L’emploi francilien poursuit sa progression

Denis Rabadeux, Insee Île-de-France

Au troisième trimestre 2016, l’emploi salarié francilien poursuit sa progression (+ 0,5 %). En glissement annuel, cette croissance (+ 1,3 %) est principalement portée par les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien. Le taux de chômage francilien est relativement stable au troisième trimestre, s’établissant à 8,6 %. À fin novembre 2016, les créations d’entreprises de l’année sont nettement plus nombreuses qu’au cours de la même période de l’année précédente. Le regain d’activité dans la construction se poursuit et se traduit désormais par des créations d’emplois. La fréquentation hôtelière de novembre 2016 rebondit, retrouvant son niveau de novembre 2014, avant la vague d’attentats.

Insee Conjoncture Ile-de-France
No 13
Paru le : 24/01/2017

L’emploi continue de progresser

Avec 13 000 emplois supplémentaires, l’emploi salarié francilien continue sa progression au troisième trimestre 2016 (+ 0,5 % par rapport au trimestre précédent contre + 0,4 % au niveau national) (figure 1). La hausse est de 1,3 % sur un an, soit 52 000 emplois supplémentaires. En France métropolitaine, la hausse est également de 1,3 %, se traduisant par 189 000 emplois supplémentaires. La dynamique francilienne bénéficie principalement à l’Essonne (+ 1,9 % sur un an), puis à Paris, à la Seine-et-Marne et aux Hauts-de-Seine dans des proportions équivalentes (+ 1,4 %). L’augmentation est plus faible dans les autres départements franciliens, en particulier dans le Val-de-Marne (+ 0,1 %).

Au troisième trimestre 2016, l’intérim a gagné 4 900 emplois dans la région par rapport au deuxième trimestre (+ 5,4 %), soit une croissance plus rapide qu’au niveau national (+ 5,0 %). En un an, ce secteur a ainsi gagné plus de 7 000 postes dans la région (+ 8,0 %).

En Île-de-France, le secteur tertiaire marchand hors intérim - qui représente 80 % de l’emploi salarié marchand total de la région - a vu sa progression ralentir par rapport aux trimestres précédents. Environ 8 800 postes supplémentaires y ont été créés au troisième trimestre 2016 (+ 0,3 %) (figure 2) contre environ 52 000 en un an (+ 1,6 %). La progression sur un an s’observe notamment dans les activités scientifiques, administratives et de soutien (environ 22 700 emplois supplémentaires, soit + 2,5 %), mais aussi dans l’information et la communication (presque 10 000 postes supplémentaires, soit + 2,6 %), dans le transport et l’entreposage (2 900 emplois supplémentaires, + 0,8 %) et l’hébergement et la restauration (2 600 emplois en plus, + 0,9 %). Au troisième trimestre 2016, le commerce renoue avec les créations d’emplois par rapport au trimestre précédent (+ 3 900 postes, soit + 0,6 %), à l’instar de ce qui avait été observé au troisième trimestre 2015 (+ 6 100 emplois, soit + 0,9 %).

Dans le secteur de la construction, le regain d’activité observé depuis un an se traduit désormais par des créations d’emplois : + 0,5 % par rapport au deuxième trimestre, soit environ 1 400 postes supplémentaires. En un an, le gain est de 1 200 postes, soit une hausse de 0,4 %. L’industrie francilienne a, elle aussi, été créatrice d’emplois ce trimestre après une baisse continue (+ 250 postes, soit + 0,1 %). Néanmoins, sur l’année, le déficit reste important (- 4 800 postes, soit - 1,1 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,3 100,07
T3 2005 100,1 100,18
T4 2005 100,43 100,34
T1 2006 100,73 100,45
T2 2006 101,09 101
T3 2006 101,34 101,36
T4 2006 101,78 101,46
T1 2007 102,48 102,26
T2 2007 102,87 102,49
T3 2007 103,15 102,82
T4 2007 103,63 103,03
T1 2008 103,51 103,35
T2 2008 103,18 102,91
T3 2008 103,55 102,63
T4 2008 102,74 101,82
T1 2009 102,18 100,78
T2 2009 101,93 100,3
T3 2009 101,65 100,05
T4 2009 101,55 100,11
T1 2010 101,45 100,01
T2 2010 101,39 100,05
T3 2010 101,53 100,31
T4 2010 101,8 100,52
T1 2011 102,15 100,8
T2 2011 102,39 101,05
T3 2011 102,49 100,99
T4 2011 102,61 100,94
T1 2012 102,75 100,98
T2 2012 102,85 100,82
T3 2012 102,64 100,61
T4 2012 102,57 100,34
T1 2013 102,6 100,35
T2 2013 102,57 100,03
T3 2013 102,74 100,22
T4 2013 102,98 100,33
T1 2014 102,97 100,19
T2 2014 103,03 100,18
T3 2014 103,05 99,87
T4 2014 103,17 99,95
T1 2015 103,25 99,89
T2 2015 103,52 100,1
T3 2015 103,78 100,27
T4 2015 104,15 100,61
T1 2016 104,37 100,92
T2 2016 104,61 101,11
T3 2016 105,1 101,44
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,64 99,64 100,27 100,11
T3 2005 100,84 99,09 100,04 99,54
T4 2005 101,67 98,49 100,52 99,59
T1 2006 102,9 98,71 100,89 99,38
T2 2006 103,56 98,22 101,22 99,53
T3 2006 104 97,68 101,59 100,12
T4 2006 104,89 97,19 102,24 100,26
T1 2007 106,14 96,88 102,91 100,66
T2 2007 107,26 96,5 103,45 100,77
T3 2007 108,48 95,57 103,93 100,64
T4 2007 110,04 95,12 104,55 100,96
T1 2008 109,27 93,96 104,55 100,52
T2 2008 109,8 93,48 104,4 100,41
T3 2008 111,2 93,54 104,87 100,23
T4 2008 111,02 93,13 104,21 99,3
T1 2009 110,58 92,23 104,05 98,96
T2 2009 110,57 91,47 103,79 98,13
T3 2009 110,37 90,73 103,5 97,72
T4 2009 110,41 89,98 103,35 97,65
T1 2010 110,3 89,11 103,33 97,73
T2 2010 109,76 88,61 103,28 97,54
T3 2010 109,62 87,81 103,59 97,8
T4 2010 109,21 87,11 104,04 97,78
T1 2011 109,44 86,97 104,5 98,13
T2 2011 109,45 86,53 104,94 98,74
T3 2011 109,45 86,04 105,1 98,44
T4 2011 110,12 85,57 105,4 98,88
T1 2012 111,33 85,58 105,53 98,9
T2 2012 111,65 85,53 105,7 99,18
T3 2012 112,04 85,67 105,42 98,94
T4 2012 112,36 85,71 105,42 98,44
T1 2013 111,92 85,58 105,47 98,43
T2 2013 112,36 85,16 105,44 98,36
T3 2013 112,63 84,64 105,8 98,73
T4 2013 113,41 84,41 105,99 99,38
T1 2014 113,25 84,31 106,07 99,66
T2 2014 112,77 83,71 106,26 99,63
T3 2014 112,41 83,6 106,46 99,66
T4 2014 110,95 83,2 106,72 99,57
T1 2015 110,66 82,92 106,93 99,67
T2 2015 110,47 82,82 107,28 100,01
T3 2015 109,72 82,5 107,57 100,34
T4 2015 109,79 82,16 108,06 100,65
T1 2016 109,7 81,73 108,46 100,86
T2 2016 109,6 81,56 108,75 100,66
T3 2016 110,2 81,6 109,16 101,22
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France

Le taux de chômage en légère augmentation

Le taux de chômage francilien est toutefois en très légère hausse (+ 0,1 point) au troisième trimestre 2016, s’établissant à 8,6 % de la population active (figure 3). En France métropolitaine, il augmente également, atteignant 9,7 %. En un an, le taux de chômage a reculé de 0,4 point dans la région, comme en France métropolitaine. Sur un trimestre, il augmente de 0,1 point dans tous les départements franciliens sauf la Seine-Saint-Denis où la hausse s’établit à + 0,2 point. Ce département reste celui qui a le taux de chômage le plus élevé (12,8 %) et les Yvelines celui où le taux est le plus faible (7,4 %).

Figure 3 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,3 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,3 8,7
T1 2006 8,3 8,7
T2 2006 8,1 8,6
T3 2006 8,0 8,5
T4 2006 7,5 8,0
T1 2007 7,6 8,1
T2 2007 7,4 7,8
T3 2007 7,2 7,6
T4 2007 6,5 7,1
T1 2008 6,3 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,4 7,4
T1 2009 7,0 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,7 8,8
T4 2009 8,1 9,1
T1 2010 8,0 9,0
T2 2010 7,9 8,9
T3 2010 7,9 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,8
T2 2011 7,8 8,7
T3 2011 7,9 8,8
T4 2011 8,0 9,0
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,3 9,3
T3 2012 8,3 9,4
T4 2012 8,5 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,8 10,0
T3 2013 8,7 9,9
T4 2013 8,7 9,8
T1 2014 8,7 9,8
T2 2014 8,7 9,8
T3 2014 8,9 10,0
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,8 10,0
T2 2015 9,0 10,1
T3 2015 9,0 10,1
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,8 9,9
T2 2016 8,5 9,6
T3 2016 8,6 9,7
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 3 – Taux de chômage

La demande d’emploi est en baisse

Fin novembre 2016, 963 880 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi en Île-de-France (catégories A, B et C). Parmi eux, 662 930 n’ont pas travaillé durant le mois précédent (catégorie A).

Sur les trois derniers mois, on observe une baisse de la demande d’emploi francilienne (- 0,9 % pour les catégories A, B et C) similaire à celle du niveau national (- 0,8 %). Pour la catégorie A, la baisse est significative en Île-de-France (- 2,2 %) mais moindre relativement à celle observée pour la France métropolitaine (- 3,1 %).

En catégories A, B et C, la demande d’emploi des femmes diminue moins rapidement que celle des hommes (- 0,8 % contre - 1,0 % sur trois mois). La situation s’améliore pour les jeunes Franciliens. En effet, le nombre de jeunes demandeurs d’emploi diminue sensiblement en novembre : - 6,4 % sur trois mois (figure 4), soit environ 94 000 demandeurs d’emploi en moins contre plus de 100 000 en août 2016. La baisse est réelle sur un an (- 4,0 %). En revanche, la demande d’emploi des seniors est toujours à la hausse (+ 1,5 % sur le dernier trimestre, + 4,8 % sur un an).

Figure 4 – Évolution du nombre de demandeurs d'emploi franciliensDonnées cvs - indices base 100 en avril 2008

Évolution du nombre de demandeurs d'emploi franciliens
Moins de 25 ans De 25 à 49 ans 50 ans ou plus Total
Janvier 2008 99,4 102,3 100,6 101,7
98,5 101,3 99,9 100,7
100,9 101,2 99,9 100,9
100,0 100,0 100,0 100,0
101,1 99,6 99,9 99,9
102,0 99,6 100,4 100,0
Juillet 2008 103,0 99,4 100,2 100,0
102,2 99,4 100,9 100,0
104,1 100,5 102,0 101,2
106,1 101,3 103,1 102,2
108,6 102,8 104,0 103,8
111,2 104,6 105,8 105,6
Janvier 2009 115,9 106,8 108,2 108,2
121,0 109,6 110,2 111,2
126,2 112,6 112,8 114,4
130,8 115,3 115,6 117,3
134,0 117,2 117,6 119,4
133,5 118,2 119,7 120,4
Juillet 2009 135,6 120,2 122,0 122,5
139,2 121,8 124,4 124,4
142,9 123,3 126,0 126,2
146,0 125,0 128,1 128,2
145,2 125,2 129,2 128,4
141,6 124,9 129,3 127,8
Janvier 2010 142,8 126,0 131,7 129,1
142,0 125,6 133,0 128,9
140,9 125,7 134,5 129,1
141,6 126,5 135,9 130,0
141,1 126,4 137,2 130,1
140,0 126,3 138,4 130,1
Juillet 2010 139,7 126,5 139,3 130,3
141,3 126,9 140,8 131,1
139,8 127,2 142,1 131,3
138,3 127,2 142,9 131,3
137,2 127,4 144,6 131,6
137,5 127,8 146,3 132,2
Janvier 2011 136,5 127,5 146,9 131,9
137,2 128,1 149,0 132,8
134,3 126,8 149,9 131,7
134,6 126,8 151,1 131,9
133,2 126,6 152,3 131,8
136,0 127,8 153,8 133,2
Juillet 2011 136,3 128,1 156,1 133,9
134,7 128,2 157,8 134,0
133,0 128,5 159,9 134,4
133,2 128,9 161,8 135,0
134,8 129,5 164,0 136,0
137,7 131,2 166,3 138,0
Janvier 2012 139,1 131,3 167,3 138,4
136,5 131,3 169,2 138,4
138,1 131,4 170,7 138,9
137,9 131,6 171,9 139,2
139,9 132,3 174,3 140,4
142,2 133,1 176,7 141,7
Juillet 2012 143,7 134,1 178,8 142,9
144,9 135,6 182,3 144,7
145,6 136,3 185,1 145,8
147,0 137,0 187,6 146,8
149,7 138,8 189,8 148,8
149,5 139,4 191,1 149,4
Janvier 2013 151,9 142,3 195,3 152,5
152,6 142,1 196,2 152,6
153,6 143,5 198,9 154,2
153,6 144,5 201,0 155,2
152,6 144,7 202,4 155,5
152,9 144,8 203,6 155,8
Juillet 2013 152,4 146,0 205,7 156,9
149,2 145,3 206,4 156,1
154,6 147,1 208,4 158,4
154,5 147,6 211,0 159,2
153,5 147,8 213,2 159,6
152,7 148,7 216,1 160,6
Janvier 2014 152,7 149,1 218,9 161,4
152,5 150,0 221,0 162,4
153,2 150,8 223,7 163,5
151,9 151,0 225,7 163,8
153,2 152,1 227,8 165,0
152,7 153,0 230,8 166,1
Juillet 2014 152,0 153,6 232,4 166,7
151,9 153,3 233,0 166,7
153,9 154,5 235,7 168,2
153,8 153,9 236,0 167,8
155,4 155,8 238,7 169,7
154,8 155,9 240,5 170,0
Janvier 2015 154,8 155,6 240,9 169,9
154,4 156,1 243,0 170,6
153,3 156,4 244,3 170,9
154,3 157,1 246,4 171,8
156,3 158,3 248,8 173,4
153,7 157,7 250,3 172,9
Juillet 2015 154,1 157,2 251,5 172,8
153,7 158,7 254,8 174,4
150,3 157,7 255,7 173,3
150,8 158,8 257,9 174,5
148,6 158,6 258,9 174,3
149,3 158,8 260,9 174,9
Janvier 2016 149,0 158,4 260,6 174,5
145,2 159,5 263,6 175,3
145,0 156,7 261,8 173,0
144,7 155,8 260,5 172,1
144,5 155,1 260,6 171,6
147,5 155,7 261,4 172,5
Juillet 2016 149,7 156,3 260,8 173,1
151,9 157,1 263,0 174,3
143,5 154,5 261,9 171,3
142,0 154,7 263,4 171,4
139,1 153,5 265,0 170,5
  • Source : Pôle emploi, Dares.

Figure 4 – Évolution du nombre de demandeurs d'emploi franciliensDonnées cvs - indices base 100 en avril 2008

Les créations d’entreprises sont en augmentation dans la région

De janvier à novembre 2016, 150 000 entreprises ont été créées dans la région, soit une hausse significative de 14 % par rapport à la même période un an plus tôt (figure 5). Les créations sont moins dynamiques au niveau national (+ 6,5 %).

Les créations d’entreprises, autres que micro-entreprises, ont continué d’augmenter dans la région pendant ces onze premiers mois de l’année (+ 13,3 %), et plus rapidement qu’en France métropolitaine. Chez les micro-entrepreneurs, les créations continuent de regagner du terrain en Île-de-France (+ 14,8 %) et dans une bien moindre mesure au niveau national (+ 0,6 %). De septembre à novembre, la part des créations sous forme de micro-entreprenariat devient même majoritaire dans la région (51,1 %).

Le secteur du commerce, transports, hébergement et restauration reste le plus dynamique (+ 26,1 % dans la région). Le secteur regroupant les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien est également dynamique avec 343 000 entreprises créées au cours de ces onze premiers mois de l’année, soit + 14,1 % par rapport à la même période un an auparavant. Dans le secteur de la construction, les créations poursuivent leur repli (- 3,3 %). Les créations hors micro-entreprenariat dans ce secteur sont cependant en légère hausse. Les créations dans l’industrie, qui représentent à peine 2,5 % des créations totales de la région, continuent de diminuer (- 1,3 %).

En baisse pendant six mois consécutifs, le nombre de défaillances d’entreprises a néanmoins augmenté en cumul annuel en Île-de- France. À la fin du mois d’octobre 2016 et par rapport à un an auparavant, on note une hausse de + 1,5 % de défaillances d’entreprises tandis qu’une baisse est enregistrée en France métropolitaine (- 4,8 %) (figure 6). Le niveau des défaillances reste donc comparable à celui de 2009-2010, parmi les plus élevés des dix dernières années. Les secteurs du transport et de l’entreposage, puis de l’hébergement et de la restauration, sont parmi les plus touchés (respectivement + 17,0 % et + 5,1 %). Les activités liées à l’information et à la communication connaissent un niveau de défaillances moins élevé (- 2,0 %).

Figure 5 – Créations d'entreprises dans la région Île-de-France

Créations d'entreprises dans la région Île-de-France
Créations d'entreprises Janvier à novembre 2016 Évolution en glissement annuel (en %)*
Total créations Part des micro-entreprises (en %) Total créations Micro-entreprises Créations hors micro-entreprises
Industrie 3 691 44,8 -1,3 -7,6 4,6
Construction 11 727 29,7 -3,3 -15,7 3,2
Commerce, transports, hébergement, restauration 45 048 40,6 26,1 39,3 18,5
Information et communication 12 039 46,0 10,2 5,0 15,0
Activités financières 4 286 16,0 8,5 4,4 9,3
Activités immobilières 4 168 18,3 15,2 -1,3 19,6
Activités de services** 42 694 55,7 14,1 14,2 13,9
Enseignement, santé, action sociale 14 761 62,4 11,9 14,4 7,9
Autres activités de services 10 478 66,7 5,9 5,1 7,4
Total Ile-de-France 148 892 47,3 14,0 14,8 13,3
Total France métropolitaine 497 319 41,3 6,5 0,6 11,1
  • * Évolution du cumul de janvier à novembre 2016 par rapport au cumul de janvier à novembre 2015.
  • ** Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien (niveau A10, NAF rév 2).
  • Champ : activités marchanges hors agriculture.
  • Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,03 100,52
mars 2005 100,85 100,57
avril 2005 101,46 101,22
mai 2005 102,14 102,01
juin 2005 101,82 102,32
juil. 2005 102,44 102,08
août 2005 102,87 101,95
sept. 2005 101,97 102,18
oct. 2005 102,51 101,81
nov. 2005 102,05 101,62
déc. 2005 101,45 101,36
janv. 2006 100,16 100,5
févr. 2006 98,16 99,45
mars 2006 97,1 98,96
avril 2006 95,02 97,81
mai 2006 94,15 97,16
juin 2006 92,81 96,75
juil. 2006 91,76 96,78
août 2006 91,31 97,01
sept. 2006 91,9 97,06
oct. 2006 90,68 97,57
nov. 2006 90,73 98,29
déc. 2006 91,04 98,95
janv. 2007 91,5 99,83
févr. 2007 92,25 101,14
mars 2007 93,56 102
avril 2007 94,24 102,72
mai 2007 94,86 103,16
juin 2007 96,64 103,95
juil. 2007 97,47 105,07
août 2007 97,2 104,94
sept. 2007 96,78 104,96
oct. 2007 98,58 105,76
nov. 2007 97,44 105,6
déc. 2007 97,9 105,6
janv. 2008 97,7 105,64
févr. 2008 98,65 106,13
mars 2008 97,49 105,69
avril 2008 98,77 107,12
mai 2008 97,97 106,87
juin 2008 96,62 106,86
juil. 2008 96,96 107,4
août 2008 96,6 107,64
sept. 2008 97,17 109,11
oct. 2008 97,56 110,52
nov. 2008 98,69 111,76
déc. 2008 99,82 114,05
janv. 2009 100 115,7
févr. 2009 99,81 117,53
mars 2009 102,07 121,06
avril 2009 103,2 122,8
mai 2009 104,27 124,72
juin 2009 104,79 126,52
juil. 2009 106,08 128,01
août 2009 107,74 128,99
sept. 2009 108,43 130,67
oct. 2009 108,2 130,38
nov. 2009 108,94 130,96
déc. 2009 108,85 130,57
janv. 2010 109,02 130,72
févr. 2010 110,23 130,54
mars 2010 109,43 130,66
avril 2010 107,77 129,35
mai 2010 107,84 129,3
juin 2010 108,55 129,4
juil. 2010 107,46 128,48
août 2010 107,5 128,64
sept. 2010 106,6 127,41
oct. 2010 104,45 126,45
nov. 2010 104,14 125,87
déc. 2010 103,07 124,77
janv. 2011 103,08 124,84
févr. 2011 101,88 124,8
mars 2011 102,12 123,95
avril 2011 101,79 123,42
mai 2011 101,9 125,01
juin 2011 100,88 123,63
juil. 2011 100,03 122,9
août 2011 99,97 122,95
sept. 2011 98,38 122,44
oct. 2011 98,6 122,53
nov. 2011 97,86 122,76
déc. 2011 97,44 122,57
janv. 2012 98,02 123,52
févr. 2012 98,27 123,51
mars 2012 95,92 122,56
avril 2012 96,04 122,9
mai 2012 95,91 121,25
juin 2012 95,28 121,36
juil. 2012 96,5 122,97
août 2012 96,38 122,83
sept. 2012 95,56 122,24
oct. 2012 97,29 124,24
nov. 2012 97,04 124,54
déc. 2012 97,13 125,94
janv. 2013 96,39 125,66
févr. 2013 96,48 125,49
mars 2013 96,08 125,31
avril 2013 97,25 126,74
mai 2013 96,12 127,01
juin 2013 96,1 127,46
juil. 2013 97,16 128,46
août 2013 97,23 128,3
sept. 2013 98,01 129,3
oct. 2013 97,6 129,28
nov. 2013 97,24 129
déc. 2013 97,78 129,05
janv. 2014 98,79 129,18
févr. 2014 98,61 130,34
mars 2014 100,5 130,35
avril 2014 100,09 130,61
mai 2014 100,35 129,98
juin 2014 100,77 130,21
juil. 2014 101,09 130,26
août 2014 100,79 130,31
sept. 2014 101,21 130,73
oct. 2014 101,69 130,62
nov. 2014 101,78 130,82
déc. 2014 100,03 129,1
janv. 2015 99,23 129,83
févr. 2015 100,38 129,66
mars 2015 102,57 132,07
avril 2015 103,96 132,16
mai 2015 102,77 129,47
juin 2015 105,2 131,36
juil. 2015 104,06 130,82
août 2015 104,06 130,28
sept. 2015 105,74 130,53
oct. 2015 105,12 128,75
nov. 2015 106,6 129,11
déc. 2015 108,7 130,75
janv. 2016 108,8 129,21
févr. 2016 108,71 128,51
mars 2016 107,64 126,84
avril 2016 106,2 125,5
mai 2016 109,67 128,65
juin 2016 108,98 126,85
juil. 2016 108,18 124,83
août 2016 107,62 124,61
sept. 2016 106,97 123,3
oct. 2016 106,7 122,77
nov. 2016 106,38 121,99
  • Note : données mensuelles brutes au 11 janvier 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Plus de 72 000 logements commencés depuis un an

Dans le secteur de la construction, les perspectives d’activité sont optimistes en Île-de-France. Fin novembre 2016, le nombre de logements autorisés à être construits dans la région est en sensible hausse (+ 22,0 % au cours des douze derniers mois, contre + 14,6 % au niveau national). Cela correspond à 88 100 logements contre 74 200 un an auparavant. La conjoncture est favorable aussi pour le nombre de logements dont la construction a commencé dans la région au cours des douze derniers mois (+ 20,1 % contre + 11,6 % en France métropolitaine par rapport aux douze mois précédents), soit 72 300 logements commencés contre 60 200 sur les douze mois précédents (figure 7). Le niveau actuel de constructions dépasse ainsi l’objectif annuel fixé par le SDRIF qui est de 70 000 par an.

Fin novembre 2016, les surfaces de plancher des locaux autorisés à la construction (en milliers de m²) sont en hausse en Île-de-France (+ 18,3 %) par rapport aux douze mois précédents, nettement plus qu’en France métropolitaine (+ 6,0 %). La surface des locaux dont la construction a débuté augmente également en Île-de-France (+ 8,6 % par rapport aux douze mois précédents), et progresse là encore plus lentement en France métropolitaine (+ 2,2 %).

En Île-de-France, les ventes de logements neufs sont en nette hausse au troisième trimestre 2016 par rapport au même trimestre de 2015 (+ 21,1 %). Cette augmentation est supérieure à celle observée au niveau national (+ 18,6 %). Les prix de vente de logements neufs au m² ont diminué dans la région par rapport au deuxième trimestre (- 0,8 %), mais ont augmenté par rapport au troisième trimestre 2015 (+ 11,0 %).

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 98,8 101,6
avril 2005 99,52 102,22
mai 2005 101,44 104,47
juin 2005 104,33 105,5
juil. 2005 104,81 105,82
août 2005 104,57 106,49
sept. 2005 104,57 108,07
oct. 2005 106,25 109,18
nov. 2005 103,85 109,28
déc. 2005 109,13 110,64
janv. 2006 106,73 110,86
févr. 2006 108,41 111,53
mars 2006 110,82 112,31
avril 2006 112,5 113,43
mai 2006 111,54 113,77
juin 2006 112,02 114,96
juil. 2006 111,06 115,35
août 2006 112,98 115,92
sept. 2006 113,7 115,72
oct. 2006 113,46 116,44
nov. 2006 114,66 117,42
déc. 2006 109,86 117,08
janv. 2007 111,06 117,08
févr. 2007 111,06 117,08
mars 2007 110,34 116,81
avril 2007 109,38 116,49
mai 2007 108,41 116,04
juin 2007 108,41 115,75
juil. 2007 111,78 117,28
août 2007 111,3 116,56
sept. 2007 110,1 116,49
oct. 2007 113,22 117
nov. 2007 115,14 116,36
déc. 2007 116,59 116,14
janv. 2008 117,79 115,89
févr. 2008 118,27 115,84
mars 2008 118,27 114,44
avril 2008 119,23 113,15
mai 2008 118,51 111,38
juin 2008 118,27 109,23
juil. 2008 117,07 106,32
août 2008 115,63 105,4
sept. 2008 115,63 103,36
oct. 2008 112,5 100,22
nov. 2008 109,38 96,99
déc. 2008 107,45 94,6
janv. 2009 105,05 91,31
févr. 2009 102,16 88,01
mars 2009 99,52 85,81
avril 2009 96,88 83,96
mai 2009 97,84 81,96
juin 2009 94,95 80,5
juil. 2009 93,75 80,5
août 2009 95,67 80,6
sept. 2009 94,23 79,37
oct. 2009 94,47 78,73
nov. 2009 95,43 80,13
déc. 2009 101,68 82,33
janv. 2010 101,68 82,43
févr. 2010 103,85 82,92
mars 2010 105,05 84,18
avril 2010 105,05 84,85
mai 2010 105,29 86,25
juin 2010 106,49 87,49
juil. 2010 105,53 88,15
août 2010 106,25 88,97
sept. 2010 108,17 91,36
oct. 2010 116,83 94,23
nov. 2010 120,43 96,74
déc. 2010 119,23 98,35
janv. 2011 120,91 99,7
févr. 2011 121,63 100,64
mars 2011 124,76 101,58
avril 2011 126,44 101,8
mai 2011 127,64 102,86
juin 2011 126,68 101,58
juil. 2011 127,88 101,11
août 2011 127,88 100,57
sept. 2011 127,88 100,05
oct. 2011 121,39 99,01
nov. 2011 128,13 100,81
déc. 2011 134,86 102,17
janv. 2012 132,93 101,63
févr. 2012 133,65 101,6
mars 2012 136,78 101,97
avril 2012 137,98 100,86
mai 2012 137,98 98,99
juin 2012 141,59 99,33
juil. 2012 145,67 98,99
août 2012 146,15 98,59
sept. 2012 147,12 97,06
oct. 2012 149,28 96,42
nov. 2012 143,75 92,74
déc. 2012 145,67 91,93
janv. 2013 150 92,2
févr. 2013 152,16 92,84
mars 2013 149,76 92,5
avril 2013 150,48 93,81
mai 2013 152,88 94,57
juin 2013 151,92 94,57
juil. 2013 149,28 94,37
août 2013 147,6 93,83
sept. 2013 148,32 93,68
oct. 2013 147,36 92,25
nov. 2013 145,19 91,21
déc. 2013 140,38 88,5
janv. 2014 140,38 87,73
févr. 2014 136,06 86,01
mars 2014 135,82 84,25
avril 2014 136,78 83,32
mai 2014 133,41 82,06
juin 2014 133,41 81,24
juil. 2014 135,1 80,9
août 2014 134,13 80,7
sept. 2014 131,97 80,06
oct. 2014 129,33 79,81
nov. 2014 128,61 79,84
déc. 2014 127,88 80,4
janv. 2015 127,16 79,99
févr. 2015 128,37 79,99
mars 2015 126,68 79,79
avril 2015 126,68 79,12
mai 2015 127,64 78,8
juin 2015 128,61 79,15
juil. 2015 130,77 78,9
août 2015 132,93 79,15
sept. 2015 137,5 79,84
oct. 2015 139,66 79,94
nov. 2015 144,71 80,36
déc. 2015 151,44 81,02
janv. 2016 151,2 81,37
févr. 2016 155,77 82,11
mars 2016 157,93 82,31
avril 2016 161,06 83,37
mai 2016 164,66 85,07
juin 2016 167,55 85,66
juil. 2016 170,19 86,82
août 2016 171,15 87,12
sept. 2016 172,12 87,78
oct. 2016 175,72 89,17
nov. 2016 173,8 89,71
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

L’activité hôtelière redémarre timidement

Depuis les attentats de novembre 2015, l’activité hôtelière de la région a été très sensiblement perturbée. Ce mois de novembre 2016 est marqué par une légère reprise. En effet, l’activité hôtelière s’inscrit non seulement en hausse par rapport à 2015 (+ 7,9 % de nuitées) mais aussi par rapport à novembre 2014 (+ 0,5 %), avant la vague d'attentats. Cette amélioration est d’abord portée par la clientèle française (+ 9,4 % en novembre 2016 par rapport à 2015). La clientèle étrangère n’est pas en reste (+ 6,4 %). Malgré ce sursaut de novembre (+ 350 000 nuitées au total dans la région), le déficit des onze premiers mois de l’année s’établit encore à - 5 400 000 nuitées (- 8,8 %), dont 3 800 000 dans la seule capitale, Paris (- 11,5 %) (figure 8). En novembre 2016, les taux d’occupation des hôtels sont supérieurs à ceux de l’an passé, dans la région comme à Paris (figure 9).

La grande majorité (83 %) du déficit de nuitées depuis le début de l’année est imputable à la clientèle étrangère (- 4 500 000 nuitées, soit - 12,7 %). Parmi ces nuitées manquantes, 2 500 000 sont le fait des Européens (- 14 %) au cours de ces onze premiers mois. Le seul mois de novembre 2016 a pourtant enregistré 150 000 nuitées étrangères supplémentaires par rapport à 2015. L’écart creusé en particulier au cœur de l’été est loin d’être résorbé. La clientèle française est venue moins nombreuse, mais dans des proportions moindres (- 3,6 %, soit 930 000 nuitées de moins au cours des onze premiers mois). Le sursaut de novembre bénéficie plus à Paris (+ 9,2 %) qu’au reste de la région, la capitale ayant été nettement plus impactée par l’effet des attentats. La perte d’activité est ainsi concentrée à Paris, qui occupe une place prépondérante dans l’économie touristique francilienne : 69 % des nuitées manquantes de l’année y sont situées (- 3 750 000 nuitées). Parmi les touristes européens, les comportements sont différents. Les Italiens ont boudé la région en novembre (- 2,7 %) hormis Paris (+ 6,6 %) alors que les Britanniques sont venus moins nombreux à Paris (- 4,1 %) mais davantage aux alentours (+ 4,8 % au total dans la région). Les Russes continuent de montrer leur désaffection (- 14,1 % à Paris comme au niveau régional). Espagnols, Allemands, Belges et Néerlandais sont de retour à Paris comme en Île-de-France. La clientèle de provenances plus lointaines a elle aussi des comportements différenciés. Les Américains reviennent dans la région comme à Paris (+ 11,1 % et + 10,2 % en novembre), contrairement aux Canadiens (- 6,1 % et - 5,1 %). Quant aux Chinois, ceux-ci se concentrent sur la région (+ 4,2 % en novembre par rapport à 2015) mais pas vers la capitale (- 0,6 %). Les Japonais ne sont toujours pas de retour (encore - 13,1 % dans la région en novembre, avec - 8,8 % à Paris).

Figure 8 – Évolution du nombre de nuitées hôtelièresÉvolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l'année n par rapport au mois de l'année précédente (en %)

Évolution du nombre de nuitées hôtelières
Île-de-France France métropolitaine
janv. 2013 -4,5 -2,9
févr. 2013 1,1 -2,2
mars. 2013 0,9 3,0
avril 2013 -6,0 -6,5
mai 2013 2,4 4,0
juin 2013 -0,2 -0,3
juil. 2013 -4,2 -1,9
août 2013 4,8 3,3
sept. 2013 -0,1 -1,4
oct. 2013 -1,2 0,9
nov. 2013 -1,9 -2,5
déc. 2013 -0,3 -0,5
janv. 2014 2,1 0,7
févr. 2014 -3,6 -0,9
mars 2014 -5,1 -6,9
avril 2014 4,3 4,6
mai 2014 -3,3 -4,1
juin 2014 -4,4 -1,9
juil. 2014 -0,1 -3,0
août 2014 1,9 -0,3
sept. 2014 -3,1 -1,5
oct. 2014 0,5 0,4
nov. 2014 -4,4 -5,2
déc. 2014 1,0 2,2
janv. 2015 1,9 3,0
févr. 2015 2,5 4,7
mars 2015 -2,6 0,2
avril 2015 -3,9 0,4
mai 2015 0,6 3,6
juin 2015 2,8 1,7
juil. 2015 6,1 5,9
août 2015 0,1 0,6
sept. 2015 3,9 3,5
oct. 2015 0,2 2,0
nov. 2015 -6,9 -1,8
déc. 2015 -14,3 -4,9
janv. 2016 -10,0 -3,1
févr. 2016 -8,8 0,7
mars 2016 -0,2 7,0
avril 2016 -13,4 -5,4
mai 2016 -8,6 -3,2
juin 2016 -10,0 -2,5
juil. 2016 -12,8 -2,1
août 2016 -20,5 -6,4
sept. 2016 -8,7 -3,4
oct. 2016 -5,5 0,8
nov. 2016 7,9 7,7
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière.

Figure 8 – Évolution du nombre de nuitées hôtelièresÉvolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l'année n par rapport au mois de l'année précédente (en %)

Figure 9 – Évolution du taux d'occupation des hôtels franciliens

En %
Évolution du taux d'occupation des hôtels franciliens
Max. 2010-2013* 2014 2015 2016
Janvier 64,1 62,84 62,75 57,01
Février 65,6 63,62 64,42 56,83
Mars 74,0 71,33 70,54 67,81
Avril 78,0 78,57 75,09 65,28
Mai 81,3 78,98 76,47 71,27
Juin 86,3 85,47 86,32 77,20
Juillet 79,8 79,05 79,06 68,60
Août 69,8 73,14 71,34 57,00
Septembre 84,2 83,40 82,14 75,81
Octobre 82,4 83,21 79,46 74,77
Novembre 74,2 71,36 64,77 68,37
Décembre 68,1 69,58 59,08
  • * Fréquentation maximale observée sur la période 2010-2013.
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière.

Figure 9 – Évolution du taux d'occupation des hôtels franciliens

Encadrés

Contexte national - L'économie française redémarre en douceur au 3e trimestre

En France, l’activité a doucement redémarré à l’été 2016 (+ 0,2 % après - 0,1 %). La production manufacturière s’est redressée et la construction a rebondi. Côté demande, les exportations ont un peu accéléré mais les dépenses intérieures sont restées atones : la consommation des ménages a de nouveau stagné et l’investissement des entreprises a modérément reculé. Dans le même temps, l’emploi salarié marchand a encore progressé (+ 51 000 après + 29 000) et le chômage a légèrement augmenté (+ 0,1 point à 10,0 %) après avoir nettement baissé au printemps. À l’automne, le climat des affaires demeure au-dessus de sa moyenne de longue période dans l’industrie et les services. De plus, il s’est nettement redressé dans le bâtiment bien qu’il reste encore juste au-dessous de son niveau moyen. Au total, le PIB accélérerait fin 2016 (+ 0,4 %) et ne faiblirait quasiment pas au premier semestre 2017 (+ 0,3 % au premier trimestre puis + 0,4 % au deuxième). L’emploi continuerait de progresser solidement et le chômage baisserait à nouveau, à 9,8 % mi-2017.

Contexte international - Le climat des affaires des économies avancées résiste aux incertitudes politiques

L’activité dans les économies avancées a accéléré au troisième trimestre 2016, en particulier aux États-Unis. Dans la zone euro, la croissance est restée modérée (+ 0,3 %), s’infléchissant en Allemagne et en Espagne mais s’élevant en Italie. Avec un climat des affaires bien orienté, l’activité resterait solide dans les économies avancées fin 2016 et au cours du premier semestre 2017. Elle accélérerait légèrement dans la zone euro mais ralentirait nettement au Royaume-Uni. Dans la zone euro, l’accélération serait portée par le dynamisme de la consommation, notamment en Allemagne. Le marché du travail resterait en effet bien orienté avec un chômage qui diminuerait encore doucement. Toutefois, la stabilisation du cours du pétrole engendre un regain d’inflation qui éroderait un peu la dynamique du pouvoir d’achat.

Pour en savoir plus

« La croissance à l’épreuve des incertitudes », Insee Conjoncture - note de conjoncture, décembre 2016.

Rabadeux D., « L’emploi francilien continue de progresser en 2016 malgré un deuxième trimestre difficile », Insee Conjoncture Île-de-France n° 12, octobre 2016.