Insee Analyses Auvergne-Rhône-AlpesLe mariage, une institution qui évolue avec la société

Medhy Martin, Emma Bianco, Insee

En Auvergne-Rhône-Alpes, 27 900 mariages ont été célébrés en 2016. Malgré un déclin depuis les années 1970, le nombre d’unions progresse ces vingt dernières années en prenant en compte celles liées aux Pacs. Les possibilités nouvelles de la loi dite du « mariage pour tous » ont permis la célébration de 700 mariages entre personnes de même sexe. Le mariage arrive plus tard dans la vie d’un individu. On se marie pour la première fois à 32,9 ans en moyenne aujourd’hui, près de dix ans plus tard qu’en 1976. De plus en plus de couples donnent naissance avant le mariage, 29 % ayant déjà des enfants ensemble au moment de s’unir. Du fait de la démocratisation du divorce, parmi les mariés de 2016, un sur cinq a déjà été marié précédemment.

Insee Analyses Auvergne-Rhône-Alpes
No 73
Paru le : Paru le 21/12/2018
Medhy Martin, Emma Bianco, Insee
Insee Analyses Auvergne-Rhône-Alpes  No 73 - Décembre 2018

En 2016, les communes d’Auvergne-Rhône-Alpes ont officialisé 27 900 mariages, soit 12,3 % des mariages métropolitains. Le nombre de mariages chute dans toutes les régions de métropole depuis le début des années 1970 jusqu’au milieu des années 1980. La baisse est plus modérée ensuite.

Un tiers de mariages en moins en 40 ans…

Le déclin du mariage est légèrement moins brutal dans la région qu’au niveau national. Entre 1976 et 2016, il est de 32 % en Auvergne-Rhône-Alpes (figure 1) et de 39 % en France métropolitaine. Dans certaines régions comme les Hauts-de-France et le Grand Est, il dépasse 50 % sur la même période. Les évènements de la fin des années 1960 dans la plupart des sociétés occidentales ont remis en question l’ordre social établi et notamment des institutions telles que le mariage. Les changements sociaux et culturels, avec le développement des mouvements de libération de la femme et de la liberté sexuelle, ont ainsi amorcé l’affaiblissement du nombre de mariages à partir des années 1970. Le nombre de mariages reste stable des années 1980 à la fin des années 2000, malgré la hausse de population. Un sursaut de mariages a lieu en 2012, probablement lié, en partie, à la réforme fiscale de 2011. Depuis le 1er janvier 2011, les mariés n’ont plus la possibilité de faire trois déclarations fiscales des revenus l’année du mariage et donc de bénéficier de taux d’imposition moindres. Il pourrait ainsi y avoir eu un effet dissuasif en 2011 et des reports sur 2012 de mariages projetés en 2011.

Figure 1Avec le Pacs, le nombre d’unions augmenteÉvolution du nombre de mariages et de Pacs en Auvergne-Rhône-Alpes

Avec le Pacs, le nombre d’unions augmente
Année Mariages Pacs Ensemble Des unions
1976 41077 41077
1977 41038 41038
1978 39908 39908
1979 38255 38255
1980 37668 37668
1981 35534 35534
1982 35134 35134
1983 33747 33747
1984 31207 31207
1985 30206 30206
1986 29999 29999
1987 30227 30227
1988 30981 30981
1989 32438 32438
1990 33184 33184
1991 32091 32091
1992 30975 30975
1993 29560 29560
1994 29258 29258
1995 29766 29766
1996 32668 32668
1997 33062 33062
1998 32092 0 32092
1999 33242 677 33919
2000 34908 2660 37568
2001 34063 2307 36370
2002 32921 2969 35890
2003 31656 3750 35406
2004 32331 4862 37193
2005 31916 7129 39045
2006 31892 8775 40667
2007 32021 11706 43727
2008 30836 17205 48041
2009 29332 19732 49064
2010 29315 23159 52474
2011 27512 17808 45320
2012 29453 19485 48938
2013 29061 20839 49900
2014 29033 21243 50276
2015 28229 23624 51853
2016 27875 23429 51304
  • Sources : Insee, état civil, 1976 à 2016, ministère de la Justice / SG / SDSE / Répertoire général civil et fichier des notaires, 1999 à 2016

Figure 1Avec le Pacs, le nombre d’unions augmenteÉvolution du nombre de mariages et de Pacs en Auvergne-Rhône-Alpes

  • Sources : Insee, état civil, 1976 à 2016, ministère de la Justice / SG / SDSE / Répertoire général civil et fichier des notaires, 1999 à 2016

Depuis 1976, la diminution des mariages concerne tous les départements de la région, et notamment le Cantal et l’Allier, au vieillissement prononcé, avec des baisses respectives de 66 % et 60 %. En revanche, en Haute-Savoie, dans l’Ain et la Drôme, l’affaiblissement du nombre de mariages est plus contenu, variant de – 3 % à – 19 %. L’attractivité professionnelle de la Suisse, qui génère un afflux de population en âge de se marier autour de Genève dans l’Ain et en Haute-Savoie depuis une vingtaine d’années, contribue à limiter la baisse. En effet, quand le nombre de personnes de 20 à 39 ans baissait de près de 30 % dans l’Allier et le Cantal entre 1976 et 2016, il augmentait de 37 % dans l’Ain et de 47 % en Haute-Savoie.

... mais, en prenant en compte le Pacs, des unions en augmentation

Le nombre de mariages diminue mais, en prenant en compte les contractualisations de pactes civils de solidarité (Pacs), le nombre d’unions augmente ces vingt dernières années. Les unions ont ainsi progressé de 59 % en Auvergne-Rhône-Alpes depuis la création du Pacs en 1999. Celui-ci est un contrat permettant à deux personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe, d’organiser leur vie commune en établissant entre eux des droits et des devoirs en termes de soutien matériel, de logement, de patrimoine, d’impôts et de droits sociaux. Au-delà des changements sociétaux et de l’engouement croissant pour le Pacs, la proportion plus faible des classes d’âges jeunes dans la population, et même la baisse du nombre de personnes âgées de 20 à 39 ans depuis la fin des années 1990, contribue également à la diminution du nombre de mariages.

En 2016, le Pacs représente 46 % des 51 300 unions de la région. La part des mariages dans les unions augmente avec l’âge. Si les personnes de moins de 25 ans privilégient l’union libre, lorsqu’elles choisissent de contractualiser leur union, elles optent moins souvent pour le mariage (47 %) que pour le Pacs (53 %). À l’inverse, les plus de 55 ans qui officialisent leur union se tournent majoritairement vers le mariage (64 %).

La procédure du Pacs, plus souple et plus légère que le mariage, peut parfois être une première étape avant un mariage. En effet, sur 10 000 dissolutions de Pacs, 5 000 sont consécutives au mariage d’un des partenaires et 4 800 se font d’un commun accord des partenaires. Le mariage est ainsi la première cause de dissolution d’un Pacs.

Peu de mariages entre personnes de même sexe

En 2016, 700 mariages ont été célébrés entre conjoints de même sexe en Auvergne-Rhône-Alpes (figure 2). Ils représentent 2,5 % des mariages régionaux, légèrement moins qu’en France métropolitaine (3,1 %). Par rapport aux autres régions, Auvergne-Rhône-Alpes détient un des taux les plus faibles de France métropolitaine après la Corse (1,7 %) et le Grand Est (2,4 %). Les mariages de personnes de même sexe sont plus fréquents sur les façades ouest et sud de la France, à Paris et sur l’axe Aube-Rhône. Dans la région, la proportion de mariages entre personnes de même sexe la plus élevée se trouve dans le Rhône (3,3 %) et la plus faible dans le Cantal (0,5 %). Globalement, le mariage entre personnes de même sexe est plus répandu dans les grandes agglomérations que dans les communes plus rurales. Cette singularité résulte en partie d’une mobilité géographique plus importante des personnes en couple de même sexe vers les grandes entités urbaines, souvent à distance de leur lieu d’origine (pour en savoir plus). La loi autorisant le « mariage pour tous » de mai 2013 a donné la possibilité aux homosexuels de s’unir par le mariage. Elle génère un pic de mariages entre personnes de même sexe en 2014, en France métropolitaine comme dans la région. Leur nombre baisse par la suite pour probablement tendre vers une stabilisation. Parallèlement, le nombre de Pacs entre personnes de même sexe continue d’augmenter légèrement, aussi bien dans la région qu’en France métropolitaine. La possibilité de mariage n’a donc pas eu d’incidence sur l’augmentation du nombre de Pacs entre personnes de même sexe, bien que le nombre de ruptures de Pacs pour cause de mariage ait augmenté depuis 2013.

Figure 2Une part de mariages de personnes de même sexe plus faible qu'au niveau métropolitainNombre total de mariages et de Pacs, et part de ceux concernant des personnes de même sexe

Une part de mariages de personnes de même sexe plus faible qu'au niveau métropolitain
Nombre de mariages Part de mariages entre personnes de même sexe (en %) Nombre de Pacs Part de Pacs entre personnes de même sexe (en %)
Ain 2 167 2,1 1 753 2,3
Allier 1 031 2,5 902 2,4
Ardèche 1 204 2,8 916 3,7
Cantal 433 0,5 356 2,2
Drôme 2 047 2,6 1 542 2,6
Isère 4 446 1,8 3 590 2,2
Loire 2 545 2,2 2 039 3,3
Haute-Loire 733 2,6 576 2,8
Puy-de-Dôme 2 042 2,9 2 222 3,8
Rhône 6 716 3,3 5 659 5,0
Savoie 1 530 2,0 1 591 2,8
Haute-Savoie 2 981 2,6 2 283 3,1
Auvergne-Rhône-Alpes 27 875 2,5 23 429 2,6
France métropolitaine 226 614 3,1 189 756 3,7
  • Sources : Insee, état civil, ministère de la Justice / SG / SDSE / Répertoire général civil et fichier des notaires, 2016

Dans la région et contrairement à l’ensemble de la France métropolitaine, ce sont plus des femmes qui se marient entre elles que des hommes. Ainsi, 53 % des mariages entre personnes de même sexe concernent des couples de femmes en Auvergne-Rhône-Alpes, contre 48 % au niveau national.

On se marie plus tardivement

Depuis le milieu des années 1970, on se marie de plus en plus vieux. L’âge moyen au premier mariage dans la région est passé de 23,5 ans en 1976 (22,4 pour les femmes et 24,5 pour les hommes) à 32,9 ans en 2016 (31,9 pour les femmes et 33,9 pour les hommes), soit 9,4 ans de plus. Le recul de l’âge au premier mariage est non seulement lié à la modification de la perception sociale du mariage, mais aussi à l’allongement des études et à une entrée plus tardive dans la vie active. Avec l’augmentation des remariages, l’âge moyen de l’ensemble des conjoints a augmenté de 11 ans depuis 1976. Il est ainsi passé de 24,9 ans à 35,7 ans en 2016. Les mariés d’Auvergne-Rhône-Alpes sont en moyenne plus jeunes qu’au niveau national (36,4 ans). L’âge moyen se situe parmi les plus bas de France métropolitaine après celui d’Île-de-France (35,3 ans) et des Hauts-de-France (35,6 ans). Les hommes se marient en moyenne plus tard que les femmes, à 37 ans contre 34,5 ans. L’âge moyen des conjoints de même sexe est plus élevé, sans doute parce que leur possibilité de se marier est récente. Les couples qui se sont mariés dans les premières années qui ont suivi l’ouverture du mariage à tous l’auraient peut-être fait plus jeunes s’ils en avaient eu la possibilité avant.

Dans un grand quart sud-ouest de la France, ainsi que le long du littoral méditerranéen, l’âge moyen des conjoints au mariage est plus important. En Auvergne-Rhône-Alpes, les couples se marient plus jeunes dans le Rhône (34,5 ans) et dans la Loire (34,7 ans) que dans les départements relativement plus âgés de l’Ardèche et de l’Allier (figure 3).

Figure 3Des mariés plus jeunes à l’est de la régionÂge moyen des conjoints au mariage

Des mariés plus jeunes à l’est de la région
Code département Âge moyen des conjoints au mariage
Ain 35,4
Aisne 36,1
Allier 38,0
Alpes-de-Haute-Provence 39,5
Hautes-Alpes 38,1
Alpes-Maritimes 38,2
Ardèche 38,1
Ardennes 36,0
Ariège 40,5
Aube 37,2
Aude 39,0
Aveyron 36,9
Bouches-du-Rhône 36,5
Calvados 37,2
Cantal 37,1
Charente 38,0
Charente-Maritime 39,4
Cher 38,1
Corrèze 39,2
Côte-d’Or 36,2
Côtes-d’Armor 37,3
Creuse 39,5
Dordogne 39,0
Doubs 35,4
Drôme 36,2
Eure 37,0
Eure-et-Loir 36,6
Finistère 36,9
Corse-du-Sud 38,9
Haute-Corse 37,8
Gard 37,6
Haute-Garonne 36,9
Gers 39,6
Gironde 37,8
Hérault 37,3
Ille-et-Vilaine 35,8
Indre 38,2
Indre-et-Loire 36,9
Isère 35,6
Jura 36,3
Landes 39,0
Loir-et-Cher 37,3
Loire 34,7
Haute-Loire 36,5
Loire-Atlantique 36,5
Loiret 36,1
Lot 40,2
Lot-et-Garonne 37,9
Lozère 37,4
Maine-et-Loire 35,4
Manche 36,8
Marne 36,1
Haute-Marne 36,8
Mayenne 36,1
Meurthe-et-Moselle 36,4
Meuse 37,7
Morbihan 38,0
Moselle 35,7
Nièvre 38,5
Nord 34,9
Oise 36,1
Orne 37,5
Pas-de-Calais 35,8
Puy-de-Dôme 37,5
Pyrénées-Atlantiques 38,2
Hautes-Pyrénées 39,5
Pyrénées-Orientales 38,9
Bas-Rhin 35,1
Haut-Rhin 35,4
Rhône 34,5
Haute-Saône 37,3
Saône-et-Loire 36,4
Sarthe 36,5
Savoie 36,9
Haute-Savoie 35,6
Paris 36,5
Seine-Maritime 36,4
Seine-et-Marne 36,0
Yvelines 35,5
Deux-Sèvres 37,4
Somme 36,9
Tarn 37,6
Tarn-et-Garonne 37,7
Var 38,3
Vaucluse 36,9
Vendée 37,2
Vienne 37,4
Haute-Vienne 37,3
Vosges 36,8
Yonne 38,0
Territoire de Belfort 35,9
Essonne 35,5
Hauts-de-Seine 35,3
Seine-Saint-Denis 33,5
Val-de-Marne 35,0
Val-d’Oise 34,5
  • Sources : Insee, état civil 2016

Figure 3Des mariés plus jeunes à l’est de la région

  • Sources : Insee, état civil 2016

L’écart d’âge entre époux est légèrement inférieur dans la région à celui de la France métropolitaine (4,2 contre 4,4 ans). Plus de la moitié des conjoints ont moins de quatre ans d’écart. Les écarts de plus de 10 ans ne concernent qu’un mariage sur dix. L’écart d’âge entre conjoints est réduit avant 30 ans, où il atteint 1,9 an en moyenne en 2016, et grimpe à 5 ans lorsque l’on se marie après 50 ans.

Les remariages progressent

Dans la région, comme en France métropolitaine, huit mariés sur dix se marient pour la première fois. Ainsi, pour deux conjoints sur dix il s’agit d’un remariage. Avec la démocratisation du divorce, la part de mariages concernant des divorcés qui se remarient a pris de l’importance. En 1976, seuls 7 % des mariés étaient divorcés. Cette part atteint 17 % en 2016. Le nombre de personnes qui se marient alors qu’elles étaient divorcées a ainsi augmenté de 68 % tandis que le nombre de celles qui étaient célibataires chute de 39 %. Si les taux de divorce par durée de mariage observés en 2015 se maintenaient, 45 % des mariages célébrés en 2015 se termineraient par un divorce.

Un quart des remariages en 2016 ont eu lieu moins de 4 ans après le divorce ou le veuvage de la personne, et la moitié moins de 8 ans après (figure 4). Les hommes se remarient plus rapidement que les femmes. Un pic de remariages apparaît un an après le divorce ou le veuvage, puis leur nombre décline progressivement.

Figure 4Les hommes se remarient plus vite que les femmesÉcart entre le remariage et le divorce ou le veuvage en Auvergne-Rhône-Alpes

Les hommes se remarient plus vite que les femmes
Durée de veuvage ou de divorce avant remariage Part des hommes qui se remarient (en %) Part des femmes qui se remarient (en %)
0 4,1 3,1
1 9,3 8,8
2 8,3 7,3
3 7,7 7,1
4 6,5 6,5
5 5,8 6,2
6 5,8 5,7
7 4,8 4,7
8 4,5 4,5
9 4,4 4,6
10 4,4 4,2
11 4,3 4,6
12 3,3 3,2
13 2,9 2,5
14 2,3 3,0
15 1,9 1,8
16 2,1 2,0
17 1,7 1,6
18 1,3 1,8
19 1,5 1,7
20 1,4 1,7
21 1,6 1,1
22 1,1 1,4
23 1,1 1,2
24 0,8 1,1
25 0,7 1,1
26 0,7 1,0
27 0,7 0,8
28 0,7 0,8
29 0,7 0,8
30 0,6 0,4
31 0,6 0,5
32 0,3 0,4
33 0,3 0,6
34 0,3 0,3
35 ou plus 1,5 2,0
  • Source : Insee, état civil 2016

Figure 4Les hommes se remarient plus vite que les femmesÉcart entre le remariage et le divorce ou le veuvage en Auvergne-Rhône-Alpes

  • Source : Insee, état civil 2016

Avoir des enfants avant le mariage devient courant

Aujourd’hui, on se marie plus fréquemment en ayant déjà des enfants que dans les années 1970. En effet, en 2016, 29 % des couples ont déjà au moins un enfant en commun lorsqu’ils se marient, tandis qu’ils n’étaient que 5 % dans cette situation quarante ans plus tôt. Aujourd’hui, avoir des enfants hors mariage est fréquent et socialement accepté. D’ailleurs, l’ordonnance n° 2005-759 du 4 juillet 2005 portant réforme de la filiation, entrée en vigueur le 1er juillet 2006, supprime la distinction entre enfant légitime et enfant naturel.

Les couples dont au moins un des conjoints était célibataire avant le mariage ont plus fréquemment des enfants en commun avant le mariage. En effet, pour les divorcés ou les veufs, en moyenne plus âgés, avoir des enfants nés de précédentes unions est courant et le désir d’en avoir de nouveaux peut se faire moins ressentir ou n’être plus physiologiquement possible.

En 2016, 57 % des enfants sont nés de parents non mariés dans la région. Ils sont 59 % en métropole. Le Rhône détient la part de naissances hors mariage la plus faible de la région (47 %), l’Ardèche et le Cantal la plus élevée (72 %). Moins de 10 % des naissances avaient lieu hors mariage il y a quarante ans, part qui n’a cessé d’augmenter depuis. Une meilleure acceptation sociale des naissances hors mariage, associée à la baisse du nombre de mariages et à la diffusion du Pacs et des unions libres, explique en partie cette hausse. La croissance des recompositions familiales, qui peuvent donner lieu à des désirs d’enfants communs, peut également y contribuer.

Le samedi, c’est jour de mariage

Le samedi reste le jour privilégié pour se marier : 85 % des mariages sont célébrés ce jour-là en Auvergne-Rhône-Alpes (83 % en France métropolitaine). Loin derrière, le vendredi est le deuxième jour de mariage avec 7 % des célébrations. Malgré la suppression de l’avantage fiscal l’année du mariage, les couples se marient toujours en grande majorité au milieu de l’année. Deux tiers des mariages ont lieu aux beaux jours, entre mai et septembre, avec un pic au mois de juillet et un creux au mois d’août (figure 5). Ce dernier est sans doute en partie dû aux congés du personnel et des élus des communes et à la fermeture de certaines mairies une partie du mois.

Figure 5L’été, saison des mariagesNombre de mariages par semaine en Auvergne-Rhône-Alpes

L’été, saison des mariages
Semaine/mois Nombre de mariages par semaine
janvier 38
janvier 188
janvier 197
janvier 178
janvier 173
février 168
février 265
février 216
février 222
février 230
mars 234
mars 235
mars 350
mars 298
avril 413
avril 475
avril 443
avril 503
mai 631
mai 827
mai 627
mai 735
mai 916
juin 837
juin 975
juin 1105
juin 1042
juillet 1102
juillet 1215
juillet 920
juillet 798
août 705
août 728
août 798
août 1047
août 913
septembre 992
septembre 847
septembre 771
septembre 560
octobre 373
octobre 393
octobre 460
octobre 435
octobre 248
novembre 241
novembre 253
novembre 239
novembre 275
décembre 280
décembre 349
décembre 188
décembre 224
  • Sources : Insee, état civil 2016

Figure 5L’été, saison des mariagesNombre de mariages par semaine en Auvergne-Rhône-Alpes

  • Sources : Insee, état civil 2016

Sources

Les statistiques d’état civil sur les mariages sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee. Les statistiques concernant le pacte civil de solidarité (Pacs) sont fournies par le ministère de la Justice.

Définitions


Les mariages domiciliés sont les mariages contractés par des couples habitant la région, alors que les mariages enregistrés sont les mariages qui ont été célébrés dans la région, quel que soit le lieu de résidence des mariés. Toutes les données se rapportent ici aux mariages enregistrés. Les données sur les naissances sont domiciliées, au domicile de la mère.

Pour en savoir plus

« Le Pacs séduit les plus jeunes mais le mariage reste majoritaire », Insee Flash Auvergne-Rhône-Alpes n° 32, janvier 2018

« Les mobilités sociales et géographiques des gays et des lesbiennes », Sociologie n° 4 vol. 7, Presses Universitaires de France, 2016

« 123 500 divorces en 2014 - Des divorces en légère baisse depuis 2010 », Insee Première n° 1599, juin 2016

«  La nuptialité la plus basse depuis 1950 », Insee Focus n° 18, février 2015

« L’évolution démographique récente de la France et ses tendances depuis 70 ans », Population, Ined, 2015