Populations légales : 5 021 928 habitants en Provence-Alpes-Côte d’Azur au 1ᵉʳ janvier 2016

Benjamin Méreau, Insee

Au 1er janvier 2016, Provence-Alpes-Côte d’Azur compte un peu plus de cinq millions d’habitants. Entre 2011 et 2016, sa population a augmenté de 0,4 % en moyenne chaque année, au même rythme que sur la période 2006-2011. Le solde migratoire s’est légèrement redressé,compensant un moindre excédent naturel.

Le Var reste le département le plus dynamique de la région, porté par son attractivité migratoire.

Parmi les communes les plus peuplées de la région, Toulon, Aix-en-Provence, Avignon et Hyères connaissent un regain d’attractivité avec une population en hausse entre 2011 et 2016 alors qu’elles perdaient des habitants sur la période 2006-2011.

En dix ans, 206 700 habitants supplémentaires

Au 1er janvier 2016, Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 5 021 928 habitants. Cela représente un peu moins de 8 % de la population française alors que la région occupe à peine 6 % du territoire métropolitain.

Au cours des dix dernières années, la population de Provence-Alpes-Côte d’Azur a augmenté de 206 700 habitants. Sa croissance annuelle moyenne est de 0,4 %, rythme légèrement inférieur à la moyenne nationale (+ 0,5 %).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le rythme de croissance démographique est resté le même entre 2011 et 2016 qu’entre 2006 et 2011 (figure 1). Dans toutes les autres régions, excepté Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France, la croissance de la population a ralenti entre les deux périodes

La population croît au même rythme depuis 2006Évolution annuelle moyenne de la population entre 2006 et 2016 et contribution des soldes naturel et migratoire

en %
La population croît au même rythme depuis 2006 (en %)
Zone Évolution de la population Solde naturel Solde migratoire
Provence-Alpes-Côte d’Azur 2006-2011 0,42 0,27 0,14
Provence-Alpes-Côte d’Azur 2011-2016 0,43 0,24 0,18
France 2006-2011 0,55 0,45 0,1
France 2011-2016 0,44 0,37 0,06
  • Note : la somme des contributions des soldes naturel et migratoire peut légèrement différer du total du fait des arrondis.
  • Source : Insee, recensements de la population

La population croît au même rythme depuis 2006Évolution annuelle moyenne de la population entre 2006 et 2016 et contribution des soldes naturel et migratoire

Léger regain d’attractivité depuis 2011

Depuis dix ans, l’accroissement démographique régional est davantage porté par un excédent naturel que par le solde migratoire. Entre 2006 et 2011, le solde naturel contribuait pour les deux tiers à la hausse de population. Sur les cinq dernières années, cette contribution s’est réduite sous l’effet de la baisse de la natalité. À l’image de la tendance nationale, l’indicateur conjoncturel de fécondité a nettement reculé sur cette période. Parallèlement, l’excédent migratoire a progressé pour s'établir à 0,2 % par an. Malgré ce léger regain migratoire Provence-Alpes-Côte d'Azur reste moins attractive que les autres régions du sud de la France (de + 0,6 % à + 1 % pour la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et la Corse).

Le Var contribue de plus en plus à la croissance démographique régionale

La situation démographique des départements est contrastée (figure 2).

Au fil des années, le Var a accentué son dynamisme démographique et contribue de plus en plus à la croissance démographique régionale. Sa population a progressé en moyenne de 5 500 habitants chaque année entre 2006 et 2011. Par la suite, le rythme s’est accéléré avec un gain moyen d’environ 8 600 habitants par an (soit + 0,8 %). L’augmentation de la population dans le Var est portée essentiellement par l’excédent migratoire.

De même, l’essor démographique des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes est presque exclusivement lié à la composante migratoire. Sur la période 2006-2011, ces deux départements faisaient partie des plus attractifs de France, avec une croissance due au solde migratoire apparent proche de + 1,0 % par an. Entre 2011 et 2016, l’excédent migratoire s’est nettement réduit mais contribue encore à la hausse de la population (+ 0,3 %).

Le département des Alpes-de-Haute-Provence est le seul de la région où les décès sont plus nombreux que les naissances (- 1 200 personnes au total entre 2006 et 2016).

Avec 1 083 704 habitants au 1er janvier 2016, les Alpes-Maritimes restent le deuxième département le plus peuplé de la région. La population y est presque stable entre 2011 et 2016, après avoir faiblement augmenté sur la période quinquennale précédente (+ 0,1 %).

Dans les Bouches-du-Rhône et en Vaucluse, départements les plus jeunes de la région, les naissances dépassent largement les décès. Le taux de croissance lié au solde naturel est stable au cours des dix dernières années et s’établit à + 0,5 % par an dans les Bouches-du-Rhône et à + 0,4 % en Vaucluse. Le solde migratoire est quasi nul dans ces deux départements.

Figure 2Le Var confirme son attractivité migratoireÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2006 et 2016 et contribution des soldes naturel et migratoire, par département de Provence-Alpes-Côte d’Azur

en %
Le Var confirme son attractivité migratoire (en %)
Département Évolution de la population Solde naturel Solde migratoire
Alpes-de-Haute-Provence 2006-2011 0,8 0 0,9
Alpes-de-Haute-Provence 2011-2016 0,2 -0,1 0,3
Hautes-Alpes 2006-2011 1,2 0,2 1
Hautes-Alpes 2011-2016 0,4 0,1 0,3
Alpes-Maritime 2006-2011 0,1 0,1 0,1
Alpes-Maritime 2011-2016 0 0,1 0
Bouches-du-Rhône 2006-2011 0,4 0,5 -0,1
Bouches-du-Rhône 2011-2016 0,4 0,5 0
Var 2006-2011 0,6 0,1 0,5
Var 2011-2016 0,8 0 0,8
Vaucluse 2006-2011 0,5 0,4 0,1
Vaucluse 2011-2016 0,4 0,4 0,1
  • Note : la somme des contributions des soldes naturel et migratoire peut légèrement différer du total du fait des arrondis.
  • Source : Insee, recensements de la population

Figure 2Le Var confirme son attractivité migratoireÉvolution annuelle moyenne de la population entre 2006 et 2016 et contribution des soldes naturel et migratoire, par département de Provence-Alpes-Côte d’Azur

Un regain d’attractivité récent des grandes villes

Au 1er janvier 2016, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, on dénombre douze communes de plus de 50 000 habitants, dont neuf font partie des 100 communes les plus peuplées de France.

Pour quatre d’entre elles (Toulon, Aix-en-Provence, Avignon et Hyères), la tendance démographique s’est inversée au cours de la dernière décennie (figure 3). Sur la période 2006-2011, ces villes perdaient des habitants (entre - 0,2 % et - 0,5 % en moyenne chaque année). Entre 2011 et 2016, leur population s'accroît à nouveau (de + 0,3 % à + 0,7 %), du fait d'un regain d'attractivité migratoire.

Entre 2006 et 2011, la Seyne-sur-Mer était, parmi les communes de plus de 50 000 habitants, la deuxième commune française avec le plus fort taux de croissance de la population : + 2,0 % par an, soit plus de 1 200 habitants supplémentaires chaque année. Sa population continue de croître depuis 2011 mais à un rythme moins soutenu : + 0,6 % en moyenne annuelle.

Marseille et Nice, respectivement deuxième et cinquième communes les plus peuplées de France, sont dans des dynamiques démographiques opposées. Sur les dix dernières années, Marseille gagne chaque année environ 2 300 habitants supplémentaires (+ 0,3 %). À l’inverse, Nice a perdu entre 2006 et 2016 un peu plus de 400 habitants chaque année (- 0,1 %). Cette différence s’explique principalement par l’écart de structure par âge des deux communes, qui se traduit par un excédent naturel bien plus marqué à Marseille qu'à Nice.

Figure 3Toulon, Aix, Avignon et Hyères gagnent à nouveau des habitantsÉvolution de la population de Provence-Alpes-Côte d’Azur, ses départements et leurs principales communes

Toulon, Aix, Avignon et Hyères gagnent à nouveau des habitants
Département ou commune Population municipale 2016 Évol. annuelle moy. 2006-2011 (%) Évol. annuelle moy. 2011-2016 (%)
Alpes-de-Haute-Provence 162 565 0,8 0,2
Manosque 21 868 1,1 -0,4
Digne-les-Bains 16 186 -1,1 -0,8
Hautes-Alpes 14 1107 1,2 0,4
Gap 40 805 1,7 0,1
Briançon 11 950 0,6 0,1
Alpes-Maritimes 1 083 704 0,1 0
Nice 342 637 -0,2 -0,1
Cannes 74 152 0,6 0,4
Antibes 73 798 -0,2 -0,4
Bouches-du-Rhône 2 019 717 0,4 0,4
Marseille 862 211 0,3 0,3
Aix-en-Provence 143 006 -0,3 0,3
Arles 52 857 0,2 0,1
Var 1 055 821 0,6 0,8
Toulon 169 634 -0,5 0,7
La Seyne-sur-Mer 64 620 2 0,6
Hyères 55 772 -0,2 0,5
Vaucluse 559 014 0,5 0,4
Avignon 92 378 -0,5 0,5
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 021 928 0,4 0,4
France 66 361 658 0,6 0,4
  • Source : Insee, recensements de la population

Graphique interactif : évolutions au sein des départements de la région

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Population au 1ᵉʳ janvier 2016

Population au 1ᵉʳ janvier 2016 () -
Population en 2016 Population en 2011 Évolution annuelle moyenne (en %)
2011-2016 2006-2011
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 021 928 4 916 069 + 0.4 + 0.4
France Métropolitaine 64 468 792 63 070 344 + 0.4 + 0.5
Départements
Alpes-de-Haute-Provence 162 565 160 959 + 0.2 + 0.8
Hautes-Alpes 141 107 138 605 + 0.4 + 1.2
Alpes-Maritimes 1 083 704 1 081 244 + 0.0 + 0.1
Bouches-du-Rhône 2 019 717 1 975 896 + 0.4 + 0.4
Var 1 055 821 1 012 735 + 0.8 + 0.6
Vaucluse 559 014 546 630 + 0.4 + 0.5
Principales unités urbaines de la région
Marseille - Aix-en-Provence 1 587 537 1 560 921 + 0.3 + 0.3
Nice 943 583 943 665 - 0.0 + 0.1
Toulon 572 952 556 920 + 0.6 + 0.2
Avignon 436 672 424 960 + 0.5 + 0.4
Fréjus 96 229 92 598 + 0.8 + 0.1
Draguignan 80 913 76 928 + 1.0 + 0.8
Menton - Monaco (partie française) 69 086 69 010 + 0.0 + 0.1
Salon-de-Provence 61 555 57 366 + 1.4 + 1.2
Arles 52 857 52 510 + 0.1 + 0.2
Gap 41 274 41 099 + 0.1 + 1.7
Principales communes
Marseille 862 211 850 636 + 0.3 + 0.3
Nice 342 637 344 064 - 0.1 - 0.2
Toulon 169 634 163 974 + 0.7 - 0.5
Aix-en-Provence 143 006 140 684 + 0.3 - 0.3
Avignon 92 378 90 194 + 0.5 - 0.5
Cannes 74 152 72 607 + 0.4 + 0.6
Antibes 73 798 75 176 - 0.4 - 0.2
La Seyne-sur-Mer 64 620 62 640 + 0.6 + 2.0
Hyères 55 772 54 527 + 0.5 - 0.2
Fréjus 53 168 52 344 + 0.3 + 0.3
  • Champ : limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2018
  • Source : Insee, recensements de la population de 2006, 2011 et 2016

Population au 1ᵉʳ janvier 2016

Sources

Cette étude est fondée sur les « populations municipales légales » issues des recensements de la population réalisés par l’Insee, en partenariat avec les communes. Les soldes naturels sont calculés à partir de statistiques de l’état civil sur les naissances et les décès issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee.

Définitions

Le solde naturel est la différence entre le nombre des naissances et celui des décès. On parle d’excédent quand ce solde est positif, c’est-à-dire lorsque les naissances sont supérieures aux décès.

Le solde migratoire apparent est la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire donné et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de la période considérée. Il est estimé indirectement par différence entre la variation totale de la population et le solde naturel. Dans ce document, l’expression est abrégée par « solde migratoire ».

L’indicateur conjoncturel de fécondité mesure le nombre d'enfants qu'aurait une femme tout au long de sa vie, si les taux de fécondité observés l'année considérée à chaque âge demeuraient inchangés.

Pour en savoir plus

Vallès V., « Entre 2011 et 2016, les grandes aires urbaines portent la croissance démographique française », Insee Focus n° 138, décembre 2018

Michaïlesco F., « En 2015, Provence-Alpes-Côte d'Azur a franchi le seuil des 5 millions d'habitants », Insee Flash Provence-Alpes-Côte d’Azur n° 39, décembre 2017