Aires urbaines en Occitanie : deux grands réseaux adossés

Sylvain Alasset, Vincent Ance (aua/T) ; Philippe Duprat, Séverine Pujol, Bernard Nozières (Insee)

En Occitanie, 24 grandes aires urbaines constituent de véritables pôles économiques d’influence locale mais n’en demeurent pas moins interdépendantes : elles sont reliées les unes aux autres par de nombreux échanges, formant ainsi de vastes réseaux qui s’étendent au-delà des limites régionales. Parmi les nombreux flux existants entre ces aires, cinq sont retenus comme marqueurs essentiels de leur fonctionnement en réseau. Quatre concernent la mobilité des personnes : les déplacements domicile-travail de l’ensemble des actifs et des cadres des fonctions métropolitaines, les migrations résidentielles de l’ensemble des personnes et des seuls étudiants. Un cinquième flux concerne les entreprises et porte sur les transferts d’établissements.

Les deux principaux réseaux, constitués autour de Toulouse et Montpellier, restent largement indépendants l’un de l’autre, quel que soit le flux étudié. Le cœur réseau organisé autour de Toulouse se compose de 13 aires urbaines et compte 2 millions d’habitants. Celui constitué autour de Montpellier comporte 7 aires urbaines pour 1,3 million d’habitants. Perpignan constitue un troisième réseau, de taille nettement plus réduite. Certaines grandes aires urbaines sont soit rattachées à d’autres réseaux en dehors de la région, soit « tiraillées » entre les deux principaux cœurs de réseaux, soit fonctionnent de manière autonome. Afin d’avoir une approche globale de l’organisation fonctionnelle des territoires de l’Occitanie, le périmètre de l’étude est étendu aux trois régions limitrophes et aux 92 aires urbaines qu’elles englobent.

L’originalité de cette étude réside dans le fait qu’au-delà de la présentation des réseaux, on s’attache à en décrire la construction.

Insee Dossier Occitanie
No 3
Paru le : 14/02/2017
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Synthèse

Plus adossés qu’entrelacés, deux grands réseaux d’aires urbaines témoignent de liens territoriaux forts en Occitanie. Le premier, reliant l’aire urbaine de Toulouse aux villes moyennes proches, rayonne dans un vaste ensemble qui déborde en Nouvelle-Aquitaine et se caractérise, notamment, par des liens préférentiels avec les aires d’Agen et de Villeneuve-sur-Lot. Le deuxième, articulé autour de l’aire urbaine de Montpellier, nourrit des liens importants en son sein plus intenses que ceux du système toulousain. Relativement autonome, ce réseau essentiellement languedocien s’étire jusqu’à Perpignan et s’accroche de manière privilégiée à celui de Marseille-Aix.

Insee Dossier Occitanie
Paru le : 14/02/2017