Population légale de l’Île-de-France : 12 117 132 habitants au 1er janvier 2016

Nadine Laroche

Au 1er janvier 2016, l’Île-de-France compte 12 117 132 habitants. En cinq ans, la population a augmenté de 264 000 personnes, soit une hausse annuelle moyenne de 0,4 % similaire à celle de la France métropolitaine. La croissance francilienne ralentit comme au niveau national. Portée principalement par le solde naturel, elle se concentre désormais en Seine-Saint-Denis, dans le nord de l’Essonne et l’ouest de la Seine-et-Marne.

La région la plus peuplée et la plus dense de France

Au 1er janvier 2016, l’Île-de-France compte 12 117 132 habitants, soit 19 % de la population de France métropolitaine. Région la plus peuplée et la plus dense de France, sa population est très concentrée dans les grandes communes : huit Franciliens sur dix résident dans des communes de 10 000 habitants ou plus et deux sur dix dans les cinq communes de plus de 100 000 habitants (Paris, Boulogne-Billancourt, Argenteuil, Saint-Denis et Montreuil).

Entre 2011 et 2016, l’Île-de-France gagne en moyenne 53 000 habitants par an. Cette croissance, de 0,4 % par an en moyenne, est légèrement inférieure à celle observée entre 2006 et 2011 (+ 0,5 %) (figure 1). En effet, entre ces deux périodes, l’excédent naturel se tasse, tandis que le déficit migratoire apparent augmente légèrement.

Le solde naturel reste le seul moteur de la croissance régionale (+ 0,9 % en moyenne annuelle). Le nombre de naissances est en effet largement supérieur à celui des décès dans tous les départements. Ainsi, l’excédent naturel de la région représente près de la moitié (48 %) de celui de la France métropolitaine.

Figure 1La croissance s’accélère en Essonne et en Seine-Saint-Denis

La croissance s’accélère en Essonne et en Seine-Saint-Denis
Population municipale au 1er janvier 2011 Population municipale au 1er janvier 2016 Variation annuelle moyenne 2011-2016 (en %) Variation annuelle moyenne 2006-2011 (en %)
Totale Part due au solde naturel Part due au solde migratoire Totale Part due au solde naturel Part due au solde migratoire
Paris 2 249 975 2 190 327 -0,5 0,7 -1,2 0,6 0,8 -0,2
Hauts-de-Seine 1 581 628 1 603 268 0,3 0,9 -0,7 0,6 1,0 -0,4
Seine-Saint-Denis 1 529 928 1 606 660 1,0 1,3 -0,3 0,5 1,3 -0,8
Val-de-Marne 1 333 702 1 378 151 0,7 0,9 -0,3 0,5 1,0 -0,4
Petite couronne 4 445 258 4 588 079 0,6 1,1 -0,4 0,5 1,1 -0,6
Seine-et-Marne 1 338 427 1 397 665 0,9 0,8 0,1 1,0 0,9 0,1
Yvelines 1 413 635 1 431 808 0,3 0,8 -0,5 0,3 0,8 -0,6
Essonne 1 225 191 1 287 330 1,0 0,9 0,1 0,4 0,9 -0,5
Val-d'Oise 1 180 365 1 221 923 0,7 1,1 -0,4 0,4 1,0 -0,6
Grande couronne 5 157 618 5 338 726 0,7 0,9 -0,2 0,5 0,9 -0,4
Île-de-France 11 852 851 12 117 132 0,4 0,9 -0,5 0,5 1,0 -0,4
France métropolitaine 63 070 344 64 468 792 0,4 0,4 0,1 0,5 0,4 0,1
  • Les taux de variation sont arrondis au plus près de leur valeur réelle. La somme des taux dus aux soldes naturel et migratoire peut être légèrement différente du taux de variation de la population.
  • Source : Insee, recensements de la population 2006, 2011 et 2016.

Une croissance qui accélère en Seine-Saint-Denis et dans l’Essonne

Entre 2011 et 2016, la population augmente dans tous les départements, sauf à Paris. La capitale compte 12 000 habitants de moins chaque année alors qu’elle en gagnait 14 000 entre 2006 et 2011. Cette baisse s’explique essentiellement par le creusement du déficit migratoire apparent qui, entre ces deux périodes, est passé de - 0,2 % à - 1,2 % en moyenne par an. C’est le plus fort déficit migratoire apparent de tous les départements français. Parallèlement, la baisse de la natalité affaiblit l’excédent naturel à Paris.

Entre 2006 et 2011, deux départements contribuaient de manière importante à la croissance de l’Île-de-France : Paris et la Seine-et-Marne. Entre 2011 et 2016, ce sont trois départements - la Seine-Saint-Denis, l’Essonne et la Seine-et-Marne - qui portent à eux seuls 75 % de l’accroissement démographique de la région. En Seine-Saint-Denis, la population progresse toujours grâce à un excédent naturel très élevé (20 400 habitants supplémentaires en moyenne par an), le plus important de France. En outre, son déficit migratoire apparent s’est très nettement réduit. Par conséquent, son rythme de croissance a doublé entre les périodes 2006-2011 et 2011-2016, passant de 0,5 % à 1,0 %. En 2016, la Seine-Saint-Denis devient ainsi le deuxième département le plus peuplé de la région, devant les Hauts-de-Seine.

La Seine-et-Marne et l’Essonne sont les seuls départements d’Île-de-France à cumuler excédent naturel et excédent migratoire apparent. C’était déjà le cas pour la Seine-et-Marne entre 2006 et 2011. Dans l’Essonne, les arrivées sont maintenant plus nombreuses que les départs. Sa population, qui progressait de 0,4 % par an de 2006 à 2011, augmente de 1,0 % en moyenne annuelle entre 2011 et 2016.

À l’inverse, la croissance ralentit nettement dans les Hauts-de-Seine entre les deux périodes, sous l’effet cumulé de l’aggravation du déficit migratoire apparent et du fléchissement de l’excédent naturel. Son rythme est maintenant similaire à celui observé dans les Yvelines, où le taux de croissance reste modéré (+ 0,3 % par an).

Dans le Val-de-Marne et dans le Val-d’Oise, la population augmente plus rapidement entre 2011 et 2016 qu’au cours de la période 2006-2011, en raison d’un déficit migratoire apparent qui se réduit.

La croissance se resserre autour de Paris entre 2011 et 2016

Au sein de l’Île-de-France, la croissance s’opère donc de manière différenciée selon les territoires. Entre 2006 et 2011, les zones connaissant le plus fort accroissement démographique étaient relativement réparties dans la région. Entre 2011 et 2016, ces zones de peuplement se resserrent autour de Paris (figure 2), et se concentrent en Seine-Saint-Denis, dans le nord de l’Essonne et l’ouest de la Seine-et-Marne. Ces territoires connaissent un regain d’attractivité lié à la construction de logements et au développement économique. Au sein de ces territoires, certaines communes contribuent ainsi fortement à la croissance de leur département : Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, Massy et Corbeil-Essonnes dans l’Essonne ou Lieusaint en Seine-et-Marne.

Figure 2La croissance se resserre autour de Paris

  • Source : Insee, recensements de la population 2006, 2011 et 2016.

Graphique interactif : évolutions au sein des départements de la région

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Population au 1ᵉʳ janvier 2016

Population au 1ᵉʳ janvier 2016
Population en 2016 Population en 2011 Évolution annuelle moyenne (en %)
2011-2016 2006-2011
Île-de-France 12 117 132 11 852 851 + 0.4 + 0.5
France Métropolitaine 64 468 792 63 070 344 + 0.4 + 0.5
Départements
Paris 2 190 327 2 249 975 - 0.5 + 0.6
Seine-et-Marne 1 397 665 1 338 427 + 0.9 + 1.0
Yvelines 1 431 808 1 413 635 + 0.3 + 0.3
Essonne 1 287 330 1 225 191 + 1.0 + 0.4
Hauts-de-Seine 1 603 268 1 581 628 + 0.3 + 0.6
Seine-Saint-Denis 1 606 660 1 529 928 + 1.0 + 0.5
Val-de-Marne 1 378 151 1 333 702 + 0.7 + 0.5
Val-d'Oise 1 221 923 1 180 365 + 0.7 + 0.4
Principales unités urbaines de la région
Paris 10 733 971 10 516 110 + 0.4 + 0.5
Meaux 75 457 71 746 + 1.0 + 1.1
Fontainebleau 36 543 36 298 + 0.1 - 0.5
Ballancourt-sur-Essonne 35 302 34 682 + 0.4 + 0.5
Esbly 35 122 33 682 + 0.8 + 1.2
Étampes 30 016 29 388 + 0.4 + 1.2
Champagne-sur-Seine 28 119 28 110 + 0.0 + 0.0
Montereau-Fault-Yonne 28 057 25 288 + 2.1 + 0.0
Persan - Beaumont-sur-Oise 27 379 24 607 + 2.2 + 0.9
Coulommiers 27 343 26 197 + 0.9 + 1.2
Principales communes
Paris 2 190 327 2 249 975 - 0.5 + 0.6
Boulogne-Billancourt 119 645 116 220 + 0.6 + 1.1
Saint-Denis 111 354 107 762 + 0.7 + 1.9
Argenteuil 110 468 104 282 + 1.2 + 0.3
Montreuil 108 402 103 068 + 1.0 + 0.3
Nanterre 94 258 89 476 + 1.0 + 0.3
Vitry-sur-Seine 92 755 86 375 + 1.4 + 0.8
Créteil 89 392 90 528 - 0.3 + 0.4
Aubervilliers 86 061 75 598 + 2.6 + 0.6
Asnières-sur-Seine 85 973 83 376 + 0.6 + 0.2
  • Champ : limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2018
  • Source : Insee, recensements de la population de 2006, 2011 et 2016

Population au 1ᵉʳ janvier 2016

Encadré

Évolution du questionnaire de recensement

Afin d'améliorer la prise en compte de la multi résidence, notamment pour les enfants en résidence partagée, le questionnaire du recensement de la population a évolué en 2018. La croissance de population mesurée entre 2011 et 2016 est ainsi affectée d’un très léger effet questionnaire. Une estimation au niveau national en sera publiée le 15 janvier 2019.

Pour comprendre

Les populations légales prennent effet au 1er janvier 2019. Elles se réfèrent au 1er janvier 2016 et se substituent à celles publiées l’an dernier. Les données de population au 1er janvier 2016 correspondent aux résultats définitifs issus des cinq enquêtes annuelles de recensement réalisées de 2014 à 2018. Ces données seront officielles dès leur authentification par décret.

L’Insee publie par ailleurs des estimations de population 2018 par région et département. Ces estimations sont provisoires et ne peuvent servir de base légale pour l’application des textes législatifs.

Pour en savoir plus

Le recensement de la population, site internet de l’Insee

Vallès V., « Entre 2011 et 2016, les grandes aires urbaines portent la croissance démographique française », Insee Focus n° 138, décembre 2018

Chantoiseau B., Chometon É., Ciesielski H., Louchart Ph., Poncelet Th., Roger S., Wittmann A.-L., « Évolutions conjointes du parc de logements et de la population en Île-de-France - Deux scénarios à l'horizon 2035 », Insee Analyses Île-de-France n° 90, décembre 2018.