Insee conjoncture

À la fin du premier trimestre 2018, la dette publique s'établit à 2 255,3 Md€Dette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques (APU) - premier trimestre 2018

À la fin du premier trimestre 2018, la dette publique de Maastricht s'établit à 2 255,3 Md€, en hausse de 36,9 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), elle augmente de 0,8 point par rapport au quatrième trimestre 2017, et s'établit à 97,6 %. La dette publique nette augmente plus modérément (+16,0 Md€).

Informations rapides N° 170
No 170
Principaux indicateurs
Paru le : 29/06/2018
Prochaine parution le : 21/12/2018 à 08h45 - troisième trimestre 2018

Avertissements : la dette trimestrielle étant fondée sur des sources comptables moins complètes que les comptes annuels, son profil demeure révisable pendant plusieurs trimestres.

La seule variation de la dette sur une période ne permet pas de déduire le déficit public. Pour passer de la variation de la dette brute au sens de Maastricht au déficit, il faut tenir compte de la variation des actifs financiers et des passifs exclus du périmètre de la dette de Maastricht, ainsi que du mode de valorisation de la dette nominale. En outre, le déficit public trimestriel publié par l'Insee est corrigé des variations saisonnières et de l'effet des jours ouvrables, ce qui n'est pas le cas de la dette trimestrielle.

La dette publique augmente de 36,9 Md€ par rapport au trimestre précédent

À la fin du premier trimestre 2018, la dette publique de Maastricht s'établit à 2 255,3 Md€, en hausse de 36,9 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), elle augmente de 0,8 point par rapport au quatrième trimestre 2017, et s'établit à 97,6 %. La dette publique nette augmente plus modérément (+16,0 Md€).

Les dettes de l'État et des organismes divers d'administration centrale augmentent

Au premier trimestre 2018, la contribution de l'État à la dette croît de 40,7 Md€. Cette hausse provient pour l'essentiel de la dette négociable à long terme (+30,2 Md€) et de celle à court terme (+8,6 Md€). Les dépôts des correspondants au Trésor augmentent plus modérément (+2,0 Md€) et les crédits au passif de l'État diminuent légèrement (−0,1 Md€).

La contribution des organismes divers d'administration centrale (Odac) à la dette augmente légèrement (+0,2 Md€). Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et les Universités s'endettent chacun à hauteur de 0,1 Md€.

Les dettes des administrations publiques locales et des administrations de sécurité sociale diminuent

Au premier trimestre 2018, la contribution des administrations publiques locales (Apul) à la dette diminue de 1,4 Md€ : les communes se désendettent de 1,3 Md€, les départements de 0,8 Md€ et les syndicats de 0,1 Md€. Au contraire, les régions s'endettent à hauteur de 0,4 Md€, tout comme les organismes divers d'administration locale (Odal).

La contribution des administrations de sécurité sociale (Asso) à la dette diminue elle aussi (−2,6 Md€), surtout du fait de l'Acoss (−1,8 Md€) et dans une moindre mesure de la Cades (−0,5 Md€), de l'Unedic (−0,4 Md€) et des hôpitaux publics (−0,3 Md€). A contrario, la Cnam s'endette à hauteur de 0,3 Md€.

GraphIR – Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en points de PIB (*)

TableauA – La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument

(en milliards d'euros)
La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
2017T1 2017T2 2017T3 2017T4 2018T1
Ensemble des adm. publiques 2214,9 2236,8 2231,3 2218,4 2255,3
en point de PIB (*) 99,1% 99,3% 98,2% 96,8% 97,6%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :
État 1763,8 1794,8 1799,6 1779,0 1819,7
Organismes divers d'adm. centrale 12,2 11,9 11,9 11,8 12,0
Administrations publiques locales 199,0 198,1 196,6 201,5 200,1
Administrations de sécurité sociale 239,9 232,1 223,3 226,1 223,5
dont, par instrument :
Dépôts 33,2 37,4 38,9 37,4 39,4
Titres négociables 1890,1 1910,9 1906,0 1890,7 1927,9
court terme 198,3 200,1 186,8 173,9 188,7
long terme 1691,8 1710,8 1719,2 1716,8 1739,1
Crédits 291,6 288,5 286,4 290,3 288,1
court terme 9,5 8,2 7,2 6,9 7,7
long terme 282,1 280,3 279,3 283,4 280,4
  • (*) voir précisions dans l'encadré « Pour en savoir plus »
  • Source : Comptes nationaux base 2014 - Insee, DGFiP, Banque de France

Au premier trimestre 2018, la dette publique nette augmente de 16,0 Md€

À la fin du premier trimestre 2018, la dette nette des administrations publiques s'élève à 2 039,0 Md€, soit 88,2 % du PIB (contre 88,3 % au trimestre précédent), en hausse de 16,0 Md€. L'écart de 20,9 Md€ avec la variation de la dette brute traduit principalement la forte hausse de trésorerie de l'État (+19,0 Md€) et dans une moindre mesure de celle des Asso (+2,9 Md€). Au contraire, la Caisse nationale des autoroutes (CNA) se fait rembourser pour 2,0 Md€ de prêts, ce qui entraîne une baisse de ses actifs.

TableauB – La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur

(en milliards d'euros)
La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur
2017T1 2017T2 2017T3 2017T4 2018T1
Ensemble des adm. publiques 1992,6 2013,2 2011,4 2023,0 2039,0
dont :
État 1628,7 1653,6 1667,2 1666,6 1689,2
Organismes divers d'adm. centrale 0,3 0,8 0,7 0,5 1,2
Administrations publiques locales 186,7 185,8 184,3 189,4 187,9
Administrations de sécurité sociale 176,9 172,9 159,1 166,4 160,8
  • Source : Comptes nationaux base 2014 - Insee, DGFiP, Banque de France

Graph_dette_nette – Dette au sens de Maastricht et dette nette

La valeur globale des détentions en actions cotées et en titres d'OPC croît de nouveau

Au premier trimestre 2018, la valeur totale des actions cotées et des titres d'organismes de placement collectif (OPC) détenus par les administrations publiques (APU) augmente de 6,5 Md€ pour atteindre 257,7 Md€.

La hausse des cours de la Bourse, en particulier pour EDF, Aéroports de Paris et Renault, se traduit dans la valorisation des actions cotées détenues par l'État par un gain de 4,9 Md€.

Les détentions de titres d'OPC augmentent de 2,2 Md€ : les Asso et les Odac en achètent respectivement pour 2,0 Md€ et pour 0,2 Md€.

TableauC – Les actions cotées et les OPC détenues par les administrations publiques

(en milliards d'euros)
Les actions cotées et les OPC détenues par les administrations publiques
2017T1 2017T2 2017T3 2017T4 2018T1
Ensemble des adm. publiques 234,6 237,7 244,9 251,2 257,7
dont :
État 57,4 62,3 65,4 69,2 74,1
Organismes divers d'adm. centrale 35,2 35,4 36,5 36,3 36,1
Administrations publiques locales 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
Administrations de sécurité sociale 141,8 139,9 142,8 145,5 147,2
  • Source : Comptes nationaux base 2014 - Insee, DGFiP, Banque de France

Graph_F5 – Actions cotées et titres d'OPC détenus par les APU