baisse dans l’industrie et la construction. Il poursuit sa progression dans le tertiaire marchand.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 100,88 101,11
T2 2011 103,67 101,55
T3 2011 100,38 100,12
T4 2011 100,3 99,37
T1 2012 96,81 95,02
T2 2012 90,23 91,98
T3 2012 85,18 88,02
T4 2012 80,35 85,39
T1 2013 86,14 88,23
T2 2013 86,43 87,16
T3 2013 89,92 89,79
T4 2013 89,44 90,28
T1 2014 87,96 89,42
T2 2014 90,3 91,24
T3 2014 86,23 88,9
T4 2014 89,65 90,08
T1 2015 91,1 89,85
T2 2015 94,93 93,55
T3 2015 96,33 96,97
T4 2015 101,13 99,52
T1 2016 99,87 99,36
T2 2016 102,74 102,54
T3 2016 108,64 105,55
T4 2016 112,54 110,58
T1 2017 118,53 115,46
T2 2017 125,09 120,89
T3 2017 132,81 124,41
T4 2017 139,24 130,43
T1 2018 136,07 129,52
T2 2018 132,54 128,72
T3 2018 126,42 127,95
T4 2018 124,24 126,03
T1 2019 128,06 127,25
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Des gains d’emplois dans quasiment tous les départements de la région

Au premier trimestre 2019, l’emploi salarié est en hausse dans cinq des huit départements de la région, hausse comprise entre 0,1 % dans le Doubs et 0,3 % dans le Jura. Cette dynamique est portée plus particulièrement par l’intérim, en croissance de 6,5 % en Haute-Saône et de 6 % en Saône-et-Loire. La Côte-d’Or et le Jura bénéficient également de hausses dans l’industrie et dans la construction. L’emploi reste relativement stable dans la Nièvre et dans l’Yonne. Il se replie de 0,5 % dans le Territoire de Belfort en raison notamment de pertes dans l’industrie et l’intérim.

Stabilité du taux de chômage

En Bourgogne-Franche-Comté, le taux de chômage est stable au premier trimestre 2019, alors qu’il baisse de 0,1 point en France. Il demeure cependant plus bas dans la région qu'au niveau national, 7,5 % contre 8,7 % (figure 4). La Bourgogne-Franche-Comté reste au troisième rang des régions les moins touchées par le chômage, à égalité avec Auvergne-Rhône-Alpes et derrière les Pays de la Loire et la Bretagne.

Le Jura est le département de Bourgogne-Franche-Comté où le taux de chômage est le plus faible, 6,2 %. À l'inverse, c'est dans le Territoire de Belfort qu'il est le plus élevé, 9 %. Ce trimestre, le chômage diminue de 0,1 point dans ces deux départements alors qu’il est stable dans les autres départements de la région, à l’exception de la Haute-Saône où il augmente de 0,1 point.

Sur un an, le chômage baisse dans sept départements, en particulier dans l’Yonne, la Nièvre et en Côte-d’Or. Il est stable dans le Territoire de Belfort.

Figure 4Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
T4 2010 8,2 9,2
T1 2011 8,1 9,1
T2 2011 8 9,1
T3 2011 8,1 9,2
T4 2011 8,2 9,3
T1 2012 8,4 9,5
T2 2012 8,7 9,7
T3 2012 8,8 9,8
T4 2012 9,2 10,1
T1 2013 9,4 10,3
T2 2013 9,5 10,4
T3 2013 9,3 10,3
T4 2013 9 10,1
T1 2014 9,1 10,2
T2 2014 9,1 10,2
T3 2014 9,2 10,3
T4 2014 9,4 10,4
T1 2015 9,3 10,3
T2 2015 9,4 10,5
T3 2015 9,3 10,4
T4 2015 9,2 10,2
T1 2016 9,1 10,2
T2 2016 9 10
T3 2016 8,9 10
T4 2016 8,8 10
T1 2017 8,4 9,6
T2 2017 8,3 9,5
T3 2017 8,3 9,6
T4 2017 7,6 8,9
T1 2018 7,8 9,2
T2 2018 7,7 9,1
T3 2018 7,8 9,1
T4 2018 7,5 8,8
T1 2019 7,5 8,7
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

La baisse des permis de construire commence à se répercuter sur les mises en chantier

Le nombre de permis accordés continue de diminuer dans la région comme au niveau national. En un an, 11 000 logements ont été autorisés à la construction en Bourgogne-Franche-Comté, soit 8 % de moins qu’un an auparavant, une baisse comparable à celle de 9 % en France.

Le nombre de permis de construire recule dans la plupart des départements de la région, et particulièrement dans l’Yonne. Seuls le Territoire de Belfort et la Nièvre font exception.

La baisse des autorisations de construire dans la région commence à se répercuter sur les mises en chantier. Ainsi, le nombre de logements commencés sur un an décroît de 2 % par rapport à l’année précédente. La baisse est plus forte à l’échelle nationale : - 4 % (figure 5).

À l’échelle départementale, la situation est très contrastée. Les mises en chantier progressent légèrement en Saône-et-Loire, dans le Doubs et la Côte-d’Or, et plus fortement dans le Territoire de Belfort. Elles diminuent dans les quatre autres départements de la région, et particulièrement dans la Nièvre.

Figure 5Évolution du nombre de logements commencés

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements commencés (indice base 100 en décembre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 100 101,43
févr. 2011 100,72 102,37
mars 2011 101,45 103,46
avril 2011 100,72 103,82
mai 2011 102,9 104,98
juin 2011 102,17 103,77
juil. 2011 101,45 103,34
août 2011 100 102,81
sept. 2011 97,83 102,25
oct. 2011 96,38 101,21
nov. 2011 97,1 102,78
déc. 2011 97,83 104,09
janv. 2012 97,1 103,58
févr. 2012 97,1 103,41
mars 2012 95,65 103,68
avril 2012 95,65 102,15
mai 2012 92,75 99,73
juin 2012 93,48 99,9
juil. 2012 92,75 99,35
août 2012 92,03 98,72
sept. 2012 89,86 96,74
oct. 2012 89,86 96,11
nov. 2012 86,96 92,58
déc. 2012 87,68 92,53
janv. 2013 86,96 92,21
févr. 2013 86,23 92,45
mars 2013 88,41 91,39
avril 2013 89,86 92,41
mai 2013 88,41 92,72
juin 2013 87,68 92,58
juil. 2013 86,23 92,31
août 2013 86,23 91,87
sept. 2013 86,96 91,87
oct. 2013 84,78 90,42
nov. 2013 84,06 89,31
déc. 2013 80,43 86,55
janv. 2014 80,43 86,17
févr. 2014 81,16 84,57
mars 2014 76,81 83,26
avril 2014 73,91 82,97
mai 2014 71,74 82,32
juin 2014 70,29 81,5
juil. 2014 68,84 81,57
août 2014 68,12 81,21
sept. 2014 65,94 81,33
oct. 2014 66,67 81,14
nov. 2014 63,77 81,23
déc. 2014 65,22 81,45
janv. 2015 64,49 80,92
févr. 2015 63,77 81,16
mars 2015 63,04 81,28
avril 2015 63,77 80,63
mai 2015 65,22 80,24
juin 2015 64,49 80,94
juil. 2015 65,94 80,6
août 2015 66,67 81,26
sept. 2015 67,39 81,52
oct. 2015 66,67 81,96
nov. 2015 68,12 82,68
déc. 2015 65,94 83,77
janv. 2016 65,22 84,11
févr. 2016 64,49 84,89
mars 2016 66,67 84,52
avril 2016 65,94 85,22
mai 2016 66,67 86,99
juin 2016 66,67 87,33
juil. 2016 65,94 87,96
août 2016 65,22 88,2
sept. 2016 65,22 88,66
oct. 2016 65,94 89,87
nov. 2016 67,39 91,12
déc. 2016 68,12 92,55
janv. 2017 70,29 94,1
févr. 2017 71,01 95,07
mars 2017 71,01 97,39
avril 2017 74,64 98,62
mai 2017 75,36 98,96
juin 2017 77,54 99,9
juil. 2017 78,26 101,35
août 2017 78,99 101,77
sept. 2017 78,26 102,37
oct. 2017 78,99 102,68
nov. 2017 78,99 103,8
déc. 2017 81,16 105,68
janv. 2018 80,43 105,61
févr. 2018 82,61 105,32
mars 2018 81,88 104,64
avril 2018 78,26 104,33
mai 2018 79,71 104,18
juin 2018 78,26 104,45
juil. 2018 80,43 103,75
août 2018 79,71 103,53
sept. 2018 80,43 103,22
oct. 2018 80,43 103,7
nov. 2018 82,61 103,1
déc. 2018 83,33 101,33
janv. 2019 83,33 101,19
févr. 2019 80,43 100,99
mars 2019 81,16 100,85
avril 2019 81,88 100,12
mai 2019 78,99 99,49
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Recul de la fréquentation des hôtels

La fréquentation hôtelière est plus faible que l’année précédente. La Bourgogne-Franche-Comté enregistre 1 319 000 nuitées au premier trimestre 2019, soit 3 % de moins qu’un an auparavant. Au niveau national, la baisse est moins marquée : - 1 % (figure 6).

Dans la région, tourisme de loisirs et nuitées d’affaires reculent conjointement.

La baisse de la fréquentation concerne à la fois la clientèle française et la clientèle étrangère. Les nuitées des clientèles résidant en Chine, en Belgique ou au Royaume-Uni, qui sont les plus nombreuses, chutent fortement.

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Nombre de nuitées en milliers
Mois 2018 2019 Moyenne 2014 – 2018
Janvier 381 369 367
Février 440 439 438
Mars 539 511 498
Avril 558 594 559
Mai 673 657
Juin 730 710
Juillet 821 828
Août 820 825
Septembre 722 704
Octobre 614 600
Novembre 464 449
Décembre 415 416
  • Notes : données mensuelles brutes.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE

Figure 6Évolution de la fréquentation dans les hôtels

  • Notes : données mensuelles brutes.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE

Hausse des créations de micro-entreprises

Au premier trimestre 2019, 5 440 entreprises ont été créées en Bourgogne-Franche-Comté, soit 10 % de plus qu’au trimestre précédent. Cette hausse est un peu plus marquée qu’au niveau national : + 8 %.

À l’inverse du trimestre précédent, la hausse dans la région s’explique par la progression de 25 % des créations de micro-entreprises. Les créations d’entreprises « classiques » reculent en revanche de 2 %. À l’échelle nationale, entreprises « classiques » comme micro-entreprises sont en hausse (figure 7).

Figure 7Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entrepreneurs France entière hors micro-entrepreneurs Bourgogne-Franche-Comté y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 98,7 99,19 90,96 91,5
T2 2011 96,61 98,31 90,25 91,88
T3 2011 96,35 99,04 88,17 91,77
T4 2011 98,07 99,02 90,54 92,7
T1 2012 90,97 94,78 94,11 94,08
T2 2012 90,5 91,65 90,19 91,83
T3 2012 91,65 92,24 88,34 91,49
T4 2012 92,12 93,17 91,5 89,9
T1 2013 95,56 100,15 90,63 90,63
T2 2013 96,61 101,24 89 90
T3 2013 98,28 101,7 86,17 89,37
T4 2013 98,02 104,08 85,98 91,57
T1 2014 95,3 103,67 90,48 92,07
T2 2014 93,22 103,22 84,36 91,66
T3 2014 92,17 101,95 88,15 93,15
T4 2014 96,24 103,47 89,52 93,43
T1 2015 106,37 110,96 82,98 87,53
T2 2015 108,66 115,46 77,15 87,2
T3 2015 110,7 118,26 78,65 88,02
T4 2015 115,81 120,46 80,82 89,47
T1 2016 117,95 122,56 83,67 90,78
T2 2016 122,55 128,01 83,71 95,13
T3 2016 120,88 130,14 80,48 92,23
T4 2016 117,43 127 78,69 92,13
T1 2017 119 129,82 83,38 95,05
T2 2017 124,79 130,7 81,09 94,86
T3 2017 136,95 135,71 87,11 99,7
T4 2017 133,51 142,38 88,13 107,42
T1 2018 139,98 143,29 98,1 111,13
T2 2018 138,41 148,95 93,54 115,48
T3 2018 137,27 148,14 98,46 116,13
T4 2018 151,67 151,31 103,42 121,96
T1 2019 149,22 157,08 113,33 131,84
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Stabilité des défaillances d’entreprises

Les défaillances d’entreprises enregistrées en Bourgogne-Franche-Comté sur un an sont relativement stables par rapport à l’année précédente alors qu’elles augmentent au niveau national (figure 8).

Dans la région, les défaillances reculent dans le commerce mais sont en hausse dans les activités de services.

Figure 8Défaillances d'entreprises

indice base 100 en décembre 2010
Défaillances d'entreprises (indice base 100 en décembre 2010)
Bourgogne-Franche-Comté France entière
déc. 2010 100 100
janv. 2011 102,11 100,05
févr. 2011 103,33 100,01
mars 2011 101,54 99,36
avril 2011 101,93 98,97
mai 2011 104,04 100,3
juin 2011 102,76 99,27
juil. 2011 102,59 98,66
août 2011 102,5 98,73
sept. 2011 102,28 98,35
oct. 2011 102,02 98,49
nov. 2011 100,22 98,79
déc. 2011 100,53 98,61
janv. 2012 100,18 99,39
févr. 2012 101,8 99,42
mars 2012 103,2 98,69
avril 2012 103,9 98,95
mai 2012 102,02 97,57
juin 2012 102,89 97,65
juil. 2012 104,17 99
août 2012 104,74 98,83
sept. 2012 103,73 98,38
oct. 2012 105,09 99,98
nov. 2012 106,89 100,13
déc. 2012 107,89 101,27
janv. 2013 107,59 101,04
févr. 2013 106,36 100,84
mars 2013 107,68 100,65
avril 2013 108,29 101,76
mai 2013 107,72 102,02
juin 2013 107,28 102,37
juil. 2013 107,15 103,12
août 2013 106,67 103,02
sept. 2013 106,84 103,82
oct. 2013 108,42 103,76
nov. 2013 107,98 103,59
déc. 2013 108,64 103,65
janv. 2014 108,38 103,82
févr. 2014 108,29 104,8
mars 2014 104,08 104,77
avril 2014 103,68 104,96
mai 2014 104,61 104,53
juin 2014 104,34 104,7
juil. 2014 105,44 104,7
août 2014 106,23 104,71
sept. 2014 106,67 105
oct. 2014 105,53 104,8
nov. 2014 104,82 104,87
déc. 2014 102,59 103,43
janv. 2015 103,38 103,92
févr. 2015 104,08 103,76
mars 2015 106,49 105,63
avril 2015 107,59 105,72
mai 2015 103,95 103,53
juin 2015 106,14 104,99
juil. 2015 104,08 104,53
août 2015 102,63 104,12
sept. 2015 102,98 104,29
oct. 2015 102,06 102,87
nov. 2015 102,68 103,15
déc. 2015 103,68 104,44
janv. 2016 102,46 103,2
févr. 2016 101,8 102,56
mars 2016 101,1 101,22
avril 2016 99,61 100,17
mai 2016 101,36 102,61
juin 2016 98,46 101,2
juil. 2016 97,85 99,75
août 2016 97,15 99,61
sept. 2016 94,74 98,56
oct. 2016 92,94 98,25
nov. 2016 91,45 97,8
déc. 2016 89,87 96,21
janv. 2017 88,64 95,95
févr. 2017 87,72 95,01
mars 2017 85,96 94,82
avril 2017 83,46 93,56
mai 2017 83,9 93,54
juin 2017 84,65 92,44
juil. 2017 84,87 92,06
août 2017 85,18 92,12
sept. 2017 85,53 91,04
oct. 2017 85,44 90,71
nov. 2017 86,32 90,11
déc. 2017 86,4 90,32
janv. 2018 85,39 89,54
févr. 2018 84,43 89,08
mars 2018 84,25 88,05
avril 2018 84,87 88,27
mai 2018 84,74 87,39
juin 2018 84,56 87,46
juil. 2018 85,18 87,88
août 2018 85,48 88,35
sept. 2018 85,13 88,66
oct. 2018 85,66 89,54
nov. 2018 83,73 89,46
déc. 2018 84,65 89,58
janv. 2019 85,09 90,24
févr. 2019 84,39 90,12
mars 2019 84,74 89,65
avril 2019 85,53 89,65
  • Notes : données mensuelles brutes au 20 juin 2019, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 8Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 20 juin 2019, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.
Avertissement

Emploi

Depuis la publication de juillet 2018, portant sur le premier trimestre 2018, le champ des estimations trimestrielles d'emploi (ETE) publiées au niveau localisé (région et département) est étendu aux départements d'outre-mer (hors Mayotte) et à l'ensemble de l'emploi salarié. Par rapport à la situation antérieure, sont donc ajoutés les salariés de la fonction publique, de l'agriculture et de l'ensemble des particuliers employeurs.

De plus, les niveaux de l’emploi « privé » publiés par les Urssaf et par l’Insee diffèrent du fait d’écarts de champ et de concept, et de légères différences peuvent exister sur les taux d’évolution.

Enfin, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge de la DSN.

Tourisme - Révision des séries concernant les hôtels à compter du 1er janvier 2019

À partir du 1er janvier 2019, les données des hôtels non répondants sont imputées au moyen d’une nouvelle méthode, en fonction de leurs caractéristiques. Cette nouvelle méthode d’imputation de la non-réponse tend à revoir légèrement à la baisse le nombre total de nuitées mais n’a pas d’impact sur les évolutions (en savoir plus).

Hausse du nombre d’inscrits à Pôle emploi

Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi repart à la hausse ce trimestre dans la région alors qu’il reste stable au niveau national. La Bourgogne-Franche-Comté compte ainsi 215 400 demandeurs d’emploi de catégorie A, B ou C au premier trimestre 2019, soit 0,4 % de plus qu’au précédent.

Toutes les tranches d'âge sont touchées, ainsi que la plupart des départements. La hausse est particulièrement marquée en Saône-et-Loire et dans le Doubs et on constate au mieux une stabilisation du nombre d'inscrits à Pôle emploi dans l'Yonne, le Jura et en Côte-d'Or.

Seule l'évolution des demandeurs d'emploi de longue durée, en très léger recul, est favorable.

Contexte national – La croissance française serait surtout soutenue par la demande intérieure

Au premier trimestre 2019, la croissance française s’est établie à +0,3 %, portée par la demande intérieure. En particulier, la consommation des ménages a été soutenue par un pouvoir d’achat dynamique, tandis que le commerce extérieur a pesé sur la croissance. Les créations d’emploi salarié marchand non agricole ont en outre été très élevées (+92 000 créations nettes).

D’ici fin 2019, l’économie française conserverait le même rythme de croissance trimestrielle, selon la Note de conjoncture nationale de l’Insee. Le pouvoir d’achat des ménages progresserait de +2,3 % sur l’année, soutenant la consommation qui serait ainsi la principale contribution à la croissance, malgré un taux d’épargne restant élevé. Le commerce extérieur pèserait à nouveau sur l’activité, contrairement à l’an dernier.

En moyenne annuelle, le PIB croîtrait de 1,3 % en 2019 (après +1,7 % en 2018). Le chômage poursuivrait sa baisse et s’établirait à 8,3 % fin 2019.

Contexte international – Dans un environnement international moins porteur, les principaux pays de la zone euro mettent en place des mesures de soutien budgétaire

Marqué notamment par les tensions commerciales parties des États-Unis et par la perspective du Brexit, l’environnement international paraît moins porteur que l’an dernier. Les banques centrales comme les différents gouvernements ont néanmoins pris acte du risque de ralentissement et ajustent en conséquence leur politique économique. Début 2019, les principaux pays de la zone euro ont ainsi pour la plupart mis en place, d’une manière ou d’une autre, des mesures de soutien budgétaire. Le pouvoir d’achat accélérerait donc en zone euro (+2,5 % en moyenne annuelle prévu en 2019), contribuant à limiter le ralentissement économique de la zone (+1,2 % prévu, après +1,9 % en 2018).

Pour en savoir plus

« Entre risques commerciaux et soutiens budgétaires », Insee Note de conjoncture, juin 2019.

Ovieve F., « Au 1ᵉʳ trimestre 2019, la fréquentation hôtelière est en baisse en Bourgogne-Franche-Comté », Insee Flash Bourgogne-France-Comté n°83, mai 2019.

« L’intérim en Bourgogne-France-Comté – Une reprise au premier trimestre 2019 », Direccte Bourgogne-France-Comté , juin 2019.