L'éclaircie se confirme en ACAL début 2016

Dorothée Ast, Pierre-Yves Berrard, Nicolas Deboudt, Olivier Serre, Brigitte Vienneaux, Insee

En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, les signes d'amélioration du marché du travail observés fin 2015 se confirment au premier trimestre 2016. L’emploi salarié marchand continue d'augmenter légèrement, soutenu par les services marchands hors intérim. Le recul de l'emploi dans l’industrie et dans la construction s'atténue quelque peu, tandis que l'intérim repart à la baisse après une nette hausse en 2015. Le taux de chômage diminue encore légèrement et s’établit à 10 %. Le nombre de demandeurs d’emploi recule quelque peu.

Le début d'année 2016 est favorable au tourisme. Les hôteliers de la région enregistrent une hausse de fréquentation plus marquée qu'au niveau national.

Les créations d'entreprises augmentent au premier trimestre 2016.

Dans le secteur de la construction, la conjoncture reste plus difficile qu'au niveau national, et l'amorce d’une reprise se fait encore attendre. Les exportations de la région sont en retrait par rapport à début 2015.

En France, l’activité a été très dynamique au premier trimestre (+ 0,6 %). La croissance resterait solide jusqu'à la fin de l'année (+ 0,3 % au deuxième trimestre, puis + 0,4 % et + 0,3 %).

Insee Conjoncture Grand Est
No 04
Paru le : 22/07/2016

Emploi salarié : l’amélioration se confirme

En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (ACAL), l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands progresse à nouveau légèrement au premier trimestre 2016 (+ 0,1 %, soit 880 créations nettes d’emplois) après la hausse observée fin 2015 (+ 0,2 %). L’amélioration est plus sensible (+ 0,3 %) au niveau national (figure 1). L’emploi augmente dans la majorité des régions. Il est stable dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Bourgogne-Franche-Comté. Il diminue légèrement en Normandie (- 0,1 %).

L’emploi salarié progresse dans six des dix départements de la région ACAL. La hausse est particulièrement marquée dans le département des Vosges (+ 0,6 %), où les pertes d’emplois ont été particulièrement nombreuses ces dernières années. L’emploi est stable en Moselle. Il diminue dans les Ardennes (- 1,3 %), dans la Haute-Marne (- 0,8 %) et dans la Meuse (- 0,1 %).

Fin 2015, la hausse de l’emploi salarié en ACAL était due essentiellement à une forte augmentation de l’intérim. Début 2016, les services marchands hors intérim soutiennent l’emploi (+ 0,8 %, soit près de 3 600 créations nettes). L’hébergement et restauration (+ 1,4 %) et les autres activités de services (+ 1,6 %) notamment créent des emplois dans la région. La progression dans les services marchands hors intérim est un peu plus soutenue qu’au niveau national (+ 0,5 %).

Dans le commerce, l’emploi augmente légèrement en ACAL (+ 0,1 %, soit environ 140 créations nettes) (figure 2). La hausse est plus marquée au niveau national (+ 0,3 %). L’emploi progresse en Moselle (+ 0,6 %), dans le Bas-Rhin (+ 0,3 %), les Vosges (+ 0,2 %) et le Haut-Rhin (+ 0,1 %). Il diminue dans les six autres départements de la région.

Dans l’industrie, le recul de l’emploi se poursuit (- 0,3 %, soit 1 100 suppressions nettes d’emplois), à un rythme moins soutenu toutefois que fin 2015 (- 0,5 %). L’emploi industriel diminue aussi au niveau national (- 0,3 %). En ACAL, l’emploi baisse particulièrement dans le secteur de la cokéfaction et du raffinage, des industries extractives, de l’énergie, eau, gestion des déchets et dépollution (- 0,8 %), dans l’industrie agro-alimentaire (- 0,4 %) et dans la fabrication d’autres produits industriels (- 0,3 %). Tous les départements de la région sont concernés par le recul de l’emploi industriel, à l’exception de la Meuse (+ 0,3 %) et du Bas-Rhin (+ 0,1 %).

Dans la construction également, l’emploi continue de diminuer (- 0,2 %, soit environ 240 pertes nettes) en ACAL, mais moins fortement qu’au cours des trimestres précédents. Au niveau national, il se stabilise dans ce secteur. L’emploi dans la construction diminue dans la majorité des départements d’ACAL. Il progresse toutefois en Meurthe-et-Moselle (+ 0,5 %), dans le Bas-Rhin (+ 0,4 %) et dans la Marne (+ 0,2 %).

Dans l’intérim, l’emploi repart à la baisse en ACAL après une forte progression au cours de l’année 2015 (figure 3). Il diminue de 2,8 % (soit 1 500 pertes nettes d’emplois). C’est la plus forte baisse des régions de France métropolitaine. Au niveau national, l'intérim progresse très légèrement (+ 0,3 %). L'emploi intérimaire diminue dans la majorité des départements d'ACAL. Le département des Ardennes notamment contribue fortement à cette baisse (- 27 %, soit 650 pertes nettes). En revanche, l'intérim progresse dans les Vosges (+ 8,0 %) et dans la Meuse (+ 0,7 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,9 100,07
T3 2005 99,7 100,18
T4 2005 99,57 100,34
T1 2006 99,51 100,45
T2 2006 99,86 101
T3 2006 100,02 101,36
T4 2006 99,63 101,46
T1 2007 100,33 102,26
T2 2007 100,28 102,5
T3 2007 100,37 102,82
T4 2007 100,33 103,03
T1 2008 100,71 103,35
T2 2008 100,32 102,91
T3 2008 99,61 102,63
T4 2008 98,47 101,82
T1 2009 96,84 100,78
T2 2009 96,1 100,3
T3 2009 95,91 100,05
T4 2009 95,86 100,12
T1 2010 95,71 100,02
T2 2010 95,4 100,05
T3 2010 95,69 100,31
T4 2010 95,94 100,52
T1 2011 96,13 100,8
T2 2011 96,26 101,05
T3 2011 95,9 100,99
T4 2011 95,71 100,95
T1 2012 95,48 100,97
T2 2012 94,98 100,82
T3 2012 94,65 100,61
T4 2012 94,16 100,35
T1 2013 93,92 100,34
T2 2013 93,54 100,02
T3 2013 93,4 100,22
T4 2013 93,28 100,34
T1 2014 93,09 100,19
T2 2014 92,89 100,19
T3 2014 92,33 99,88
T4 2014 92,22 99,97
T1 2015 91,96 99,9
T2 2015 91,85 100,15
T3 2015 91,89 100,38
T4 2015 92,08 100,68
T1 2016 92,14 100,94
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,68 99,31 100,16 100,17
T3 2005 101,33 98,68 100,01 99,98
T4 2005 102,02 97,98 100,11 99,95
T1 2006 102,49 97,36 100,3 99,79
T2 2006 103,83 96,81 100,67 99,77
T3 2006 104,79 96,15 101,06 100,1
T4 2006 105,91 95,32 100,91 99,99
T1 2007 106,57 94,99 101,39 100,56
T2 2007 106,93 94,41 101,78 100,99
T3 2007 107,76 93,92 102,5 101,79
T4 2007 108,77 93,55 102,53 101,72
T1 2008 109,7 92,94 103,06 102,1
T2 2008 110 92,5 103,09 102,06
T3 2008 110,24 91,6 103,08 101,88
T4 2008 109,19 90,67 103,07 101,79
T1 2009 107,68 89,18 102,42 101,13
T2 2009 106,7 87,67 102,14 100,62
T3 2009 105,7 86,51 102,07 100,02
T4 2009 104,94 85,41 102,18 100
T1 2010 104,64 84,36 102,13 99,68
T2 2010 104,17 83,6 101,94 99,48
T3 2010 103,73 82,89 102,42 99,39
T4 2010 103,67 82,51 102,61 99,49
T1 2011 103,65 82,31 102,88 99,64
T2 2011 103,11 82,28 103,2 99,76
T3 2011 102,43 81,95 103,07 99,69
T4 2011 102,08 81,69 103,26 99,81
T1 2012 102,52 81,27 103,18 99,8
T2 2012 102,17 81,08 102,79 99,82
T3 2012 101,63 80,93 102,8 99,89
T4 2012 100,69 80,58 102,47 99,33
T1 2013 99,63 79,96 102,43 99,2
T2 2013 99,18 79,39 102,08 98,68
T3 2013 99,16 78,9 101,88 98,25
T4 2013 98,43 78,6 101,91 98,13
T1 2014 97,55 78,4 101,81 97,79
T2 2014 96,63 78,07 101,63 97,66
T3 2014 94,95 77,58 101,49 97,39
T4 2014 94,06 77,27 101,32 97,32
T1 2015 93,17 76,93 101,31 97,24
T2 2015 92,29 76,5 101,36 97,2
T3 2015 91,68 76,19 101,54 97,33
T4 2015 91,25 75,85 101,61 97,32
T1 2016 91,05 75,59 102,15 97,37
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,66 99,86
T3 2005 100,2 101,93
T4 2005 99,89 102,6
T1 2006 99,7 101,7
T2 2006 104,77 107,36
T3 2006 106,49 107,31
T4 2006 103,35 105,31
T1 2007 114,76 114,94
T2 2007 112,46 112,47
T3 2007 107,42 110,87
T4 2007 106,94 109,72
T1 2008 111,76 114,35
T2 2008 105,21 106,28
T3 2008 94,98 99,93
T4 2008 77,83 86,9
T1 2009 62,59 73,86
T2 2009 62,48 75,59
T3 2009 69,95 79,59
T4 2009 77,35 84,27
T1 2010 83,28 88,79
T2 2010 85,07 93,33
T3 2010 92,3 97,12
T4 2010 98,91 100,81
T1 2011 101,45 101,31
T2 2011 101,81 101,53
T3 2011 99,05 100,54
T4 2011 95 96,4
T1 2012 92,99 95,18
T2 2012 88,13 91,82
T3 2012 82,61 88,16
T4 2012 80,03 85,7
T1 2013 81,96 88,45
T2 2013 82,86 87,21
T3 2013 85,99 89,11
T4 2013 86,45 91,06
T1 2014 86,74 89,18
T2 2014 88,9 91,33
T3 2014 84,81 87,84
T4 2014 88,55 90,86
T1 2015 87,21 89,87
T2 2015 88,99 93,2
T3 2015 91,34 96,22
T4 2015 98,49 99,44
T1 2016 95,78 99,78
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Avertissement : L'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d'emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Recul du chômage

Au premier trimestre 2016, le taux de chômage au sens du BIT diminue de 0,1 point en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, pour s'établir à 10 % (figure 4). Cette baisse fait suite à une diminution de 0,3 point au trimestre précédent. Le taux de chômage de la région est légèrement supérieur à celui observé en France métropolitaine (9,9 %, stable par rapport au quatrième trimestre 2015).

Le chômage recule dans les Vosges (- 0,2 point), dans la Marne, en Meurthe-et-Moselle et en Moselle (- 0,1 point). Il augmente légèrement dans la Meuse (+ 0,1 point). Il est inchangé dans les autres départements d'ACAL.

La zone d'emploi de Saint-Dié-des-Vosges reste de loin la plus touchée (13,8 %), malgré une baisse de 0,3 point (figure 4b). Le chômage diminue également de manière sensible dans les zones d'emploi de Neufchâteau, de Metz, de Forbach et d’Épernay (- 0,2 point). À l'inverse, il s'accroît dans les zones de Chaumont-Langres, de Sélestat, de Saint-Louis, de Bar-le-Duc, de Vitry-le-François-Saint-Dizier (+ 0,1 point) et surtout de Verdun (+ 0,2 point).

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine France métropolitaine
T1 2005 8,0 8,3
T2 2005 8,2 8,4
T3 2005 8,5 8,6
T4 2005 8,6 8,7
T1 2006 8,8 8,7
T2 2006 8,7 8,6
T3 2006 8,6 8,5
T4 2006 8,0 8,0
T1 2007 8,0 8,1
T2 2007 7,7 7,8
T3 2007 7,6 7,6
T4 2007 7,2 7,1
T1 2008 6,8 6,8
T2 2008 7,0 7,0
T3 2008 7,1 7,1
T4 2008 7,4 7,4
T1 2009 8,5 8,2
T2 2009 9,2 8,8
T3 2009 9,1 8,8
T4 2009 9,3 9,1
T1 2010 9,1 9,0
T2 2010 9,0 8,9
T3 2010 8,9 8,8
T4 2010 8,8 8,8
T1 2011 8,7 8,8
T2 2011 8,6 8,7
T3 2011 8,8 8,8
T4 2011 9,0 9,0
T1 2012 9,2 9,1
T2 2012 9,4 9,3
T3 2012 9,5 9,4
T4 2012 9,9 9,7
T1 2013 10,2 10,0
T2 2013 10,3 10,0
T3 2013 10,2 9,9
T4 2013 9,9 9,8
T1 2014 10,0 9,8
T2 2014 10,0 9,8
T3 2014 10,2 10,0
T4 2014 10,3 10,1
T1 2015 10,2 10,0
T2 2015 10,3 10,1
T3 2015 10,4 10,2
T4 2015 10,1 9,9
T1 2016 10,0 9,9
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Figure_4b – Taux de chômage par zone d’emploi

  • Note : données provisoires pour le premier trimestre 2016.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Légère baisse du nombre de demandeurs d’emploi

En ACAL, 460 100 demandeurs d'emploi de catégorie A, B et C sont inscrits à Pôle emploi fin mars 2016. Leur nombre est en diminution de 0,3 % par rapport à décembre 2015, après une hausse de 0,3 % entre septembre et décembre 2015. La tendance est la même en France métropolitaine (- 0,4 %).

Le nombre des demandeurs d'emploi n'ayant eu aucune activité (catégorie A) baisse de manière plus importante (- 1,1 %). Ils constituent les deux tiers des demandeurs de catégorie A, B et C. Comme au trimestre précédent, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A de moins de 50 ans est en repli (- 2,0 % pour les moins de 25 ans et - 1,3 % pour les 25-49 ans). La hausse du nombre de demandeurs d'emploi âgés de 50 ans ou plus s'interrompt, après une augmentation de près de 8 % au cours de l'année 2015.

Dans la région ACAL, 53 600 offres d'embauche ont été collectées à Pôle emploi au cours du premier trimestre 2016. Après deux trimestres consécutifs de hausse, les offres sont en baisse de 3,4 %.

Construction : une conjoncture plus difficile qu’au niveau national

En ACAL, 21 900 logements ont été autorisés à la construction entre avril 2015 et mars 2016. Ce nombre est en recul de 9,6 % par rapport à la même période un an auparavant, alors qu'au niveau national il augmente de 8,2 % (figure 5). Sur la période récente toutefois, le nombre de logements autorisés dans la région augmente, comme au niveau national. Il progresse dans les départements de la Moselle, de la Meurthe-et-Moselle, des Vosges et du Bas-Rhin. La hausse du nombre de logements autorisés en ACAL s’explique surtout par une progression pour les logements collectifs.

Par ailleurs, 20 900 logements ont été commencés dans la région entre avril 2015 et mars 2016. Ce nombre diminue (- 8,4 %) par rapport à la même période de l’année précédente (figure 6). Le nombre de mises en chantier diminue dans tous les départements, hormis la Marne et le Haut-Rhin. Il est divisé par deux dans les Ardennes et baisse sensiblement dans les Vosges, dans l'Aube, dans la Meuse et en Haute-Marne. Au niveau national, le nombre de mises en chantier augmente (+ 3,4 %). Sur la période récente, le nombre de logements commencés reste orienté à la baisse en ACAL, alors qu’il progresse au niveau national. Le nombre de mises en chantier diminue surtout pour les logements collectifs dans la région.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 101,93 101,51
avril 2005 100,55 102,29
mai 2005 101,65 102,78
juin 2005 103,58 104,17
juil. 2005 103,31 105,05
août 2005 102,48 105,5
sept. 2005 106,34 106,35
oct. 2005 107,16 106,5
nov. 2005 108,54 106,97
déc. 2005 109,37 108,38
janv. 2006 110,74 109,42
févr. 2006 112,4 110,69
mars 2006 113,22 112,42
avril 2006 115,7 113,4
mai 2006 116,25 114,81
juin 2006 116,53 115,55
juil. 2006 119,01 116,39
août 2006 119,28 117,06
sept. 2006 117,36 116,57
oct. 2006 118,73 118
nov. 2006 116,8 118,96
déc. 2006 116,25 118,49
janv. 2007 114,6 117,9
févr. 2007 113,5 117,92
mars 2007 114,05 118,39
avril 2007 112,67 117,86
mai 2007 113,5 117,55
juin 2007 113,5 116,8
juil. 2007 115,7 117
août 2007 114,88 116,82
sept. 2007 114,88 116,53
oct. 2007 115,7 115,79
nov. 2007 114,6 113,69
déc. 2007 112,67 112,44
janv. 2008 111,29 112,22
févr. 2008 109,09 111,89
mars 2008 107,99 110,28
avril 2008 108,26 109,5
mai 2008 106,61 108,32
juin 2008 104,13 106,11
juil. 2008 99,72 103,66
août 2008 98,62 101,23
sept. 2008 96,69 99,67
oct. 2008 95,59 97,49
nov. 2008 94,77 95,63
déc. 2008 93,11 92,83
janv. 2009 92,29 90,05
févr. 2009 89,53 86,45
mars 2009 87,6 83,57
avril 2009 84,02 81,3
mai 2009 80,44 78,65
juin 2009 78,24 76,73
juil. 2009 79,34 75,6
août 2009 78,79 74,74
sept. 2009 77,13 74,11
oct. 2009 74,93 73,21
nov. 2009 74,38 73,38
déc. 2009 76,58 74,09
janv. 2010 76,31 74,74
févr. 2010 77,96 76,48
mars 2010 78,24 78,99
avril 2010 80,44 80,94
mai 2010 82,92 83,02
juin 2010 84,57 85,37
juil. 2010 82,92 87,56
août 2010 83,2 88,9
sept. 2010 84,3 90,44
oct. 2010 84,85 91,09
nov. 2010 84,85 91,6
déc. 2010 82,64 92,81
janv. 2011 83,2 94,32
févr. 2011 83,75 94,52
mars 2011 85,95 94,01
avril 2011 87,05 93,93
mai 2011 89,53 95,42
juin 2011 88,43 95,77
juil. 2011 89,81 96,34
août 2011 91,46 97,59
sept. 2011 92,84 99,35
oct. 2011 93,11 100,04
nov. 2011 95,87 101,12
déc. 2011 98,07 102,17
janv. 2012 99,72 101,98
févr. 2012 101,38 102,15
mars 2012 99,45 101,86
avril 2012 98,62 102,19
mai 2012 95,87 100,76
juin 2012 95,87 100,37
juil. 2012 95,87 99,53
août 2012 94,77 99,61
sept. 2012 96,42 97,59
oct. 2012 94,21 97,04
nov. 2012 91,46 96,02
déc. 2012 87,6 94,3
janv. 2013 87,88 94,48
févr. 2013 87,88 96
mars 2013 88,98 96,53
avril 2013 87,33 94,97
mai 2013 86,23 92,99
juin 2013 83,75 91,25
juil. 2013 80,17 89,25
août 2013 76,58 86,35
sept. 2013 72,73 84,74
oct. 2013 70,8 84,23
nov. 2013 71,63 83,39
déc. 2013 71,9 82,61
janv. 2014 67,77 80,51
févr. 2014 65,29 77,42
mars 2014 65,84 76,36
avril 2014 65,29 75,19
mai 2014 67,49 75,21
juin 2014 67,22 75,15
juil. 2014 70,8 75,44
août 2014 71,9 75,23
sept. 2014 73,28 75,42
oct. 2014 74,1 74,4
nov. 2014 72,18 73,54
déc. 2014 72,18 73,38
janv. 2015 71,63 72,97
févr. 2015 69,42 72,42
mars 2015 66,94 71,54
avril 2015 66,94 72,09
mai 2015 63,09 71,6
juin 2015 62,81 72,33
juil. 2015 60,88 72,11
août 2015 61,43 72,72
sept. 2015 59,5 73,09
oct. 2015 59,5 73,38
nov. 2015 60,61 74,85
déc. 2015 59,5 75,7
janv. 2016 60,06 76,05
févr. 2016 62,26 77,09
mars 2016 60,61 76,95
avril 2016 62,26 77,79
mai 2016 63,91 79,4
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,7 100,44
mars 2005 101,3 101,6
avril 2005 102,28 102,22
mai 2005 104,23 104,47
juin 2005 104,89 105,5
juil. 2005 105,54 105,82
août 2005 105,86 106,49
sept. 2005 107,49 108,07
oct. 2005 108,47 109,18
nov. 2005 108,47 109,28
déc. 2005 108,47 110,64
janv. 2006 106,51 110,86
févr. 2006 107,82 111,53
mars 2006 109,77 112,31
avril 2006 112,7 113,43
mai 2006 114,98 113,77
juin 2006 117,59 114,96
juil. 2006 119,54 115,35
août 2006 118,89 115,92
sept. 2006 119,54 115,7
oct. 2006 120,52 116,44
nov. 2006 122,15 117,42
déc. 2006 121,5 117,05
janv. 2007 121,82 117,08
févr. 2007 121,82 117,05
mars 2007 118,57 116,78
avril 2007 117,92 116,49
mai 2007 116,94 116,04
juin 2007 116,29 115,75
juil. 2007 116,29 117,3
août 2007 117,92 116,56
sept. 2007 115,31 116,49
oct. 2007 113,68 117
nov. 2007 111,73 116,36
déc. 2007 113,03 116,16
janv. 2008 113,03 115,89
févr. 2008 114,01 115,84
mars 2008 114,01 114,44
avril 2008 112,7 113,15
mai 2008 108,79 111,38
juin 2008 106,51 109,23
juil. 2008 104,56 106,32
août 2008 101,95 105,4
sept. 2008 100,98 103,36
oct. 2008 101,3 100,22
nov. 2008 97,72 96,99
déc. 2008 93,81 94,6
janv. 2009 91,53 91,31
févr. 2009 87,95 88,01
mars 2009 84,69 85,81
avril 2009 82,74 83,96
mai 2009 81,11 81,98
juin 2009 79,8 80,5
juil. 2009 79,8 80,53
août 2009 81,43 80,63
sept. 2009 82,08 79,37
oct. 2009 79,8 78,75
nov. 2009 81,11 80,16
déc. 2009 84,04 82,35
janv. 2010 84,36 82,45
févr. 2010 85,34 82,95
mars 2010 85,99 84,21
avril 2010 85,67 84,87
mai 2010 87,3 86,3
juin 2010 87,62 87,54
juil. 2010 89,58 88,2
août 2010 87,62 89,04
sept. 2010 87,3 91,44
oct. 2010 88,6 94,3
nov. 2010 90,88 96,84
déc. 2010 92,51 98,45
janv. 2011 93,49 99,8
févr. 2011 93,49 100,77
mars 2011 94,79 101,7
avril 2011 95,44 101,92
mai 2011 96,74 102,99
juin 2011 95,44 101,73
juil. 2011 92,51 101,26
août 2011 92,83 100,69
sept. 2011 91,21 100,2
oct. 2011 92,83 99,14
nov. 2011 93,49 100,99
déc. 2011 93,81 102,37
janv. 2012 93,16 101,8
févr. 2012 92,83 101,78
mars 2012 93,81 102,15
avril 2012 91,53 100,99
mai 2012 88,27 99,01
juin 2012 88,93 99,36
juil. 2012 89,25 98,99
août 2012 88,93 98,62
sept. 2012 88,27 97,14
oct. 2012 85,99 96,5
nov. 2012 83,71 92,74
déc. 2012 83,71 91,88
janv. 2013 84,04 92,2
févr. 2013 85,67 92,89
mars 2013 84,69 92,52
avril 2013 87,95 93,95
mai 2013 88,6 94,87
juin 2013 87,62 94,92
juil. 2013 86,32 94,72
août 2013 85,67 94,2
sept. 2013 86,97 94,08
oct. 2013 84,69 92,74
nov. 2013 82,74 91,73
déc. 2013 79,48 89,07
janv. 2014 77,85 88,38
févr. 2014 75,24 86,65
mars 2014 73,94 84,95
avril 2014 71,34 83,96
mai 2014 70,36 82,7
juin 2014 71,34 81,98
juil. 2014 70,36 81,69
août 2014 70,36 81,47
sept. 2014 69,38 80,8
oct. 2014 70,36 80,48
nov. 2014 71,34 80,53
déc. 2014 73,29 81,12
janv. 2015 74,27 80,63
févr. 2015 75,24 80,73
mars 2015 74,59 80,58
avril 2015 73,62 80,03
mai 2015 72,64 79,81
juin 2015 71,66 80,23
juil. 2015 72,64 80,03
août 2015 72,96 80,38
sept. 2015 72,31 81,27
oct. 2015 73,62 81,59
nov. 2015 72,31 81,76
déc. 2015 70,36 82,38
janv. 2016 69,38 82,75
févr. 2016 69,06 83,32
mars 2016 68,08 83,24
avril 2016 67,75 83,61
mai 2016 67,75 84,33
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Tourisme : un bon début d’année pour l’hôtellerie

Au cours du premier trimestre 2016, les hôtels de la région ACAL ont enregistré plus de 2,5 millions de nuitées. La fréquentation progresse fortement (+ 4,9 %) par rapport au premier trimestre 2015 (figure 7). En moyenne nationale, la hausse est moins marquée (+ 1,9 %).

Les nuitées générées par la clientèle étrangère, venue plus nombreuse, sont en forte augmentation (+ 7,4 %). Les touristes chinois notamment continuent de visiter la région, et plus particulièrement les départements les plus urbains. Ils ont généré près de 14 000 nuitées, soit 10,5 % de plus qu’au même trimestre de l’année précédente. Les clients français n’ont toutefois pas fait défaut, avec des nuitées en hausse de 4,0 %.

Une fois n’est pas coutume, l’hôtellerie indépendante (+ 7,3 %) s’en sort mieux que l’hôtellerie de chaîne (+ 2,7 %).

Hormis les Ardennes, tous les départements d’ACAL profitent, à des degrés divers, de l’embellie. En Moselle et dans la Meuse, la fréquentation hôtelière enregistre une belle progression (+ 10,4 %). La hausse est d’environ 6 % pour les hôtels de Meurthe-et-Moselle et du Bas-Rhin. Dans les Vosges, l’augmentation du nombre de nuitées hôtelières est plus modérée (+ 1,6 %), comparée aux très bons résultats enregistrés au premier trimestre 2015. Les hôteliers avaient en effet bénéficié d’une neige abondante sur cette période.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine France métropolitaine
T1 2011 3,643781023077112 2,2455296988236904
T2 2011 4,01357585226349 3,118357539041192
T3 2011 5,16183487772883 3,0256743767917547
T4 2011 4,844749519572486 4,643769783473398
T1 2012 1,5484742592135612 2,3624045764267207
T2 2012 -1,6369051852399732 -0,7817130068028603
T3 2012 -1,3672044867764832 -0,7592137658719297
T4 2012 0,6314752102040476 0,30393408277045164
T1 2013 2,703048445075534 -0,39239682185379654
T2 2013 3,0474631467218845 -0,7465023691316598
T3 2013 2,663475467657624 0,09029170044515399
T4 2013 2,993784131914873 -0,5644496415199138
T1 2014 -2,2142228422433665 -2,85235793715239
T2 2014 -0,1411731686780731 -0,7980936572239198
T3 2014 1,2090886558673934 -1,6063850425588522
T4 2014 0,5883777972927772 -0,7375650233675307
T1 2015 1,788815339739049 2,4484776357299944
T2 2015 0,9603790925724265 1,9306724791269951
T3 2015 0,06498166934999638 3,301374690924051
T4 2015 -1,3282235461641945 -1,2733203931827362
T1 2016 4,857924682562196 1,9023637524163426
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Hausse des créations d’entreprises

Dans la région, 7 980 entreprises ont été créées au premier trimestre 2016, soit 550 de plus qu'au trimestre précédent (+ 7,4 %) (figure 8). Le nombre de créations augmente plus qu'au niveau national (+ 5,1 %). Hors micro-entrepreneurs, les créations d’entreprises baissent légèrement (- 0,3 %), à contre-courant de la tendance observée en France métropolitaine (+ 1,6 %).

Par rapport au premier trimestre 2015, la hausse des créations est plus modérée (+ 2,7 %). L’évolution du nombre de nouvelles entreprises "classiques" reste soutenue (+ 10,3 % après + 14,4 % le trimestre précédent). Le repli des créations sous le régime de micro-entrepreneur s'atténue (- 6,6 % après - 39,5 %). Les tendances sont similaires au niveau national. La hausse des créations hors micro-entrepreneurs est également élevée (+ 12,0 %), et le nombre de nouveaux micro-entrepreneurs se contracte (- 3,5 %).

Les Ardennes et la Haute-Marne enregistrent les plus fortes progressions de créations de la région, respectivement 24,2 % et 21,8 % de plus qu’au premier trimestre 2015. Toutefois, la situation se dégrade dans trois départements du Grand Est : la Meuse (- 7,5 %), la Meurthe-et-Moselle (- 4,7 %) et la Moselle (- 3,8 %).

Parmi les grands secteurs d'activité, seul le "commerce, transports, hébergement et restauration" se démarque réellement. Le nombre de créations d’entreprises progresse de 8,7 %, soit 200 entreprises de plus qu'au premier trimestre 2015.

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 97,89 95,23 119,03 117,71
T3 2009 93,99 93,61 113,59 108,11
T4 2009 105,89 99,46 124,92 119,91
T1 2010 93,82 96,2 138,41 134,24
T2 2010 97,67 99,75 118,92 118,84
T3 2010 94,6 98,3 113,41 108,74
T4 2010 92,15 97,29 113,09 114,4
T1 2011 91,81 96,15 110,35 108,67
T2 2011 89,51 94,34 106,75 105,28
T3 2011 91,62 96,22 104,06 100,01
T4 2011 87,98 96,55 101,92 105,73
T1 2012 87,64 91,86 111,87 112,65
T2 2012 84,35 88,45 104,69 105,29
T3 2012 85,36 89,58 101,44 100,28
T4 2012 82,63 90,6 96,92 102,55
T1 2013 97,63 97,12 111,51 107,54
T2 2013 98,04 97,81 101,42 102,99
T3 2013 103,25 98,87 101,29 98,73
T4 2013 107,8 101,94 103,27 104,96
T1 2014 100,56 100,16 106,37 109,55
T2 2014 100,63 100,53 104,82 104,91
T3 2014 96,63 99,68 98,96 103,27
T4 2014 100,22 101,02 102,47 106,93
T1 2015 103,68 107,19 92,69 103,63
T2 2015 108,75 112,74 87,06 99
T3 2015 111,34 115,93 87,5 99
T4 2015 114,64 118,15 88,56 103,18
T1 2016 114,32 120,07 95,16 108,46
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CVS-CJO), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Des défaillances d’entreprises toujours en baisse

En ACAL, un peu plus de 4 630 entreprises ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire entre avril 2015 et mars 2016, soit une baisse de 1,9 % par rapport au cumul annuel pris trois mois plus tôt (figure 9). Dans les départements du Grand Est, le nombre de défaillances est en hausse en Haute-Marne (+ 11,4 %) et en Meurthe-et-Moselle (+ 1,7 %). Il diminue nettement dans les Ardennes (- 14,5 %) et dans l'Aube (- 8,3 %).

Au niveau national, le nombre de défaillances diminue de 3,1 % sur la même période.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,53 100,52
mars 2005 100,5 100,57
avril 2005 101,36 101,22
mai 2005 102,44 102,01
juin 2005 102,44 102,31
juil. 2005 102,08 102,08
août 2005 102,02 101,95
sept. 2005 101,52 102,18
oct. 2005 100,53 101,8
nov. 2005 100,44 101,61
déc. 2005 99,97 101,36
janv. 2006 99,47 100,49
févr. 2006 99,03 99,45
mars 2006 97,09 98,95
avril 2006 96,68 97,81
mai 2006 97,4 97,16
juin 2006 96,15 96,75
juil. 2006 94,88 96,78
août 2006 95,87 97
sept. 2006 96,29 97,05
oct. 2006 97,56 97,57
nov. 2006 99,31 98,29
déc. 2006 100,3 98,95
janv. 2007 101,33 99,82
févr. 2007 103,16 101,14
mars 2007 103,88 102
avril 2007 104,46 102,72
mai 2007 103,93 103,16
juin 2007 104,04 103,95
juil. 2007 104,6 105,07
août 2007 103,8 104,94
sept. 2007 104,74 104,96
oct. 2007 106,4 105,76
nov. 2007 105,73 105,6
déc. 2007 105,24 105,6
janv. 2008 105,1 105,64
févr. 2008 104,24 106,13
mars 2008 104,35 105,69
avril 2008 106,29 107,12
mai 2008 106,68 106,87
juin 2008 108,89 106,86
juil. 2008 109,67 107,4
août 2008 110,44 107,64
sept. 2008 112,19 109,11
oct. 2008 112,33 110,52
nov. 2008 112,66 111,76
déc. 2008 115,32 114,05
janv. 2009 116,4 115,7
févr. 2009 120,28 117,52
mars 2009 125,07 121,05
avril 2009 125,21 122,8
mai 2009 127,48 124,71
juin 2009 128,28 126,52
juil. 2009 129,89 128
août 2009 130,3 128,98
sept. 2009 131,41 130,67
oct. 2009 131,41 130,38
nov. 2009 132,94 130,96
déc. 2009 132,6 130,57
janv. 2010 132,22 130,72
févr. 2010 129,7 130,53
mars 2010 129,97 130,65
avril 2010 129,53 129,35
mai 2010 129,22 129,3
juin 2010 131,05 129,4
juil. 2010 130,47 128,48
août 2010 131,94 128,63
sept. 2010 130,28 127,41
oct. 2010 129,89 126,45
nov. 2010 129,86 125,86
déc. 2010 128,34 124,77
janv. 2011 130 124,84
févr. 2011 130,22 124,8
mars 2011 126,81 123,95
avril 2011 125,43 123,42
mai 2011 128,5 125,01
juin 2011 125,04 123,63
juil. 2011 125,82 122,91
août 2011 125,29 122,95
sept. 2011 124,57 122,44
oct. 2011 124,49 122,53
nov. 2011 124,02 122,76
déc. 2011 123,32 122,57
janv. 2012 123,74 123,52
févr. 2012 124,18 123,51
mars 2012 124,46 122,56
avril 2012 126,81 122,9
mai 2012 121,86 121,24
juin 2012 122,8 121,36
juil. 2012 123,77 122,97
août 2012 122,47 122,83
sept. 2012 122,83 122,24
oct. 2012 124,27 124,24
nov. 2012 125,4 124,54
déc. 2012 127,92 125,94
janv. 2013 128,01 125,66
févr. 2013 127,67 125,49
mars 2013 128,37 125,31
avril 2013 127,84 126,73
mai 2013 128,81 127
juin 2013 128,48 127,46
juil. 2013 129,2 128,46
août 2013 129,11 128,29
sept. 2013 129,78 129,3
oct. 2013 129,03 129,27
nov. 2013 127,59 129
déc. 2013 127,7 129,05
janv. 2014 127,4 129,18
févr. 2014 130,22 130,34
mars 2014 129,47 130,34
avril 2014 130,3 130,61
mai 2014 130,39 129,98
juin 2014 130,97 130,22
juil. 2014 130,75 130,27
août 2014 130,44 130,33
sept. 2014 132,52 130,76
oct. 2014 133,21 130,65
nov. 2014 134,49 130,86
déc. 2014 134,43 129,15
janv. 2015 134,6 129,89
févr. 2015 134,57 129,73
mars 2015 135,71 132,16
avril 2015 135,82 132,26
mai 2015 132,49 129,57
juin 2015 134,93 131,48
juil. 2015 134,21 130,93
août 2015 134,38 130,4
sept. 2015 132,38 130,63
oct. 2015 130,03 128,85
nov. 2015 130,78 129,2
déc. 2015 130,75 130,85
janv. 2016 130,22 129,29
févr. 2016 129,03 128,64
mars 2016 127,89 126,9
  • Note : données mensuelles brutes au 22 juin 2016, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Exportations : en recul par rapport à début 2015

Au premier trimestre 2016, le montant des exportations de la région ACAL s’élève à 14,9 milliards d’euros (figure 10). Cela représente une baisse de 1,1 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. Les importations diminuent de 0,4 % sur la même période pour atteindre une valeur de près de 14 milliards d’euros. Le solde commercial diminue nettement (- 10,7 %).

Les exportations à destination de la zone euro diminuent légèrement (- 0,1 %) par rapport au premier trimestre 2015, malgré une croissance assez dynamique dans la zone. Les exportations à destination de la Belgique notamment sont en recul (- 5,6 % par rapport au premier trimestre 2015). Les exportations vers le Royaume-Uni, deuxième client de la région, sont en baisse également (- 3,0 %). En revanche, les exportations à destination de l’Allemagne, premier client de la région, progressent (+ 0,7 %). L’activité allemande a nettement accéléré au premier trimestre 2016, soutenue par une forte demande intérieure.

Les exportations des produits de la construction automobile progressent de 4,4 % par rapport au premier trimestre 2015. Ce sont les principaux produits exportés par la région ACAL au cours du premier trimestre 2016 avec 9,7 % des valeurs exportées. Viennent ensuite les produits pharmaceutiques (8,6 % des exportations), en progression de 1,6 %. À l'inverse, les exportations de machines et équipements d'usage général ainsi que celles des produits de la sidérurgie diminuent (respectivement - 5,4 % et - 7,7 %).

Figure 10 – Exportations d'ACAL

milliards d'euros
Exportations d'ACAL
exportations
T1 2013 14,299
14,840
14,002
14,689
T1 2014 14,541
14,659
14,017
14,829
T1 2015 15,074
15,195
14,572
15,168
T1 2016 14,902
  • Note : Données CAF-FAB hors matériel militaire,
  • valeurs brutes de collecte
  • Source : Douanes

Figure 10 – Exportations d'ACAL

Encadrés

Pays frontaliers : activité en hausse

En Allemagne, au premier trimestre 2016, l'activité accélère. Le produit intérieur brut (PIB), bien soutenu par la demande intérieure, croît de 0,7 % après une augmentation de 0,3 % au trimestre précédent. Selon les prévisions de l'Insee, la croissance pourrait se prolonger aux trimestres suivants, quoique de manière plus modérée. Le nombre d'emplois progresse de 0,4 % par rapport au quatrième trimestre 2015 et de 1,3 % par rapport au premier trimestre 2015. La baisse du nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'Agence fédérale pour l'emploi se poursuit : - 1,1 % entre décembre 2015 et mars 2016 (soit 30 000 inscrits de moins), faisant suite à - 0,7 % entre septembre et décembre 2015. Le chômage au sens du BIT touche 4,3 % de la population active allemande. Le taux de chômage est en baisse de 0,1 point par rapport au quatrième trimestre 2015, établissant un nouveau record depuis la réunification du pays en 1990.

En Suisse, l'activité ralentit au premier trimestre 2016. Le PIB est en légère hausse (+ 0,1 %). Il avait augmenté de 0,4 % au quatrième trimestre 2015. Le nombre de personnes occupant un emploi dépasse les 5 millions. Il progresse de 0,9 % par rapport au quatrième trimestre 2015. Un peu plus de 34 800 personnes n'ayant pas la nationalité suisse travaillent en Suisse et résident en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (presque exclusivement dans le Haut-Rhin). Leur nombre augmente de 3,6 % en une année, soit une hausse un peu moins forte que celle de l'ensemble des Français travaillant en Suisse (+ 4,9 %). Le nombre de demandeurs d'emploi est en hausse de 6,8 % en un an. Plus de 218 000 personnes sont inscrites dans un Office régional de placement (ORP) et disponibles immédiatement pour travailler. Le chômage au sens du BIT concerne 5 % de la population active au premier trimestre (+ 0,1 point en trois mois).

Au Luxembourg, la croissance reste soutenue. Le PIB augmente de 0,7 % au premier trimestre 2016, notamment grâce à un redémarrage de la valeur ajoutée dans les activités financières et d'assurance. L'emploi total continue de progresser (+ 0,8 %). Dans le pays, 413 700 personnes occupent un emploi au Luxembourg. L'emploi frontalier est toujours dans une dynamique légèrement plus favorable (+ 1,2 % en trois mois et + 4,2 % en un an). Trois personnes sur sept travaillant au Luxembourg résident hors du Grand-Duché. Le nombre de demandeurs d'emploi repart à la baisse (- 2,3 % entre décembre 2015 et mars 2016), après une légère hausse au trimestre précédent. Le chômage au sens du BIT diminue de 0,2 point, pour s'établir à 6,3 % de la population active.

En Belgique, la croissance est toujours au rendez-vous. Le PIB croît de 0,3 % au premier trimestre 2016. C’est le douzième trimestre consécutif avec une augmentation de l'activité. L'emploi est également orienté durablement à la hausse depuis le milieu de l'année 2014. Au premier trimestre 2016, il augmente de 0,2 %. En une année, il progresse de 1 %. Sur la même période, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à l'Office national pour l'emploi (Onem) est en repli de 5,6 %. Le taux de chômage au sens du BIT baisse sensiblement. Il passe de 8,6 % en décembre 2015 à 8,1 % en mars 2016.

La croissance française accélère au premier trimestre 2016 (+0,6%)

En France, l’activité bénéficie d’impulsions extérieures. Le baril de pétrole reste mi-2016 environ moitié moins cher que mi-2014, ce qui contribue à une inflation encore faible, et stimule le pouvoir d’achat des ménages. Celui-ci est soutenu par la diffusion de l’accélération de l’activité à l’emploi. Avec le bas coût du pétrole, les entreprises redressent leur taux de marge, ce qui, couplé à la baisse des taux d’intérêt, améliore les conditions de financement de l’investissement productif. Celui-ci serait le principal facteur de l’accélération de l’activité en 2016.

Au premier trimestre, des facteurs temporaires ont joué : rebond des dépenses de chauffage, de celles de services auparavant affectées par les attentats du 13 novembre ou préparation de l’Euro 2016 de football. Ainsi, au premier trimestre 2016, le produit intérieur brut (PIB) en volume accélère : + 0,6 %, après + 0,4 % au dernier trimestre 2015. En 2016, la croissance s’élèverait à + 1,6 %, sa plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allègement du coût du travail stimuleraient l’emploi qui augmenterait de 210 000 en 2016. Le taux de chômage baisserait, à 9,8 % de la population active en fin d’année.

La reprise s’auto-entretient dans la zone euro

Dans les pays émergents, l’activité est restée atone au premier trimestre 2016, après avoir beaucoup ralenti en 2015. Le produit intérieur brut du Brésil a continué de se contracter. En revanche, l’activité s’est stabilisée en Russie après plusieurs trimestres de recul. En Chine, l’activité a encore nettement ralenti et les importations ont fortement reculé. Au total, les importations des économies émergentes ont fortement diminué au premier trimestre, et le commerce mondial s’est contracté.

Au premier trimestre 2016, les exportations des économies avancées ont été déprimées par le manque de demande en provenance des pays émergents, ce qui a pesé sur la croissance. Dans la zone euro, l’activité a accéléré nettement, tirée par la production industrielle. Avec l’essoufflement des impulsions externes qui ont porté la croissance en 2015, comme la dépréciation de l’euro et la chute des prix du pétrole, les moteurs internes prennent le relais. Stimulée par une nouvelle progression de l’emploi et des salaires, la consommation privée continue en effet de soutenir l’activité, si bien que la reprise s’auto-entretient dans la zone euro.

Définitions

Estimations d’emploi : L’Insee établit les estimations d’emploi sur les secteurs principalement marchands à l’aide des statistiques établies par les Urssaf. L’Insee interroge en outre directement certaines grandes entreprises nationales. L’emploi intérimaire est estimé par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) à partir des déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire adressées à Pôle emploi. Les séries trimestrielles sont calées sur les estimations annuelles produites à l’aide du dispositif ESTEL (Estimation d’emploi localisé) de l’Insee.

Taux de chômage au sens du BIT : Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est la proportion de chômeurs au sens du BIT dans la population active au sens du BIT. En France, il est estimé au moyen de l’enquête Emploi de l’Insee.

Taux de chômage localisé : Au niveau régional, le taux de chômage est estimé à la fois à l’aide de l’enquête Emploi et des données de Pôle emploi sur les demandeurs d’emploi inscrits. Il ne correspond pas exactement au concept du BIT.

Demandeur d’emploi : Les demandeurs d'emploi sont les personnes qui s'inscrivent à Pôle emploi. Ces demandeurs sont enregistrés à Pôle emploi dans différentes catégories de demandes d'emploi en fonction de leur disponibilité, du type de contrat recherché et de la quotité de temps de travail souhaité. Les demandeurs d’emploi de catégorie A sont sans emploi et sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi. Les demandeurs d’emploi de catégorie B et C sont des demandeurs d'emploi ayant exercé une activité réduite, et ils sont également tenus de rechercher activement un emploi. La catégorie A est proche conceptuellement du chômage au sens du BIT, toutefois un certain nombre de travaux ont montré que les deux populations des chômeurs au sens du BIT et des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi ne se recouvrent qu’imparfaitement (pour plus de détails, voir le dossier sur le chômage).

Défaillance d’entreprise : Les défaillances d'entreprises couvrent l'ensemble des jugements prononçant soit l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire soit la liquidation judiciaire (procédures collectives). Les défaillances d'entreprises ne doivent pas être confondues avec les cessations d'entreprises. Une défaillance d'entreprise ne débouche pas forcément sur une cessation de l'entreprise. À l'inverse, de nombreuses cessations d'entreprises ne font pas l'objet d'une ouverture de procédure collective.

Données du commerce extérieur CAF/FAB : Pour le commerce extérieur de la France, la valeur des échanges est prise en compte au passage de la frontière. Cette comptabilisation est dite CAF/FAB : pour les importations, coût, assurance et fret compris jusqu'à la frontière nationale, pour les exportations, franco à bord à la frontière.

Pour en savoir plus

La reprise s'auto-entretient dans la zone euro, Note de conjoncture nationale, Insee, juin 2016

Un léger mieux pour l’emploi en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine fin 2015, Insee Conjoncture Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine n° 2, avril 2016

Les indicateurs clés de la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Insee