324 200 habitants en Corse au 1er janvier 2014

Antonin Bretel, Insee

Avec 324 220 habitants au 1er janvier 2014, la population de la Corse augmente en moyenne de 1,2 % par an depuis 2009, soit une hausse deux fois supérieure au taux national. Cette croissance concerne la quasi-totalité du territoire insulaire. Elle est la plus marquée pour les grandes communes situées en dehors d’une aire urbaine, alors que les plus petites d’entre elles sont les seules à perdre des habitants.

18 550 personnes supplémentaires en Corse depuis 2009

Au 1er janvier 2014, 324 220 habitants résident en Corse. Avec 18 550 personnes en plus depuis 2009, la population de l'île croît de 6,0 % sur cinq ans, ce qui représente une croissance annuelle moyenne de 1,2 %. Cette hausse est nettement supérieure à celle de la population de la France métropolitaine (2,5 % sur cinq ans, soit une évolution annuelle moyenne de 0,5 %).

Les départements corses dans le peloton de tête des croissances départementales

Le département de la Haute-Corse est le plus peuplé des deux départements insulaires, avec une population de 172 560 habitants au 1er janvier 2014 contre 151 650 habitants en Corse-du-Sud. La croissance démographique est toutefois plus élevée en Corse-du-Sud, avec une hausse annuelle moyenne de 1,4 % entre 2009 et 2014 contre 1,0 % pour la Haute-Corse (figure 1).

Néanmoins, certains départements du continent enregistrent des évolutions de population supérieures sur la période. En termes de croissance de population, la Corse-du-Sud se place à la troisième place et la Haute-Corse à la treizième place parmi les 96 départements métropolitains. En tête du podium se trouvent la Haute-Savoie et L’Hérault.

Figure 1 – Évolution de la population des départements entre 2009 et 2014

Évolution de la population des départements entre 2009 et 2014
Code département Libellé département % par an
01 Ain 1,24
02 Aisne 0
03 Allier 0
04 Alpes-de-Haute-Provence 0,27
05 Hautes-Alpes 0,59
06 Alpes-Maritimes 0,08
07 Ardèche 0,56
08 Ardennes -0,25
09 Ariège 0,19
10 Aube 0,31
11 Aude 0,64
12 Aveyron 0,11
13 Bouches-du-Rhône 0,39
14 Calvados 0,31
15 Cantal -0,24
16 Charente 0,13
17 Charente-Maritime 0,66
18 Cher -0,05
19 Corrèze -0,17
21 Côte-d'Or 0,27
22 Côtes-d'Armor 0,33
23 Creuse -0,49
24 Dordogne 0,21
25 Doubs 0,36
26 Drôme 0,66
27 Eure 0,53
28 Eure-et-Loir 0,39
29 Finistère 0,27
2A Corse-du-Sud 1,42
2B Haute-Corse 0,98
30 Gard 0,95
31 Haute-Garonne 1,37
32 Gers 0,37
33 Gironde 1,24
34 Hérault 1,42
35 Ille-et-Vilaine 1,1
36 Indre -0,53
37 Indre-et-Loire 0,52
38 Isère 0,77
39 Jura -0,05
40 Landes 1,09
41 Loir-et-Cher 0,35
42 Loire 0,3
43 Haute-Loire 0,31
44 Loire-Atlantique 1,25
45 Loiret 0,49
46 Lot 0,01
47 Lot-et-Garonne 0,21
48 Lozère -0,21
49 Maine-et-Loire 0,63
50 Manche 0,09
51 Marne 0,16
52 Haute-Marne -0,5
53 Mayenne 0,14
54 Meurthe-et-Moselle 0,03
55 Meuse -0,26
56 Morbihan 0,69
57 Moselle 0
58 Nièvre -0,61
59 Nord 0,24
60 Oise 0,42
61 Orne -0,31
62 Pas-de-Calais 0,15
63 Puy-de-Dôme 0,47
64 Pyrénées-Atlantiques 0,51
65 Hautes-Pyrénées -0,06
66 Pyrénées-Orientales 0,9
67 Bas-Rhin 0,33
68 Haut-Rhin 0,31
69 Rhône 1,07
70 Haute-Saône -0,07
71 Saône-et-Loire 0,04
72 Sarthe 0,27
73 Savoie 0,76
74 Haute-Savoie 1,53
75 Paris -0,12
76 Seine-Maritime 0,12
77 Seine-et-Marne 0,96
78 Yvelines 0,2
79 Deux-Sèvres 0,39
80 Somme 0,07
81 Tarn 0,55
82 Tarn-et-Garonne 1,09
83 Var 0,61
84 Vaucluse 0,52
85 Vendée 1,12
86 Vienne 0,33
87 Haute-Vienne 0,07
88 Vosges -0,35
89 Yonne -0,09
90 Territoire de Belfort 0,26
91 Essonne 0,98
92 Hauts-de-Seine 0,46
93 Seine-Saint-Denis 0,72
94 Val-de-Marne 0,7
95 Val-d'Oise 0,62
  • Source : Insee, Recensement de la population 2014

Figure 1 – Évolution de la population des départements entre 2009 et 2014

Une croissance partout sauf dans les petites communes rurales

Les deux grandes agglomérations de l’île ont une croissance démographique différente. En effet, le pôle urbain d’Ajaccio, passant de 64 300 à 68 600 habitants entre les 1er janvier 2009 et 2014, est en hausse de 1,3 % par an. Il se positionne ainsi au-dessus de la moyenne corse. Le pôle urbain de Bastia, avec 66 900 habitants en 2014, enregistre quant à lui une hausse annuelle plus modérée de 0,6 %, deux fois inférieure à la moyenne de la région. Ce pôle urbain est porté par les communes du Sud de Bastia. En effet la commune de Bastia a perdu des habitants sur la période.

Les territoires urbains qui gagnent de nombreux habitants sont surtout les couronnes de ces deux grands pôles puisque 5 400 personnes s'y sont installées en cinq ans, soit une croissance annuelle de 1,8 %, nettement supérieure à la moyenne régionale. Ces communes en périphérie des villes sont attractives pour les personnes qui travaillent dans les pôles urbains et qui quittent les centres-villes pour des logements plus grands.

Les aires urbaines de Porto-Vecchio, Calvi, L’Île-Rousse, Propriano et, dans une moindre mesure, Ghisonaccia et Corte sont aussi des territoires attractifs. Depuis 2009, ils enregistrent une hausse importante de population, de l’ordre de 3 900 personnes, soit + 1,5 % par an (figure 2).

Toutefois, la plus forte variation de population se situe dans les communes de plus de 1 000 habitants localisées hors influence d’un pôle urbain. Ces 18 communes affichent une croissance globale de 1,8 % par an, soit 2 970 habitants supplémentaires sur cinq ans. Cette hausse est particulièrement importante dans l’Extrême-Sud de l’île, à Lecci et à Figari, mais également à Cargèse.

Dans les petites communes hors aire urbaine, celles entre 500 et 1 000 habitants augmentent de 0,5 % en moyenne annuelle, avec 450 habitants de plus dans l’ensemble. En revanche, les communes de moins de 500 habitants continuent à perdre de la population, en baisse annuelle moyenne de 0,4 %, soit une perte globale de 300 habitants entre 2009 et 2014.

Figure 2 – Population des communes de Corse par type d’espace

Population des communes de Corse par type d’espace
Type d'espace Nombre de Communes Population au 01/01/14 Part de la population (en %) Variation annuelle moyenne entre 2009 et 2014 (en %)
Hors aires urbaines (>=1 000 hab) 18 34 482 10,6 1,82
Couronne Bastia 47 28 134 8,7 1,81
Couronne Ajaccio 52 35 897 11,1 1,75
Autres Aires Urbaines 45 56 399 17,4 1,45
Pôle Urbain Ajaccio 1 68 587 21,2 1,30
Pôle Urbain Bastia 7 66 863 20,6 0,55
Hors aires urbaines (500-1 000 hab) 17 19 859 6,1 0,46
Hors aires urbaines (<500 hab) 173 13 994 4,3 -0,42
Total Corse 360 324 215 100,0 1,18
  • Source : Insee, Recensement de la population 2014

Encadré

Les communes de plus de 1 000 habitants : une forte hausse de population

En Corse, 57 communes comptent plus de 1 000 habitants au 1er janvier 2014. Elles étaient 53 en 2009. L’augmentation du nombre de ces grandes communes est une constante depuis de nombreuses années. En 1968, seules 23 communes comptaient plus de 1 000 habitants.

Ces communes concentrent à elles seules 81 % de la population insulaire. Si on y ôte Ajaccio et Bastia, elles abritent quand même 47 % des habitants. Elles sont localisées quasi-exclusivement sur les façades littorales et/ou le long des grands axes routiers (figure 3). Ces sont des communes qui sont hors influence des grands pôles urbains (Cargèse, Aleria…), ou bien situées dans les grandes aires urbaines de l'île (Borgo, Bastelicaccia…) ou encore des communes pôles de petites aires urbaines (Calvi, Propriano…).

Les communes de plus de 1 000 habitants sont en outre implantées selon quatre polarités principales : le pays ajaccien et sa rive sud, la périphérie de Bastia avec en particulier son développement vers le Sud, la Balagne et l'Extrême-Sud de l'île. Ces communes sont particulièrement attractives. Hors Ajaccio et Bastia, elles affichent une croissance démographique annuelle globale de 1,8 % sur cinq ans.

Seules cinq communes de plus de 1 000 habitants enregistrent une baisse de leur population entre 2009 et 2014 : Calvi, Lumio, Saint-Florent, Santa-Maria-Di-Lota et Olmeto.

Figure 3 – Répartition des communes de plus de 1 000 habitants en 2014 (hors Ajaccio et Bastia) et évolution de leur population depuis 2009

  • Source : Insee, Recensement de la population 2014

Pour en savoir plus

« La prédominance démographique des plus grandes communes s'atténue », Insee Focus n° 74, janvier 2017

« 1982-2011 : 30 ans de démographie en Corse », Quant’île n° 26, janvier 2014,