9,5 millions d’habitants à l’horizon 2050

Simon Desgouttes, Axel Gilbert

Dans un contexte national de ralentissement démographique et de vieillissement de la population, la région Auvergne-Rhône-Alpes enregistrerait d’ici 2050 une croissance démographique rapide supérieure à la moyenne française. Sous réserve de la poursuite des tendances actuelles, la Haute-Savoie et l’Ain concentreraient 30 % de l’accroissement de population régional grâce à leur attractivité résidentielle. Les départements jeunes et urbains du Rhône, de l’Isère et du Puy-de-Dôme auraient une croissance démographique supérieure à la moyenne régionale. La Savoie, la Drôme et l’Ardèche connaîtraient des évolutions similaires mais le vieillissement de la population y serait plus prononcé. Les dynamiques démographiques seraient moins favorables dans la Loire, en Haute- Loire, dans l’Allier et le Cantal. Ce dernier département devrait même perdre des habitants du fait d’un déficit naturel prononcé.

9,5 millions d’habitants en Auvergne- Rhône-Alpes en 2050, c’est ce qui arrivera si les tendances récentes d’évolutions de fécondité, de mortalité et de migrations (internes et externes) se poursuivent. Cela représente un accroissement de population de 140 000 habitants en moyenne tous les trois ans, soit l’équivalent de la population de Clermont-Ferrand. Le rythme d’augmentation de la population aujourd’hui de 0,8 % ralentirait à 0,5 % d’habitants supplémentaires en moyenne chaque année d’ici  2050, en raison du vieillissement (cf encadré).

La croissance démographique d’Auvergne-Rhône-Alpes serait plus rapide que la moyenne métropolitaine (0,3 %). D’ici  2050, Auvergne-Rhône-Alpes contribuerait à 22 % de la croissance démographique de France métropolitaine, alors qu’elle ne pèse que 12 % de sa population en 2013. Parmi les régions de France métropolitaine, seule la région Pays de la Loire fait mieux (0,6 % par an). La région Occitanie a un rythme de croissance démographique équivalent à celui d’Auvergne-Rhône-Alpes (figure 1).

Figure 1 – D’ici 2050 Auvergne-Rhône-Alpes concentrerait 22 % de la croissance démographique de France métropolitaineProjection de population à l’horizon 2050 par département

Évolution annuelle moyenne entre 2013 et 2050 (en %)
D’ici 2050 Auvergne-Rhône-Alpes concentrerait 22 % de la croissance démographique de France métropolitaine
Départements Taux de variation annuel moyen
01 0,83
02 -0,11
03 0,07
04 0,27
05 0,38
06 0,09
07 0,49
08 -0,45
09 0,32
10 0,14
11 0,50
12 0,21
13 0,20
14 0,07
15 -0,07
16 0,13
17 0,54
18 -0,11
19 0,03
21 0,20
22 0,26
23 0,03
24 0,18
25 0,38
26 0,51
27 0,32
28 0,21
29 0,26
2A 0,22
2B 0,73
30 0,38
31 0,84
32 0,34
33 0,73
34 0,64
35 0,78
36 -0,29
37 0,39
38 0,55
39 0,10
40 0,47
41 0,04
42 0,26
43 0,23
44 0,78
45 0,26
46 0,20
47 0,23
48 0,35
49 0,56
50 0,02
51 0,29
52 -0,28
53 0,27
54 0,01
55 -0,39
56 0,51
57 -0,01
58 -0,24
59 0,16
60 0,26
61 -0,21
62 0,02
63 0,54
64 0,44
65 -0,05
66 0,47
67 0,36
68 0,18
69 0,58
70 0,01
71 -0,02
72 0,17
73 0,46
74 0,90
75 -0,01
76 0,05
77 0,47
78 0,25
79 0,27
80 0,15
81 0,37
82 0,71
83 0,26
84 0,21
85 0,53
86 0,55
87 0,16
88 -0,39
89 0,06
90 0,38
91 0,36
92 0,43
93 0,19
94 0,28
95 0,21
  • Source : Insee, Omphale 2017

Figure 1 – Auvergne-Rhône-Alpes concentre 22 % de la croissance démographique de France métropolitaineProjection de population à l’horizon 2050 par département

Natalité et attractivité dynamisent la croissance démographique régionale

Au sein d’une France coupée en deux entre un quart nord-est jeune mais peu attractif et l’ouest et le sud âgés mais attractifs, Auvergne-Rhône-Alpes se situe dans une position intermédiaire. En effet, c’est une région à la fois jeune et attractive. À l’instar des régions du littoral atlantique et du Midi, elle profite d’une attractivité résidentielle forte qui lui permet d’enregistrer un fort excédent des arrivées sur les départs (contribuant à une croissance de la population de 0,2 % par an d’ici 2050). De plus, elle profite d’un fort excédent des naissances sur les décès (augmentation de la population de 0,3 % par an d’ici 2050).

Ces deux phénomènes s’enrichissent mutuellement puisque le solde migratoire régional est particulièrement favorable pour les populations âgées de 25 à 55 ans qui entretiennent une natalité élevée. A contrario, la mortalité de la région est atténuée par un faible afflux de population de plus de 65 ans. Cette situation est unique en France métropolitaine. Les régions du sud et de l’ouest comme les Pays de la Loire et l’Occitanie sont très attractives, mais à l’égard de populations plus âgées (supérieures à 65 ans) qui accentuent la mortalité et réduisent l’ampleur des soldes naturels à venir. La démographie de ces régions serait donc essentiellement tirée par les migrations et moins par la natalité alors qu’Auvergne-Rhône-Alpes profiterait pleinement des deux moteurs de la croissance démographique (figure 2).

Figure 2 – Natalité et attractivité dynamiseraient la démographie d’Auvergne-Rhône-AlpesSolde naturel à l’horizon 2050 par région

Natalité et attractivité dynamiseraient la démographie d’Auvergne-Rhône-Alpes
Zones Libellés Solde naturel 2013 - 2050 Évolution de population annuelle moyenne due au solde naturel (en %)
11 Île-de-France 3 526 944 0,8
24 Centre-Val de Loire 13 939 0,0
27 Bourgogne-Franche-Comté 69 057 -0,1
28 Normandie 40 526 0,0
32 Hauts-de-France 647 722 0,3
44 Grand Est 124 177 0,1
52 Pays de la Loire 290 133 0,2
53 Bretagne 23 016 0,0
75 Nouvelle Aquitaine 266 809 -0,1
76 Occitanie 126 597 0,1
84 Auvergne-Rhône-Alpes 952 994 0,3
93 Provence-Alpes-Côte d'Azur 118 384 0,1
94 Corse 43 816 -0,3
  • Source : Insee, Omphale 2017

Figure 2 – Natalité et attractivité dynamisaient la démographie d’Auvergne-Rhône-AlpesSolde naturel à l’horizon 2050 par région

Zones Libellés Solde migratoire 2013 - 2050 Évolution de population annuelle moyenne due au solde migratoire (en %)
11 Île-de-France 2 331 391 -0,5
24 Centre-Val de Loire 147 767 0,2
27 Bourgogne-Franche-Comté 208 027 0,2
28 Normandie 56 720 0,0
32 Hauts-de-France 390 982 -0,2
44 Grand Est 29 244 0,0
52 Pays de la Loire 549 056 0,4
53 Bretagne 669 661 0,5
75 Nouvelle Aquitaine 1 300 389 0,6
76 Occitanie 1 123 780 0,5
84 Auvergne-Rhône-Alpes 763 761 0,2
93 Provence-Alpes-Côte d'Azur 256 287 0,1
94 Corse 109 142 0,8
  • Source : Insee, Omphale 2017

La Haute-Savoie et l’Ain profitent pleinement de l’attractivité du Genevois français

Sur un territoire régional aussi vaste et contrasté, les évolutions démographiques ne seraient toutefois pas homogènes. Au nord-est de la région, les populations de la Haute-Savoie et de l’Ain augmenteraient très fortement dans les années à venir. Si les tendances démographiques observées se prolongeaient, ils compteraient 500 000 habitants supplémentaires en 2050, soit la population de Lyon. La Haute-Savoie est le département dont la croissance démographique, supérieure à 0,8 % par an, serait la plus forte de l’ensemble des départements de France métropolitaine. Elle suivrait en cela la tendance à l’accélération du solde migratoire observée ces dernières années. Ce dynamisme s’explique avant tout par l’attractivité du Genevois français où s’implantent de nombreux travailleurs transfrontaliers, mais aussi par le dynamisme de l’aire urbaine d’Annecy.

Attirant prioritairement des populations en âge actif, ce département jeune et urbain maintiendrait une natalité forte qui s’ajouterait à un excédent migratoire élevé. En 37 ans, la population du département augmenterait de 40 % soit 8 200 habitants supplémentaires en moyenne chaque année : 3 600 du fait des naissances, 4 600 liés aux migrations.

L’Ain connaîtrait des évolutions similaires (figure 3). Situé entre les métropoles de Lyon et de Genève, ce département à forte dominante périurbaine profiterait de l’étalement urbain de plus en plus lointain des deux métropoles. Dans l’Ain, plus d’un habitant sur deux réside en espace périurbain contre un habitant sur quatre en France métropolitaine. Aussi, comme la Haute-Savoie, l’Ain enregistre des arrivées massives de populations jeunes et cumule excédents migratoire et naturel. En outre, la croissance démographique de l’aire urbaine de Bourg-en-Bresse enrichit la dynamique du département.

Figure 3 – Une croissance démographique rapide en Haute-Savoie et dans l'AinPosition des départements selon leur croissance démographique et la contribution de leur solde naturel entre 2013 et 2050

Une croissance démographique rapide en Haute-Savoie et dans l'Ain
Départements Taux de variation annuel moyen contribution du solde naturel Population 2013
Haute-Savoie 0,9 0,4 769 677
Ain 0,8 0,3 619 501
Rhône 0,6 0,8 1 779 843
Isère 0,5 0,4 1 235 399
Puy-de-Dôme 0,5 0,1 641 004
Drôme 0,5 0,2 494 712
Ardèche 0,5 -0,3 320 369
Savoie 0,5 0,1 423 718
Loire 0,3 0,2 756 714
Haute-Loire 0,2 -0,3 226 202
Allier 0,1 -0,4 343 437
Cantal -0,1 -0,7 147 034
  • Source : Insee, Omphale 2017, Recensement de la population 2013

Figure 3 – Une croissance démographique rapide en Haute-Savoie et dans l'AinPosition des départements selon leur croissance démographique et la contribution de leur solde naturel entre 2013 et 2050

Une forte natalité dynamise l’Isère et le Rhône

Sur les douze départements qui composent la région, six enregistreraient une croissance démographique comparable à la moyenne régionale. Le Rhône, le plus peuplé d’entre eux, avec 1,8 million d’habitants en 2013, soit 23 % de la population régionale, gagnerait 430 000 habitants en 37 ans, soit en moyenne 11 600 chaque année. Sa dynamique est exclusivement portée par un excédent de naissances sur les décès lié à la jeunesse de sa population. L’étalement périurbain de Lyon s’effectue de plus en plus en dehors du département (dans l’Ain, la Loire et surtout en Isère). C’est pourquoi dans le Rhône les départs seraient globalement plus nombreux que les arrivées sur la période 2013-2050. L’Isère, deuxième département par sa population, connaîtrait une dynamique similaire, à la différence près que, profitant dans le nord-Isère de la périurbanisation de Lyon, son solde migratoire resterait légèrement positif sur la période. Le Puy-de-Dôme, la Drôme et la Savoie ont des caractéristiques communes. Dynamisés par des migrations favorables, leurs excédents naturels restent modérés du fait du vieillissement de la population. L’Ardèche présente un profil singulier. En raison d’une population vieillissante, ce département rural connaîtrait une augmentation importante de sa population âgée de 65 ans et plus mais une stagnation démographique pour les classes d’âge plus jeunes. Aussi, l’accroissement de la population ardéchoise serait exclusivement lié à sa forte attractivité résidentielle, notamment à l’égard des seniors.

Une croissance démographique comparable à la moyenne nationale dans la Loire et en Haute-Loire

La Loire et la Haute-Loire enregistreraient des taux de croissance démographiques comparables à la moyenne nationale (respectivement 0,3 % et 0,2 % par an) pour des raisons différentes. Dans la Loire, c’est l’excédent des naissances sur les décès qui explique la quasi-intégralité de l’accroissement de population. En effet le département gagnerait 2 100 habitants chaque année dont 1 500 du fait du solde naturel et uniquement 600 habitants supplémentaires par le jeu des migrations. Cela s’explique par un dynamisme modéré des aires urbaines de Saint-Étienne et de Roanne, mais aussi parce que l’étalement urbain de Saint-Étienne s’effectue pour partie dans le nord de la Haute-Loire. C’est notamment pour cette raison que cette dernière enregistrerait un taux de croissance dû aux migrations particulièrement élevé (+ 0,5 %) qui compenserait largement son déficit naturel. Au final, la population augmenterait de 9 % d’ici 2050 correspondant à un total de 20 000 habitants supplémentaires, soit la population actuelle du Puy-en-Velay.

Stagnation démographique dans le Cantal et l’Allier

À l’ouest de la région, les populations du Cantal et de l’Allier resteraient pratiquement stables. La légère décroissance démographique du Cantal s’explique avant tout par le vieillissement de la population qui détériore le solde naturel. En effet, le département perdrait en moyenne chaque année 1 000 habitants du fait d’un déficit de naissances sur les décès. Ce dernier serait presque compensé par un excédent migratoire de 900 habitants en moyenne par an. Au final, le département devrait perdre 3 600 habitants sur 37  ans, soit 2,4 % de sa population. L’Allier observerait une dynamique similaire, mais le solde migratoire y compenserait un déficit naturel moins prononcé. Ce département profite aussi de l’étalement urbain de Clermont-Ferrand dont la couronne périurbaine se rapproche de Vichy. Il gagnerait 240 habitants en moyenne par an sur la période.

Encadré

Le vieillissement de la population ralentit la croissance de la population

D’ici 2050, la dynamique démographique française ralentirait nettement. L’accroissement de la population serait deux fois moins important dans les années à venir qu’au cours des quinze dernières années. Ce ralentissement est dû au vieillissement de la population lié à l’arrivée aux grands âges des générations du baby boom nées entre 1945 et 1975. Aussi, la population française âgée de 65 ans et plus devrait croître de 1,5 % par an en moyenne tandis que celle de moins de 65 ans va stagner. Auvergne-Rhône-Alpes est l’une des seules régions métropolitaines (avec l’Occitanie et les Pays de la Loire) où la population devrait croître à tous les âges (figure 4). En effet, la population de moins de 65 ans augmenterait de 0,3 % chaque année, alors qu’elle serait stable sur l’ensemble de la France de Métropole. Ceci s’explique par l’attractivité résidentielle des départements de l’est de la région (Genevois français, aires urbaines de Lyon, Grenoble et Annecy) auprès de populations jeunes qui maintiendraient dans les années à venir une natalité supérieure à la moyenne nationale. Non seulement la région profite d’un solde migratoire favorable, mais celui-ci renforce le niveau des naissances qui reste supérieur à celui des décès.

Figure 4 – Un accroissement de population à tous les âgesPyramide des âges d’Auvergne-Rhône-Alpes en 2013 et 2050

Un accroissement de population à tous les âges
AGE Population 2013 - Homme Population 2013 - Femme Population 2050 - Homme Population 2050 - Femme
0 48 153 46 378 52 515 50 002
1 48 148 46 687 52 389 49 733
2 49 809 47 618 53 093 50 406
3 49 538 47 641 53 934 51 281
4 49 858 47 357 54 654 51 958
5 49 421 47 413 55 377 52 643
6 50 805 48 334 55 964 53 186
7 49 963 47 557 56 419 53 617
8 49 407 47 101 56 776 53 918
9 49 270 46 508 57 069 54 247
10 49 674 46 948 57 166 54 332
11 49 558 46 946 57 182 54 378
12 50 679 49 091 57 176 54 386
13 49 052 46 072 57 020 54 361
14 48 551 46 411 56 864 54 344
15 48 089 45 191 56 828 54 310
16 48 548 45 625 56 753 54 255
17 47 793 45 911 56 602 54 097
18 46 767 44 987 56 395 54 252
19 46 704 44 524 55 537 53 666
20 48 309 46 823 54 331 52 720
21 48 449 46 592 53 173 51 647
22 48 360 46 841 51 903 50 729
23 46 850 46 534 50 562 50 095
24 46 699 46 752 49 335 49 552
25 46 390 45 613 49 012 49 222
26 46 163 46 457 48 892 49 280
27 45 518 46 286 49 169 49 687
28 45 895 46 831 49 579 50 213
29 45 112 45 789 50 123 50 787
30 48 816 49 279 50 819 51 568
31 49 051 49 945 51 660 52 300
32 50 322 51 018 52 400 53 004
33 47 496 49 229 53 069 53 781
34 46 939 47 658 53 951 54 606
35 47 607 47 713 55 688 56 221
36 46 100 46 319 55 781 56 267
37 48 186 47 951 56 086 56 667
38 51 333 50 602 57 026 58 060
39 53 631 53 397 58 355 58 968
40 55 688 55 927 57 981 58 644
41 55 325 55 222 57 997 58 499
42 55 392 54 651 57 340 57 954
43 53 889 53 778 58 214 58 543
44 53 540 54 258 56 830 57 367
45 52 671 53 046 56 201 56 732
46 53 900 54 499 55 713 56 031
47 54 316 54 064 55 949 56 254
48 54 570 54 966 56 159 56 483
49 53 782 54 681 57 174 57 774
50 50 509 52 061 54 828 54 612
51 51 008 52 483 54 018 54 357
52 50 310 51 915 52 979 52 906
53 49 921 51 365 53 183 53 026
54 48 422 50 328 52 193 52 709
55 48 590 50 134 50 791 51 040
56 47 172 49 730 50 804 50 699
57 46 538 49 506 53 297 53 177
58 47 037 49 923 53 971 53 791
59 45 361 48 927 54 748 54 557
60 46 477 49 687 54 095 54 296
61 44 836 47 875 54 230 54 572
62 47 041 50 129 53 841 53 598
63 46 232 49 966 53 465 54 012
64 45 939 49 566 52 409 53 129
65 45 483 48 913 51 641 52 819
66 43 318 46 691 50 077 51 054
67 32 980 36 220 52 395 53 509
68 32 405 35 669 51 460 53 285
69 31 835 35 133 51 502 53 366
70 29 148 32 227 47 827 50 366
71 24 909 28 543 46 253 48 249
72 26 123 29 671 45 743 47 436
73 26 702 31 038 43 508 45 443
74 25 332 30 589 44 132 46 103
75 24 574 30 273 45 767 47 705
76 23 839 30 086 46 675 49 525
77 22 004 29 847 47 074 50 650
78 22 072 30 640 45 523 49 243
79 20 278 29 221 43 981 47 802
80 20 043 29 799 41 483 46 199
81 18 568 28 112 39 737 45 297
82 17 076 27 923 37 644 43 264
83 15 016 25 557 36 718 43 032
84 13 570 24 038 35 067 41 334
85 12 158 22 842 33 130 40 431
86 10 915 20 910 30 503 38 325
87 9 306 19 555 26 560 34 715
88 7 984 17 077 24 444 32 922
89 6 634 15 434 21 797 30 389
90 5 597 13 351 19 188 27 645
91 4 650 11 820 16 224 24 578
92 3 608 9 943 13 873 21 870
93 1 687 4 874 11 292 18 994
94 1 039 3 318 8 988 16 376
95 659 2 461 7 098 13 992
96 462 1 692 5 202 11 309
97 330 1 668 3 941 9 271
98 359 1 858 2 747 7 007
99 598 3 262 5 899 17 223
  • Source : Insee, Omphale 2017

Figure 4 – Un accroissement de population à tous les âgesPyramide des âges d’Auvergne-Rhône-Alpes en 2013 et 2050

Pour comprendre

Ces projections locales 2013-2050 représentent une déclinaison des projections France entière diffusées par l’Insee en novembre 2016. Le modèle Omphale permet de réaliser des projections infranationales en projetant d’année en année les pyramides des âges des différents territoires. L’évolution de la population par sexe et âge repose sur des hypothèses d’évolution de trois composantes : la fécondité, la mortalité et les migrations (flux internes à la France et solde migratoire avec l’étranger).

Le scénario utilisé ici, dit « scénario central » reproduit les différentes tendances observées sur le passé récent : solde migratoire de la France avec l’étranger de + 70 000 par an, fécondité stable et évolution de la mortalité parallèle à la tendance nationale. À l’échelle nationale, l’espérance de vie des femmes et des hommes atteindrait respectivement 90,3 ans et 86,8 ans en 2050, contre 85,0 ans et 78,7 ans en 2013.

Les migrations internes (entre différents départements français) reposent sur l’hypothèse d’un maintien des taux de mouvements selon les territoires de départ, d’arrivée, l’âge et le sexe des personnes. Ces migrations peuvent souvent connaître des retournements de tendance liés à l’économie ou au développement urbain, ce qui explique les divergences entre les projections anciennes et la réalité mesurée.

Le modèle Omphale n’utilise aucune hypothèse de type économique pour ses projections. C’est pourquoi on parle bien de projections et non de prévisions.

Définitions

Solde naturel : différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours de l’année.

Solde migratoire : différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont

Pour en savoir plus

« D’ici 2050, la population augmenterait dans toutes les régions de métropole », Insee Première  n° 1652, juin 2017

« 21 000 centenaires en 2016 en France, 270 000 en 2070 ?  », Insee Première  n° 1620, novembre 2016