Nord Grande-Terre : une expansion urbaine, une identité rurale

Auteurs : Audrey Naulin, Gérald Servans

Indissociable de la canne à sucre, la Communauté d’Agglomération du Nord Grande-Terre est un territoire historiquement rural. Elle connaît une croissance démographique et un vieillissement accéléré de sa population dus à son solde migratoire positif. Mais son identité culturelle, le déficit de formation post-bac conjugué à cette modification de structure de population mettent en relief un niveau de formation encore en retrait. De part leur prédominance et dynamisme, l’agriculture et l’industrie structurent toujours le système économique et les équilibres sociaux. Sa proximité avec le pôle économique de Guadeloupe a induit des externalités positives même si les migrations économiques ont mis en exergue des limites structurelles, un étalement urbain et une pression foncière croissante. Désormais périurbaine et agricole, cette nouvelle urbanité va devoir répondre à de nouveaux besoins suite au vieillissement accéléré de sa population, afin de pouvoir continuer à concilier ruralité et modernité.

Au 1er janvier 2013, la Communauté d’Agglomération de Nord Grande-Terre (CANGT) compte 58 400 habitants, soit 15 % de la population guadeloupéenne. Entre 2008 et 2013, la population a augmenté de 0,6 % par an en moyenne (+ 1 700 habitants en cinq ans). Sur cette période, la population du reste de la Guadeloupe a stagné et celle de la Communauté d’Agglomération du Pays Nord Martinique (territoire de comparaison) a diminué (– 1 % par an) (figure 1). Cette forte croissance démographique entre 2008 et 2013 est portée par les communes du Moule (+ 1 100), Anse-Bertrand (+ 440) et Port-Louis (+ 300).

Elle s’explique par des soldes naturel et migratoire positifs (1 180 naissances de plus que de décès ; 550 entrées de plus que de sorties). Depuis le début des années 60, le solde naturel demeure toujours excédentaire mais se réduit. Aussi, le solde migratoire est le principal vecteur de la croissance démographique de la CANGT entre 2008 et 2013. Sur la même période, il est déficitaire dans le reste de la Guadeloupe et dans la Communauté d’Agglomération du Pays Nord Martinique (CAPNM).

Les différentes migrations recomposent la démographie

Les nouveaux arrivants émanent majoritairement d’autres Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) de Guadeloupe. Les flux les plus nombreux vont de Saint-François et Sainte-Anne vers Le Moule et des Abymes vers Morne-à-l’Eau. Près d’un tiers arrive également de France hexagonale dont une grande partie d’Île-de-France. Ce sont souvent de jeunes adultes, âgés de 25 à 39 ans (27 %). Ils sont, en moyenne, plus diplômés et qualifiés que les habitants du Nord Grande-Terre. Après 50 ans, le solde migratoire est aussi excédentaire (figure 2), avec 23 % des nouveaux arrivants provenant de France. A contrario, le solde des entrées-sorties est très déficitaire entre 18 et 25 ans, de nombreux jeunes quittant le territoire pour poursuivre leurs études.

Avec des flux migratoires très déficitaires entre 18 et 25 ans et positifs au-delà de 50 ans, les migrations ont modifié la structure par âge, accélérant le vieillissement de la population (figure 3). Avec désormais un âge médian de 41 ans, la population du Nord Grande-Terre est plus âgée que dans le reste de la Guadeloupe (40 ans). De 35 personnes âgées pour 100 jeunes en 1999, l’indice de vieillissement (définitions) est passé à 61 pour 100 en 2013.

La CANGT est devenue un territoire attractif, porté par des migrations économiques émanant de l’étalement urbain des Communautés d’Agglomérations de Cap Excellence et de la Riviera du Levant. Les communes limitrophes directes ont connu une évolution rapide de leur population. Anse-Bertrand se distingue par l’origine de ses nouveaux arrivants : 60 % émanent de France hexagonale, dont 30 % ont 60 ans ou plus. Port-Louis attire également les seniors, mais en grande partie émanant de Guadeloupe. Les migrations des 50 ans et plus vers les zones rurales est un phénomène fréquent et s’accompagne souvent d’un mouvement inverse au-delà de 70 ans. Ces évolutions démographiques auront un impact sur les besoins structurels.

Les femmes sont majoritaires dans la population (53,2 % en 2013 contre 51,5 % en 1999), conséquence d’une émigration plus forte des jeunes hommes et d’une espérance de vie favorable aux femmes. Mais, porté par l’EPCI de Cap Excellence, le reste de la Guadeloupe affiche une surreprésentation féminine encore plus marquée (53,8 % en 2013).

Bien qu’en progression, le niveau de formation des habitants reste en retrait. Ainsi, 52 % de la population non scolarisée d’au moins 15 ans est sans aucun diplôme ou possède au maximum le brevet des collèges (contre 46 % pour le reste de la Guadeloupe). Seuls 14 % des 15 ans et plus non scolarisés sont titulaires d’un Bac + 2 ou supérieur, soit cinq points de moins qu’ailleurs en Guadeloupe. Toutefois, les bacs + 2 et supérieur ont plus que doublé entre 1999 et 2013. L’âge élevé de la population du Nord Grande-Terre accentue son faible niveau de formation. Ce déficit est aussi à mettre en lien avec la faiblesse de l’offre de formation post-Bac, l’ancrage culturel rural, la structure de l’emploi et les revenus des ménages du territoire.

Un marché de l’emploi marqué par la mobilité

Seuls 65 % des 15-64 ans du Nord Grande-Terre se déclarent actifs en 2013 (contre 70 % ailleurs en Guadeloupe et dans le Nord Martinique). Le taux d’activité (définitions) reste plus bas chez les femmes que chez les hommes, avec une disparité plus accentuée qu’ailleurs en Guadeloupe. Parallèlement, le chômage (définitions) diminue entre 2008 et 2013. Ce sont 29 % des actifs qui déclarent être sans emploi en 2013. Il touche principalement les moins de 25 ans mais reste moins marqué que dans la CAPNM. Les femmes souffrent également plus du chômage (33 % des actives n’ont pas d’emploi contre 25 % chez les hommes).

En 2013, la CA du Nord Grande-Terre compte 1 700 jeunes de 15-24 ans ni en formation ni en emploi (soit 23 % de sa population âgée de 15 à 24 ans, contre 29 % en 1999). Cette part est similaire à celle observée dans le reste de la Guadeloupe et inférieure à celle du CAPNM. Les femmes sont un peu moins touchées que les hommes (50 % contre 53 %). Elles sont souvent plus scolarisées que les hommes avec des filières d’études plus longues et, ce, même si leur insertion sur le marché du travail s’avère souvent plus difficile.

Aussi, les habitants du Nord Grande-Terre se révèlent peu qualifiés au regard du reste de la région. Plus d’un quart est ouvrier (soit cinq points de plus qu’en moyenne sur la région). A contrario, les cadres, professions intellectuelles supérieures et professions intermédiaires sont sous-représentés : 23 % des actifs résidants (32 % dans le reste de la Guadeloupe). Il en ressort un déséquilibre entre le niveau des emplois du territoire et la qualification de la population résidente. Pourtant les migrations contribuent au rééquilibrage socioprofessionnel.

Porté par les agriculteurs exploitants, un actif en emploi résidant dans la CANGT sur cinq n’est pas salarié. Parmi les salariés, 81 % sont titulaires de la fonction publique ou en contrat à durée indéterminée (83 % ailleurs en Guadeloupe). Un cinquième occupe un emploi non pérenne et un sur cinq est à temps partiel, signe d’un territoire soumis à des cycles économiques saisonniers.

De nombreux actifs du territoire sortent de la Communauté d’Agglomération pour aller travailler, en grande partie vers Cap Excellence. La CANGT regroupe ainsi 11 300 emplois, alors que 17 400 actifs occupés y résident. La proportion d’actifs en emploi dans leur commune varie de 28 % à Morne-à-l’Eau à 47 % au Moule.

Une sphère productive dominante, portée par l’agriculture et l’industrie sucrière

En 2013, l’emploi non salarié concentre 25 % des emplois contre 17 % dans le reste de la Guadeloupe. L’agriculture et l’industrie agroalimentaire concentrent respectivement 9 % et 5,4 % des emplois sur le territoire (contre 3 % et 2,7 % en moyenne pour le reste de la région). Cette prédominance sectorielle (figure 4) expose l’économie compte tenu de son poids relatif, de l’environnement concurrentiel du secteur et de l’aléa climatique. La résistance de l’agriculture sur le territoire est portée par les grandes cultures (notamment la canne). L’hébergement médico-social et l’action sociale représentent près de 9 % du total des emplois (7 % dans le reste de la Guadeloupe) en relation avec le vieillissement de la population et le faible niveau de revenus des ménages.

Par ailleurs, le secteur tertiaire est fortement sous-représenté. Les cinq activités que sont « information-communication », « hébergement-restauration », « services administratifs, scientifiques et techniques », « activités spécialisées et de soutien » et « activités immobilières » concentrent moins de 10 % des emplois (contre près de 20 % ailleurs dans le département). Ainsi, les activités de commerce, transport et services divers concentrent 62 % des établissements marchands non agricoles de la CANGT (68 % dans le reste de la région). L’administration publique est également moins présente avec 12 % des emplois (contre 15 % dans le reste du département). C’est aussi le cas pour les activités de santé avec 6 % (8 % ailleurs en Guadeloupe) dont il faut relativiser l’écart, le CHU de Pointe-à-Pitre étant le premier employeur de Guadeloupe.

Spécialisation, concentration et dépendance de l’emploi

On retrouve une forte concentration de l’emploi. Les cinq plus grands employeurs de la sphère publique regroupent 16 % des postes du Nord Grande-Terre (sept points de plus que dans le reste du département). Dans la sphère privée, les cinq plus grands établissements concentrent 9 % du total des postes du territoire, soit près de cinq fois plus qu’ailleurs en Guadeloupe. Cette concentration apparaît à la fois comme un élément moteur, mais aussi comme un élément de vulnérabilité de la structure économique, renforcée par la nature de ces activités.

Les agriculteurs exploitants sont fortement surreprésentés (7 % des emplois, contre 4 % dans le Nord Martinique). La CANGT se caractérise ainsi par l’importance des emplois non salariés en rapport avec la structure de son économie (un quart des emplois du territoire, contre 19 % dans la CAPNM). Dans l’emploi salarié, la précarité est importante : seuls 77 % des contrats sont à durée indéterminée (ou titulaires de la Fonction Publique) contre 83 % ailleurs en Guadeloupe, les contrats à durée déterminée et les emplois aidés étant surreprésentés.

Seuls sept établissements enregistrent plus de 50 salariés au 1er janvier 2015. 26 % des postes des établissements de la CA du Nord Grande-Terre dépendent de centres de décision extérieurs à l’EPCI (définitions).

L’emploi progresse de 2,3 % par an entre 2008 et 2013 dans la CANGT (contre + 0,7 % par an en moyenne dans le département). Ce dynamisme est porté par les secteurs structurants du territoire (figure 5). C’est le secteur de la santé et du social qui gagne le plus d’emplois entre 2008 et 2013 avec 64 emplois supplémentaires par an. La forte hausse de l’emploi sur cette période s’explique également par un rattrapage de certains secteurs d’activité, du fait de l’accroissement de la population.

Des signes de fragilité sociale mais peu de logements locatifs sociaux

En 2013, la CANGT compte 23 800 ménages (définitions), soit 2 200 de plus qu’en 2008. Outre la croissance démographique, la diminution du nombre de personnes par ménage explique cette forte augmentation (+ 2 % par an). En 2013, un quart des ménages du Nord Grande-Terre est constitué d’un couple avec enfant(s). La part des familles monoparentales stagne à 23 % et les couples sans enfant augmentent très légèrement. Les familles (définitions) représentent 68 % des ménages en 2013. Parallèlement, les personnes seules sont moins nombreuses que dans le reste du département (31 % des ménages contre 34 %), malgré un vieillissement accru de la population.

La CANGT compte 14 400 allocataires de la Caisse d’Allocations Familiales en 2015. En 2013, 58 % des habitants du CANGT sont couverts par au moins une prestation versée par la CAF. Ce taux de couverture est similaire à celui observé dans le reste de la Guadeloupe. La part de la population vivant avec un bas revenu est nettement plus forte qu’ailleurs dans le département (52 % contre 47 %). Les prestations perçues représentent plus de 75 % des revenus pour 51 % des allocataires CAF (49 % dans la CAPNM, 50 % dans le reste de la Guadeloupe). Les indicateurs de fragilité sociale sont donc légèrement plus défavorables. Pourtant, en 2013, seuls 8 % des ménages de la CANGT vivent dans un logement HLM (12 % dans la CAP Nord Martinique).

Malgré de nombreux propriétaires, un confort limité et une vacance importante

Le Nord Grande-Terre se caractérise aussi un parc locatif réduit. Ainsi, seuls 15 % des ménages sont locataires d’un logement vide non HLM (22 % ailleurs en Guadeloupe). À contrario, 72 % des résidences principales sont occupées par leurs propriétaires (61 % dans la CAPNM).

La proportion de ménages possédant une voiture est identique au reste de la région (31 % des ménages) et, ce, malgré sa situation périphérique et le nombre important de personnes travaillant sur Cap Excellence. Le confort des logements, bien qu’en progression, reste plus limité qu’en moyenne dans le reste du département. En 2013, seuls 55 % des ménages du Nord Grande-Terre possèdent l’eau chaude dans leur logement (contre 69 % ailleurs en Guadeloupe). Enfin, moins d’un foyer sur quatre est imposable sur la Communauté d’Agglomération, exception faite de la commune de Port-Louis (moins d’un foyer sur cinq). Ainsi, le statut de propriétaire peut masquer une forme de précarité. La communauté se caractérise également par une vacance importante (17 % des logements contre 14 % dans le reste de la région). 

Figure 1 – La population de la CANGT a augmenté de 1 700 habitants entre 2008 et 2013Évolution de la population depuis 1967 (en indice, base 100 en 1967)

La population de la CANGT a augmenté de 1 700 habitants entre 2008 et 2013
CA Nord Grande Terre Guadeloupe Hors CANGT CAP Nord Martinique
1967 100 100 100
1974 100,71256 103,972332 99,6982421
1982 94,2176174 105,763157 93,9678191
1990 104,686924 117,869258 101,503827
1999 115,352799 128,757691 107,670012
2008 116,085835 134,55165 109,313798
2013 119,628158 134,007736 104,103511
  • Lecture : entre 1967 et 2013, la population de la Communauté d’Agglomération de Nord Grande-Terre a progressé de 20 %.
  • Source : Recensements de la population : dénombrements sans double compte 1967, 1974, 1982, 1990, 1999 ; populations municipales 2008 et 2013.

Figure 1 – La population de la CANGT a augmenté de 1 700 habitants entre 2008 et 2013Évolution de la population depuis 1967 (en indice, base 100 en 1967)

Figure 2 – Un déficit migratoire entre 18 et 25 ansBilan migratoire sur un an de la CANGT avec le reste de la Guadeloupe et hors Guadeloupe par classes d’âges triennales (en nombre)

Un déficit migratoire entre 18 et 25 ans
Entrées Hors Guadeloupe Entrées depuis un autre EPCI de Guadeloupe Sorties hors de la Guadeloupe Sorties vers un autre EPCI de Guadeloupe Solde
1 33 74 -33 -96 -22
4 30 67 -42 -49 6
7 30 70 -38 -62 1
10 21 49 -27 -32 11
13 21 49 -42 -36 -7
16 18 53 -73 -73 -76
19 22 34 -116 -81 -141
22 44 50 -109 -64 -78
25 30 66 -31 -49 15
28 40 50 -46 -52 -8
31 26 42 -31 -55 -18
34 31 59 -14 -48 28
37 23 48 -12 -60 -2
40 24 42 -14 -44 9
43 22 51 -24 -36 14
46 22 20 -31 -33 -22
49 12 11 -9 -32 -18
52 11 29 -5 -10 26
55 28 25 -33 -14 6
58 15 17 -9 -13 10
61 14 28 -10 -8 25
64 15 29 -14 -15 15
67 3 14 -9 -9 -2
70 10 14 -4 -8 13
73 4 11 0 -4 12
76 0 12 -6 -9 -3
79 0 7 -4 -2 1
82 1 10 0 -2 9
85 0 9 0 -3 6
88 0 3 0 -1 2
91 0 5 -1 -2 2
94 0 1 0 0 1
97 0 2 0 0 2
100 0 0 0 0 0
  • Lecture : parmi les personnes âgées de 19 à 22 ans en 2013, le solde apparent des entrées-sorties sur un an est négatif (– 141 sur la courbe rouge). Il s’explique par de nombreuses sorties du territoire hors de Guadeloupe (vert clair : 116) et vers d’autres EPCI de Guadeloupe (vert foncé : 81), non compensées par les entrées (respectivement 22 et 34, bleu clair et bleu foncé).
  • Source : Recensement de la population 2013 (exploitation principale).

Figure 2 – Un déficit migratoire entre 18 et 25 ansBilan migratoire sur un an de la CANGT avec le reste de la Guadeloupe et hors Guadeloupe par classes d’âges triennales (en nombre)

Figure 3 – La classe d’âges des 16-30 ans ne se creuse plus entre 2008 et 2013Évolution de la pyramide des âges biennale de la CANGT entre 1999 et 2013 (en %)

La classe d’âges des 16-30 ans ne se creuse plus entre 2008 et 2013
Âges CA Nord Grande Terre Hommes 2013 CA Nord Grande Terre Femmes 2013 CA Nord Grande Terre Hommes 2008 CA Nord Grande Terre Femmes 2008 CA Nord Grande Terre Hommes 1999 CA Nord Grande Terre Femmes 1999
0 1,0 1,0 1,4 1,1 1,5 1,5
2 1,1 1,0 1,4 1,3 1,6 1,6
4 1,4 1,3 1,5 1,3 1,6 1,8
6 1,4 1,3 1,6 1,5 1,8 1,7
8 1,5 1,3 1,6 1,5 2,0 1,7
10 1,6 1,3 1,6 1,6 1,7 1,6
12 1,7 1,5 1,7 1,8 1,6 1,7
14 1,4 1,6 1,7 1,6 1,7 1,6
16 1,6 1,7 1,6 1,6 1,7 1,6
18 1,4 1,3 1,6 1,4 1,4 1,3
20 1,2 1,1 1,2 1,1 1,3 1,1
22 1,0 1,0 1,0 0,9 1,3 1,5
24 0,8 0,9 0,8 0,9 1,5 1,5
26 0,8 0,9 0,7 0,9 1,7 1,6
28 0,7 0,9 0,6 1,0 1,4 1,7
30 0,7 0,9 1,0 1,2 1,5 1,7
32 0,7 0,9 1,1 1,4 1,6 1,8
34 0,9 1,2 1,3 1,6 1,7 1,7
36 1,0 1,4 1,3 1,6 1,7 1,6
38 1,1 1,6 1,4 1,7 1,6 1,5
40 1,4 1,7 1,5 1,7 1,3 1,3
42 1,3 1,7 1,5 1,8 1,3 1,3
44 1,4 1,8 1,6 1,6 1,1 1,3
46 1,4 1,6 1,5 1,6 1,1 1,2
48 1,5 1,8 1,4 1,4 1,1 1,3
50 1,7 1,7 1,3 1,3 1,0 1,2
52 1,5 1,5 1,1 1,4 0,9 1,1
54 1,4 1,4 1,1 1,2 0,8 0,9
56 1,3 1,4 1,0 1,3 0,7 0,9
58 1,1 1,4 1,0 1,2 0,8 0,9
60 1,1 1,3 1,0 1,2 0,7 0,7
62 1,1 1,4 1,0 1,1 0,7 0,8
64 1,0 1,3 0,8 0,9 0,6 0,7
66 1,0 1,1 0,8 0,9 0,6 0,8
68 0,8 1,0 0,8 0,8 0,6 0,7
70 0,7 0,9 0,6 0,8 0,6 0,7
72 0,7 0,9 0,6 0,7 0,5 0,7
74 0,6 0,7 0,6 0,8 0,5 0,6
76 0,6 0,7 0,4 0,6 0,4 0,5
78 0,5 0,6 0,4 0,6 0,4 0,5
80 0,4 0,6 0,3 0,5 0,3 0,4
82 0,4 0,6 0,3 0,4 0,2 0,3
84 0,2 0,4 0,3 0,4 0,2 0,3
86 0,2 0,3 0,2 0,3 0,1 0,2
88 0,2 0,3 0,2 0,2 0,1 0,2
90 0,1 0,2 0,1 0,2 0,1 0,1
92 0,1 0,1 0,0 0,1 0,0 0,1
94 0,1 0,1 0,0 0,1 0,0 0,1
96 0,0 0,1 0,0 0,1 0,0 0,0
98 0,0 0,1 0,0 0,0 0,0 0,0
100 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
102 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
104 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
106 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
108 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
110 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
112 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
  • Note : ici trois pyramides sont superposées : à la pyramide de la population du Nord Grande-Terre en 2013 s’ajoute les «profils» de sa population en 2008 représentée par un trait gris et en 1999 par un trait orange.
  • Lecture : les âges sont placés sur l’axe vertical. Les effectifs des hommes sont représentés à gauche, ceux des femmes à droite. La longueur des barres correspond à la proportion d’hommes et femmes de chaque classe d’âge biennale.
  • Source : Recensements de la population 1999, 2008, 2013 (exploitations principales).

Figure 3 – La classe d’âges des 16-30 ans ne se creuse plus entre 2008 et 2013Évolution de la pyramide des âges biennale de la CANGT entre 1999 et 2013 (en %)

Figure 4 – L’agriculture et l’industrie agroalimentaire, moteurs économiques du territoireIndices de spécificité sectorielle de la CANGT par rapport au reste de la Guadeloupe

  • Source : Recensement de la population 2013 (exploitation complémentaire).

Lecture : la proportion d’emplois relevant de l’agriculture est trois fois plus élevée au sein de la CANGT que dans le reste de la Guadeloupe.

Figure 5 – Un emploi dynamique entre 2008 et 2013, excepté dans la constructionDynamisme et performance sectoriels (selon l’emploi) par rapport au reste de la Guadeloupe entre 2008 et 2013 (en %)

Un emploi dynamique entre 2008 et 2013, excepté dans la construction
Performance face au référentiel Dynamisme Effectif
Agriculture 27,0 15,8 0,09265121
Industrie agroalimentaire 29,6 40,6 0,05449568
Autres industries 19,3 17,0 0,03952434
Construction -16,2 -18,0 0,07545556
Commerce 31,8 27,2 0,11480879
Transport-entreposage 0,0 1,6 0,03695782
Hébergement-restauration -5,1 -0,4 0,01993327
Information-communication 1,6 3,0 0,00479083
Activités financières et assurance 20,8 20,2 0,0162546
Activités immobilières 6,3 7,8 0,00590299
Activités spéc. scientifiq & techniq. et soutien 1,1 6,2 0,0171101
Activités de soutien -16,6 -2,8 0,03345025
Administration publique 26,8 30,0 0,11951407
Enseignement 53,8 32,2 0,15159552
Santé et social 25,7 64,0 0,14535033
Autres activités de service 24,7 12,8 0,0722
  • Note : la couleur des bulles indique la spécificité des secteurs de l’agglomération étudiée vis-à-vis du reste de la Guadeloupe : le secteur est spécifique si son poids dans la CA est au minimum 1,1 fois supérieur au poids du secteur pour le reste de la Guadeloupe, il est sous-spécifique si son poids est 0,9 fois moindre que celui du reste de la Guadeloupe (vert : spécifique ; rouge : sous-spécifique ; gris : moyennement spécifique).
  • La taille des bulles représente le poids du secteur dans la Communauté d’Agglomération étudiée en fin de période. La position des bulles selon l’axe vertical indique l’évolution annuelle de l’emploi dans le territoire étudié, soit son dynamisme. L’axe horizontal indique le gain ou la perte d’emplois par rapport au reste de la Guadeloupe, soit sa performance.
  • Lecture : le secteur de l’enseignement est spécifique pour la CANGT, son poids est 1,5 fois plus élevé que celui du reste de la Guadeloupe en 2013. Entre 2008 et 2013, le secteur a été dynamique (progression de 32 emplois par an) et performant (54 emplois de plus annuellement par rapport à une évolution semblable au reste de la Guadeloupe).
  • Sources : Recensements de la population 2008 et 2013 (exploitations complémentaires au lieu de travail).

Figure 5 – Un emploi dynamique entre 2008 et 2013, excepté dans la constructionDynamisme et performance sectoriels (selon l’emploi) par rapport au reste de la Guadeloupe entre 2008 et 2013 (en %)

Sources

L’Insee Antilles-Guyane, la Préfecture et la Région réalisent, dans le cadre d’un partenariat, des diagnostics pour chacun des six EPCI de Guadeloupe. Ils visent à mettre en évidence les caractéristiques du territoire, sous les angles économiques et sociodémographiques.

Les résultats sont majoritairement issus de l’exploitation du kit Synthèses Locales version 16.2 de l’INSEE. Les principales sources sont :

- Recensements de la population (exploitations principale et complémentaire) ;

- État civil ;

- Sirène ;

- DADS ;

- CLAP ;

- CNAF.

Définitions

L’indice de vieillissement rapporte la population de 65 ans et plus à la population de moins de 20 ans.

Le taux d’activité est le rapport entre le nombre de personnes en activité (emploi ou chômage) et la population totale parmi les 15-64 ans.

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre de personnes actives (en emploi ou au chômage) parmi les 15-64 ans.

Le taux de dépendance décisionnel est le rapport entre les postes des établissements implantés dans la zone dépendant de centres de décision extérieurs à cette zone et le total des postes de la zone. Ce taux est compris entre 0 et 100 %.

Un ménage, au sens du recensement de la population, désigne l’ensemble des personnes qui partagent la même résidence principale, sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté. Un ménage peut être constitué d’une seule personne. Il y a égalité entre le nombre de ménages et le nombre de résidences principales.

Une famille, au sens du recensement de la population, est la partie d’un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée : soit d’un couple vivant au sein d’un ménage sans enfant, soit d’un couple vivant au sein d’un ménage avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage ; soit d’un adulte isolé avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage (famille monoparentale).

Pour en savoir plus

Dans les DOM, l’activité et l’emploi stagnent depuis dix ans, Insee Analyses Guadeloupe n° 4 – avril 2015.

Le tourisme à la Guadeloupe, IEDOM – Note expresse n° 305 – janvier 2015

Un emploi sur cinq dans les fonctions métropolitaines en Guadeloupe, Insee Analyses n° 3 – janvier 2015.

L’économie sociale en Guadeloupe, Insee Dossier n° 3 – Janvier 2015.

Érosion de la population entre 2007 et 2012 en Guadeloupe, Insee Dossier n° 4 – décembre 2014.

Le noyau dur de la population active aux Antilles Guyane, Insee Analyses Guadeloupe n° 1 – juin 2014.