Insee Analyses Nouvelle-AquitaineUn pic du nombre de collégiens attendu en 2021 dans les Landes

Ghislaine Monerie, Nadia Wojciechowski, Insee

Le département des Landes bénéficie d’une croissance démographique soutenue, cependant ralentie sur la période récente, à la fois par un moindre apport migratoire et la détérioration de son solde naturel. Parallèlement, la fécondité et le nombre de femmes en âge de procréer reculent. Ces dynamiques ne sont pas sans incidence sur la population des collégiens. Si les tendances démographiques récentes se poursuivaient, les effectifs scolarisés dans les établissements landais atteindraient un pic en 2021, pour entamer par la suite une descente jusqu’en 2030. Parmi les six zones de scolarisation infradépartementales, seule la zone Sud-Est des Landes ne gagnerait pas de collégiens à l’horizon 2021, restant au niveau de 2017.

Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine
No 74
Paru le : Paru le 07/06/2019
Ghislaine Monerie, Nadia Wojciechowski, Insee
Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine  No 74 - Juin 2019

Entre 2010 et 2015, la population des Landes augmente de 18 900 habitants, soit une progression annuelle moyenne de 1,0 %, supérieure au rythme régional (+ 0,6 %). Elle est portée exclusivement par son excédent migratoire, résultat d’arrivées (surtout des couples, avec ou sans enfants) plus nombreuses que les départs.

Toutefois, le rythme de croissance décélère par rapport à la période précédente (+ 1,5 % par an en moyenne entre 1999 et 2010), en raison à la fois d’une baisse de l’excédent migratoire, mais également d’une dégradation de son solde naturel. Le nombre de décès augmente de 10 % entre 2010 et 2015, tandis que celui des naissances chute de 8 % : le nombre de femmes de 20 à 39 ans, âges les plus féconds, diminue et le nombre d’enfants par femme se réduit (192 naissances pour 100 femmes en 2006, 182 en 2015, 164 en 2017).

Des indicateurs démographiques à l’évolution du nombre d’élèves

Les tendances à l’œuvre sont différenciées selon les territoires, et pourraient affecter ainsi diversement les collèges qui y sont implantés. Les services de l’Éducation nationale de l’académie de Bordeaux et le Conseil départemental cherchent à anticiper ces évolutions afin d’adapter au mieux les capacités d’accueil des collèges publics au regard des besoins. Ces travaux s’appuient notamment sur des études projectives de population à un niveau infradépartemental.

Pour réaliser ces exercices de projections, six zones ont été délimitées au sein du département (figure 1). Elles regroupent des secteurs de recrutement définis par le conseil départemental dans l’optique de limiter au maximum le temps de transport d’un élève entre son lieu de résidence et son collège d’affectation théorique (collège de secteur).

Figure 1Concentration des collégiens au sud du département des LandesLocalisation des six zones d’étude et des établissements publics et privés accueillant des collégiens, effectifs scolarisés dans chaque zone au 1ᵉʳ janvier 2017

  • Sources : Insee, Depp – constats de rentrée au 1ᵉʳ janvier 2017 (année scolaire 2016-2017)

Toutes ces zones enregistrent une hausse de leur population. Néanmoins, le rythme et le moteur de cette croissance les distinguent. Si l’excédent migratoire est une constante, l’excédent naturel ne concerne que le Sud-Ouest et le Centre.

Globalement, l’ouest du département reste plus dynamique (+ 1,6 % en moyenne annuelle de 2010 à 2015). La croissance des zones Sud et Nord-Est (+ 0,6 %), en deçà de la moyenne départementale, est portée exclusivement par l’excédent des entrées sur les sorties. Dans les zones Centre et Sud-Est, l’évolution annuelle se limite respectivement à + 0,3 % et + 0,4 %.

Cependant, pour toutes les zones, la croissance ralentit par rapport à la période 1999-2010, à cause de migrations et de naissances, moins nombreuses. Ce ralentissement devrait donc se traduire une décennie plus tard par une baisse du nombre des collégiens.

Une hausse prévue du nombre de collégiens dans les Landes jusqu’en 2021...

Au 1er janvier 2017, 19 000 collégiens sont scolarisés dans les Landes (champ). À l’horizon 2021, en cas de maintien des tendances démographiques récentes (scénario tendanciel) et des facteurs scolaires récents (méthodologie), cette population atteindrait 19 600 collégiens. Cette croissance découle en grande partie de la hausse des naissances observée durant la première décennie des années 2000.

En matière de projections d’élèves, la fécondité est prépondérante car elle détermine le nombre de naissances, et, par là même, le nombre de futurs collégiens. Dans un département tel que les Landes où les flux migratoires sont particulièrement importants, les modulations du solde entre les entrées et les sorties et les profils des migrants impactent également les effectifs d’élèves. Dès lors, en plus du scénario tendanciel élaboré à partir du prolongement des tendances démographiques récentes, trois scénarios alternatifs sont examinés : une variante optimiste qui verrait, d’une part, un regain de la fécondité, d’autre part, un excédent migratoire vis-à-vis de l’étranger (à excédent migratoire avec le reste de la France inchangé) ; une variante pessimiste aux hypothèses opposées. Aucune de ces deux variantes ne modifierait significativement le résultat à l’horizon 2021 par rapport au scénario tendanciel (figure 2) : les hypothèses de fécondité ne jouent qu’à partir de 2025, une part importante des futurs collégiens étant aujourd’hui déjà nés.

Figure 2Pic de collégiens scolarisés dans les Landes au début de la prochaine décennieÉvolution du nombre de collégiens scolarisés dans le département des Landes, selon quatre scénarios de projection

Pic de collégiens scolarisés dans les Landes au début de la prochaine décennie
Tendanciel Optimiste Pessimiste Attractivité accrue
2017 100,0 100,0 100,0 100,0
2018 101,0 101,0 101,0 101,3
2019 101,7 101,7 101,6 102,3
2020 102,8 103,0 102,7 103,8
2021 103,1 103,3 103,0 104,4
2022 102,7 102,9 102,5 104,4
2023 102,7 102,9 102,3 104,7
2024 101,6 102,0 101,2 104,0
2025 100,8 101,3 100,3 103,6
2026 100,2 100,8 99,6 103,4
2027 99,2 99,8 98,5 102,7
2028 98,4 99,4 97,4 102,3
2029 97,6 99,4 95,9 101,9
2030 96,7 99,6 93,9 101,2
  • Sources : Insee – modèle Omphale 2017, Depp - constats de rentrée du 1er janvier 2013 à 2017, Rectorat de Bordeaux - Bases élèves 1er janvier 2013 à 2018

Figure 2Pic de collégiens scolarisés dans les Landes au début de la prochaine décennieÉvolution du nombre de collégiens scolarisés dans le département des Landes, selon quatre scénarios de projection

  • Sources : Insee – modèle Omphale 2017, Depp - constats de rentrée du 1er janvier 2013 à 2017, Rectorat de Bordeaux - Bases élèves 1er janvier 2013 à 2018

Enfin, une augmentation de l’excédent migratoire vis-à-vis des autres départements de France métropolitaine, non prise en compte dans les scénarios tendanciel, optimiste ou pessimiste, et jouant sur les futurs effectifs scolaires, dessine un scénario « Attractivité accrue ». Selon cette variante, les effectifs de collégiens landais atteindraient 19 900 élèves à l’horizon 2021.

…suivie d’une baisse plus ou moins forte selon le scénario de 2021 à 2030

Ensuite, de 2021 à 2030, selon les hypothèses tendancielles, la population des collégiens scolarisés dans les Landes diminuerait jusqu’à 18 350 en 2030, soit une baisse de 0,7 % en moyenne annuelle (figure 3).

Figure 3Quelle que soit la zone infradépartementale, une baisse des effectifs de collégiens attendue entre 2021 et 2030 Évolutions projetées des collégiens scolarisés dans les Landes par zone, du 1ᵉʳ janvier 2017 au 1ᵉʳ janvier 2030

en %
Quelle que soit la zone infradépartementale, une baisse des effectifs de collégiens attendue entre 2021 et 2030 (en %)
Scénario tendanciel
Zones Évolution totale Taux de croissance annuel moyen
2017/2030 2017/2030 2017/2021 2021/2030
Sud-ouest – 5,1 – 0,4 1,0 – 1,0
Nord-ouest – 3,4 – 0,3 0,7 – 0,7
Sud – 1,5 – 0,1 1,0 – 0,6
Centre 0,4 0,0 0,9 – 0,4
Sud-est – 5,8 – 0,5 – 0,4 – 0,5
Nord-est – 4,2 – 0,3 1,1 – 1,0
Landes – 3,3 – 0,3 0,8 – 0,7
  • Sources : Insee – modèle Omphale 2017, Depp - constats de rentrée 1er janvier 2013 à 2017, Rectorat de Bordeaux - Bases élèves 1ᵉʳ janvier 2013 à 2018

Cette tendance s’explique par la baisse observée du nombre de naissances après 2010, et donc mécaniquement, du nombre de collégiens 11 à 14 ans plus tard. Plus précisément, les femmes en âge de procréer ont été moins nombreuses et ont donné naissance chacune à moins d’enfants ; dans cette même tendance, de 2013 à 2018, le nombre de ces femmes diminuerait de 5 %, celles-ci étant potentiellement les mères d’une grande partie des futurs collégiens de 2025 à 2030.

Selon le scénario pessimiste, la baisse des effectifs pourrait atteindre 1,0 % en moyenne annuelle, tandis qu’elle se limiterait à 0,4 % dans le cadre du scénario optimiste.

Finalement, entre 2017 et 2030, ce serait environ 630 collégiens scolarisés en moins dans les Landes selon le scénario tendanciel, contre 80 de moins avec le scénario optimiste et 1 160 dans le scénario pessimiste ; les effectifs de collégiens atteindraient en 2030 respectivement 18 350, 18 900 et 17 800 élèves. En revanche, le scénario d’attractivité accrue des Landes aboutirait en 2030 à un niveau plus élevé que celui de 2017 avec 230 collégiens de plus.

Sud-Est des Landes, seule zone à ne pas gagner de collégiens à l’horizon 2021

Quel que soit le scénario, tendanciel, optimiste ou pessimiste, la zone Sud-Est des Landes serait la seule parmi les six à ne pas gagner de collégiens d’ici 2021, faute de naissances suffisantes. De 2017 à 2030, les collèges de cette zone perdraient 80 à 210 jeunes.

À l’inverse, la zone Centre retrouverait en 2030 un niveau proche de celui de 2017, après une hausse en première période puis une baisse contenue après 2021. La zone bénéficierait en effet, entre 2013 et 2018, d’un recul limité du nombre de femmes de 20 à 39 ans : – 2 % dans le scénario tendanciel contre – 5 % pour l’ensemble du département des Landes.

Les territoires qui auraient la plus forte progression relative du nombre de collégiens entre 2017 et 2021, seraient aussi ceux qui enregistreraient la plus forte baisse par la suite. Sur toute la période, le Sud-Ouest pourrait perdre de 90 à 350 élèves, le Nord-Est de 30 à 140. Dans cette dernière zone, l’impact de l’ouverture d’un collège supplémentaire, en septembre 2015 à Labrit, n’a pas été évalué : sa fréquentation croissante pourrait modifier les habitudes de scolarisation.

Le Nord-Ouest, dans une vision optimiste, serait proche en 2030 de la stabilité des effectifs, alors qu’il perdrait 220 collégiens dans une vision pessimiste. Le Sud oscillerait entre – 180 et + 70 collégiens.

Dans l’hypothèse d’attractivité accrue, les zones Sud et Centre gagneraient une centaine d’élèves chacune, à l’horizon 2030, tandis que les autres zones resteraient proches de leur niveau de 2017.

Avertissement

Des projections qui se suivent, mais ne se ressemblent pas

Dans l’étude parue en juin 2014 (« Près de 20 000 collégiens attendus dans les Landes en 2020 » - Le Quatre pages Insee Aquitaine n° 219), les projections étaient issues de données moins récentes. Si la méthode des deux exercices reste commune, les résultats ne sont pas comparables. En effet, les données prises en compte démarrent en 2007 pour l’ancien modèle Omphale et en 2013 pour le nouveau. Entre ces deux dates, les tendances démographiques ont évolué à la baisse dans les Landes. De plus, la nouvelle méthode s’appuie sur une mesure annuelle des flux migratoires, contre une mesure quinquennale auparavant. Ainsi, les comportements de migration mesurés diffèrent sensiblement.

Encadré 1 - Le Sud-Ouest des Landes, une zone sous influence

La zone Sud-Ouest connaît des mobilités de natures variées. Les collèges des Pyrénées-Atlantiques, par exemple, attirent des élèves landais : plus de 400 à la rentrée 2017, dont la plupart résident dans des communes limitrophes, en particulier sur Tarnos (1 sur 3). Ces mouvements s’effectuent surtout en direction de l’enseignement privé, alors que les jeunes Landais privilégient les établissements publics (9 sur 10).

En matière de migrations résidentielles, cette zone Sud-Ouest affiche un bilan positif. Les échanges sont nombreux avec les Pyrénées-Atlantiques, principalement avec l’aire urbaine de Bayonne.

Des modifications dans l’équilibre actuel ne seraient pas sans conséquences. Ainsi, la simulation d’une hausse de 10 % des arrivées (méthodologie) augmenterait sensiblement les effectifs d’élèves. Le pic s’élèverait à 4 900 élèves contre 4 800 dans le scénario tendanciel. Ensuite, la baisse à l’horizon 2030 serait moins prononcée et mènerait à un retour au niveau atteint en 2017 (figure 4).

Figure 4Hypothèse d’attractivité accrue de la zone Sud-Ouest : un gain substantiel de collégiens scolarisés Évolution du nombre de collégiens scolarisés dans la zone Sud-Ouest selon quatre scénarios de projection

Hypothèse d’attractivité accrue de la zone Sud-Ouest : un gain substantiel de collégiens scolarisés
Tendanciel Optimiste Pessimiste Attractivité accrue
2017 100,0 100,0 100,0 100,0
2018 102,1 102,1 102,2 102,6
2019 102,8 102,9 102,8 103,7
2020 103,7 103,8 103,7 105,0
2021 104,1 104,3 104,0 105,7
2022 103,1 103,3 102,9 105,1
2023 103,8 103,9 103,4 106,1
2024 102,6 103,0 102,2 105,4
2025 101,0 101,5 100,7 104,3
2026 100,0 100,5 99,5 103,6
2027 98,2 98,8 97,6 102,1
2028 97,0 98,0 96,3 101,4
2029 96,1 97,8 94,5 100,7
2030 94,9 98,0 92,4 99,9
  • Sources : Insee – modèle Omphale 2017, Depp - constats de rentrée 1er janvier 2013 à 2017, Rectorat de Bordeaux - Bases élèves 1er janvier 2013 à 2018

Figure 4Hypothèse d’attractivité accrue de la zone Sud-Ouest : un gain substantiel de collégiens scolarisés Évolution du nombre de collégiens scolarisés dans la zone Sud-Ouest selon quatre scénarios de projection

  • Sources : Insee – modèle Omphale 2017, Depp - constats de rentrée 1er janvier 2013 à 2017, Rectorat de Bordeaux - Bases élèves 1er janvier 2013 à 2018

Encadré 2 - Anticiper l’augmentation des effectifs de collégiens : une priorité pour le Département des Landes

L’accueil des élèves landais dans les meilleures conditions d’apprentissage est une priorité pour le département des Landes. L’objectif du conseil départemental est de concevoir des collèges publics modernes et à taille humaine (450 à 600 élèves).

La méthode par « projections » adoptée par l’Insee est complémentaire, distincte d’une approche prévisionnelle telle que mise en œuvre par le Département, en particulier pour anticiper les augmentations d’effectifs et ainsi créer 6 collèges entre 2004 et 2015. Les deux démarches se rejoignent et se complètent, dans un objectif de partage des informations avec les partenaires et le grand public.

Les projections démographiques de l’Insee prévoient un pic de fréquentation des collèges landais en 2021 puis une orientation à la baisse des effectifs à l’horizon 2030. Les divers scénarios restent à envisager avec prudence, notamment en raison de l’aléa lié aux migrations de population, dans un contexte où la population landaise continue d’augmenter (+ 4,4 % d’habitants entre 2011 et 2016).

La conjoncture et l’action des politiques publiques (État et collectivités) pourraient aussi avoir une influence sur la dynamique démographique et les effectifs-collégiens : aménagement de l’espace et activités économiques (emplois), maintien et développement des services publics en milieu rural, maillage territorial et offre de formations pour tous les niveaux d’enseignement dans les Landes (écoles du 1er degré, collèges et lycées, enseignement supérieur et recherche, etc.).

Le 39e collège public landais ouvrira à Angresse en septembre 2020.

Pour comprendre

Méthodologie

D’une projection de population à celle de collégiens à l’horizon 2030

L’étude repose sur un outil co-construit par l’Insee et la Depp (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance).

Les projections de collégiens dérivent des projections de population issues du modèle Omphale 2017. Ce dernier simule l’évolution de la population annuelle d’un territoire donné par sexe et âge, initié par les résultats du recensement de la population de 2013 et prolongé par un jeu d’hypothèses sur la fécondité, la mortalité et les migrations résidentielles (flux internes à la France et solde migratoire avec l’étranger). Le scénario central poursuit les tendances récentes observées :

- baisse du nombre d’enfants par femme entre 2013 et 2016 ;

- gains d’espérance de vie comme au niveau national ;

- tendances migratoires passées enregistrées au recensement de 2013 ;

- solde migratoire de la France avec l’étranger estimé puis, pour le territoire étudié, décliné localement au prorata des immigrants en provenance de l’étranger.

Ce scénario central donne lieu à deux déclinaisons : l’une optimiste (scénario population haute) augmente la fécondité jusqu’en 2020, l’espérance de vie et l’excédent migratoire avec l’étranger ; l’autre pessimiste (population basse), à l’inverse, révise à la baisse les hypothèses du scénario central pour les trois composantes démographiques.

Dans la présente étude, des ajustements sur ces trois scénarios ont été effectués par l’Insee sur certaines zones afin d’actualiser les données et de converger vers les évolutions des constats de rentrée scolaire de la Depp sur la période 2013 à 2017. Ils concernent les migrations uniquement, avec l’étranger et en interne. Ils se nomment scénarios tendanciel, optimiste et pessimiste.

Un scénario à façon « attractivité accrue » est aussi simulé pour le département (hausse de 10 % des entrées en provenance des autres départements métropolitains pour les hommes et les femmes de tous âges) vers les six zones.

Un autre scénario « attractivité accrue de la zone Sud-Ouest » a été mis en oeuvre sur cette zone exclusivement, ajoutant aux entrées supplémentaires en provenance des autres départements, celles en provenance des cinq autres zones landaises (encadré Le Sud-Ouest des Landes, une zone sous influence).

Les projections sont réalisées pour servir de base à la réflexion, notamment en matière d’aménagements collectifs. Elles éclairent un hypothétique futur mais ne peuvent en aucun cas être assimilées à des prévisions.

Pour passer de la population en âge d’être collégien aux collégiens, les taux de scolarisation (issus du recensement de la population 2013) sont appliqués aux jeunes entre 6 et 19 ans pour obtenir une population scolarisée au lieu de résidence. Grâce aux bases élèves de la Depp, cette population est ventilée par commune, niveau et voie d’enseignement. Enfin, une matrice de passage « lieu de résidence/lieu de scolarisation » permet de rétablir les effectifs des collégiens par commune de scolarisation.

Afin de prendre en compte les éléments récents, notamment l’ouverture d’un collège en septembre 2015 à Labrit, les taux de scolarisation, les répartitions par voie d’enseignement et secteur et les flux entre le lieu de résidence et le lieu de scolarisation ont été ajustés en lien avec le rectorat de Bordeaux.

Champ

Dans l’étude, les effectifs de collégiens correspondent aux élèves inscrits dans les établissements publics et privés dépendant des ministères de l’Éducation nationale et de l’agriculture, ainsi que ceux scolarisés en troisième préparation professionnelle dans les lycées professionnels.

Pour en savoir plus

Galinier C., « À l’horizon 2050, 900 000 séniors en plus en Nouvelle-Aquitaine », Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine n° 43, juin 2017

Desrivierre D., « D’ici 2050, la population augmenterait dans toutes les régions de métropole », Insee Première n° 1652, juin 2017