En 2016, le PIB en volume augmente de 1,2 %Comptes nationaux annuels - premiers résultats (PIB) - année 2016

La croissance du produit intérieur brut (PIB) en volume* pour l'année 2016 est estimée à +1,2 % en données brutes (+1,1 % en données CJO, soit comme lors de la précédente estimation des comptes trimestriels). La dépense de consommation des ménages accélère nettement (+2,3 % après +1,4 % en 2015), de même que l'investissement (+2,8 % après +1,0 %). La demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB à hauteur de +2,1 points, soit nettement plus qu'en 2015 (+1,3 point). En revanche le commerce extérieur pèse davantage (−0,8 point après −0,5 point). Les variations de stocks contribuent pour −0,2 point (après +0,3 point).

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No 128
Paru le : 16/05/2017

Avertissements : Les estimations révisées des comptes nationaux annuels et trimestriels pour les années 2014 à 2016 ne seront diffusées dans leur intégralité que le 30 mai prochain. La présente publication expose les résultats sur le produit intérieur brut (PIB) et les principaux agrégats, en données brutes. Une estimation corrigée des jours ouvrés (CJO) est également fournie pour le PIB en volume, afin de permettre la comparaison avec la croissance annuelle du PIB en 2016 publiée en données CJO le 28 avril dernier, lors de la première estimation des comptes trimestriels pour le premier trimestre 2017.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) en volume* pour l'année 2016 est estimée à +1,2 % en données brutes (+1,1 % en données CJO, soit comme lors de la précédente estimation des comptes trimestriels). La dépense de consommation des ménages accélère nettement (+2,3 % après +1,4 % en 2015), de même que l'investissement (+2,8 % après +1,0 %). La demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB à hauteur de +2,1 points, soit nettement plus qu'en 2015 (+1,3 point). En revanche le commerce extérieur pèse davantage (−0,8 point après −0,5 point). Les variations de stocks contribuent pour −0,2 point (après +0,3 point).

* Les volumes sont mesurés aux prix de l'année précédente chaînés.

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

Variations n/n-1, en %, données brutes
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
Précédentes estimations Nouvelles estimations
2014 2015 2016 2014 2015 2016
PIB 0,6 1,3 0,9 1,1 1,2
PIB corrigé des jours ouvrés (CJO) 0,7 1,2 1,1 1,0 1,0 1,1
Importations 4,7 6,6 4,8 5,7 4,2
Dép. conso. ménages 0,7 1,5 0,7 1,4 2,3
Dép. conso. APU* 1,2 1,4 1,3 1,1 1,3
FBCF totale -0,3 1,0 0,0 1,0 2,8
dont ENF* 1,6 2,8 1,7 3,1 3,6
dont ménages -3,5 -0,8 -3,0 -2,1 2,4
dont APU* -5,7 -3,8 -5,3 -3,0 -0,1
Exportations 3,3 6,1 3,3 4,3 1,8
Contributions :
Demande intérieure finale hors stocks 0,6 1,4 0,8 1,3 2,1
Variations de stocks 0,5 0,1 0,7 0,3 -0,2
Commerce extérieur -0,5 -0,3 -0,5 -0,5 -0,8
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières
  • Source : Insee - Comptes nationaux, base 2010

Tab2 – Niveau du produit intérieur brut

Milliards d'euros, données brutes
Niveau du produit intérieur brut
Précédentes estimations Nouvelles estimations
2014 2015 2014 2015 2016
PIB en euros courants 2140,0 2181,1 2147,6 2194,2 2228,9
PIB en euros de 2010 2068,6 2095,0 2075,0 2097,2 2122,1
  • Source : Insee - Comptes nationaux, base 2010

 

Exprimé en part de PIB, le déficit public s'établit à 3,4 % en 2016. La dette publique atteint 96,3 % du PIB fin 2016, au lieu de 96,0 % lors de l'estimation précédente.

Tab3 – Ratios de finances publiques

en %, données brutes
Ratios de finances publiques
Estimations publiées le 24 mars 2017 Nouvelles estimations
2014 2015 2016 2014 2015 2016
Déficit notifié / PIB -3,9 -3,6 -3,4 -3,9 -3,6 -3,4
Dette notifiée / PIB 94,9 95,6 96,0 94,9 95,6 96,3
Dépenses publiques / PIB 57,1 56,7 56,2 57,1 56,7 56,4
Recettes publiques / PIB 53,2 53,1 52,8 53,2 53,1 53,0
Prélèvements obligatoires / PIB 44,6 44,4 44,3 44,6 44,4 44,4
  • Note : les ratios de finances publiques des années 2014 et 2015 publiés le 24 mars 2017 reposaient déjà sur les nouvelles estimations du PIB en valeur
  • Source : Insee - Comptes nationaux, base 2010

 

Le pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages accélère (+1,8 % après +0,8 % en 2015) à la faveur de revenus d'activité plus dynamiques. Le taux de marge des sociétés non financières (SNF) est stable à 31,9 % : certes, les salaires réels progressent alors que la productivité dans les SNF est quasi stable, mais l'évolution des termes de l'échange ainsi que les mesures de réduction du coût du travail (notamment les allégements de cotisations sociales dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité) ont un effet favorable sur le taux de marge.

Tab4 – Comptes des ménages

en %, données brutes
Comptes des ménages
Précédentes estimations Nouvelles estimations
2014 2015 2016 2014 2015 2016
Pouvoir d'achat 0,7 1,6 1,1 0,8 1,8
Pouvoir d'achat par unité de consommation 0,1 1,1 0,5 0,4 1,4
Taux d'épargne 14,4 14,5 14,7 14,3 13,9
  • Source : Insee - Comptes nationaux, base 2010

Tab5 – Comptes des sociétés non financières (SNF)

en %, données brutes
Comptes des sociétés non financières (SNF)
Précédentes estimations Nouvelles estimations
2014 2015 2016 2014 2015 2016
Taux de marge 30,4 31,4 30,4 31,9 31,9
Taux d'investissement 22,8 22,9 22,8 22,9 23,3
Taux d'auto-financement 76,0 86,3 76,5 84,6 84,7
  • Source : Insee - Comptes nationaux, base 2010

Révisions sur les années 2015 et 2014

Pour l'année 2015, la croissance du PIB en volume est abaissée de 0,2 point, à +1,1 % en données brutes (+1,0 % en données CJO). Le solde des échanges extérieurs est en effet plus dégradé qu'estimé initialement : sa contribution à la croissance est abaissée de −0,3 point à −0,5 point. La croissance en volume des importations, et plus encore celle des exportations, sont nettement revues en baisse, surtout du fait d'estimations plus dynamiques des prix. La demande intérieure est légèrement abaissée, principalement la consommation des ménages et celle des administrations publiques. L'investissement n'est globalement pas révisé ; la FBCF des entreprises demeure en augmentation.

À l'inverse, la croissance du PIB en valeur en 2015 est relevée de 0,3 point, à +2,2 %, en particulier du fait des révisions en hausse des prix de la consommation de services financiers. Le taux de marge des SNF est rehaussé de 0,5 point à 31,9 %, mais les gains de pouvoir d'achat des ménages sont révisés en baisse (+0,8 % au lieu de +1,6 %).