L’activité économique francilienne continue de s’améliorer

Denis Rabadeux, Insee Île-de-France ; Anne-Lise Aucouturier, Direccte Île-de-France

Au quatrième trimestre 2016, l’emploi salarié francilien poursuit sa progression (+ 0,4 %). En glissement annuel, cette croissance (+ 1,3 %) est principalement portée par les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien. Le taux de chômage francilien est relativement stable au quatrième trimestre s’établissant à 8,6 %. À fin février 2017, les créations d’entreprises des six derniers mois sont nettement plus nombreuses qu’au cours de la même période de l’année précédente. L’activité dynamique dans la construction peine toujours à se traduire par des créations d’emplois. La fréquentation hôtelière de janvier 2017 retrouve quelques couleurs, au-delà de son niveau de janvier 2015.

Notes trimestrielles de conjoncture
No 14
Paru le : 07/04/2017

La plus forte hausse annuelle de l’emploi depuis neuf ans

Avec 19 000 emplois supplémentaires, l’emploi salarié francilien continue sa progression au quatrième trimestre 2016 (+ 0,4 % par rapport au trimestre précédent, comme au niveau national) (figure 1). Sur un an, ce sont 54 000 emplois supplémentaires dans la région et 196 000 emplois supplémentaires en France métropolitaine (soit + 1,3 % en région comme au niveau national). Cette dynamique bénéficie en particulier à l’Essonne et à la Seine-et-Marne (+ 1,9 % chacun, sur un an) ainsi qu’à Paris (+ 1,8 %). La hausse est plus faible dans les autres départements franciliens, en particulier dans le Val-de-Marne (+ 0,5 %). Le département des Hauts-de-Seine est le seul affichant une baisse par rapport au précédent trimestre (- 0,4 % sur un trimestre, mais + 0,6 % sur un an).

Au quatrième trimestre 2016, l’intérim gagne presque 6 000 emplois dans la région par rapport au troisième trimestre (soit + 6,2 % et + 7,0 % au niveau national). En un an, ce secteur gagne ainsi 11 300 postes dans la région (+ 12,6 %).

En Île-de-France, le secteur tertiaire marchand hors intérim (qui représente 80 % de l’emploi salarié marchand total de la région) accélère légèrement par rapport aux trimestres précédents. Environ 13 000 postes supplémentaires y sont créés au quatrième trimestre 2016 (+ 0,5 %) (figure 2), et environ 42 700 en un an (+ 1,6 %). Cette progression s’observe notamment dans les activités liées à l’information et à la communication (presque 9 000 postes supplémentaires en un an, soit + 2,4 % par rapport à 2015) et les activités scientifiques, administratives et de soutien (+ 1,9 %, soit environ 17 800 emplois supplémentaires en un an). Avec 5 000 emplois en plus (soit + 1,7 % en un an), l’hébergement et la restauration progressent aussi. Il en va de même dans le transport et l’entreposage avec 4 000 emplois supplémentaires (+ 1,1 %). Au quatrième trimestre 2016, les créations d’emplois dans le commerce progressent à peine par rapport au trimestre précédent (+ 700 postes, soit + 0,1 %), au même rythme que dans la construction (à peine 200 postes supplémentaires, et environ 500 en un an).

Les créations d’emplois se poursuivent dans tous les secteurs hormis l’industrie francilienne qui détruit de l’emploi ce trimestre (- 1 100 postes, soit - 0,3 %), portant le déficit en un an à 4 400 postes, soit - 1,0 %.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,3 100,07
T3 2005 100,1 100,18
T4 2005 100,43 100,34
T1 2006 100,73 100,45
T2 2006 101,09 101
T3 2006 101,34 101,36
T4 2006 101,78 101,46
T1 2007 102,48 102,26
T2 2007 102,87 102,49
T3 2007 103,15 102,82
T4 2007 103,63 103,03
T1 2008 103,51 103,35
T2 2008 103,18 102,9
T3 2008 103,56 102,63
T4 2008 102,74 101,82
T1 2009 102,17 100,78
T2 2009 101,93 100,3
T3 2009 101,65 100,05
T4 2009 101,55 100,12
T1 2010 101,45 100,01
T2 2010 101,39 100,05
T3 2010 101,53 100,31
T4 2010 101,8 100,52
T1 2011 102,15 100,8
T2 2011 102,39 101,05
T3 2011 102,49 100,99
T4 2011 102,62 100,95
T1 2012 102,75 100,98
T2 2012 102,86 100,83
T3 2012 102,63 100,62
T4 2012 102,57 100,34
T1 2013 102,6 100,34
T2 2013 102,57 100,02
T3 2013 102,72 100,21
T4 2013 102,97 100,33
T1 2014 102,98 100,21
T2 2014 103,05 100,26
T3 2014 103,04 99,97
T4 2014 103,19 100,09
T1 2015 103,29 100,03
T2 2015 103,55 100,25
T3 2015 103,72 100,4
T4 2015 104,13 100,76
T1 2016 104,35 101,04
T2 2016 104,59 101,23
T3 2016 105,02 101,56
T4 2016 105,5 101,98
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,64 99,64 100,27 100,11
T3 2005 100,84 99,09 100,04 99,54
T4 2005 101,67 98,49 100,52 99,59
T1 2006 102,9 98,71 100,89 99,38
T2 2006 103,56 98,22 101,22 99,53
T3 2006 104 97,68 101,59 100,12
T4 2006 104,89 97,19 102,24 100,26
T1 2007 106,14 96,88 102,91 100,66
T2 2007 107,26 96,5 103,44 100,77
T3 2007 108,48 95,57 103,93 100,64
T4 2007 110,04 95,12 104,55 100,96
T1 2008 109,27 93,95 104,55 100,52
T2 2008 109,8 93,48 104,4 100,41
T3 2008 111,21 93,54 104,87 100,23
T4 2008 111,03 93,13 104,21 99,3
T1 2009 110,58 92,23 104,05 98,96
T2 2009 110,57 91,47 103,78 98,13
T3 2009 110,37 90,73 103,5 97,72
T4 2009 110,41 89,98 103,36 97,65
T1 2010 110,3 89,11 103,33 97,73
T2 2010 109,76 88,61 103,28 97,55
T3 2010 109,61 87,81 103,58 97,8
T4 2010 109,21 87,1 104,04 97,78
T1 2011 109,44 86,97 104,49 98,12
T2 2011 109,45 86,53 104,94 98,75
T3 2011 109,45 86,04 105,09 98,44
T4 2011 110,12 85,56 105,4 98,88
T1 2012 111,35 85,58 105,53 98,9
T2 2012 111,66 85,54 105,7 99,19
T3 2012 112,02 85,67 105,42 98,94
T4 2012 112,35 85,7 105,43 98,44
T1 2013 111,94 85,58 105,45 98,41
T2 2013 112,38 85,15 105,43 98,37
T3 2013 112,57 84,62 105,78 98,71
T4 2013 113,4 84,41 105,99 99,38
T1 2014 113,32 84,34 106,06 99,62
T2 2014 112,87 83,73 106,28 99,63
T3 2014 112,4 83,6 106,45 99,57
T4 2014 111,04 83,24 106,74 99,49
T1 2015 110,81 83,04 106,94 99,57
T2 2015 110,63 82,9 107,29 100
T3 2015 109,67 82,54 107,51 100,2
T4 2015 109,97 82,26 108,02 100,58
T1 2016 109,77 81,89 108,4 100,72
T2 2016 109,7 81,64 108,71 100,64
T3 2016 110,1 81,65 109,09 101,04
T4 2016 110,17 81,44 109,54 101,13
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France

Le taux de chômage en très légère diminution

Après une hausse de 0,2 point à l’été 2016, le taux de chômage francilien est en légère baisse au quatrième trimestre 2016 (- 0,1 point), s’établissant à 8,6 % de la population active (figure 3). En France métropolitaine, il diminue également de 0,1 point (9,7 %). En un an, le taux de chômage a reculé de 0,2 point dans la région, comme en France métropolitaine. Sur un trimestre, il diminue de 0,1 point dans trois des cinq départements de la région (Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine et Val-d’Oise) et reste stable dans tous les autres. La Seine-Saint-Denis reste le département ayant le taux de chômage le plus élevé (12,7 %) et les Yvelines celui où il est le plus faible (7,4 %).

Figure 3

Figure 3 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,3 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,3 8,7
T1 2006 8,3 8,7
T2 2006 8,1 8,6
T3 2006 8,0 8,5
T4 2006 7,5 8,0
T1 2007 7,6 8,1
T2 2007 7,4 7,8
T3 2007 7,2 7,6
T4 2007 6,5 7,1
T1 2008 6,3 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,4 7,4
T1 2009 7,0 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,7 8,8
T4 2009 8,1 9,1
T1 2010 8,0 9,0
T2 2010 7,9 8,9
T3 2010 7,9 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,8
T2 2011 7,8 8,7
T3 2011 7,9 8,8
T4 2011 8,0 9,0
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,3 9,3
T3 2012 8,3 9,4
T4 2012 8,5 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,8 10,0
T3 2013 8,7 9,9
T4 2013 8,7 9,8
T1 2014 8,7 9,8
T2 2014 8,7 9,8
T3 2014 8,9 10,0
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,8 10,0
T2 2015 9,0 10,1
T3 2015 9,0 10,2
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,7 9,9
T2 2016 8,5 9,6
T3 2016 8,7 9,8
T4 2016 8,6 9,7
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 3 – Taux de chômage

Demande d’emploi en hausse de 0,5 % sur le trimestre

Fin février 2017, 967 550 demandeurs inscrits à Pôle emploi sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi en Île-de-France (catégories A, B et C). Parmi eux, 662 360 sont en catégorie A n'ayant strictement pas travaillé durant le mois précédent. La définition des demandeurs d'emploi en catégorie A est proche du celle des chômeurs au sens du BIT.

Sur les trois derniers mois, la demande d’emploi francilienne diminue de 0,3 % en catégorie A tandis qu’elle augmente de 0,5 % en France métropolitaine (figure 4).

Les évolutions du nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A sont affectées depuis plusieurs mois par des transferts vers les autres catégories de demandeurs d’emploi. Ce phénomène est dorénavant aussi important au niveau national que dans la région. Depuis septembre 2016, le plan « 500 000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi » avait engendré de fortes hausses vers la catégorie D qui tendent à se résorber dans la région.

Finalement, en catégories A, B et C, la demande d’emploi progresse de 0,5 % sur 3 mois (+ 0,9 % en France métropolitaine) alors que, sur un an, on enregistre une légère hausse de 0,3 % (+ 1,0 % en France métropolitaine).

Sur les trois derniers mois, en catégories A, B et C, la demande d’emploi est stable pour les hommes (+ 0,1 %) et augmente de + 0,9 % pour les femmes. Sur un an, la demande d’emploi des hommes diminue (- 0,6 %) tandis que celle des femmes progresse (+ 1,3 %). Ainsi, le différentiel d’évolution entre hommes et femmes continue de se creuser depuis le second semestre 2016, pour atteindre 1,9 point sur un an en février 2017.

Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans est en baisse de 0,9 % sur le trimestre. À l’inverse, la demande d’emploi des 50 ans ou plus poursuit sa progression (+ 1,7 % en Île-de-France et + 1,9 % en France métropolitaine sur trois mois).

L’analyse par métier souligne la persistance des difficultés dans les métiers de la santé, action sociale et des services aux particuliers, à l’opposé des métiers du BTP et, plus ponctuellement, de l’informatique et télécommunications.

Figure 4 – Évolution du nombre de demandeurs d'emploi franciliens

Données cvs - indices base 100 en avril 2008
Évolution du nombre de demandeurs d'emploi franciliens
Moins de 25 ans De 25 à 49 ans 50 ans ou plus Total
janv-08 100,9 102,0 100,6 101,7
févr-08 100,6 100,8 99,5 100,5
mars-08 101,4 101,1 100,2 101,0
avr-08 100,0 100,0 100,0 100,0
mai-08 100,4 99,5 100,0 99,7
juin-08 100,6 99,7 100,8 100,0
juil-08 101,8 99,6 100,2 100,0
août-08 102,1 99,6 100,5 100,1
sept-08 105,6 100,7 102,0 101,5
oct-08 106,8 101,3 103,3 102,4
nov-08 109,9 102,8 104,1 103,9
déc-08 112,0 104,6 105,7 105,8
janv-09 117,1 106,8 108,3 108,4
févr-09 121,6 109,8 110,2 111,4
mars-09 126,8 112,6 112,9 114,4
avr-09 131,3 115,1 115,9 117,3
mai-09 135,4 117,2 117,9 119,6
juin-09 134,0 118,1 119,9 120,4
juil-09 136,2 119,9 122,0 122,3
août-09 140,0 121,9 124,2 124,6
sept-09 143,1 123,4 126,0 126,4
oct-09 145,4 125,1 128,1 128,1
nov-09 145,6 125,2 129,2 128,5
déc-09 142,9 125,2 129,1 128,1
janv-10 143,3 126,0 131,9 129,2
févr-10 142,0 125,7 133,1 129,0
mars-10 141,7 125,7 134,5 129,2
avr-10 142,4 126,3 136,2 130,0
mai-10 142,3 126,4 137,5 130,3
juin-10 140,6 126,5 138,7 130,4
juil-10 140,8 126,4 139,3 130,4
août-10 141,7 127,2 140,7 131,3
sept-10 140,5 127,4 142,1 131,6
oct-10 137,9 127,2 143,0 131,2
nov-10 137,5 127,4 144,4 131,5
déc-10 137,8 127,6 146,1 132,1
janv-11 136,9 127,2 146,9 131,8
févr-11 137,4 128,0 149,0 132,7
mars-11 135,4 126,9 150,0 131,9
avr-11 135,4 126,7 151,3 132,0
mai-11 134,7 127,0 152,8 132,4
juin-11 135,9 128,0 154,2 133,4
juil-11 136,3 128,0 156,2 133,8
août-11 134,7 128,4 157,7 134,2
sept-11 133,8 128,6 159,8 134,5
oct-11 133,7 128,9 162,0 135,1
nov-11 135,6 129,5 163,9 136,1
déc-11 138,0 130,9 166,0 137,7
janv-12 139,9 131,2 167,2 138,4
févr-12 139,2 131,2 168,9 138,6
mars-12 139,0 131,2 170,8 138,9
avr-12 139,3 131,7 172,2 139,5
mai-12 141,0 132,5 174,7 140,7
juin-12 142,3 133,1 176,9 141,7
juil-12 144,2 134,1 179,0 143,0
août-12 144,9 135,6 182,3 144,7
sept-12 146,3 136,3 185,0 145,8
oct-12 146,9 137,2 187,9 147,0
nov-12 149,4 138,6 189,8 148,6
déc-12 149,9 139,1 190,8 149,2
janv-13 152,5 142,3 195,3 152,6
févr-13 153,1 142,3 196,5 152,9
mars-13 154,4 143,4 199,2 154,2
avr-13 155,3 144,6 201,0 155,5
mai-13 154,0 144,7 202,6 155,7
juin-13 153,6 144,6 203,6 155,7
juil-13 153,1 146,0 206,0 157,1
août-13 149,0 145,1 206,3 156,0
sept-13 155,2 147,2 208,6 158,6
oct-13 154,4 147,9 211,5 159,5
nov-13 153,6 147,8 213,2 159,6
déc-13 153,3 148,5 215,6 160,5
janv-14 153,2 148,9 218,7 161,3
févr-14 153,4 150,1 220,9 162,5
mars-14 154,8 150,8 223,7 163,6
avr-14 153,2 151,3 226,0 164,2
mai-14 154,0 152,1 228,1 165,2
juin-14 153,1 152,8 230,8 166,1
juil-14 152,2 153,6 232,8 166,9
août-14 151,8 153,1 233,3 166,5
sept-14 154,5 154,9 236,0 168,5
oct-14 153,6 154,1 236,5 168,0
nov-14 155,6 155,8 238,6 169,8
déc-14 154,9 155,7 239,8 169,8
janv-15 155,2 155,2 240,5 169,6
févr-15 155,1 155,8 242,4 170,4
mars-15 155,2 156,6 244,0 171,2
avr-15 156,2 157,4 246,8 172,4
mai-15 158,3 158,5 249,3 173,8
juin-15 154,2 157,9 250,8 173,1
juil-15 154,1 157,2 252,5 173,0
août-15 153,7 158,5 255,8 174,4
sept-15 151,0 158,3 256,4 173,9
oct-15 150,8 158,8 258,3 174,6
nov-15 149,5 158,8 258,7 174,6
déc-15 149,8 158,6 259,7 174,6
janv-16 149,7 157,9 260,0 174,2
févr-16 148,2 158,8 262,0 174,9
mars-16 147,2 157,3 261,7 173,7
avr-16 146,1 155,7 260,6 172,2
mai-16 145,8 155,9 261,4 172,5
juin-16 147,2 155,9 262,0 172,8
juil-16 148,6 155,9 262,2 173,0
août-16 151,7 157,1 264,6 174,6
sept-16 144,4 155,0 262,9 171,9
oct-16 142,6 154,6 263,7 171,5
nov-16 140,4 153,9 264,6 170,9
déc-16 140,7 153,8 266,8 171,2
janv-17 138,2 152,6 266,7 170,1
févr-17 138,8 152,8 267,6 170,5
  • Source : Pôle emploi, Dares.

Figure 4 – Évolution du nombre de demandeurs d'emploi franciliens

Les créations d’entreprises toujours dynamiques dans la région

De septembre 2016 à février 2017, environ 88 000 entreprises sont créées dans la région, soit une hausse significative de 10,2 % par rapport à la même période un an plus tôt (figure 5). Les créations sont moins dynamiques au niveau national (+ 3,9 %).

Les créations d’entreprises hors micro-entreprises ont continué d’augmenter dans la région (+ 7,6 %) plus rapidement qu’en France métropolitaine pendant ces six derniers mois. De septembre 2016 à février 2017, elles représentent 52 % des créations dans la région. Chez les micro-entrepreneurs, les créations continuent de gagner du terrain en Île-de-France (+ 13,1 %) alors qu’elles stagnent au niveau national (+ 0,8 %).

Le secteur du commerce, transports, hébergement et restauration dans sa globalité reste le plus dynamique (+ 14,7 %) dans la région. Au sein de cet important secteur, près de la moitié des créations concernent les seuls transports, en augmentation de presque 40 % sur un an. La part de créations sous forme de micro-entreprises y est prépondérante (59,1 %). Le secteur regroupant les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien est également dynamique : 26 000 entreprises ont été créées au cours de ces six derniers mois, soit + 13,5 % par rapport à la même période un an auparavant. La construction demeure le seul secteur dont le volume de créations se replie (- 6,8 %). Les créations hors micro-entreprenariat y sont cependant en légère hausse. Les créations dans l’industrie augmentent désormais (+ 4,8 %), grâce à un fort dynamisme hors micro-entrepreunariat (+ 23,2 %).

Le nombre de défaillances d’entreprises, en cumul annuel, continue de diminuer en Île-de-France. À la fin du mois de janvier 2017, les défaillances baissent dans la région de 2,9 % par rapport à janvier 2016. Cette diminution est cependant moins marquée qu’en France métropolitaine (- 7,4 %), et ce depuis plusieurs mois (figure 6). Les secteurs du transport et de l’entreposage ainsi que les activités immobilières freinent cette embellie globale, avec respectivement + 13,1 % et + 8,2 % de défaillances supplémentaires. L’industrie (- 9,4 %) et la construction (- 8,6 %) résistent mieux. Malgré cela, la construction représente plus du quart des défaillances régionales. Le nombre de défaillances dans les secteurs de l’hébergement et de la restauration, du commerce et de la réparation automobile ainsi que des activités financières et d'assurance diminuent dans des proportions équivalentes (- 4,5 %).

Figure 5 – Créations d'entreprises dans la région Île-de-France

Créations d'entreprises dans la région Île-de-France
Créations d'entreprises Septembre 2016 à février 2017 Évolution en glissement annuel (en %)*
Total créations Part des micro-entreprises (en %) Total créations Micro-entreprises Créations hors micro-entreprises
Industrie 2 192 36,2 4,8 -16,9 23,2
Construction 6 239 23,4 -6,8 -31,8 5,0
Commerce, transports, hébergement, restauration 25 933 41,6 14,7 25,2 8,2
dont commerce 10681 25,7 0,5 -6,6 3,3
dont transports 12361 59,1 29,5 39,4 17,5
dont hébergement 149 23,5 21,1 118,8 6,5
dont restauration 2742 25,7 17,6 65,3 7,0
Information et communication 6 778 47,3 6,1 5,0 7,1
Activités financières 2 544 15,0 4,2 -1,0 5,2
Activités immobilières 2 441 18,5 2,0 12,4 -0,1
Activités de services** 26 009 56,4 13,5 17,6 8,6
Enseignement, santé, action sociale 9 432 66,1 14,0 18,6 5,9
Autres activités de services 6 024 67,9 5,7 4,1 9,3
Total Ile-de-France 87 592 48,0 10,2 13,1 7,6
Total France métropolitaine 279 502 41,5 3,9 0,8 6,1
  • * Évolution du cumul de septembre 2016 à février 2017 par rapport au cumul de septembre 2015 à février 2016.
  • ** Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien (niveau A10, NAF rév 2).
  • Champ : activités marchanges hors agriculture.
  • Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,03 100,52
mars 2005 100,85 100,57
avril 2005 101,46 101,22
mai 2005 102,14 102,01
juin 2005 101,82 102,31
juil. 2005 102,44 102,08
août 2005 102,87 101,95
sept. 2005 101,97 102,18
oct. 2005 102,51 101,8
nov. 2005 102,05 101,61
déc. 2005 101,45 101,36
janv. 2006 100,16 100,49
févr. 2006 98,16 99,45
mars 2006 97,1 98,95
avril 2006 95,02 97,81
mai 2006 94,15 97,15
juin 2006 92,81 96,75
juil. 2006 91,76 96,78
août 2006 91,31 97
sept. 2006 91,9 97,05
oct. 2006 90,68 97,57
nov. 2006 90,73 98,29
déc. 2006 91,04 98,95
janv. 2007 91,5 99,83
févr. 2007 92,25 101,14
mars 2007 93,56 102
avril 2007 94,24 102,72
mai 2007 94,86 103,16
juin 2007 96,64 103,95
juil. 2007 97,47 105,07
août 2007 97,2 104,94
sept. 2007 96,78 104,96
oct. 2007 98,58 105,76
nov. 2007 97,44 105,6
déc. 2007 97,9 105,6
janv. 2008 97,7 105,64
févr. 2008 98,65 106,12
mars 2008 97,49 105,69
avril 2008 98,77 107,11
mai 2008 97,97 106,87
juin 2008 96,62 106,86
juil. 2008 96,96 107,4
août 2008 96,6 107,64
sept. 2008 97,17 109,11
oct. 2008 97,56 110,52
nov. 2008 98,69 111,76
déc. 2008 99,82 114,05
janv. 2009 100 115,7
févr. 2009 99,81 117,53
mars 2009 102,07 121,06
avril 2009 103,2 122,8
mai 2009 104,27 124,72
juin 2009 104,79 126,52
juil. 2009 106,08 128,01
août 2009 107,74 128,99
sept. 2009 108,43 130,67
oct. 2009 108,2 130,38
nov. 2009 108,94 130,96
déc. 2009 108,85 130,57
janv. 2010 109,02 130,72
févr. 2010 110,23 130,54
mars 2010 109,43 130,66
avril 2010 107,77 129,35
mai 2010 107,84 129,3
juin 2010 108,55 129,4
juil. 2010 107,46 128,48
août 2010 107,5 128,64
sept. 2010 106,6 127,41
oct. 2010 104,45 126,45
nov. 2010 104,14 125,87
déc. 2010 103,07 124,77
janv. 2011 103,08 124,84
févr. 2011 101,88 124,8
mars 2011 102,12 123,95
avril 2011 101,79 123,42
mai 2011 101,9 125,01
juin 2011 100,88 123,63
juil. 2011 100,03 122,9
août 2011 99,97 122,95
sept. 2011 98,38 122,44
oct. 2011 98,6 122,53
nov. 2011 97,86 122,76
déc. 2011 97,44 122,57
janv. 2012 98,02 123,52
févr. 2012 98,27 123,51
mars 2012 95,92 122,56
avril 2012 96,04 122,9
mai 2012 95,91 121,25
juin 2012 95,28 121,36
juil. 2012 96,5 122,97
août 2012 96,38 122,83
sept. 2012 95,56 122,24
oct. 2012 97,29 124,24
nov. 2012 97,04 124,54
déc. 2012 97,13 125,94
janv. 2013 96,39 125,66
févr. 2013 96,48 125,49
mars 2013 96,08 125,31
avril 2013 97,25 126,74
mai 2013 96,12 127,01
juin 2013 96,1 127,46
juil. 2013 97,16 128,46
août 2013 97,23 128,3
sept. 2013 98,01 129,3
oct. 2013 97,6 129,28
nov. 2013 97,24 129
déc. 2013 97,78 129,05
janv. 2014 98,79 129,18
févr. 2014 98,61 130,34
mars 2014 100,5 130,35
avril 2014 100,09 130,61
mai 2014 100,35 129,98
juin 2014 100,76 130,21
juil. 2014 101,08 130,25
août 2014 100,79 130,31
sept. 2014 101,21 130,73
oct. 2014 101,68 130,61
nov. 2014 101,77 130,81
déc. 2014 100,03 129,09
janv. 2015 99,22 129,83
févr. 2015 100,34 129,65
mars 2015 102,53 132,04
avril 2015 103,91 132,12
mai 2015 102,72 129,43
juin 2015 105,15 131,31
juil. 2015 104,01 130,76
août 2015 104 130,21
sept. 2015 105,68 130,46
oct. 2015 105,05 128,69
nov. 2015 106,51 129,03
déc. 2015 108,61 130,67
janv. 2016 108,71 129,13
févr. 2016 108,63 128,43
mars 2016 107,56 126,76
avril 2016 106,13 125,43
mai 2016 109,59 128,59
juin 2016 108,9 126,81
juil. 2016 108,09 124,8
août 2016 107,55 124,59
sept. 2016 106,88 123,29
oct. 2016 106,63 122,8
nov. 2016 106,42 122,19
déc. 2016 105,61 120,07
janv. 2017 105,56 119,51
  • Note : données mensuelles brutes au 14 mars 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Dynamisme de la construction de logements en Île-de-France

Dans le secteur de la construction, les perspectives d’activité sont toujours optimistes en Île-de-France. Fin février 2017, le nombre de logements autorisés à être construits dans la région est en nette hausse (+ 22,0 % au cours des douze derniers mois, contre + 14,7 % au niveau national). Cela correspond à 93 100 logements contre 76 300 un an auparavant. La conjoncture est également favorable pour le nombre de logements dont la construction a commencé dans la région au cours des douze derniers mois (+ 15,0 % contre + 13,6 % en France métropolitaine par rapport aux douze mois précédents), soit 73 400 logements commencés contre 63 800 sur les douze mois précédents (figure 7). Le niveau actuel de constructions dépasse désormais sensiblement l’objectif annuel fixé par le SDRIF (70 000 par an).

Fin février 2017, les surfaces de plancher des locaux autorisés à la construction (en milliers de m2) sont en hausse en Île-de-France (+ 8,6 %) par rapport aux douze mois précédents, nettement plus qu’en France métropolitaine (+ 2,6 %). La surface des locaux dont la construction a débuté est cependant en diminution dans la région (- 6,7 % par rapport aux douze mois précédents), alors qu’elle progresse en France métropolitaine (+ 2,9 %).

En Île-de-France, les ventes de logements neufs sont en hausse au quatrième trimestre 2016 par rapport au même trimestre de 2015 (+ 28,1 %). Cette augmentation est supérieure à celle observée au niveau national (+ 21,2 %). Les prix de vente de logements neufs au m2 ont augmenté dans la région par rapport au troisième trimestre (+ 1,4 %) et plus encore par rapport au quatrième trimestre 2016 (+ 2,7 %).

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,24 100,44
mars 2005 99,04 101,6
avril 2005 99,76 102,22
mai 2005 101,69 104,47
juin 2005 104,58 105,5
juil. 2005 105,06 105,85
août 2005 104,82 106,49
sept. 2005 104,82 108,07
oct. 2005 106,51 109,18
nov. 2005 104,1 109,3
déc. 2005 109,4 110,64
janv. 2006 106,99 110,86
févr. 2006 108,67 111,53
mars 2006 111,08 112,31
avril 2006 112,77 113,4
mai 2006 111,81 113,75
juin 2006 112,29 114,93
juil. 2006 111,33 115,33
août 2006 113,25 115,89
sept. 2006 113,98 115,7
oct. 2006 113,73 116,41
nov. 2006 114,94 117,4
déc. 2006 110,12 117,05
janv. 2007 111,33 117,05
févr. 2007 111,33 117,05
mars 2007 110,6 116,78
avril 2007 109,64 116,51
mai 2007 108,67 116,04
juin 2007 108,67 115,75
juil. 2007 112,05 117,25
août 2007 111,57 116,51
sept. 2007 110,6 116,44
oct. 2007 113,49 116,95
nov. 2007 115,42 116,31
déc. 2007 116,87 116,09
janv. 2008 118,07 115,84
févr. 2008 118,55 115,79
mars 2008 118,55 114,39
avril 2008 119,52 113,1
mai 2008 118,8 111,3
juin 2008 118,55 109,18
juil. 2008 117,35 106,32
août 2008 115,9 105,4
sept. 2008 115,9 103,36
oct. 2008 112,77 100,22
nov. 2008 109,64 96,99
déc. 2008 107,71 94,6
janv. 2009 105,3 91,31
févr. 2009 102,41 88,01
mars 2009 99,76 85,81
avril 2009 97,11 83,96
mai 2009 98,07 81,96
juin 2009 95,18 80,48
juil. 2009 93,98 80,5
août 2009 95,9 80,6
sept. 2009 94,46 79,34
oct. 2009 94,46 78,73
nov. 2009 95,42 80,11
déc. 2009 101,93 82,33
janv. 2010 101,93 82,4
févr. 2010 104,1 82,9
mars 2010 105,3 84,16
avril 2010 105,06 84,82
mai 2010 105,54 86,25
juin 2010 106,75 87,46
juil. 2010 105,78 88,13
août 2010 106,27 88,97
sept. 2010 108,43 91,34
oct. 2010 117,11 94,2
nov. 2010 120,72 96,72
déc. 2010 119,52 98,3
janv. 2011 121,2 99,65
févr. 2011 121,93 100,59
mars 2011 125,06 101,55
avril 2011 126,75 101,78
mai 2011 127,71 102,81
juin 2011 126,99 101,55
juil. 2011 128,19 101,11
août 2011 128,19 100,57
sept. 2011 128,43 100,02
oct. 2011 121,69 98,99
nov. 2011 128,67 100,81
déc. 2011 135,42 102,17
janv. 2012 133,98 101,68
févr. 2012 134,22 101,51
mars 2012 137,35 101,92
avril 2012 137,83 100,52
mai 2012 137,35 98,25
juin 2012 140,48 98,45
juil. 2012 144,1 98
août 2012 143,86 97,26
sept. 2012 144,1 95,36
oct. 2012 146,27 94,67
nov. 2012 141,45 91,16
déc. 2012 145,3 91,04
janv. 2013 149,16 90,92
févr. 2013 151,33 91,54
mars 2013 148,92 91,04
avril 2013 149,16 92,35
mai 2013 151,33 93,07
juin 2013 151,08 93,34
juil. 2013 148,67 93,19
août 2013 147,23 92,87
sept. 2013 148,67 93,04
oct. 2013 147,71 91,56
nov. 2013 144,58 90,3
déc. 2013 138,07 87,14
janv. 2014 138,8 86,75
févr. 2014 134,22 85,12
mars 2014 134,22 83,42
avril 2014 136,14 82,8
mai 2014 133,98 81,98
juin 2014 133,73 81,02
juil. 2014 135,42 80,7
août 2014 134,7 80,58
sept. 2014 132,53 79,99
oct. 2014 130,12 79,86
nov. 2014 129,4 79,91
déc. 2014 127,95 80,13
janv. 2015 126,75 79,62
févr. 2015 127,95 79,64
mars 2015 126,02 79,37
avril 2015 125,78 78,63
mai 2015 126,51 78,21
juin 2015 127,23 78,53
juil. 2015 128,92 78,13
août 2015 131,33 78,41
sept. 2015 135,42 79,02
oct. 2015 137,59 79
nov. 2015 143,61 79,39
déc. 2015 150,36 80,11
janv. 2016 149,4 80,31
févr. 2016 153,73 81,05
mars 2016 155,66 81,05
avril 2016 158,31 82,23
mai 2016 162,17 83,96
juin 2016 165,54 84,55
juil. 2016 168,19 85,71
août 2016 168,67 85,98
sept. 2016 169,4 86,8
oct. 2016 173,25 88,55
nov. 2016 172,53 89,98
déc. 2016 172,29 89,98
janv. 2017 177,35 91,41
févr. 2017 176,87 92,03
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Début de reprise pour l’activité hôtelière

Au cours des derniers mois, l’activité hôtelière de la région semble reprendre quelques couleurs après une année 2016 très affectée par les attentats de novembre 2015. En effet, entre novembre 2016 et janvier 2017, le nombre de nuitées enregistrées dans les hôtels franciliens a non seulement compensé le très net déficit constaté un an auparavant (conséquence directe des attentats), mais a aussi dépassé le niveau atteint de novembre 2014 à janvier 2015 (+ 0,9 %). Cette amélioration est portée par la clientèle française (+ 3,2 % de nuitées au cours des trois derniers mois par rapport à il y a deux ans), alors que le retour de la clientèle étrangère reste à confirmer (- 1,3 % pour la même période). Le sursaut du seul mois de janvier 2017 (+ 16,7 % nuitées par rapport à janvier 2016, + 5,0 % par rapport à janvier 2015) concerne la clientèle française (+ 5,3 % par rapport à janvier 2014) autant qu’étrangère (+ 4,8 %). Cet attrait renouvelé pour la région représente 230 000 nuitées de plus qu’il y a deux ans (figure 9). La capitale, à elle seule, a dénombré 83 000 nuitées de plus (+ 3,4 %). La clientèle française est la seule contributrice de l’embellie parisienne (+ 9,8 %). Les taux d’occupation des hôtels sont supérieurs à ceux de l’an passé au cours de ce dernier mois observé (figure 8). Les comportements de la clientèle étrangère au cours du seul mois de janvier 2017 sont assez disparates. La clientèle européenne stagne par rapport à 2015 (- 11 000 nuitées, soit - 0,9 %) tandis que les nationalités plus lointaines viennent en plus grand nombre (+ 95 000 nuitées). Les européens boudent encore Paris (- 67 000 nuitées en janvier 2017 par rapport à 2015, soit - 8,8 %). L'essentiel de ce manque est le fait des Italiens (- 45 000 nuitées) et des Britanniques (- 15 000). Les Allemands, Belges et Néerlandais reviennent timidement dans la capitale (5 000 à 10 000 nuitées supplémentaires en janvier 2017 par rapport à 2015) comme dans le reste de la région. Parmi les clientèles plus lointaines, les Américains redécouvrent Paris (+ 20 000 nuitées) comme le reste de l’Île-de-France (+ 18 000). Les Chinois sont aussi de retour dans la capitale (+ 27 000 nuitées en janvier 2017 par rapport à 2015, et autant dans le reste de la région). Les Japonais restent à la peine : - 19 000 nuitées à Paris et presque autant de moins dans le reste de la région.

Figure 8 – Évolution du nombre de nuitées hôtelières

En %
Évolution du nombre de nuitées hôtelières
Ile-de-France France métropolitaine
janv-13 -4,5 -2,9
févr-13 1,1 -2,2
mars-13 0,9 3,0
avr-13 -6,0 -6,5
mai-13 2,4 4,0
juin-13 -0,2 -0,3
juil-13 -4,2 -1,9
août-13 4,8 3,3
sept-13 -0,1 -1,4
oct-13 -1,2 0,9
nov-13 -1,9 -2,5
déc-13 -0,3 -0,5
janv-14 2,1 0,7
févr-14 -3,6 -0,9
mars-14 -5,1 -6,9
avr-14 4,3 4,6
mai-14 -3,3 -4,1
juin-14 -4,4 -1,9
juil-14 -0,1 -3,0
août-14 1,9 -0,3
sept-14 -3,1 -1,5
oct-14 0,5 0,4
nov-14 -4,4 -5,2
déc-14 1,0 2,2
janv-15 1,9 3,0
févr-15 2,5 4,7
mars-15 -2,6 0,2
avr-15 -3,9 0,4
mai-15 0,6 3,6
juin-15 2,8 1,7
juil-15 6,1 5,9
août-15 0,1 0,6
sept-15 3,9 3,5
oct-15 0,2 2,0
nov-15 -6,9 -1,8
déc-15 -14,3 -4,9
janv-16 -10,0 -3,1
févr-16 -8,8 0,7
mars-16 -0,2 7,0
avr-16 -13,4 -5,4
mai-16 -8,6 -3,2
juin-16 -10,0 -2,5
juil-16 -12,8 -2,1
août-16 -20,5 -6,4
sept-16 -8,7 -3,4
oct-16 -5,5 0,8
nov-16 7,9 7,8
déc-16 14,3 7,8
janv-17 16,7 7,8
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière.

Figure 8 – Évolution du nombre de nuitées hôtelières

Figure 9 – Évolution du taux d'occupation des hôtels franciliens

En %
Évolution du taux d'occupation des hôtels franciliens
2014 2015 2016 2017 Max. 2010-2013*
Janvier 62,84 62,75 57,01 64,98 64,1
Février 63,62 64,42 56,83 65,6
Mars 71,33 70,54 67,81 74,0
Avril 78,57 75,09 65,28 78,0
Mai 78,98 76,47 71,27 81,3
Juin 85,47 86,32 77,20 86,3
Juillet 79,05 79,06 68,60 79,8
Août 73,14 71,34 57,00 69,8
Septembre 83,40 82,14 75,81 84,2
Octobre 83,21 79,46 74,77 82,4
Novembre 71,36 64,77 68,38 74,2
Décembre 69,58 59,08 64,38 68,1
  • * Fréquentation maximale observée sur la période 2010-2013.
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière.

Figure 9 – Évolution du taux d'occupation des hôtels franciliens

Encadrés

Contexte national - L’économie française a accéléré fin 2016

En France, l’activité a accéléré fin 2016 (+ 0,4 % au quatrième trimestre après + 0,2 % au troisième). La production manufacturière est restée solide, surtout du fait d’une forte hausse dans les matériels de transports. Côté demande, les exportations ont accéléré, en particulier grâce à des livraisons aéronautiques exceptionnelles en décembre. Après deux trimestres atones, la demande intérieure s’est nettement raffermie, à la fois la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, alors que l’investissement des ménages est resté vigoureux. Dans le même temps, l’emploi salarié marchand a encore progressé (+ 64 000 après + 50 000) et le chômage a légèrement diminué (- 0,1 point à 10,0 %). En février, le climat des affaires demeure au-dessus de sa moyenne de longue période dans les services et surtout dans l’industrie, où il est au plus haut depuis l’été 2011. Au total, le PIB progresserait de nouveau solidement au premier semestre 2017 (+ 0,3 % au premier trimestre puis + 0,5 % au deuxième). L’emploi conserverait sa vigueur et le chômage baisserait à nouveau, à 9,8 % mi-2017.

Contexte international - Un vent d’optimisme souffle sur l’économie mondiale

L’activité dans les économies avancées est restée solide au quatrième trimestre 2016 (+ 0,5 %), en particulier au Royaume- Uni (+ 0,7 %). Dans la zone euro, la croissance s’est légèrement élevée (+ 0,4 % après + 0,3 %), en particulier en Allemagne (+ 0,4 % après + 0,1 %). Avec un climat des affaires nettement au-dessus de sa moyenne de longue période, la croissance resterait solide dans les économies avancées au premier semestre 2017. Ce serait notamment le cas aux États-Unis où souffle une bouffée d’optimisme post-électoral. La hausse récente du cours du pétrole et celle des prix alimentaires stimulent un regain d’inflation qui érode les gains de pouvoir d’achat des ménages. Néanmoins, les ménages européens lisseraient l’effet de cette érosion sur leurs dépenses et épargneraient un peu moins. En outre, les salaires gagneraient en dynamisme, notamment en Allemagne et en Espagne où les salaires minima ont été nettement revalorisés. L’activité économique accélérerait même légèrement dans la zone euro, grâce aux exportations. Le chômage continuerait de baisser doucement.

Autres contributeurs du diagnostic conjoncturel

  • Banque de France : Danièle Koubi
  • Crocis de la CCI Paris Île-de-France : Mickaël Le Priol
  • DRIEA : Philippe Monier
  • Pôle emploi : Philippe Ricard
  • PRIF : Christophe Centonze
  • Région Île-de-France : Florence Rey
  • Urssaf Île-de-France : Matthieu Goussot

Pour en savoir plus

« Le pouvoir d’achat ralentit, le climat conjoncturel reste favorable », Insee Conjoncture - note de conjoncture, mars 2017.

Rabadeux D., « L'emploi francilien poursuit sa progression », Insee Conjoncture Île-de-France n° 13, janvier 2017.