Une dynamique porteuse d'espoir

Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee

L’économie de la Bourgogne-Franche-Comté semble dans une bonne dynamique. Au cours du quatrième trimestre 2016, l'emploi salarié marchand poursuit son redressement, grâce essentiellement à la progression de l'intérim. Le chômage est à nouveau en baisse, les demandeurs d'emploi sont moins nombreux. Dans le secteur de la construction, la hausse continue des permis de construire commence à se répercuter sur les mises en chantier. La fréquentation hôtelière s'améliore et les défaillances d'entreprises sont au plus bas. Seules les créations d'entreprises ne suivent pas le mouvement et sont orientées à la baisse.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 7
Paru le : 07/04/2017

L’emploi salarié : deuxième trimestre consécutif de hausse

Au quatrième trimestre 2016, la région compte 593 700 emplois salariés dans les secteurs principalement marchands, soit une hausse de 0,3 % par rapport au trimestre précédent (cf. avertissement). Cette évolution trimestrielle est proche de celle de l'ensemble de la France métropolitaine. Cependant, sur un an, l’évolution en Bourgogne-Franche-Comté est inférieure à celle constatée au niveau national : l’emploi salarié marchand s'accroît de 0,5 %, ce qui représente 2 900 emplois en plus, tandis qu’au niveau national la hausse s’élève à 1,3 % sur la même période (figure 1).

Au niveau départemental, les évolutions par rapport au trimestre précédent sont positives sauf dans la Nièvre qui continue de perdre des emplois (– 0,2 %) et en Saône-et-Loire (– 0,3 %) après un bon troisième trimestre. L’emploi salarié marchand rebondit dans l’Yonne et la Haute-Saône respectivement de 0,7 % et 0,3 %, tandis que dans le Territoire de Belfort (+ 0,6 %), la Côte-d’Or (+ 0,5 %) et le Doubs (+ 0,4 %) il continue d’augmenter. Enfin dans le Jura, l'emploi reste stable après avoir enregistré la plus forte augmentation au troisième trimestre.

Au quatrième trimestre 2016, 34 300 habitants de Bourgogne-Franche-Comté occupent un emploi en Suisse, soit 110 personnes de plus qu’un an auparavant. Avec une augmentation de seulement 0,3 % sur un an dans la région, la croissance du nombre de frontaliers travaillant en Suisse ralentit de plus en plus.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,9 100,07
T3 2005 99,79 100,18
T4 2005 99,67 100,34
T1 2006 99,45 100,45
T2 2006 99,57 101
T3 2006 99,67 101,36
T4 2006 99,68 101,46
T1 2007 100,31 102,26
T2 2007 100,13 102,49
T3 2007 100,34 102,82
T4 2007 100,31 103,03
T1 2008 100,84 103,35
T2 2008 100,42 102,9
T3 2008 99,96 102,63
T4 2008 98,53 101,82
T1 2009 97,03 100,78
T2 2009 96,42 100,3
T3 2009 96,19 100,05
T4 2009 96,03 100,12
T1 2010 95,72 100,01
T2 2010 95,51 100,05
T3 2010 95,62 100,31
T4 2010 95,79 100,52
T1 2011 95,98 100,8
T2 2011 96,04 101,05
T3 2011 95,92 100,99
T4 2011 95,71 100,95
T1 2012 95,48 100,98
T2 2012 94,97 100,83
T3 2012 94,53 100,62
T4 2012 93,95 100,34
T1 2013 93,68 100,34
T2 2013 93,31 100,02
T3 2013 93,29 100,21
T4 2013 93,17 100,33
T1 2014 92,93 100,21
T2 2014 92,82 100,26
T3 2014 92,13 99,97
T4 2014 92,19 100,09
T1 2015 92,04 100,03
T2 2015 92,15 100,25
T3 2015 92,02 100,4
T4 2015 92,08 100,76
T1 2016 92,06 101,04
T2 2016 91,94 101,23
T3 2016 92,29 101,56
T4 2016 92,52 101,98
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Avertissement sur la révision des données de l'emploi

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Le commerce repart à la hausse

Au quatrième trimestre 2016, dans la région Bourgogne-Franche-Comté, le nombre d’emplois salariés hors intérim diminue légèrement par rapport au trimestre précédent (– 0,1 %).

L’emploi dans le secteur du commerce augmente pour la première fois depuis l'automne 2015 (+ 0,6 %), ce qui représente 800 emplois en plus au quatrième trimestre. Sur un an, il demeure en léger repli (– 0,1 %).

À l’inverse, les autres secteurs d’activité de la région enregistrent des destructions nettes d’emplois : les suppressions d’emplois dans l’industrie se poursuivent avec une diminution de 0,5 % des effectifs salariés. Dans la construction, l’emploi recule de 0,4 % et dans les services marchands hors intérim de 0,1 % après plusieurs trimestres de hausse. L'évolution annuelle pour ce secteur s’établit ainsi à + 1,3 %, soit 2 800 emplois supplémentaires (figure 2).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,19 99,19 100,15 100,1
T3 2005 101,94 98,33 100,26 100,2
T4 2005 102,57 97,35 100,49 100,33
T1 2006 103,58 96,64 100,34 100,1
T2 2006 104,31 96,01 100,56 100,49
T3 2006 105,07 95,26 101,12 101,03
T4 2006 106,33 94,91 101,12 100,58
T1 2007 106,71 94,56 101,49 101,12
T2 2007 107,41 94,1 101,71 101,35
T3 2007 108,88 93,74 102,23 101,91
T4 2007 110,22 93,28 102,17 101,87
T1 2008 110,8 92,69 103,06 102,41
T2 2008 111,03 92,27 103,42 102,42
T3 2008 111,66 92,07 103,44 102,14
T4 2008 110,69 91,41 103,4 101,52
T1 2009 110,23 90,02 102,98 100,95
T2 2009 109,6 88,45 102,69 100,28
T3 2009 109 87,21 102,63 99,91
T4 2009 107,89 85,83 102,76 99,77
T1 2010 107,3 84,95 102,48 99,79
T2 2010 106,59 84,23 102,28 99,67
T3 2010 105,7 83,64 102,51 99,68
T4 2010 105,02 83,42 102,48 99,62
T1 2011 104,56 83,59 102,76 99,65
T2 2011 103,86 83,33 102,96 99,9
T3 2011 103,47 83,04 103,21 99,77
T4 2011 102,89 82,85 103,42 99,97
T1 2012 102,04 82,43 103,42 99,6
T2 2012 100,97 82,11 103,44 99,73
T3 2012 100,16 81,75 103,37 99,7
T4 2012 99,38 81,42 103,09 99,64
T1 2013 97,93 80,81 102,7 99,31
T2 2013 97,85 80,17 102,37 98,85
T3 2013 97,22 79,81 102,46 98,98
T4 2013 96,16 79,57 102,56 99
T1 2014 95,76 79,45 102,42 98,88
T2 2014 94,77 78,94 102,44 98,66
T3 2014 93,61 78,53 102,13 98,23
T4 2014 92,69 78,04 102,29 98,29
T1 2015 91,66 77,54 102,51 98,79
T2 2015 90,21 77,32 102,65 99,01
T3 2015 89,04 77,1 102,69 99,66
T4 2015 88,83 76,76 102,65 99,17
T1 2016 88,34 76,58 102,88 99,1
T2 2016 88,11 76,13 103,09 99
T3 2016 87,97 75,69 103,32 98,48
T4 2016 87,64 75,35 103,47 99,11
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

L'intérim continue de soutenir l'emploi régional

L'intérim augmente nettement ce trimestre en Bourgogne-Franche-Comté (+ 6 %), une hausse cependant légèrement inférieure à la moyenne nationale (+ 7 %). L’intérim, avec un effectif en hausse de 2 000 emplois, dynamise, comme au trimestre précédent, l'ensemble de l'emploi salarié marchand régional. En glissement annuel, l'emploi intérimaire régional progresse de 13,4 % (figure 3).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,13 99,86
T3 2005 101,77 101,93
T4 2005 102,92 102,6
T1 2006 103,27 101,7
T2 2006 106,91 107,36
T3 2006 107,2 107,31
T4 2006 107,61 105,31
T1 2007 118,96 114,94
T2 2007 114,83 112,47
T3 2007 113,66 110,87
T4 2007 114,62 109,72
T1 2008 119,51 114,35
T2 2008 109,67 106,28
T3 2008 99,91 99,93
T4 2008 76,94 86,9
T1 2009 61,11 73,86
T2 2009 64,45 75,59
T3 2009 70,49 79,59
T4 2009 78,16 84,27
T1 2010 82,25 88,79
T2 2010 86,79 93,35
T3 2010 92,76 97,12
T4 2010 99,52 100,8
T1 2011 100,22 101,31
T2 2011 102,59 101,54
T3 2011 100,16 100,51
T4 2011 96,06 96,35
T1 2012 95,98 95,18
T2 2012 89,46 91,89
T3 2012 84,97 88,11
T4 2012 79,79 85,61
T1 2013 85,46 88,45
T2 2013 86,2 87,36
T3 2013 88,77 89,01
T4 2013 88,94 90,87
T1 2014 87,08 89,18
T2 2014 90,05 91,59
T3 2014 84,1 87,72
T4 2014 89,12 90,52
T1 2015 89,26 89,92
T2 2015 94,29 93,5
T3 2015 95,08 96,03
T4 2015 99,58 98,9
T1 2016 98,97 99,39
T2 2016 98,09 99,58
T3 2016 106,54 104,44
T4 2016 112,97 110,81
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Le chômage repart à la baisse dans les huit départements

Le taux de chômage en Bourgogne-Franche-Comté est de nouveau en baisse, après une légère hausse au troisième trimestre et s’établit à 8,8 %. La région continue d’afficher un taux de chômage plus faible qu’en moyenne en Métropole (9,7 %) et se maintient cinquième parmi les 13 régions de l'Hexagone (figure 4).

Les huit départements de la région enregistrent une décroissance trimestrielle (de 0,2 à 0,3 point) de leur taux de chômage. Il s'élève de 7,3 % dans le Jura à 10,6 % dans le Territoire de Belfort. Le taux de chômage atteint 8,1 % en Côte-d'Or, 8,8 % en Saône-et-Loire, 9 % dans le Nièvre et le Doubs, 9,3 % en Haute-Saône et 9,4 % dans l’Yonne.

En variation annuelle, le taux de chômage est aussi en baisse dans tous les départements de Bourgogne-Franche-Comté.

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,6 8,4
T3 2005 7,7 8,6
T4 2005 7,9 8,7
T1 2006 8,0 8,7
T2 2006 7,9 8,6
T3 2006 7,9 8,5
T4 2006 7,4 8,0
T1 2007 7,4 8,1
T2 2007 7,0 7,8
T3 2007 6,9 7,6
T4 2007 6,4 7,1
T1 2008 6,1 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,5 7,1
T4 2008 6,9 7,4
T1 2009 8,0 8,2
T2 2009 8,6 8,8
T3 2009 8,5 8,8
T4 2009 8,8 9,1
T1 2010 8,7 9,0
T2 2010 8,6 8,9
T3 2010 8,4 8,8
T4 2010 8,2 8,8
T1 2011 8,1 8,8
T2 2011 8,0 8,7
T3 2011 8,1 8,8
T4 2011 8,3 9,0
T1 2012 8,3 9,1
T2 2012 8,7 9,3
T3 2012 8,8 9,4
T4 2012 9,2 9,7
T1 2013 9,4 9,9
T2 2013 9,5 10,0
T3 2013 9,3 9,9
T4 2013 9,1 9,8
T1 2014 9,1 9,8
T2 2014 9,1 9,8
T3 2014 9,2 10,0
T4 2014 9,5 10,1
T1 2015 9,3 10,0
T2 2015 9,4 10,1
T3 2015 9,4 10,2
T4 2015 9,2 9,9
T1 2016 9,1 9,9
T2 2016 8,9 9,6
T3 2016 9,0 9,8
T4 2016 8,8 9,7
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Les demandeurs d’emploi moins nombreux

Fin décembre 2016 en Bourgogne-Franche-Comté, 214 330 demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) sont inscrits à Pôle emploi et tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B et C). Leur nombre baisse de 0,7 % par rapport au trimestre précédent, soit un peu plus fortement qu'en France métropolitaine (– 0,2 %). La tendance est donc à nouveau à la baisse, comme lors des deux premiers trimestres de l'année 2016.

Seule la catégorie des demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus ne bénéficie pas de cette amélioration. Leurs effectifs augmentent en effet de 1,6 % par rapport au troisième trimestre 2016 et de 3,6 % sur un an. A l’inverse, la situation des moins de 25 ans s’améliore nettement (– 3,6 % par rapport au trimestre précédent et – 8,1 % par rapport à fin décembre 2015).

La tendance est également favorable aux demandeurs d’emploi de longue durée : leurs effectifs baissent de 0,7 % par rapport au trimestre précédent. Sur un an, la diminution est de 4,7 %.

Au quatrième trimestre 2016, les effectifs inscrits à Pôle emploi sont stables en Saône-et-Loire. Les baisses les plus fortes concernent la Côte d’Or (– 1,4 % par rapport au troisième trimestre 2016) et le Territoire de Belfort (– 1,3 %). L’amélioration est également significative dans le Doubs (– 1,0 %) et le Jura (– 0,9 %). Le recul du nombre de demandeurs d’emploi est moins marqué dans les autres départements : – 0,6 % en Haute-Saône, – 0,4 % dans l’Yonne et – 0,3 % dans la Nièvre.

Sur un an, le nombre d’inscrits à Pôle emploi de catégories A, B et C diminue de 1,6 % en Bourgogne-Franche-Comté, tandis qu’il reste stable en France métropolitaine (figure 5).

Figure 5 – Demandeurs d’emploi (A,B,C) inscrits à Pôle emploi

Demandeurs d’emploi (A,B,C) inscrits à Pôle emploi
4e trimestre 2016 Variation(%)
(en milliers) sur un trimestre sur un an
Bourgogne-Franche-Comté 214,3 - 0,7 - 1,6
dont
Moins de 25 ans 31,4 - 3,6 - 8,1
25 à 49 ans 128,1 - 1,0 - 2,0
50 ans ou plus 54,8 + 1,6 + 3,6
dont
Inscrits depuis un an ou plus 94,0 - 0,7 - 4,7
France métropolitaine 5 463,8 - 0,2 - 0,0
  • Note : données corrigées des variations saisonnières; la série de la France métropolitaine est également corrigée des jours ouvrables.
  • Source : Pôle emploi-Dares, Statistiques mensuelles du marché du travail - traitements Pôle emploi-Direccte.

L’augmentation du nombre de permis de construire commence à se répercuter sur les mises en chantier

Sur l’ensemble de l’année 2016, 11 000 permis de construire ont été délivrés dans la région, soit une hausse de 9,3 % par rapport au nombre enregistré entre le 1er octobre 2015 et le 30 septembre 2016. C’est dans la Nièvre que l’augmentation est la plus forte. En revanche, la Saône-et-Loire, le Territoire de Belfort, et dans une moindre mesure le Jura, enregistrent une diminution du nombre de permis de construire.

Le nombre de logements autorisés à la construction au cours de l’année 2016 augmente de 15,0 % par rapport à l’année 2015. Cette progression est comparable à la tendance constatée en France métropolitaine (+ 14,8 %).

Cette hausse commence à se traduire dans les mises en chantier. Le nombre de logements commencés au cours des douze derniers mois est en effet en augmentation par rapport au nombre enregistré entre le 1er octobre 2015 et le 30 septembre 2016 (+ 4,9 %). La Côte-d’Or enregistre la plus forte hausse. Seule l’Yonne affiche une diminution des constructions de logements.

Le nombre de mises en chantier enregistré dans la région au cours de l’année 2016 augmente de 3,1 % par rapport au cumul atteint fin 2015. Cette augmentation reste beaucoup moins forte que celle de l’ensemble de la France métropolitaine (+ 12,3 %) (figure 6).

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 101,32 101,6
avril 2005 102,65 102,22
mai 2005 105,3 104,47
juin 2005 105,96 105,5
juil. 2005 104,64 105,85
août 2005 107,28 106,49
sept. 2005 110,6 108,07
oct. 2005 112,58 109,18
nov. 2005 115,23 109,3
déc. 2005 115,23 110,64
janv. 2006 115,23 110,86
févr. 2006 117,88 111,53
mars 2006 117,22 112,31
avril 2006 117,88 113,4
mai 2006 118,54 113,75
juin 2006 122,52 114,93
juil. 2006 122,52 115,33
août 2006 123,18 115,89
sept. 2006 122,52 115,7
oct. 2006 125,17 116,41
nov. 2006 123,84 117,4
déc. 2006 125,17 117,05
janv. 2007 124,5 117,05
févr. 2007 124,5 117,05
mars 2007 125,83 116,78
avril 2007 125,17 116,51
mai 2007 125,17 116,04
juin 2007 121,85 115,75
juil. 2007 125,17 117,25
août 2007 123,84 116,51
sept. 2007 122,52 116,44
oct. 2007 121,19 116,95
nov. 2007 121,85 116,31
déc. 2007 121,19 116,09
janv. 2008 120,53 115,84
févr. 2008 117,88 115,79
mars 2008 113,91 114,39
avril 2008 114,57 113,1
mai 2008 111,92 111,3
juin 2008 110,6 109,18
juil. 2008 105,3 106,32
août 2008 103,97 105,4
sept. 2008 103,31 103,36
oct. 2008 100 100,22
nov. 2008 96,69 96,99
déc. 2008 94,7 94,6
janv. 2009 92,05 91,31
févr. 2009 90,07 88,01
mars 2009 89,4 85,81
avril 2009 85,43 83,96
mai 2009 84,11 81,96
juin 2009 82,78 80,48
juil. 2009 83,44 80,5
août 2009 82,78 80,6
sept. 2009 78,15 79,34
oct. 2009 78,15 78,73
nov. 2009 80,13 80,11
déc. 2009 79,47 82,33
janv. 2010 80,13 82,4
févr. 2010 80,79 82,9
mars 2010 81,46 84,16
avril 2010 82,12 84,82
mai 2010 82,12 86,25
juin 2010 82,12 87,46
juil. 2010 83,44 88,13
août 2010 84,77 88,97
sept. 2010 88,74 91,34
oct. 2010 89,4 94,2
nov. 2010 88,74 96,72
déc. 2010 91,39 98,3
janv. 2011 91,39 99,65
févr. 2011 92,05 100,59
mars 2011 93,38 101,55
avril 2011 92,72 101,78
mai 2011 94,7 102,81
juin 2011 93,38 101,55
juil. 2011 92,72 101,11
août 2011 91,39 100,57
sept. 2011 89,4 100,02
oct. 2011 88,08 98,99
nov. 2011 88,74 100,81
déc. 2011 89,4 102,17
janv. 2012 88,74 101,68
févr. 2012 88,74 101,51
mars 2012 87,42 101,92
avril 2012 87,42 100,52
mai 2012 84,77 98,25
juin 2012 86,09 98,45
juil. 2012 84,77 98
août 2012 84,11 97,26
sept. 2012 82,12 95,36
oct. 2012 82,78 94,67
nov. 2012 80,13 91,16
déc. 2012 80,79 91,04
janv. 2013 80,13 90,92
févr. 2013 80,13 91,54
mars 2013 82,12 91,04
avril 2013 83,44 92,35
mai 2013 82,78 93,07
juin 2013 82,12 93,34
juil. 2013 80,79 93,19
août 2013 81,46 92,87
sept. 2013 81,46 93,04
oct. 2013 78,81 91,56
nov. 2013 78,15 90,3
déc. 2013 74,83 87,14
janv. 2014 74,17 86,75
févr. 2014 74,17 85,12
mars 2014 70,2 83,42
avril 2014 66,89 82,8
mai 2014 65,56 81,98
juin 2014 64,24 81,02
juil. 2014 62,25 80,7
août 2014 61,59 80,58
sept. 2014 59,6 79,99
oct. 2014 60,26 79,86
nov. 2014 58,28 79,91
déc. 2014 59,6 80,13
janv. 2015 58,94 79,62
févr. 2015 58,28 79,64
mars 2015 56,95 79,37
avril 2015 58,28 78,63
mai 2015 58,94 78,21
juin 2015 58,28 78,53
juil. 2015 60,26 78,13
août 2015 60,93 78,41
sept. 2015 61,59 79,02
oct. 2015 60,93 79
nov. 2015 61,59 79,39
déc. 2015 59,6 80,11
janv. 2016 58,94 80,31
févr. 2016 58,94 81,05
mars 2016 60,93 81,05
avril 2016 60,26 82,23
mai 2016 60,26 83,96
juin 2016 60,93 84,55
juil. 2016 59,6 85,71
août 2016 58,94 85,98
sept. 2016 58,94 86,8
oct. 2016 58,94 88,55
nov. 2016 61,59 89,98
déc. 2016 61,59 89,98
janv. 2017 62,91 91,41
févr. 2017 62,91 92,03
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

La fréquentation hôtelière se redresse

Avec 1 486 300 nuitées enregistrées durant le quatrième trimestre 2016 en Bourgogne-Franche-Comté, la fréquentation hôtelière augmente de 1,0 % par rapport au quatrième trimestre 2015. Celle de la clientèle française est en hausse, contrairement à celle de la clientèle étrangère. La progression de la fréquentation hôtelière dans la région reste inférieure à celle de l’ensemble de la France métropolitaine (+ 4,9 %) (figure 7).

Dans la région, la progression s’explique par la hausse des nuitées de tourisme d’affaires (+ 3,9 % par rapport au quatrième trimestre 2015). Le nombre de nuitées d’agrément recule en revanche de 2,4 % en glissement annuel.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2011 0,4559851028950692 2,2455296988236904
T2 2011 -0,23443042660168137 3,118357539041192
T3 2011 -0,023630386989781774 3,0256743767917547
T4 2011 1,6055571469493035 4,643769783473398
T1 2012 -0,16001901215985914 2,3624045764267207
T2 2012 -3,7818590318358476 -0,7817130068028603
T3 2012 -2,33236397708998 -0,7592137658719297
T4 2012 -4,129487884298214 0,30393408277045164
T1 2013 -3,745050899367612 -0,39239682185379654
T2 2013 -1,1257558148876108 -0,7465023691316598
T3 2013 -2,2960142782442645 0,09029170044515399
T4 2013 -0,3036251222219852 -0,5644496415199138
T1 2014 0,2538887011284798 -2,85235793715239
T2 2014 1,8048175411798322 -0,7980936572239198
T3 2014 0,7147659318495388 -1,6063850425588522
T4 2014 3,0049406385959907 -0,7375650233675307
T1 2015 5,1043816446172885 2,4484776357299944
T2 2015 4,162831406392173 1,9306724791269951
T3 2015 5,62792045813864 3,301374690924051
T4 2015 5,322690338976977 -1,2733203931827362
T1 2016 5,813234868457076 1,9023637524163426
T2 2016 -2,0319451609772643 -3,6195839979635847
T3 2016 -2,1703067117358823 -4,108686591845969
T4 2016 1,0243338771071346 4,915287437018298
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Recul des créations d’entreprises

Au quatrième trimestre 2016, 3 785 entreprises ont été créées en Bourgogne-Franche-Comté, en recul de 2,4 % par rapport au trimestre précédent. Cette baisse du nombre d’immatriculations touche à la fois les créations de micro-entreprises (– 1,4 %) et les entreprises dites « classiques » (– 3,1 %). En France métropolitaine, la tendance est aussi orientée à la baisse avec une diminution de 1,1 % des créations d’entreprises.

Dans la région, le nombre de créations d’entreprises enregistré fin 2016 diminue de 2,3 % par rapport à fin 2015, tandis qu’il augmente pour l’ensemble de la France métropolitaine (+ 2,8 %) (figure 8).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Bourgogne-Franche-Comté y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 97,69 95,6 119,56 120,41
T3 2009 94,25 94,16 112,06 116,67
T4 2009 103,24 99,67 124,51 123,76
T1 2010 99,9 96,46 136,52 132,84
T2 2010 105,19 99,98 112,27 121,91
T3 2010 105,08 98,64 109,97 117,2
T4 2010 98,25 97,31 110,24 117,62
T1 2011 96,92 96,35 100,62 108,24
T2 2011 94,81 94,83 99,56 107,88
T3 2011 94,86 96,47 97,38 107,13
T4 2011 96,92 96,86 100,07 108,58
T1 2012 89,37 92,64 104,17 110,97
T2 2012 89,37 88,78 99,75 108,11
T3 2012 90,4 89,5 97,61 107,66
T4 2012 90,91 90,63 101,01 105,08
T1 2013 93,99 97,52 100,37 107,44
T2 2013 94,86 97,67 98,2 106,1
T3 2013 97,12 98,99 95,3 105,07
T4 2013 96,35 101,89 94,78 107,69
T1 2014 93,84 100,58 100,3 109,75
T2 2014 91,68 100,55 93,19 107,81
T3 2014 91,06 99,9 97,38 110,25
T4 2014 94,97 101,27 98,76 109,25
T1 2015 104,67 107,73 91,92 104,25
T2 2015 106,78 112,99 85,18 102,57
T3 2015 109,81 116,07 87,2 104,49
T4 2015 114,07 118,44 89,18 105,33
T1 2016 116,38 121,32 92,8 108,54
T2 2016 119,16 125,33 91,88 111,87
T3 2016 120,08 126,83 89,3 109,5
T4 2016 116,33 125,61 87,11 108,33
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Moins de défaillances d’entreprises

Au quatrième trimestre 2016, le nombre de défaillances d’entreprises jugées au cours des douze derniers mois recule de 5,5 % par rapport au cumul atteint à la fin du troisième 2016. Sur la même période, la baisse est moins accentuée en France métropolitaine (– 2,6 %).

En glissement annuel, la diminution du nombre de défaillances est également plus marquée en Bourgogne-Franche-Comté (– 13,4 % par rapport au cumul atteint au quatrième trimestre 2015) qu’en moyenne en France métropolitaine (– 8,1 %) (figure 9).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,52
mars 2005 99,44 100,57
avril 2005 100,62 101,22
mai 2005 103,27 102,01
juin 2005 104,12 102,31
juil. 2005 104,57 102,08
août 2005 104,4 101,95
sept. 2005 105,7 102,18
oct. 2005 103,95 101,8
nov. 2005 104,18 101,61
déc. 2005 105,42 101,36
janv. 2006 104,57 100,49
févr. 2006 104,63 99,45
mars 2006 104,4 98,95
avril 2006 102,43 97,81
mai 2006 100,79 97,15
juin 2006 102,48 96,75
juil. 2006 101,02 96,78
août 2006 101,81 97
sept. 2006 103,22 97,05
oct. 2006 107,45 97,57
nov. 2006 109,37 98,29
déc. 2006 110,39 98,95
janv. 2007 114,68 99,83
févr. 2007 118,29 101,14
mars 2007 118,75 102
avril 2007 119,82 102,72
mai 2007 119,25 103,16
juin 2007 119,31 103,95
juil. 2007 121,74 105,07
août 2007 121,23 104,94
sept. 2007 121,29 104,96
oct. 2007 119,2 105,76
nov. 2007 119,82 105,6
déc. 2007 120,05 105,6
janv. 2008 117,5 105,64
févr. 2008 115,13 106,12
mars 2008 115,58 105,69
avril 2008 117,17 107,11
mai 2008 117,45 106,87
juin 2008 118,92 106,86
juil. 2008 119,42 107,4
août 2008 120,78 107,64
sept. 2008 122,47 109,11
oct. 2008 123,6 110,52
nov. 2008 123,43 111,76
déc. 2008 124,79 114,05
janv. 2009 128,12 115,7
févr. 2009 130,32 117,53
mars 2009 134,33 121,06
avril 2009 134,78 122,8
mai 2009 136,98 124,72
juin 2009 138,96 126,52
juil. 2009 140,37 128,01
août 2009 140,65 128,99
sept. 2009 139,3 130,67
oct. 2009 139,47 130,38
nov. 2009 141,22 130,96
déc. 2009 140,26 130,57
janv. 2010 137,94 130,72
févr. 2010 135,06 130,54
mars 2010 135,52 130,66
avril 2010 134,44 129,35
mai 2010 133,09 129,3
juin 2010 131,17 129,4
juil. 2010 129,81 128,48
août 2010 130,72 128,64
sept. 2010 132,19 127,41
oct. 2010 131,06 126,45
nov. 2010 130,49 125,87
déc. 2010 128,74 124,77
janv. 2011 131,45 124,84
févr. 2011 133,03 124,8
mars 2011 130,72 123,95
avril 2011 131,23 123,42
mai 2011 133,94 125,01
juin 2011 132,3 123,63
juil. 2011 132,07 122,9
août 2011 131,96 122,95
sept. 2011 131,68 122,44
oct. 2011 131,34 122,53
nov. 2011 129,02 122,76
déc. 2011 129,42 122,57
janv. 2012 128,97 123,52
févr. 2012 131,06 123,51
mars 2012 132,86 122,56
avril 2012 133,77 122,9
mai 2012 131,34 121,25
juin 2012 132,47 121,36
juil. 2012 134,11 122,97
août 2012 134,84 122,83
sept. 2012 133,54 122,24
oct. 2012 135,29 124,24
nov. 2012 137,61 124,54
déc. 2012 138,9 125,94
janv. 2013 138,51 125,66
févr. 2013 136,93 125,49
mars 2013 138,62 125,31
avril 2013 139,41 126,74
mai 2013 138,68 127,01
juin 2013 138,11 127,46
juil. 2013 137,94 128,46
août 2013 137,32 128,3
sept. 2013 137,55 129,3
oct. 2013 139,58 129,28
nov. 2013 139,02 129
déc. 2013 139,86 129,05
janv. 2014 139,53 129,18
févr. 2014 139,41 130,34
mars 2014 133,99 130,35
avril 2014 133,48 130,61
mai 2014 134,67 129,98
juin 2014 134,33 130,21
juil. 2014 135,74 130,25
août 2014 136,76 130,31
sept. 2014 137,32 130,73
oct. 2014 135,86 130,61
nov. 2014 134,95 130,81
déc. 2014 132,07 129,09
janv. 2015 133,09 129,83
févr. 2015 133,99 129,65
mars 2015 137,15 132,04
avril 2015 138,62 132,12
mai 2015 133,94 129,43
juin 2015 136,76 131,31
juil. 2015 134,22 130,76
août 2015 132,35 130,21
sept. 2015 132,92 130,46
oct. 2015 131,85 128,69
nov. 2015 132,64 129,03
déc. 2015 133,99 130,67
janv. 2016 132,58 129,13
févr. 2016 131,73 128,43
mars 2016 130,94 126,76
avril 2016 129,02 125,43
mai 2016 131,39 128,59
juin 2016 127,72 126,81
juil. 2016 126,71 124,8
août 2016 125,86 124,59
sept. 2016 122,81 123,29
oct. 2016 120,33 122,8
nov. 2016 118,41 122,19
déc. 2016 116,09 120,07
janv. 2017 114,34 119,51
  • Note : données mensuelles brutes au 14 mars 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Un vent d'optimisme souffle sur l'économie mondiale

L'activité dans les économies avancées est restée solide au quatrième trimestre 2016 (+ 0,5 %), en particulier au Royaume-Uni (+ 0,7 %). Dans la zone euro, la croissance s’est légèrement élevée (+ 0,4 % après + 0,3 %), en particulier en Allemagne (+ 0,4 % après + 0,1 %). Avec un climat des affaires nettement au-dessus de sa moyenne de longue période, la croissance resterait solide dans les économies avancées au premier semestre 2017. Ce serait notamment le cas aux États-Unis où souffle une bouffée d'optimisme postélectorale. La hausse récente du cours du pétrole et celle des prix alimentaires stimulent un regain d'inflation qui érode les gains de pouvoir d'achat des ménages. Néanmoins, les ménages européens lisseraient l'effet de cette érosion sur leurs dépenses et épargneraient un peu moins. En outre, les salaires gagneraient en dynamisme, notamment en Allemagne et en Espagne où les salaires minima ont été nettement revalorisés. L'activité économique accélérerait même légèrement dans la zone euro, grâce aux exportations. Le chômage continuerait de baisser doucement.

L’économie française a accéléré fin 2016

En France, l’activité a accéléré fin 2016 (+ 0,4 % au quatrième trimestre après + 0,2 % au troisième). La production manufacturière est restée solide, surtout du fait d’une forte hausse dans les matériels de transports. Côté demande, les exportations ont accéléré, en particulier grâce à des livraisons aéronautiques exceptionnelles en décembre. Après deux trimestres atones, la demande intérieure s’est nettement raffermie, à la fois la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, alors que l’investissement des ménages est resté vigoureux. Dans le même temps, l’emploi salarié marchand a encore progressé (+ 64 000 après +50 000) et le chômage a légèrement diminué ( 0,1 point à 10,0 %). En février, le climat des affaires demeure au-dessus de sa moyenne de longue période dans les services et surtout dans l’industrie, où il est au plus haut depuis l’été 2011. Au total, le PIB progresserait de nouveau solidement au premier semestre 2017 (+ 0,3 % au premier trimestre puis + 0,5 % au deuxième). L’emploi conserverait sa vigueur et le chômage baisserait à nouveau, à 9,8 % mi-2017.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture nationale, mars 2017 - Le pouvoir d’achat ralentit, le climat conjoncturel reste favorable

Conjoncture hôtellerie au 4e trimestre 2016 : une fin d’année encourageante