330 500 habitants en Corse au 1er janvier 2016

Antonin Bretel, Insee

Avec 330 500 habitants au 1er janvier 2016, la population de la Corse augmente en moyenne de 1,0 % par an depuis 2011. Cette croissance place les départements insulaires parmi les départements de métropole les plus dynamiques. Ce sont les couronnes des pôles urbains d’Ajaccio et de Bastia qui enregistrent les plus fortes hausses démographiques.

Une croissance de population supérieure au niveau national

Au 1erjanvier 2016, 330 455 habitants résident en Corse. Avec 16 000 personnes en plus depuis 2011, la population de l'île croît de 5,1 % sur cinq ans, ce qui représente une croissance annuelle moyenne de 1,0 %. Cette hausse est nettement supérieure à celle de la France métropolitaine (2,2 % soit une évolution annuelle moyenne de 0,4 %). La Corse est la région qui enregistre la croissance démographique la plus importante sur la période, devant l’Occitanie (0,8 %), l’Auvergne-Rhône-Alpes et les Pays de la Loire (0,7 %). Ce sont les migrations qui entraînent cette augmentation de population. En effet, alors que la croissance française est tirée par le solde naturel (0,4 % par an), la Corse enregistre un solde naturel nul entre 2011 et 2016.

Les départements corses parmi les plus dynamiques de métropole

Le département de la Haute-Corse est le plus peuplé des deux départements insulaires. Il compte 176 152 habitants au 1er janvier 2016 contre 154 303 en Corse-du-Sud. La Corse-du-Sud affiche toutefois une croissance démographique supérieure : 1,1 % en moyenne annuelle sur cinq ans contre 0,9 % pour la Haute-Corse (figure 1). Ces hausses sont dues exclusivement à l’apport migratoire, le solde naturel étant nul dans les deux départements.

Certains départements du continent enregistrent des évolutions de population supérieures sur la période. En tête, se maintient cette année encore la Haute-Savoie suivie de la Haute-Garonne. La Corse-du-Sud se place à la sixième place et la Haute-Corse à la quinzième place parmi les 96 départements métropolitains.

Figure 1Évolution de la population par département entre 2011 et 2016

% par an
Évolution de la population par département entre 2011 et 2016 (% par an)
Code département Nom département Taux de variation
01 Ain 1,1
02 Aisne -0,2
03 Allier -0,2
04 Alpes-de-Haute-Provence 0,2
05 Hautes-Alpes 0,4
06 Alpes-Maritimes 0,0
07 Ardèche 0,5
08 Ardennes -0,6
09 Ariège 0,1
10 Aube 0,3
11 Aude 0,4
12 Aveyron 0,2
13 Bouches-du-Rhône 0,4
14 Calvados 0,3
15 Cantal -0,2
16 Charente 0,0
17 Charente-Maritime 0,5
18 Cher -0,3
19 Corrèze -0,1
21 Côte-d'Or 0,3
22 Côtes-d'Armor 0,2
23 Creuse -0,5
24 Dordogne 0,0
25 Doubs 0,4
26 Drôme 0,8
27 Eure 0,5
28 Eure-et-Loir 0,2
29 Finistère 0,2
2A Corse-du-Sud 1,1
2B Haute-Corse 0,9
30 Gard 0,6
31 Haute-Garonne 1,4
32 Gers 0,2
33 Gironde 1,4
34 Hérault 1,3
35 Ille-et-Vilaine 1,1
36 Indre -0,6
37 Indre-et-Loire 0,4
38 Isère 0,6
39 Jura -0,1
40 Landes 0,9
41 Loir-et-Cher 0,1
42 Loire 0,3
43 Haute-Loire 0,2
44 Loire-Atlantique 1,3
45 Loiret 0,4
46 Lot -0,2
47 Lot-et-Garonne 0,1
48 Lozère -0,2
49 Maine-et-Loire 0,5
50 Manche -0,1
51 Marne 0,2
52 Haute-Marne -0,5
53 Mayenne 0,0
54 Meurthe-et-Moselle 0,0
55 Meuse -0,5
56 Morbihan 0,6
57 Moselle 0,0
58 Nièvre -0,9
59 Nord 0,2
60 Oise 0,4
61 Orne -0,4
62 Pas-de-Calais 0,1
63 Puy-de-Dôme 0,5
64 Pyrénées-Atlantiques 0,5
65 Hautes-Pyrénées -0,1
66 Pyrénées-Orientales 0,9
67 Bas-Rhin 0,4
68 Haut-Rhin 0,3
69 Rhône 1,0
70 Haute-Saône -0,2
71 Saône-et-Loire 0,0
72 Sarthe 0,1
73 Savoie 0,5
74 Haute-Savoie 1,4
75 Paris -0,5
76 Seine-Maritime 0,1
77 Seine-et-Marne 0,9
78 Yvelines 0,3
79 Deux-Sèvres 0,2
80 Somme 0,1
81 Tarn 0,5
82 Tarn-et-Garonne 1,0
83 Var 0,8
84 Vaucluse 0,4
85 Vendée 0,9
86 Vienne 0,4
87 Haute-Vienne -0,1
88 Vosges -0,5
89 Yonne -0,1
90 Territoire de Belfort 0,1
91 Essonne 1,0
92 Hauts-de-Seine 0,3
93 Seine-Saint-Denis 1,0
94 Val-de-Marne 0,7
95 Val-d'Oise 0,7
  • Source : Insee, Recensement de la population

Figure 1Évolution de la population par département entre 2011 et 2016

Une hausse démographique soutenue en périphérie des pôles urbains d’Ajaccio et de Bastia

Les deux grandes aires urbaines de l’île ont une croissance démographique identique (1,1 % par an). La population de leurs pôles urbains augmente en moyenne annuelle de 0,7 % entre 2011 et 2016, soit une progression en deçà de la moyenne corse (figure 2). Le pôle urbain d’Ajaccio, composé de la seule commune ajaccienne, compte ainsi 69 075 habitants en 2016. Celui de Bastia en abrite 67 985. Au sein du pôle urbain de Bastia, composé de 7 communes, ce sont celles du sud qui tirent la dynamique démographique (Biguglia et Furiani).

En 2016, les couronnes de ces deux grands pôles urbains accueillent 6 400 personnes supplémentaires par rapport à 2011, soit une croissance annuelle de 2,0 % chacune, nettement supérieure à la moyenne régionale. Ces communes, situées en périphérie des villes, sont attractives pour les personnes qui travaillent dans les pôles urbains et qui quittent les centres-villes pour des logements plus grands. Alors que le solde naturel de la couronne ajaccienne est nul, celui de la couronne bastiaise est positif et contribue à la croissance de la population.

Les autres aires urbaines de la région sont également des territoires en croissance à l’exception des deux agglomérations balanines (aires urbaines de Calvi et de l’Île-Rousse) qui perdent des habitants sur la période,en raison d’un solde migratoire négatif. La croissance démographique de l’aire urbaine de Porto-Vecchio est due à la fois au solde migratoire (1,1 %) et à la contribution du solde naturel la plus élevée de la région (0,6 %). C’est l’aire urbaine de Ghisonaccia qui enregistre la plus forte hausse avec 1,9 % en moyenne annuelle dont 1,7 % lié aux migrations.

Parmi les communes hors de l’influence des aires urbaines,celles de plus de 1 000 habitants sont les plus dynamiques. Ces 18 communes affichent une croissance globale de 1,2 % par an, soit 2 000 habitants supplémentaires sur cinq ans en raison de soldes migratoire et naturel positifs. Les communes de plus petite taille progressent moins du fait d’un solde naturel négatif.

Figure 2Évolution de la population par type d’espace entre 2011 et 2016

Évolution de la population par type d’espace entre 2011 et 2016
Type d’espace Nombre de communes Population 2016 Variation annuelle moyenne (%)
nombre part (%) totale due au solde migratoire due au solde naturel
Pôle Urbain Ajaccio 1 69 075 20,9 0,7 0,7 0,0
Pôle Urbain Bastia 7 67 985 20,6 0,7 0,7 0,0
Couronne Ajaccio 52 37 413 11,3 2,0 2,0 0,0
Couronne Bastia 47 29 598 9,0 2,0 1,7 0,3
Autres Aires Urbaines 45 57 341 17,4 0,9 0,7 0,2
Communes hors aires urbaines
plus de 1 000 habitants 18 35 012 10,6 1,2 1,1 0,1
de 250 à 1 000 habitants 40 19 713 6,0 0,4 0,9 -0,5
moins de 250 habitants 150 14 318 4,3 0,0 1,0 -1,0
Corse 360 330 455 100,0 1,0 1,0 0,0
  • Source : Insee, Recensement de la population, État Civil

Graphique interactif : évolutions au sein des départements de la région

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Population au 1ᵉʳ janvier 2016

Population au 1ᵉʳ janvier 2016 () -
Population en 2016 Population en 2011 Évolution annuelle moyenne (en %)
2011-2016 2006-2011
Corse 330 455 314 486 + 1.0 + 1.3
France Métropolitaine 64 468 792 63 070 344 + 0.4 + 0.5
Départements
Corse-du-Sud 154 303 145 846 + 1.1 + 1.4
Haute-Corse 176 152 168 640 + 0.9 + 1.3
Principales unités urbaines de la région
Ajaccio 69 075 66 809 + 0.7 + 1.0
Bastia 67 985 65 693 + 0.7 + 0.7
Borgo 20 446 18 078 + 2.5 + 2.7
Porto-Vecchio 11 813 10 957 + 1.5 + 2.9
Penta-di-Casinca 7 438 6 849 + 1.7 + 1.9
Corte 7 389 7 098 + 0.8 + 1.1
Calvi 5 442 5 598 - 0.6 + 0.4
L'Île-Rousse 5 038 5 254 - 0.8 + 4.0
Afa 4 951 4 496 + 1.9 + 3.2
Propriano 4 559 4 169 + 1.8 + 2.0
Principales communes
Ajaccio 69 075 66 809 + 0.7 + 1.0
Bastia 44 829 42 912 + 0.9 - 0.3
Porto-Vecchio 11 813 10 957 + 1.5 + 2.9
Borgo 8 766 7 742 + 2.5 + 2.8
Biguglia 7 945 7 322 + 1.6 + 3.8
Corte 7 389 7 098 + 0.8 + 1.1
Furiani 5 682 5 432 + 0.9 + 3.5
Lucciana 5 671 4 754 + 3.6 + 4.0
Calvi 5 442 5 598 - 0.6 + 0.4
Ghisonaccia 4 196 3 825 + 1.9 + 2.8
  • Champ : limites territoriales communales en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2018
  • Source : Insee, recensements de la population de 2006, 2011 et 2016

Population au 1ᵉʳ janvier 2016

Encadrés

Ralentissement de la croissance

En Corse, le dynamisme démographique ralentit. La hausse de population entre 2006 et 2011 est moins importante que sur la période précédente (1,0 % par an après 1,3 %). On retrouve cette tendance au niveau national (0,4 % après 0,5 %). La croissance s’affaiblit dans 10 des 13 régions métropolitaines.

Ce constat est le même au sein des départements insulaires. La Haute-Corse perd 0,4 point de croissance et la Corse-du-Sud 0,3 point. Ce phénomène de ralentissement démographiquetouche 55 % des communes corses. Il concerne tous les types d’espaces insulaires, à l’exception de la couronne ajaccienne et des plus petites communes rurales qui cessent de perdre des habitants. Les périphéries des grandes agglomérations, les autres aires urbaines et les grandes communes rurales restent les plus dynamiques (figures 3 et 4).

Comparaison entre les périodes 2011-2016 et 2006-2011

Figure 32011-2016

  • Source : Insee, Recensement de la population

Figure 42006-2011

  • Source : Insee, Recensement de la population

Évolution du questionnaire de recensement

Afin d'améliorer la prise en compte de la multi résidence, notamment pour les enfants en résidence partagée, le questionnaire du recensement de la population a évolué en 2018. La croissance de population mesurée entre 2011 et 2016 est ainsi affectée d’un très léger effet questionnaire. Une estimation au niveau national en sera publiée le 15 janvier 2019.

Pour en savoir plus