À l’horizon 2050, 900 000 séniors en plus en Nouvelle-Aquitaine

Céline Galinier, Insee

En 2050, la population de Nouvelle-Aquitaine gagnerait un million d’habitants par rapport à 2013, si les tendances démographiques récentes se poursuivaient. Cette croissance résulterait de migrations résidentielles favorables à la région, notamment en provenance de régions voisines et de l’Île-de-France. Le solde naturel freinerait cette croissance, conjuguant à la fois une baisse des naissances et une augmentation des décès.

Avec 900 000 Néo-Aquitains de 65 ans ou plus supplémentaires en 2050, la hausse de la population se concentrerait sur les séniors, notamment les plus âgés. La population augmenterait entre 2013 et 2050 dans tous les départements de la région, particulièrement ceux du littoral et la Vienne. Outre l’effet positif des migrations dans tous les départements, cette croissance serait aussi portée par un excédent naturel en Gironde et en Vienne. Les séniors seraient plus nombreux que les moins de 20 ans en 2050 dans les 12 départements de la région. En Corrèze, Dordogne et Creuse, il y aurait même plus de deux séniors pour un jeune.

Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine
No 43
Paru le : 22/06/2017

La population atteindrait 6,9 millions d’habitants en 2050

Au 1er janvier 2050, si les tendances démographiques récentes se poursuivaient (méthodologie), la population de Nouvelle-Aquitaine serait de 6,9 millions d’habitants, soit un gain de 1 million d’habitants par rapport au recensement de 2013 (figure 1). Le taux de croissance annuel moyen serait de + 0,4 %, contre + 0,3 % pour la France. La Nouvelle-Aquitaine deviendrait ainsi la 4e région la plus peuplée de France en 2050 (elle passerait derrière l’Occitanie) et la 6e en matière de dynamique de croissance (derrière les Pays de Loire, l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Occitanie, la Corse et la Bretagne). Néanmoins, cette dynamique ralentirait en fin de période : de 34 600 personnes en plus par an entre 2008 et 2013, l’augmentation de la population ne serait plus que de 20 400 habitants par an entre 2040 et 2050.

Figure 1 – En 2050, un million d’habitants en plus en Nouvelle-AquitainePyramide des âges des Néo-Aquitains en 2013 et en 2050

en effectifs
En 2050, un million d’habitants en plus en Nouvelle-Aquitaine
âge en années Population des hommes en 2013 Population des femmes en 2013 Population des hommes en 2050 Population des femmes en 2050
0 29 851 28 572 31 282 29 785
1 30 815 29 270 31 358 29 766
2 31 857 30 315 31 919 30 375
3 31 704 30 165 32 469 30 954
4 33 151 31 216 33 286 31 563
5 32 737 31 444 33 936 32 127
6 33 681 32 358 34 439 32 713
7 33 378 31 434 34 916 33 184
8 33 628 32 103 35 343 33 709
9 33 574 31 712 35 733 34 039
10 34 168 32 493 36 069 34 420
11 34 993 33 249 36 340 34 670
12 35 682 33 728 36 634 34 883
13 34 493 32 931 36 807 35 040
14 34 621 32 644 37 012 35 193
15 33 590 32 036 37 235 35 341
16 34 108 31 932 37 440 35 464
17 33 466 32 020 37 493 35 576
18 32 900 31 169 37 203 35 273
19 32 017 30 605 36 756 34 909
20 32 839 31 380 36 323 34 559
21 32 283 31 516 35 661 34 014
22 32 606 31 855 34 853 33 561
23 31 558 30 360 33 833 32 844
24 30 988 30 696 33 164 32 207
25 30 453 30 411 32 511 31 883
26 30 683 30 608 32 367 31 960
27 30 483 30 047 32 255 32 022
28 29 951 30 710 32 470 32 487
29 29 860 30 542 32 741 32 944
30 32 424 33 285 33 175 33 495
31 32 997 33 544 33 414 33 885
32 33 690 34 652 33 962 34 507
33 32 268 33 145 34 476 35 008
34 32 132 32 262 35 191 35 756
35 32 323 32 713 36 435 36 994
36 31 723 32 702 36 627 37 324
37 33 278 34 340 37 116 37 710
38 36 221 36 783 38 300 39 077
39 38 645 39 546 39 285 39 984
40 40 239 41 134 39 213 39 802
41 40 790 40 707 39 845 40 238
42 39 314 40 028 39 463 40 188
43 39 014 40 339 40 089 40 786
44 38 898 40 013 39 351 39 843
45 39 268 39 717 39 246 39 750
46 39 734 41 466 39 007 39 493
47 39 819 41 048 39 268 39 796
48 40 016 41 407 39 848 40 393
49 40 326 41 623 40 522 40 985
50 38 994 40 503 38 975 39 481
51 38 779 40 215 38 652 39 213
52 39 274 40 968 37 822 38 334
53 39 369 41 033 37 983 38 522
54 38 516 40 378 37 441 38 396
55 38 855 40 659 36 817 37 622
56 38 049 41 105 36 752 37 491
57 38 118 41 290 38 636 39 280
58 38 379 41 553 39 092 40 226
59 37 925 40 789 40 212 41 246
60 39 560 42 554 40 375 41 253
61 38 858 41 533 40 793 42 160
62 40 921 43 385 40 964 42 271
63 39 857 43 948 41 501 42 892
64 40 107 43 271 41 448 42 448
65 39 478 42 934 40 680 42 631
66 37 106 41 235 40 263 41 964
67 28 319 30 884 42 500 44 406
68 27 347 30 506 42 628 44 389
69 26 288 29 895 42 749 44 706
70 24 358 27 366 40 201 42 142
71 21 402 24 210 39 177 40 631
72 22 195 25 666 38 738 40 384
73 23 159 27 139 37 198 39 337
74 22 255 26 698 37 681 40 241
75 21 828 26 817 39 507 41 923
76 21 687 27 153 40 818 43 925
77 21 019 26 891 41 087 44 605
78 20 799 27 562 40 082 43 474
79 19 198 26 220 37 768 41 885
80 19 339 26 704 36 149 41 134
81 17 576 25 959 34 665 39 970
82 16 728 25 894 33 362 38 645
83 14 765 23 529 32 324 38 885
84 13 441 22 436 30 742 37 339
85 12 016 21 061 29 076 36 333
86 10 631 19 715 27 128 34 774
87 9 411 18 819 24 213 31 986
88 7 978 16 646 21 997 30 063
89 6 861 15 103 19 904 28 333
90 5 589 13 366 17 549 26 058
91 4 707 11 643 14 906 23 204
92 3 831 9 930 12 705 20 840
93 1 740 4 851 10 300 18 354
94 1 074 3 394 8 224 15 915
95 666 2 575 6 471 13 574
96 434 1 810 4 778 11 046
97 379 1 602 3 587 9 196
98 364 1 410 2 517 7 034
99 349 1 241 1 787 5 346
100
  • Source : Insee, Omphale 2017, scénario central

Figure 1 – En 2050, un million d’habitants en plus en Nouvelle-AquitainePyramide des âges des Néo-Aquitains en 2013 et en 2050

Une croissance démographique portée par un excédent migratoire

Dans la région, le solde migratoire (définitions) serait le moteur de la croissance démographique (+ 0,6 % par an jusqu’en 2050) alors que le solde naturel (définitions) agirait en sens inverse (– 0,1 % par an). Ce solde naturel serait également un frein à la croissance démographique en Corse et, dans une moindre mesure, en Bretagne et en Bourgogne-Franche-Comté. Cependant, la Nouvelle-Aquitaine et la Corse sont les deux seules régions avec un solde naturel négatif dès 2013. Ce déficit naturel s’amplifierait jusqu’en 2050, porté par l’augmentation des décès des générations nées du baby-boom et la diminution du nombre de naissances : en Nouvelle-Aquitaine, l’indicateur conjoncturel de fécondité (définitions) passerait de 1,83 enfant par femme en 2013 à 1,79 en 2050. Le solde migratoire de la Nouvelle-Aquitaine est le plus élevé des régions de France en 2013 et le resterait jusqu’en 2050. En 2050, les échanges migratoires (arrivées et départs) les plus importants s’effectueraient toujours avec l’Île-de-France et avec les quatre régions limitrophes (Occitanie, Pays de la Loire, Auvergne-Rhône-Alpes et Centre-Val de Loire). Comme en 2013, la Nouvelle-Aquitaine présenterait un solde migratoire positif avec ces régions, sauf pour l’Occitanie ; avec cette dernière région, le solde migratoire resterait négatif.

La part de séniors en forte hausse malgré une croissance des jeunes plus élevée qu’en France

La hausse de population se concentrerait sur les séniors (personnes âgées de 65 ans ou plus) : on dénombrerait, en 2050, 900 000 séniors en plus dans la région, dont presque les trois quarts seraient âgés de 75 ans ou plus. Cela correspondrait à une croissance annuelle moyenne de + 1,5 % pour les séniors (comme en France), culminant à + 1,9 % pour les 75 ans ou plus. La croissance démographique en Nouvelle-Aquitaine serait aussi portée par celle des plus jeunes, mais dans une bien moindre mesure. En effet, la population des moins de 20 ans augmenterait de 77 000 personnes, soit un taux de croissance annuel moyen de + 0,16 %. Bien que nettement plus faible que pour les séniors, ce taux est notablement supérieur à celui observé en France (+ 0,05 %). Dans la tranche d’âge des 20 à 64 ans, la région gagnerait 60 000 personnes alors que la France en perdrait : leur croissance atteindrait ainsi + 0,05 % par an dans la région (– 0,04 % au national), un taux d’évolution bien plus faible que celui des séniors. Les mobilités résidentielles expliqueraient la dynamique démographique des moins de 65 ans : la région aurait, en 2050, le plus important solde migratoire de France dans ces tranches d’âges.

En Nouvelle-Aquitaine, le nombre de séniors augmentant bien plus vite que les autres sous-populations, leur part passerait de 21 % en 2013 à 31 % en 2050. Parmi eux, les 75 ans ou plus sont ceux dont la part augmenterait le plus : + 8 points entre 2013 et 2050, contre + 2 points pour ceux âgés de 65 à 74 ans. Ce vieillissement de la population serait dû à un double phénomène. D’une part, il résulterait de l’accroissement de l’espérance de vie (définitions) : de 84,6 ans pour les femmes et 78,2 ans pour les hommes en 2013, elle passerait respectivement à 89,6 ans et 86,1 ans en 2050, accentuant ainsi le nombre de personnes âgées. D’autre part, bien que plus faibles que dans les autres classes d’âge, les arrivées de séniors en provenance du reste de la France resteraient importantes dans la région. Ainsi, après l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine serait en 2050 la 2e région à accueillir le plus de séniors.

La dynamique portée par les départements du littoral

Entre 2013 et 2050, la population augmenterait dans tous les départements de Nouvelle-Aquitaine. Les quatre départements du littoral, ainsi que la Vienne, porteraient majoritairement cette dynamique. Leur rythme de croissance resterait égal ou supérieur à celui de la région : de + 0,4 % de croissance annuelle moyenne pour les Pyrénées-Atlantiques à + 0,7 % pour la Gironde (figure 2). Entre 2013 et 2050, la Gironde, la Vienne et la Charente-Maritime seraient ainsi respectivement classées 6e, 12e et 15e des départements de métropole pour leur croissance démographique. Le poids de la Gironde, premier département de la région en nombre d’habitants, s’en trouverait renforcé : il passerait de 26 % de la population régionale en 2013 à 29 % en 2050.

Figure 2 – Forte croissance pour les départements du littoral - Projections de population des départements de Nouvelle-Aquitaine entre 2013 et 2050

en %
Forte croissance pour les départements du littoral - Projections de population des départements de Nouvelle-Aquitaine entre 2013 et 2050
Population (en nombre d'habitants) Variation annuelle moyenne entre 2013 et 2050 Part des 65 ans ou plus
2013 2050 totale due au solde naturel due au solde migratoire 2013 2050
Charente 353 480 371 320 0,13 -0,30 0,44 22,2 34,2
Charente-Maritime 633 420 773 330 0,54 -0,38 0,92 23,7 35,9
Corrèze 240 780 243 600 0,03 -0,55 0,58 24,7 35,5
Creuse 120 870 122 060 0,03 -0,92 0,94 27,2 40,3
Dordogne 416 910 446 130 0,18 -0,56 0,74 25,3 38,2
Gironde 1 505 520 1 968 080 0,73 0,29 0,44 17,2 25,5
Landes 397 230 472 210 0,47 -0,24 0,71 21,8 33,5
Lot-et-Garonne 333 180 363 040 0,23 -0,22 0,45 23,6 33,2
Pyrénées-Atlantiques 664 060 779 920 0,44 -0,19 0,63 21,5 32,3
Deux-Sèvres 371 640 410 920 0,27 -0,12 0,39 20,8 31,6
Vienne 431 250 527 680 0,55 0,14 0,41 19,3 26,8
Haute-Vienne 375 850 399 450 0,16 -0,12 0,28 21,7 29,8
Nouvelle-Aquitaine 5 844 170 6 877 750 0,44 -0,11 0,55 21,2 31,0
France 65 779 440 74 024 510 0,32 0,22 0,10 17,5 27,1
  • Note : le résultat arrondi d’une combinaison de données chiffrées peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
  • Source : Insee, Omphale 2017, scénario central

L’excédent migratoire serait le contributeur principal de la croissance dans tous les départements de la région et avec un taux supérieur à celui de la moyenne française. Des disparités existeraient cependant entre départements.

Seules la Gironde et la Vienne conserveraient un excédent naturel, contribuant ainsi à placer ces deux départements aux deux premières places de la région en matière de croissance annuelle moyenne. À l’inverse, la Creuse, la Corrèze et la Dordogne auraient un solde naturel fortement négatif, tout juste compensé par leur excédent migratoire. Pour les autres départements de la région, l’excédent migratoire compenserait largement le déficit naturel. Les mouvements migratoires (arrivées et départs) s’effectueraient principalement au sein de la région entre les douze départements mais également entre les départements néo-aquitains et les départements limitrophes. Ces échanges migratoires seraient également substantiels à horizon 2050 entre les départements néo-aquitains et d’autres départements français : notamment entre Paris et la Gironde, entre la Haute-Garonne et le Lot-et-Garonne, entre la Loire-Atlantique et les Deux-Sèvres, entre les Pyrénées-Atlantiques et Paris ou la Haute-Garonne.

Entre 1,2 et 2,5 séniors pour 1 jeune selon les départements en 2050

Les séniors seraient plus nombreux en 2050 qu’en 2013 dans tous les départements de Nouvelle-Aquitaine. Cette population âgée de 65 ans ou plus augmenterait plus ou moins rapidement selon les départements jusqu’en 2050 : de + 1,0 % en moyenne par an en Corrèze à + 1,8 % en Gironde (figure 3).

Figure 3 – Les 900 000 séniors en plus se répartissent dans tous les départementsCroissance annuelle moyenne des 65 ans ou plus par département entre 2013 et 2050

  • Source : Insee, Omphale 2017, scénario central

À l’inverse, le nombre de personnes âgées de moins de 65 ans n’augmenterait sur la période que dans cinq départements (Gironde, Vienne, Charente-Maritime, Pyrénées-Atlantiques et Landes), sans toutefois dépasser la progression observée chez les séniors. Ces évolutions contribueraient à accroître progressivement la part des séniors dans tous les départements néo-aquitains. Celle-ci atteindrait en 2050 un quart de la population départementale en Gironde, suivie de près par la Vienne (27 %) et jusqu’à 38 % en Dordogne et 40 % dans la Creuse. Le nombre de séniors dépasserait celui des jeunes de moins de 20 ans dans tous les départements. L’indice de vieillissement serait ainsi le plus faible dans les départements de la Gironde et de la Vienne, avec 1,2 sénior pour 1 jeune, et le plus élevé dans les départements de la Creuse et de la Dordogne avec respectivement 2,5 et 2,2 séniors pour 1 jeune. Les plus âgés des séniors, quant à eux, connaîtraient une progression très forte jusqu’en 2050 : le nombre de 75 ans ou plus serait ainsi multiplié par 1,6 dans la Creuse et jusqu’à 2,2 en Gironde et dans les Landes.

Les départements les plus âgés en 2013 seraient également ceux où la population vieillirait le plus rapidement à l’horizon 2050. En Creuse et en Dordogne, respectivement 1er et 4e département de France les plus âgés en 2013, la part des 65 ans ou plus augmenterait de 13 points à l’horizon 2050 contre 7 points en Vienne et 8 points en Gironde, départements ayant la plus faible part de séniors de la région en 2013. Les migrations seraient le principal facteur explicatif de ce vieillissement accéléré dans les départements les plus âgés : en proportion, les arrivées de séniors et les départs de jeunes seraient plus importants que dans les départements moins âgés.

Pour comprendre

Les projections de population 2013-2050 représentent une déclinaison des projections France entière diffusées par l’Insee en novembre 2016 (pour en savoir plus). Le modèle Omphale permet de réaliser des projections sur la région et ses départements en projetant d’année en année les pyramides des âges des différents territoires. L’évolution de la population par sexe et âge repose sur des hypothèses d’évolution de trois composantes : la fécondité, la mortalité et les migrations résidentielles (flux internes à la France et solde migratoire avec l’étranger), ces dernières étant désormais observées sur un pas annuel. Les projections de population prolongent les tendances passées en matière de migrations selon les mouvements observés entre 2012 et 2013, de fécondité et de mortalité selon les naissances et décès constatés entre 2013 et 2016. Ces hypothèses d’évolution sont appliquées aux quotients observés initialement sur la zone d’intérêt. Les hypothèses d’évolution formulées sont réunies au sein d’un scénario démographique. Le scénario central reproduit les différentes tendances observées sur le passé récent : solde migratoire avec l’étranger de + 70 000 par an, fécondité stable et évolution de la mortalité parallèle à la tendance nationale (à l’échelle nationale, l’espérance de vie des femmes et des hommes atteindrait respectivement 90,3 ans et 86,8 ans en 2050, contre 85,0 ans et 78,7 ans en 2013). Les autres scénarios se conçoivent comme des modulations appliquées aux dernières tendances observées, en modifiant l’hypothèse d’évolution d’une ou de plusieurs composantes (figure 4). Le scénario population haute se veut optimiste : une fécondité et un gain d’espérance de vie en hausse, un solde migratoire avec l’étranger de + 120 000 par an. Il conduirait à une augmentation de la population régionale de 1,5 million d’habitants entre 2013 et 2050. Le scénario population basse se veut au contraire pessimiste : fécondité et gain d’espérance de vie en baisse et un solde migratoire avec l’étranger de + 20 000 par an. Selon ce scénario, la population néo-aquitaine n’augmenterait que de 400 000 habitants entre 2013 et 2050. Les projections ne doivent pas être assimilées à des prévisions : les hypothèses retenues ne sont pas probabilisées.

Figure 4 – D’ici 2050, une population en croissance en Nouvelle-Aquitaine quel que soit le scénarioÉvolution passée et projetée selon les différents scénarios de projection de population

en nombre d'habitants
D’ici 2050, une population en croissance en Nouvelle-Aquitaine quel que soit le scénario
Passé Scénario central Scénario population haute Scénario population basse
1995
1996
1997
1998
1999 5 259 366
2000 5 296 850
2001 5 340 843
2002 5 386 308
2003 5 431 745
2004 5 476 513
2005 5 526 990
2006 5 574 821
2007 5 627 671
2008 5 671 076
2009 5 708 497
2010 5 745 486
2011 5 773 078
2012 5 808 594
2013 5 844 166 5 844 166 5 844 166 5 844 166
2014 5 879 723 5 879 737 5 879 610
2015 5 915 403 5 915 301 5 915 220
2016 5 951 177 5 950 845 5 950 989
2017 5 985 606 5 988 887 5 982 030
2018 6 019 425 6 028 441 6 010 498
2019 6 052 763 6 069 664 6 036 471
2020 6 085 597 6 112 540 6 060 029
2021 6 117 993 6 157 258 6 081 024
2022 6 149 993 6 202 145 6 101 323
2023 6 181 607 6 247 175 6 120 913
2024 6 212 915 6 292 409 6 139 893
2025 6 243 901 6 337 873 6 158 290
2026 6 274 696 6 383 634 6 176 202
2027 6 305 283 6 429 704 6 193 655
2028 6 335 734 6 476 128 6 210 696
2029 6 365 999 6 522 884 6 227 302
2030 6 396 070 6 569 907 6 243 431
2031 6 425 927 6 617 177 6 259 094
2032 6 455 521 6 664 624 6 274 244
2033 6 484 797 6 712 145 6 288 814
2034 6 513 654 6 759 621 6 302 710
2035 6 542 035 6 806 954 6 315 867
2036 6 569 832 6 853 955 6 328 178
2037 6 597 002 6 900 564 6 339 637
2038 6 623 461 6 946 576 6 350 133
2039 6 649 128 6 991 844 6 359 634
2040 6 673 943 7 036 252 6 368 097
2041 6 697 893 7 079 726 6 375 535
2042 6 720 896 7 122 158 6 381 872
2043 6 742 976 7 163 562 6 387 108
2044 6 764 188 7 204 018 6 391 248
2045 6 784 591 7 243 666 6 394 309
2046 6 804 269 7 282 614 6 396 310
2047 6 823 356 7 321 095 6 397 288
2048 6 841 916 7 359 190 6 397 279
2049 6 860 022 7 397 108 6 396 323
2050 6 877 746 7 434 948 6 394 434
  • Source : Insee, Omphale 2017

Figure 4 – D’ici 2050, une population en croissance en Nouvelle-Aquitaine quel que soit le scénarioÉvolution passée et projetée selon les différents scénarios de projection de population

Sources

Les projections démographiques sont réalisées par l’Insee à partir des résultats du recensement de la population au 1er janvier 2013 et des données de l’État civil.

Ces projections portent sur la France (France métropolitaine + 5 départements d’outre-mer). Elles peuvent être réalisées sur l’ensemble du territoire ou sur toute zone composée de une ou plusieurs communes contiguës et ayant au total plus de 50 000 habitants. Il peut s’agir de départements, pays, aires urbaines, grandes agglomérations ou de tout territoire ad hoc.

Définitions

Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année. Ce concept est indépendant de la nationalité.

Le solde naturel (ou accroissement naturel ou excédent naturel de population) est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. Les mots « excédent » ou « accroissement » sont justifiés par le fait qu’en général le nombre de naissances est supérieur à celui des décès. Mais l’inverse peut se produire, et le solde naturel est alors négatif.

L’indicateur conjoncturel de fécondité, ou somme des naissances réduites, mesure le nombre d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l’année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

L’espérance de vie à la naissance (ou à l’âge 0) représente la durée de vie moyenne - autrement dit l’âge moyen au décès - d’une génération fictive soumise aux conditions de mortalité de l’année. Elle caractérise la mortalité indépendamment de la structure par âge. C’est un cas particulier de l’espérance de vie à l’âge x. Cette espérance représente le nombre moyen d’années restant à vivre pour une génération fictive d’âge x qui aurait, à chaque âge, la probabilité de décéder observée cette année-là.

Autrement dit, c’est le nombre moyen d’années restant à vivre au-delà de cet âge x (ou durée de survie moyenne à l’âge x), dans les conditions de mortalité par âge de l’année considérée.

Pour en savoir plus

Desrivierre D., « D'ici 2050, la population augmenterait dans toutes les régions de métropole », Insee Première n° 1652, juin 2017.

Blanpain N., Buisson G., « Projections de population à l’horizon 2070 : deux fois plus de personnes de 75 ans ou plus qu’en 2013 », Insee Première n° 1619, novembre 2016.

Blanpain N., Buisson G., « Projections de population 2013-2070 pour la France », Insee Documents de travail n° F1606, novembre 2016.