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Le pouvoir d'achat rebondit au deuxième trimestre (+0,7 % après −0,5 %)Comptes nationaux trimestriels - résultats détaillés (PIB) - deuxième trimestre 2018

Au deuxième trimestre 2018, le produit intérieur brut (PIB) en volume* progresse au même rythme qu'au premier trimestre : +0,2 %. Les dépenses de consommation des ménages fléchissent légèrement (−0,1 % après +0,2 %), tandis que la formation brute de capital fixe se redresse nettement (FBCF : +0,8 % après +0,1 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue autant à la croissance qu'au premier trimestre (+0,2 point).

Les importations rebondissent ce trimestre (+0,7 % après −0,6 %), ainsi que, dans une moindre mesure, les exportations (+0,1 % après −0,4 %). Au total, le solde extérieur contribue négativement à la croissance du PIB : −0,2 point après +0,1 point au premier trimestre. À l'inverse, les variations de stocks y contribuent positivement (+0,2 point après −0,1 point).

Informations rapides N° 247
No 247
Principaux indicateurs
Paru le : 21/09/2018
Prochaine parution le : 21/12/2018 à 08h45 - troisième trimestre 2018

Au deuxième trimestre 2018, le produit intérieur brut (PIB) en volume* progresse au même rythme qu'au premier trimestre : +0,2 %. Les dépenses de consommation des ménages fléchissent légèrement (−0,1 % après +0,2 %), tandis que la formation brute de capital fixe se redresse nettement (FBCF : +0,8 % après +0,1 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue autant à la croissance qu'au premier trimestre (+0,2 point).

Les importations rebondissent ce trimestre (+0,7 % après −0,6 %), ainsi que, dans une moindre mesure, les exportations (+0,1 % après −0,4 %). Au total, le solde extérieur contribue négativement à la croissance du PIB : −0,2 point après +0,1 point au premier trimestre. À l'inverse, les variations de stocks y contribuent positivement (+0,2 point après −0,1 point).

Graphique – Le produit intérieur brut et ses composantes

  • Source : Insee

* Les volumes sont mesurés aux prix de l'année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).

Tableau1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2017 T3 2017 T4 2018 T1 2018 T2 2017 2018 (acquis)
PIB 0,7 0,7 0,2 0,2 2,3 1,3
Importations 1,9 0,3 -0,6 0,7 4,1 1,0
Dép. conso. ménages 0,4 0,2 0,2 -0,1 1,1 0,6
Dép. conso. APU* 0,6 0,2 0,1 0,2 1,4 0,8
FBCF totale 1,3 1,0 0,1 0,8 4,7 2,3
dont ENF** 1,6 1,3 0,1 1,2 4,4 2,9
dont ménages 1,1 0,7 0,3 -0,1 5,6 1,6
dont APU* 0,3 0,3 0,1 0,5 1,6 1,0
Exportations 1,0 2,2 -0,4 0,1 4,7 2,5
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,6 0,4 0,2 0,2 2,0 1,1
Variations de stocks 0,3 -0,3 -0,1 0,2 0,2 -0,2
Commerce extérieur -0,3 0,6 0,1 -0,2 0,1 0,4
  • *APU : administrations publiques
  • **ENF : entreprises non financières
  • Source : Insee

Tableau2 – Production, consommation et FBCF : principales composantes

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Production, consommation et FBCF : principales composantes
2017 T3 2017 T4 2018 T1 2018 T2 2017 2018 (acquis)
Production branche 0,8 0,9 0,1 0,3 2,6 1,6
Biens 0,8 1,1 -0,6 -0,2 2,2 0,7
Ind. manufacturière 0,7 1,4 -1,0 -0,1 2,4 0,6
Construction 0,5 0,5 -0,4 0,5 3,5 0,9
Services marchands 0,9 1,1 0,5 0,4 3,2 2,3
Services non marchands 0,5 0,3 0,2 0,3 1,1 0,9
Consommation des ménages 0,4 0,2 0,2 -0,1 1,1 0,6
Alimentaire -0,5 0,2 -0,3 -1,3 0,3 -1,2
Énergie 1,3 -0,7 0,8 -1,8 0,1 -0,1
Biens fabriqués 1,1 -0,1 -0,2 1,2 2,6 1,3
Services 0,5 0,4 0,5 0,1 1,6 1,2
FBCF 1,3 1,0 0,1 0,8 4,7 2,3
Produits manufacturés 1,7 1,8 -1,0 1,5 3,7 2,4
Construction 0,7 0,3 0,0 0,4 3,5 1,3
Services marchands 1,8 1,3 1,0 0,6 7,0 3,6
  • Source : Insee

Le pouvoir d'achat rebondit au deuxième trimestre

Le revenu disponible brut (RDB) des ménages se redresse en euros courants au deuxième trimestre 2018 (+1,1 % après +0,1 %). Le léger ralentissement de la masse salariale brute (+0,7 % après +0,9 %) est largement compensé par la baisse des impôts sur le revenu et le patrimoine, principalement due au remplacement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). Les prestations sociales reçues par les ménages progressent au même rythme qu'au trimestre précédent (+0,5 %).

Les prix de la consommation des ménages ralentissent légèrement (+0,4 % après +0,6 %) en raison principalement de la hausse moins marquée des prix de l'énergie, de sorte que le pouvoir d'achat rebondit nettement au deuxième trimestre (+0,7 % après −0,5 %).

Mesuré par unité de consommation pour être ramené à un niveau individuel, il rebondit également (+0,6 % après −0,6 %).

Au deuxième trimestre 2018, la consommation des ménages fléchit légèrement alors que leur pouvoir d'achat se redresse. Par conséquent, le taux d'épargne augmente nettement : il s'établit à 14,3 % après 13,7 % au premier trimestre 2018.

Tableau3 – Comptes d'agents

en %, données CVS-CJO
Comptes d'agents
2017 T3 2017 T4 2018 T1 2018 T2 2017 2018 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 32,1 32,0 32,0 31,5 32,0  
Pouvoir d'achat du RDB** des ménages 0,5 0,2 -0,5 0,7 1,4 0,6
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut
  • Source : Insee

Tableau4 – Revenu disponible brut et ratios des comptes des ménages

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Revenu disponible brut et ratios des comptes des ménages
2017 T3 2017 T4 2018 T1 2018 T2 2017 2018 (acquis)
RDB 0,6 0,7 0,1 1,1 2,7 2,0
RDB (pouvoir d'achat) 0,5 0,2 -0,5 0,7 1,4 0,6
RDB par uc* (pouvoir d'achat) 0,4 0,1 -0,6 0,6 0,9 0,2
RDB ajusté (pouvoir d'achat) 0,5 0,2 -0,3 0,6 1,5 0,7
Taux d'épargne (niveau) 14,3 14,3 13,7 14,3 14,2  
Taux d'épargne financière (niveau) 4,4 4,4 3,7 4,2 4,4  
  • * uc : unité de consommation
  • Source : Insee

Le taux de marge des sociétés non financières diminue

Au deuxième trimestre 2018, le taux de marge des sociétés non financières (SNF) baisse nettement, à 31,5 % (après 32,0 %). Le recul des gains de productivité, le léger rebond des salaires réels et la poursuite de la dégradation des termes de l'échange contribuent négativement à l'évolution du taux de marge.

Tableau5 – Ratios des comptes des sociétés non financières

niveaux en %, données CVS-CJO
Ratios des comptes des sociétés non financières
2017T3 2017T4 2018T1 2018T2 2017
Taux de marge 32,1 32,0 32,0 31,5 32,0
Taux d'investissement 23,5 23,6 23,6 23,9 23,5
Taux d'épargne 23,0 22,3 22,8 22,4 22,5
Taux d'autofinancement 97,7 94,4 96,5 93,8 95,9
  • Source : Insee

Au deuxième trimestre, le déficit public augmente légèrement

Au deuxième trimestre 2018, le besoin de financement des administrations publiques augmente de 0,1 point : le déficit public s'établit à 2,5 % du PIB après 2,4 %.

Les dépenses sont en léger repli (−0,2 % après +0,6 %). En effet, les montants versés aux entreprises au titre du remboursement de la taxe à 3 % sur les dividendes continuent de baisser. Par ailleurs, la contribution française au budget européen et les subventions ralentissent, après un premier trimestre dynamique du fait notamment de la hausse du taux du CICE applicable aux salaires versés en 2017.

De leur côté, les recettes fléchissent quelque peu (−0,3 % après +0,1%), principalement en raison du net repli des impôts sur le revenu et le patrimoine. Ce recul est dû à la baisse du taux de l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices allant jusqu'à 500 000 €, et au remplacement de l'ISF par l'IFI.

Tableau6 – Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques

niveaux, données CVS-CJO
Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques
2017 T3 2017 T4 2018 T1 2018 T2 2017
En milliards d'euros      
Dépenses totales 326,8 327,1 329,1 328,3 1294,3
Recettes totales 309,0 314,6 314,8 313,8 1232,7
Capacité (+) ou besoin (–) de financement -17,8 -12,4 -14,3 -14,5 -61,6
En % de PIB      
Capacité (+) ou besoin (–) de financement -3,1 -2,1 -2,4 -2,5 -2,7
  • Source : Insee

Révisions

L'estimation de la croissance du PIB au deuxième trimestre 2018 est confirmée à +0,2 %. De légères révisions des différents agrégats se compensent ; elles tiennent principalement à la révision des indicateurs et à l'actualisation des coefficients de correction des variations saisonnières. L'évolution du pouvoir d'achat au premier trimestre 2018 est quant à elle rehaussée de 0,1 point, en raison essentiellement d'une augmentation des dividendes reçus par les ménages.