L'emploi agricole et industriel a fortement reculéL'espace rural des Hauts-de-France

Grégoire Borey, Sophie Éblé (Insee), Isabelle Blarel, Anne Évrard (Draaf)

En trente ans, l’économie des communes de l’espace rural des Hauts-de-France s’est profondément transformée. L’emploi de la sphère productive, qui regroupe en particulier des activités agricoles et industrielles, a fortement décliné. La mutation économique a fortement touché le secteur agricole où la perte des emplois a été plus la forte. Toutefois, l’agriculture et ses 14 100 emplois reste toujours bien implantée en milieu rural. Le recul des emplois industriels dans le rural a été moindre que dans la région et,au sein des activités industrielles, l’agroalimentaire occupe une place prépondérante. Contrairement à la tendance pour l’ensemble de la région, ces pertes d’emplois n’ont pas été compensées par les gains dans la sphère présentielle. Même si les fonctions tertiaires se sont considérablement développées (53 600 personnes y travaillent), en raison notamment du dynamisme de l’emploi dans les services non marchands, l’emploi a ainsi reculé dans l’espace rural alors qu’il progressait dans la région.

Insee Analyses Hauts-de-France N° 64
No 64
Paru le : 30/11/2017

Cette étude fait partie d'une série de publications sur l' Espace rural des Hauts-de-France.

Une sphère productive plus présente en milieu rural, mais qui décline

La sphère productive (définitions) est surreprésentée dans l’économie des communes de l’espace rural des Hauts-de-France (cadrage méthodologique) : en 2013 ; elle regroupe 42 % des emplois ruraux (Sources), soit 38 000 emplois. Cette part est identique à celle des communes de l’espace rural de France métropolitaine, mais supérieure de 8 points à la moyenne régionale. Entre 1975 et 2013, l’emploi dans les activités liées aux fonctions productives a cependant très nettement reculé sur l’ensemble du territoire, et de manière plus prononcée dans l’espace rural. Cette baisse s’est accompagnée d’une forte croissance des fonctions présentielles comme les services de proximité, la santé et l’action sociale.

Toutefois, cette hausse de l’emploi dans la sphère présentielle n’a pas compensé la baisse observée dans la sphère productive, contrairement à la tendance régionale. Les communes de l’espace rural ont ainsi perdu desemplois tandis que leur population augmentait et que l’emploi progressait dans le reste de la région. Ces pertes d’emplois ont été deux fois plus fortes dans l’agriculture que dans l’industrie.

Des établissements moins nombreux et de plus petite taille dans l’espace rural

7 % des établissements régionaux, soit 31 000 établissements, sont implantés en milieu rural. Près de 60 % appartiennent au secteur tertiaire et 25 % à l’agriculture. Un tiers d’entre eux sont employeurs. Il s’agit de petites unités : 95 % d’entre elles emploient moins de 20 salariés. La taille moyenne des établissements employeurs est deux fois moindre que dans la région (5 salariés contre 10). Cet écart s’explique surtout par le fait que l’artisanat, dont les établissements sont de taille modeste, est plus présent en milieu rural. Il emploie 16 % des effectifs salariés de l’espace rural contre 9 % dans la région. L’essentiel des salariés de l’artisanat dans les communes rurales travaillent dans les secteurs de la construction (41 %), de la fabrication de produits industriels (17 %) et du commerce et de la réparation d’automobile et de motocycles (13 %).

L’emploi agricole recule nettement…

En 2013, dans l’espace rural de la région comme de France métropolitaine, seuls 16 % des actifs occupent un emploi dans l’agriculture, contre 34 % en 1982 et 37 % en 1975. Le secteur agricole n’est donc plus le principal pourvoyeur de main-d’œuvre en milieu rural (figure 1). L’agriculture y est devenue minoritaire.

Figure 1 – L’emploi des secteurs agricole et industriel décline dans les communes ruralesRépartition de la population active occupée dans l’espace rural de la région entre 1968 et 2013

en %
L’emploi des secteurs agricole et industriel décline dans les communes rurales
Agriculture Industrie Tertiaire Construction
1968 47,4 20,4 25,6 6,6
1975 36,6 25,6 31,4 6,5
1982 33,9 24,9 33,9 7,3
1990 26,5 25,2 41,2 7,1
1999 20,1 21,7 50,7 7,5
2008 15,9 18,4 56,8 8,8
2013 15,6 16,3 59,3 8,8
  • Source : Insee, base historique des recensements de la population.

Figure 1 – L’emploi des secteurs agricole et industriel décline dans les communes ruralesRépartition de la population active occupée dans l’espace rural de la région entre 1968 et 2013

Entre 1975 et 2013, l’emploi agricole a ainsi été divisé par près de trois dans les communes rurales comme dans l’ensemble de la région. L’espace rural ne compte plus aujourd’hui que 14 100 emplois dans l’agriculture (figure 2), dont 42 % de salariés. En 30 ans, l’agriculture s’est modernisée et les exploitations se sont agrandies. L’espace rural a perdu 54 % de ses exploitations entre 1979 et 2010, et autant de chefs d’exploitation. La main-d’œuvre familiale (définitions) a baissé de 60 % tandis que le nombre de salariés agricoles permanents a été divisé par deux en 30 ans. Aujourd’hui, 2 % des communes du rural n’ont plus de siège d’exploitation sur leur territoire, alors qu’en 1979 chaque commune en possédait au moins un. De surcroît aujourd’hui, il n’y a plus qu’une seule exploitation dans 7 % des communes (contre 2 % en 1979).

Figure 2 – En nombre d’emplois, l’agriculture représente moins de personnes que l’industrie dans l’espace ruralPopulation active occupée dans l'espace rural des Hauts-de-France en 2013

En nombre d’emplois, l’agriculture représente moins de personnes que l’industrie dans l’espace rural
Nombre d'emplois Part des emplois ruraux dans la région
(en milliers) (en %)
Agriculture 14,1 29,0
Industrie 14,7 4,7
dont industrie agroalimentaire 5,0 9,1
Tertiaire 53,6 3,3
dont services non marchands 27,3 3,7
dont services marchands 26,3 3,0
Construction 8,0 5,8
Ensemble 90,4 4,2
  • Note de lecture : dans la région, 29 % des emplois de l’agriculture se trouvent dans l'espace rural contre seulement 4,2 % de l’ensemble des emplois de la région.
  • Source : Insee, recensement de la population 2013.

Le modèle familial agricole a aussi évolué. Par souci d’indépendance, ou pour apporter une sécurité de revenu à la famille, 52 % des conjoints d’agriculteur ont une profession principale autre qu’agricole. De ce point de vue, les communes rurales ne se différencient pas du reste de la région. Il y a 30 ans, ils n’étaient que 7 %.

… mais le rural représente encore près de 30 % des emplois agricoles régionaux

Si l’agriculture y a perdu sa place dominante, elle reste cependant surreprésentée dans les communes de l’espace rural. En 2013, 29,0 % des emplois agricoles de la région y sont encore présents contre seulement 4,2 % des emplois régionaux totaux. Cette proportion dépasse de loin celles de chacun des autres secteurs de l’économie (figure 2). La part des emplois agricoles présents dans l’espace rural est même en légère hausse par rapport à 1975 où elle s’élevait à 27 %.

En 2010, la surface agricole utilisée couvre 77 % du territoire rural et 67 % du territoire régional (définitions). Entre 1979 et 2010, la surface agricole a reculé de 0,8 % dans les communes de l’espace rural, nettement moins que dans l’ensemble de la région (- 5,6 %). L’artificialisation des sols a surtout touché l’espace urbain qui a vu sa superficie agricole utilisée diminuer de 17 % et son nombre d’exploitations chuter des deux tiers.

Plus de 8 200 exploitations agricoles ont leur siège dans l’espace rural, soit 30 % des exploitations de la région (figure 3).

Figure 3 – Plus d’un tiers de la surface agricole utilisée dans la région se situe dans les communes ruralesPoids du milieu rural dans la région selon différents critères

en %
Plus d’un tiers de la surface agricole utilisée dans la région se situe dans les communes rurales
Surface agricole utilisée 35
Production brute standard 33
Nombre d'exploitations 30
Emplois agricoles 29
Circuits courts 20
Exploitations viticoles 47
Exploitations bovins lait 32
Exploitations grandes cultures 30
Exploitations en maraîchage 11
  • Note de lecture : dans la région, plus de 45 % des exploitations viticoles se situent dans les espaces ruraux (N.B. les exploitations viticoles représentent 3 % des exploitations de la région).
  • Sources : Insee, recensement de la population 2013 ; Agreste, recensement agricole 2010.

Figure 3 – Plus d’un tiers de la surface agricole utilisée dans la région se situe dans les communes ruralesPoids du milieu rural dans la région selon différents critères

Elles apportent un tiers de la production brute standard (définitions) régionale et occupent 35 % de sa surface agricole utilisée. La surface moyenne d’une exploitation est supérieure dans l’espace rural qu’en moyenne dans la région : 94 hectares contre 74 hectares. La production brute standard par exploitation est de ce fait plus élevée dans le milieu rural (167 000 €) que dans l’ensemble la région (155 000 €). Les formes sociétaires y sont également plus présentes, témoignant d’une plus forte « professionnalisation » des exploitations de ce territoire.

La moitié des exploitations du rural sont spécialisées en grandes cultures

Dans les communes de l’espace rural comme dans l’ensemble de la région, 51 % des exploitations sont spécialisées en grandes cultures (céréales, betteraves en particulier), 17 % dans la polyculture élevage et 12 % dans la production laitière. L’espace rural se distingue néanmoins du reste du territoire sur plusieurs aspects. Les exploitations viticoles représentent 5 % des exploitations du milieu rural contre 3 % des exploitations de la région. La moitié des exploitations viticoles de la région se situent dans les espaces ruraux du sud de l’Aisne (AOC du Champagne). Les exploitations bovines orientées lait, bien présentes dans les territoires ruraux du Boulonnais, de la Thiérache et du Vimeu, sont un peu plus nombreuses aussi dans le milieu rural. À l’inverse, seulement 11 % des exploitations maraîchères et horticoles de la région se trouvent dans l’espace rural. Comme il y a trente ans, la culture de légumes et de fleurs reste une spécialité urbaine. De même pour les circuits courts : le territoire rural en est peu doté, seules 9 % des exploitations y pratiquent la vente directe contre 13 % dans l’ensemble de la région.

Une empreinte de l’agroalimentaire forte dans les communes de l’espace rural

5 000 personnes travaillent dans l’industrie agroalimentaire dans les espaces ruraux des Hauts-de-France où ce secteur d’activité est surreprésenté. Ainsi 9,1 % des emplois régionaux des industries agroalimentaires se trouvent dans les communes rurales.

En milieu rural, l’agroalimentaire est ainsi le premier pourvoyeur d’emplois industriels : 37,5 % des emplois y sont concentrés contre 19,5 % dans la région et 32,9 % dans l’espace rural deFrance métropolitaine. Comme au niveau national, l’agroalimentaire, la métallurgie (12,8 %) et la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique (10,7 %) regroupent environ 60 % des emplois industriels contre moins de 50 % dans l’ensemble de la région.

À côté de ces secteurs stratégiques, d’autres activités industrielles sont implantées et jouent un rôle structurant dans l’économie rurale des Hauts-de-France. C’est notamment le cas de certaines activités emblématiques de la région, comme l’industrie textile, qui regroupe en milieu rural 5,6 % des emplois régionaux du secteur et 5,9 % des emplois industriels. Cette part est supérieure à la moyenne française qui s’établit à 4,6 %. Les industries à moindre niveau technologique, dont font partie les IAA et l’industrie textile, sont ainsi majoritaires en milieu rural : 53 % des actifs y travaillent, soit 20 points de plus que le niveau régional.

À l’inverse, les industries à niveau technologique intermédiaire ou élevé, comme l’automobile ou la chimie, y sont sous-représentées. En particulier, la fabrication de matériels de transports (automobile notamment) ne concerne que 4 % des emplois industriels de l’espace rural. Elle est ainsi trois fois moins présente dans cet espace que dans la région. Seuls 1,6 % des emplois de ce secteur se trouvent dans les communes rurales.

Tous secteurs confondus, l’industrie en milieu rural emploie 14 700 personnes, un chiffre en nette baisse par rapport à 1975. Plusieurs phénomènes participent à cette diminution : l’introduction de nouveaux processus de production, la délocalisation d’activités et l’externalisation de certaines fonctions vers le secteur des services (transport, nettoyage, restauration…). Toutefois, les emplois du secteur industriel ont reculé 1,5 fois moins vite dans le rural que dans l’ensemble de la région. Cette différence s’explique notamment par la surreprésentation des industries agroalimentaires en milieu rural, secteur qui a connu des baisses d’effectifs moindres que le reste de l’industrie.

Un fort développement du secteur tertiaire non-marchand au cours des quatre dernières décennies

En l’espace de 30 ans, l’économie régionale dont celle des espaces ruraux s’est largement tertiarisée.En 2013, 53 600 personnes travaillent dans le tertiaire dans le milieu rural. Dans la région, comme en France métropolitaine, ce secteur représente 59 % de l’emploi des espaces ruraux, contre 31 % en 1975. En 30 ans, l’essor du secteur tertiaire dans les territoires rurauxa été moins marqué que dans les autres communes. Son développementdurant cette période s’explique par les importantes créations d’emplois dans les services non marchands (administration, enseignement, santé publique et action sociale).

Dans l’espace rural, les services non marchands représentent 51 % des emplois du tertiaire, soit 5 points de plus qu’aux niveaux national et régional. Les services liés à l’action sociale se sont davantage développés qu’ailleurs pour répondre aux besoins de la population, plus âgée et plus isolée. En particulier, 7 % des emplois des hébergements sociaux et médico-sociaux se trouvent en milieu rural, alors que cette part n’est que de 3,3 % pour l’ensemble du secteur tertiaire. Les autres activités tertiaires, le commerce, les activités de services administratifs et de soutien et le transport, sont moins présentes que dans l’ensemble de la région.

Une activité touristique plus présente dans les communes de l’espace rural

En 2013, 3 800 emplois touristiques sont présents dans les communes de l’espace rural des Hauts-de-France. Ils représentent 4,2 % des emplois en milieu rural.C’est plus que dans la région (2,4 %) mais moins que dans les communes de l’espace rural de France métropolitaine (7,5 %). Le tourisme est plus développé dans les espaces ruraux du Nord-ouest de la région (Baie de Somme, etc.) où il concerne 9 % des emplois mais nettement moins dans le nord de l’Aisne et dans la couronne amiénoise (moins de 2 % des emplois).

L’hébergement constitue le principal socle de l’activité touristique dans les communes rurales. Il concentre 50 % des emplois totaux dédiés au tourisme, soit 10 points de plus qu’au niveau national. Viennent ensuite les activités de restauration et les cafés (21 %). À eux deux, ces secteurs d’activité regroupent plus de 70 % des emplois touristiques du milieu rural dans les Hauts-de-France, une proportion nettement supérieure à la moyenne nationale (+ 13 points). Avec 11 % des emplois, les activités de sports et loisirs constituent le troisième secteur employeur. Elles pèsent toutefois deux fois moins que dans l’emploi des communes rurales françaises.

Encadré

La transformation et la conservation de fruits et légumes, une activité bien implantée dans l’espace rural

Au sein des industries agroalimentaires (IAA), le secteur des fruits et légumes est une spécificité du milieu rural régional. En effet, plus de 50 % des effectifs salariés des IAA y travaillent, contre seulement 9 % dans les communes rurales françaises et 13,5 % à l’échelle régionale. L’espace rural regroupe d’ailleurs 43 % des salariés régionaux de ce secteur d’activité. Certaines unités de grande envergure, comme Bonduelle à proximité de Péronne ou Materne dans la Thiérache, ont choisi de s’implanter en milieu rural du fait de l’importance des surfaces nécessaires et des prix du foncier plus faibles. La proximité avec les producteurs est une autre raison importante de leur localisation dans ces espaces. Enfin, l’extension des réseaux de transports facilite leur implantation en retrait des zones les plus denses.

L’industrie des produits laitiers (avec entre autres Novandie dans le Boulonnais et Nestlé dans la Thiérache) est le deuxième secteur employeur. Comme au niveau national, il représente 23 % des effectifs salariés des IAA du milieu rural, soit deux fois plus que dans l’ensemble de la région. Les communes rurales concentrent près d’un quart des effectifs régionaux de ce secteur d’activité.

Pour comprendre

Méthodologie

Le concept de rural n’est pas défini précisément à ce jour. Dans cette étude nous utiliserons une définition du rural développé par le Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET) et présenté dans Pouvoirs locaux n° 108 I/2016. Selon cette définition, sont considérés comme ruraux l’ensemble des territoires les moins denses et les moins liés aux pôles urbains en termes d’emploi. Ces territoires représentent 6 % de la population, 4,2 % des emplois (90 400 emplois) et 30 % de la superficie régionale (figure 4). Les autres territoires peu denses et très peu denses, mais plus liés aux pôles urbains en termes d’emploi, seront qualifiés d’intermédiaires. Selon la dimension et la commune étudiée, ces territoires intermédiaires présenteront, ou non, des caractéristiques assimilables à celles des territoires ruraux.

Figure 4 – Les communes de l’espace rural de la région se concentrent autour de quatre grands espacesPrésentation des communes des Hauts-de-France par type d’espace

  • Source : classification CGET, données Insee.

Sources

Le terme « emploi » désigne dans cette publication la population active occupée au lieu de travail. Il est calculé à partir du recensement de la population (RP). Le RP est annuel depuis 2004, auparavant il était réalisé une fois tous les 10 ans.

Pour l’agriculture, les données du recensement agricole ont également été mobilisées pour mieux décrire ce secteur d’activité. Contrairement au RP, le recensement agricole est une opération réalisée tous les 10 ans. Le dernier a eu lieu en 2010,

Les statistiques sur les établissements sont issues de la source CLAP (Connaissance Locale de l’Appareil Productif) qui fournit des statistiques localisées au lieu de travail sur l’emploi salarié.

Définitions

La sphère productive regroupe les activités potentiellement exportatrices de biens et services, soit pour l’essentiel, l’agriculture, l’industrie, le commerce de gros et les services aux entreprises.

La sphère présentielle est tournée vers la satisfaction des besoins des personnes présentes, qu’elles soient résidentes ou touristes. Elle regroupe notamment le commerce de détail, la santé et l’action sociale, l’éducation, les services aux particuliers, l’administration et la construction.

La main-d’œuvre familiale comprend les chefs d’exploitation etcoexploitants, leurs conjoints et les autres membres de la famille du chef ou d’un coexploitant travaillant régulièrement (ni saisonnièrement ni occasionnellement) sur l’exploitation quel que soit leur domicile.

La superficie agricole utilisée regroupe les terres arables (surfaces en céréales, betteraves industrielles, pommes de terre, jachères, cultures maraîchères et florales, jardins familiaux des exploitants, etc.…), les surfaces toujours en herbe et les cultures permanentes (vignes, vergers…).

La production brute standard (PBS) décrit un potentiel de production des exploitations par hectare ou par tête d’animaux présents hors toute aide. Pour la facilité de l’interprétation, la PBS est exprimée en euros mais ne constitue pas le résultat économique observé.

Pour en savoir plus

« Les différentes approches du rural », Commissariat Général à l'Égalité des Territoires, pouvoirs locaux n°108 l/2016.

« Bruniaux V., Capot R., Warzee C., Urbain, périurbain, rural : ralentissement de l'extension des surfaces habitées d'ici 2020 », Pages de profils n°130, Insee Nord-Pas-de-Calais, mai 2013.

« Borey G., Leroy L., Un territoire contrasté mais attractif », Insee Analyses Hauts-de-France, n° 63, novembre 2017.