Stabilité du chômage en MartiniqueEnquête emploi en continu

Floraline Cratère

En 2018, la population active est stable en Martinique et s’établit à 153 000 personnes en âge de travailler. Le taux de chômage est stable et concerne 18 % de la population active. L’activité salariée et le secteur tertiaire regroupent la majorité des emplois, notamment chez les femmes. Celles-ci sont néanmoins plus exposées à des situations précaires aux frontières du chômage, ainsi que les jeunes actifs et les personnes peu diplômées.

En Martinique, la population active au sens du Bureau International du Travail (BIT) est estimée à 153 000 personnes âgées de 15 ans ou plus (figure 1). Elle regroupe 126 000 actifs ayant un emploi et 27 000 actifs au chômage. Le reste de la population de plus de 15 ans constitue la population inactive et s’établit à 150 000 personnes dont 23 000 élèves, étudiants ou stagiaires en formation.

L’écart du taux d’activité entre les femmes et les hommes se maintient en restant favorable à ces derniers (respectivement 49 % et 53 %). Les Martiniquaises, bien que plus présentes sur le marché du travail, éprouvent plus de difficultés que les hommes à accéder à un emploi.

La population active est stable pour la deuxième année consécutive : le renouvellement démographique de la population en âge de travailler et la hausse d’activité compensent le solde largement négatif des migrations résidentielles.

Les hommes sont un peu plus nombreux à occuper un emploi que les femmes (respectivement 43 % et 41 %), mais l’écart entre les deux s’est réduit de deux points par rapport à 2017.

La population active en Guadeloupe, en baisse de 3 %, est estimée à 161 000 personnes, dont 118 00 actifs ayant un emploi et 35 000 chômeurs. Celle de Guyane est en hausse de 5 % et se situe à 87 000 personnes sont actives, dont 70 000 actifs ayant un emploi et 17 000 chômeurs.

Figure 1153 000 Martiniquais sont actifs en 2018Population en âge de travailler selon le statut d'activité (en nombre et %)

153 000 Martiniquais sont actifs en 2018
Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
Effectif (en %) Femmes Hommes 15-29 ans 30-49 ans 50 ans et plus
Actifs 153 400 51 49 53 41 79 40
Ayant un emploi 126 300 42 41 43 24 65 36
Chômeurs 27 100 9 8 10 17 14 4
Inactifs 149 700 49 51 47 59 21 60
  • Champ : population des ménages, personnes de 15 ans ou plus, vivant en Martinique.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu 2018.

Le chômage est stable

En 2018, 27 000 personnes sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) (figure 2). Le taux de chômage est stable et s’établit à 18 % pour la seconde année consécutive. L’écart des taux de chômage entre les hommes et les femmes a fortement baissé par rapport à 2017, passant de cinq points à un point et ramenant le chômage féminin (17 %) en dessous du chômage masculin.

Le chômage est important en Martinique, il est deux fois plus élevé qu’en France métropolitaine (9 %). Comme en Guadeloupe et Guyane, le chômage est d’abord structurel. Il résulte de l’étroitesse du marché du travail insulaire, mais également de l’inadéquation des besoins avec les qualifications de la population active. À ceci, s’ajoutent les problèmes de mobilités pour les actifs éloignés des zones d’emploi.

Les jeunes âgés de 15 à 29 ans sont les premiers touchés par le chômage de masse (41 %). Ils y sont d’ailleurs un peu plus nombreux qu’en 2017, trois points de plus. Ce fort taux s’explique par les difficultés d’insertion des jeunes en milieu professionnel, surtout pour ceux peu ou pas diplômés. A contrario, le chômage recule pour les actifs âgés de 30 à 49 ans (un point de moins) et ceux âgés de 50 ans et plus (trois points de moins).

Le chômage est de même ordre de grandeur en Guyane (19 %) et bien plus en Guadeloupe (23 %). Ce sont également les plus jeunes les premiers touchés par le chômage dans ces deux régions. En revanche, ils y sont moins nombreux en Guyane (32 %) qu’en Guadeloupe (47 %) et qu’en Martinique. La situation est plus avantageuse pour les femmes en Martinique qu’en Guyane (21 %) ou qu’en Guadeloupe (25 %).

Figure 2Le taux de chômage est stable en MartiniqueNombre de chômeurs et taux de chômage en 2018 (en nombre et %)

Le taux de chômage est stable en Martinique - Lecture : en 2018, 5 200 hommes actifs âgés de 15 à 29 ans sont au chômage en Martinique, soit un taux de chômage de 42%.
Nombre de chômeurs en 2017 Taux de chômage en 2017 (en %) Nombre de chômeurs en 2018 Taux de chômage en 2018 (en %)
Âge
Hommes 11 000 15 13 100 18
15-29 ans 3 200 30 5 200 42
30-49 ans 4 100 13 4 500 16
50 ans et plus 3 700 13 3 400 11
Femmes 16 300 20 14 000 17
15-29 ans 5 000 47 4 100 40
30-49 ans 7 400 19 6 900 19
50 ans et plus 3 900 12 3 000 9
Ensemble 27 300 18 27 100 18
15-29 ans 8 200 38 9 300 41
30-49 ans 11 500 16 11 400 17
50 ans et plus 7 600 12 6 400 10
Niveau de diplôme
Diplôme de niveau bac + 2 et supérieur 3 600 9 4 200 9
Baccalauréat ou brevet professionnel ou autre diplôme équivalent 5 800 19 6 400 20
CAP, BEP ou autre diplôme équivalent 6 500 20 7 200 21
Aucun diplôme, certificat d'études primaires ou brevet des collèges 10 800 24 9 100 22
  • Lecture : en 2018, 5 200 hommes actifs âgés de 15 à 29 ans sont au chômage en Martinique, soit un taux de chômage de 42%.
  • Champ : personnes actives de 15 ans ou plus, vivant en Martinique.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu 2018.

Huit actifs en emploi sur dix sont salariés

En 2018, 87 % des actifs ayant un emploi sont salariés (figure 3). Parmi eux, 82 % sont en contrat à durée indéterminée (CDI) ou fonctionnaires. Les autres salariés sont en contrat à durée déterminée (CDD), en apprentissage ou en intérim, occupant ainsi des emplois moins stables.

Les femmes optent davantage pour le statut professionnel de salarié que les hommes (respectivement 91 % et 81 %). Toutefois, la situation des femmes dans le salariat est assez fragile : certaines sont amenées plus souvent que les hommes à accepter des emplois faiblement qualifiés ou faiblement rémunérés.

La stabilité de l’emploi s’améliore avec l’âge : les jeunes actifs de moins de 30 ans occupent moins souvent des contrats à durée indéterminée que leurs aînés plus expérimentés. Ces jeunes démarrant dans la vie active sont souvent peu diplômés et obtiennent alors plus fréquemment des contrats courts.

Les actifs salariés sont un peu moins nombreux en Guyane (85 %) et en Guadeloupe (81 %). En revanche, ceux qui sont fonctionnaires ou en CDI sont plus représentés en Guadeloupe (85 %) et moins en Guyane (79 %).

Figure 3En Martinique, 87 % des actifs occupés sont salariésPopulation active occupée selon le statut d'emploi et le type de contrat en 2018 (en nombre et %)

En Martinique, 87 % des actifs occupés sont salariés - Lecture : parmi les salariés, 82 % des personnes sont titulaires de la fonction publique ou en contrat à durée indéterminée.
Ensemble Sexe (en %)
Effectif (en %) Femmes Hommes
Non-salariés 16 800 13 9 19
Salariés 109 500 87 91 81
Titulaires de la fonction publique ou en contrat à durée indéterminée 89 800 82 79 85
Contrat à durée déterminée (CDD), apprentissage ou intérim 19 700 18 21 15
  • Lecture : parmi les salariés, 82 % des personnes sont titulaires de la fonction publique ou en contrat à durée indéterminée.
  • Champ : personnes actives de 15 ans ou plus, vivant en Martinique.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu 2018.

Le tertiaire, principal employeur en Martinique

L’économie martiniquaise est davantage tournée vers le secteur tertiaire qu’en France métropolitaine, étant donné l’importance des services administrés dans les économies ultramarines (figure 4). En 2018, huit personnes ayant un emploi sur dix, salariées ou non, travaillent dans le tertiaire.

Comme en Guadeloupe, en Guyane ou en France métropolitaine, les femmes travaillent majoritairement dans le tertiaire : 91 % d’entre elles occupent un emploi dans ce secteur, contre seulement 81 % des hommes. Cet écart de dix points s’explique par une présence féminine plus forte dans les secteurs de la santé et de l’action sociale. Néanmoins, il est plus faible qu’en Guadeloupe et Guyane (neuf femmes pour sept hommes), où l’emploi dans ce secteur concerne également huit personnes en emploi sur dix.

Figure 4Les services administrés regroupent deux emplois sur cinqPopulation active occupée selon le secteur d’activité en 2018 (En %)

Les services administrés regroupent deux emplois sur cinq - Lecture : les secteurs de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et du social représentent 40 % des emplois en Martinique.
Secteur d’activité Répartition (en %)
Non renseigné 2
Autres activités de services 8
Administration publique, enseignement, santé et social 40
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activité de services 8
Information, communication, activités immobilières, financières et d’assurance 4
Commerce, transports, hébergement et restauration 21
Construction 6
Industrie manufacturière, extractive et autres 7
Agriculture, sylviculture et pêche 4
  • Note : les intérimaires sont classés dans le secteur utilisateur.
  • Lecture : les secteurs de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et du social représentent 40 % des emplois en Martinique.
  • Champ : personnes actives de 15 ans ou plus, vivant en Martinique.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu 2018.

Figure 4Les services administrés regroupent deux emplois sur cinqPopulation active occupée selon le secteur d’activité en 2018 (En %)

  • Note : les intérimaires sont classés dans le secteur utilisateur.
  • Lecture : les secteurs de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé et du social représentent 40 % des emplois en Martinique.
  • Champ : personnes actives de 15 ans ou plus, vivant en Martinique.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu 2018.

11 % des actifs occupés sont en sous-emploi

À la frontière de l’emploi et du chômage, le sous-emploi concerne 14 000 personnes en Martinique, soit 11 % des actifs occupés. Cette situation regroupe des personnes à temps partiel, souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire, qu’elles recherchent ou non un emploi, tout comme celles ayant travaillé moins que d’habitude pour des raisons économiques ou exceptionnelles (figure 5).

Deux fois plus de femmes sont en sous-emploi que d’hommes (14 % contre 7 %).

Dans un contexte de précarité de l’emploi, certains actifs ont recours à la pluriactivité, voire à l’emploi informel, pour augmenter leurs revenus. Cette polyvalence peut revêtir la forme de travaux exercés les uns à la suite des autres ou la forme d’activités permanentes, exercées de manière simultanée avec une autre activité déclarée principale.

Le sous-emploi est plus important en Guadeloupe (14 %), ainsi que pour les Guadeloupéennes (18 % contre 10 % d’hommes). En revanche, ces chiffres sont bien moindres en Guyane : un sous-emploi à 9 % et seulement 10 % de femmes sont dans cette situation pour 8 % d’hommes.

Figure 511 % des actifs occupés en Martinique sont en sous-emploiPopulation active occupée en situation de sous-emploi en 2018 (en nombre et %)

11 % des actifs occupés en Martinique sont en sous-emploi - Lecture : en 2018, 9 600 Martiniquaises sont concernées par le sous-emploi, soit 14 % des femmes actives.
Sous emploi en 2017 Sous-emploi en 2018
Effectif (en%) Effectif (en%)
Sexe
Hommes 6 100 10 4 100 7
Femmes 8 700 13 9 600 14
Âge
De 15 à 29 ans 2 500 19 2 500 19
De 30 à 49 ans 7 300 12 6 500 12
50 ans et plus 5 000 9 4 700 8
Ensemble 14 800 12 13 700 11
  • Lecture : en 2018, 9 600 Martiniquaises sont concernées par le sous-emploi, soit 14 % des femmes actives.
  • Champ : personnes actives de 15 ans ou plus, vivant en Martinique.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu 2018.

Autour du chômage, un halo d’inactifs

Les définitions de l’emploi, du chômage et de l’inactivité au sens du BIT sont assez restrictives et ne permettent pas de rendre compte de l’ensemble des situations vis-à-vis du marché du travail. Ainsi, le halo autour du chômage est un concept permettant de réunir des profils divers de personnes à la frontière de l’inactivité et du chômage. Il regroupe des personnes considérées comme inactives, recherchant un emploi mais non disponibles, ou qui ne recherchent pas un emploi qu’elles soient disponibles ou non pour travailler.

En moyenne sur les années de 2016 à 2018, 23 000 Martiniquais, soit 7 % des personnes âgées de 15 à 64 ans, souhaitent travailler mais ne satisfont pas tous les critères du BIT pour être considérés comme chômeurs (figure 6). Ils se retrouvent dans le halo autour du chômage. Dans ce halo, 3 000 personnes recherchent activement un emploi mais ne sont pas disponibles dans les deux semaines pour travailler. 14 000 souhaitent un emploi, sont disponibleset souvent découragées. 6 000 souhaitent un emploi même si elles ne sont ni en recherche active d’emploi, ni disponibles.

Figure 6Le halo autour du chômage représente 7 % des Martiniquais en âge de travailler sur la période 2016-2018Schéma simplifié des concepts d’activité au sens du BIT (en nombre)

Le halo autour du chômage représente 7 % des Martiniquais en âge de travailler sur la période 2016-2018 - Lecture : en moyenne sur les années 2016 à 2018, sur les 308 000 personnes de 15 ans ou plus vivant en Martinique,126 000 sont en emploi, dont 14 000 en situation de sous-emploi et 23 000 sont inactifs au sens du BIT,Mais proches d’une situation de chômage et constituent le halo autour du chômage.
Population des 15-64 ans : 308 000
En emploi : 126 000 Sans emploi : 182 000
En recherche d'emploi : 30 000 Ne recherche pas d'emploi : 152 000
Souhaite travailler : 20 000 Ne souhaite pas travailler
Disponible Non disponible Disponible Non disponible
En emploi hors sous-emploi : 112 000 En sous-emploi : 14 000 Au chômage : 27 000 Recherche un emploi mais n’est pas disponible : 3 000 Ne recherche pas d’emploi mais est disponible : 14 000 Ne recherche pas d’emploi et n’est pas disponible : 6 000 Inactifs hors halo : 132 000
En emploi : 126 000 Dans le halo autour du chômage : 23 000
Actifs : 153 000 Inactifs : 155 000
  • Lecture : en moyenne sur les années 2016 à 2018, sur les 308 000 personnes de 15 ans ou plus vivant en Martinique,126 000 sont en emploi, dont 14 000 en situation de sous-emploi et 23 000 sont inactifs au sens du BIT,Mais proches d’une situation de chômage et constituent le halo autour du chômage.
  • Champ : population des ménages, personnes de 15 ans ou plus, vivant en Martinique.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu cumulée 2016-2018.

Figure 6Le halo autour du chômage représente 7 % des Martiniquais en âge de travailler sur la période 2016-2018Schéma simplifié des concepts d’activité au sens du BIT entre 2016 et 2018 (en nombre)

  • Lecture : en moyenne sur les années 2016 à 2018, sur les 308 000 personnes de 15 ans ou plus vivant en Martinique, 126 000 sont en emploi, dont 14 000 en situation de sous-emploi et 23 000 sont inactifs au sens du BIT, mais proches d’une situation de chômage et constituent le halo autour du chômage.
  • Champ : population des ménages, personnes de 15 ans ou plus, vivant en Martinique.
  • Source : Insee, Enquête Emploi en Continu cumulée 2016-2018.

Encadré

Travailler ou se former hors de Martinique, une solution envisagée par beaucoup

En Martinique, comme dans les autres territoires ultramarins, le taux de chômage est nettement plus élevé qu’en France métropolitaine. En quête d’une meilleure situation professionnelle, certains actifs envisagent même de quitter l’île. Ainsi, la moitié des personnes âgées de 15 à 64 ans, insatisfaites de leur situation, seraient prêtes à quitter la région pour un emploi ou une formation qualifiante. Ce désir de mobilité, important chez les jeunes (64 %) décroît avec l’âge. Ces jeunes, exposés au chômage de masse, manquent souvent d’opportunités en Martinique et sont plus déterminés que leurs aînés à partir.

Sources

L’enquête emploi en continu (EEC) - qui constitue l’unique source d’information permettant de mettre en œuvre la mesure de l’activité suivant les concepts du Bureau international du travail (BIT) - est l’une des principales enquêtes de l’Insee, ainsi que l’une des pièces centrales du dispositif statistique de connaissance de l’emploi et du chômage.

S’inscrivant dans le cadre des enquêtes sur les forces de travail réalisées dans tous les pays de l’Union européenne (« Labour Force Survey »), elle permet, à la France métropolitaine depuis 2003 et à la France entière hors Mayotte depuis 2014, de comparer le niveau et l’évolution de son taux de chômage avec ceux des autres pays européens, mais aussi avec ceux des pays membres de l’organisation internationale du travail (OIT).

Elle comporte par ailleurs des informations très nombreuses sur les caractéristiques des personnes (sexe, âge, diplôme, expérience, etc.), les conditions d’emploi (profession, type de contrat, temps de travail, ancienneté dans l’emploi, sous-emploi, etc.) et les situations de non-emploi (méthodes de recherche d’emploi, études, retraite, etc.).

En conséquence, la mesure de la précision des statistiques issues de cette enquête constitue un enjeu majeur, afin d’une part de permettre une interprétation juste et complète des différents résultats de l’EEC, et d’autre part de pouvoir quantifier dans quelle mesure la France répond aux exigences de précision imposées par Eurostat sur la mesure des statistiques de chômage.

Dans les régions d’outre-mer, le taux de chômage annuel au sens du BIT est calculé avec une précision à 95 % de ± 1,5 point.

Définitions

La population active regroupe la population active occupée (les actifs en emploi) et la population active inoccupée (les actifs au chômage).

Le taux d’activité est calculé en rapportant le nombre d’actifs (actifs occupés et actifs au chômage) à l’ensemble de la population en âge de travailler (15 ans ou plus).

Le taux d’emploi est calculé en rapportant le nombre d’actifs occupés à l’ensemble de la population en âge de travailler (15 ans ou plus).

Le taux de chômage est calculé en rapportant le nombre de chômeurs au nombre d’actifs (actifs occupés et actifs au chômage).

Un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi, c’est-à-dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une semaine de référence ;
  • être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
  • avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Le halo autour du chômage est constitué d’inactifs n’étant pas au chômage au sens du BIT, mais étant dans une situation qui s’en approche. Il est composé de personnes qui souhaitent travailler mais sont « classées » comme inactives, soit parce qu’elles ne sont pas disponibles rapidement pour travailler (deux semaines), soit parce qu’elles ne recherchent pas activement un emploi. Le halo et le chômage sont construits à partir de réponses à une batterie de questions factuelles posées aux personnes enquêtées. Elles ne se définissent pas par rapport à leur situation administrative vis-à-vis d’un organisme de placement ou par rapport à la situation dans laquelle elles se classent spontanément.

Le sous-emploi, à la frontière entre l’emploi et le chômage, comptabilise certaines personnes en emploi qui ne peuvent travailler autant qu’elles le souhaitent. Il comprend les personnes actives occupées qui remplissent l’une des conditions suivantes :

  • – soit elles travaillent à temps partiel, souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire, qu’elles recherchent activement un emploi ou non ;
  • – soit elles travaillent à temps partiel (et sont dans une situation autre que celle décrite ci-dessus) ou à temps complet, mais ont travaillé moins que d’habitude pendant une semaine de référence en raison de chômage partiel (chômage technique) ou mauvais temps.

L'emploi au sens du Bureau International du Travail : Les personnes employées au sens du BIT sont celles ayant travaillé pendant une durée quelconque, ne serait-ce qu’une heure, au cours d’une semaine dite de référence. Cette notion, plus extensive, est différente de celle de l’emploi au sens du recensement de la population qui elle, concerne les personnes ayant déclaré avoir un emploi dans le formulaire du recensement.

Pour en savoir plus

Demougeot L., « Le chômage est stable en 2017 », Insee Analyses Martinique n° 25, avril 2018.

Demougeot L., « Recul du chômage en 2016 », Insee Analyses Martinique n° 18, mars 2017.

Mystille G., « L’insertion sociale et professionnelle des jeunes en Martinique », Insee Dossier Martinique, octobre 2016.

Beck S., Vidalenc J., « Une photographie du marché du travail en 2017 », Insee Première n° 1694, avril 2018.