Fin 2015, l’Ile-de-France retrouve son niveau d’emploi d’avant-crise

Denis Rabadeux, Insee Ile-de-France ; Athémane Dahmouh, Direccte - Rédaction achevée le 14 avril 2016

Au quatrième trimestre 2015, l’emploi salarié francilien poursuit sa progression (+ 0,2 %) et dépasse désormais son point haut de 2008. L’industrie perd toujours des emplois. En un an, la croissance de l’emploi (+ 0,8 %) est principalement portée par les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien. Le taux de chômage francilien a diminué au quatrième trimestre de 0,2 point pour s’établir à 8,8 %. À fin février 2016, les créations d’entreprises des six derniers mois ont été plus nombreuses qu’au cours de la même période précédente. Les défaillances du quatrième trimestre 2015 ont augmenté par rapport au troisième trimestre. Les ventes de logements neufs sont bien orientées. Fin février 2016, le nombre de logements autorisés à être construits au cours des douze derniers mois est en forte hausse (+ 19,0 %), tout comme le nombre de logements dont la construction est commencée. Après les attentats de novembre dans la région, la fréquentation hôtelière des deux premiers mois de l’année est très inférieure à celle de la même période de 2015.

Insee Conjoncture Ile-de-France
No 9
Paru le : 29/04/2016

L’emploi francilien progresse de nouveau

L’emploi salarié francilien progresse encore au quatrième trimestre 2015 (+ 0,2 % par rapport au trimestre précédent, soit 7 550 emplois supplémentaires), comme au niveau national (figure 1). L’évolution annuelle est plus marquée : + 0,8 % dans la région (30 800 emplois supplémentaires) contre + 0,6 % en France métropolitaine. Cette dynamique de l’emploi salarié bénéficie surtout à Paris et à la Seine-Saint-Denis (+ 1,2 %), puis au Val-d’Oise (+ 1,0 %). La croissance annuelle est nettement plus faible dans les autres départements franciliens.

Au quatrième trimestre 2015, les effectifs du secteur de l’intérim ont progressé de 1 500 dans la région par rapport au troisième trimestre (soit + 1,7 %) , moins qu’au niveau national (+ 3,2 %). En un an, ce secteur a gagné plus de 5 900 postes (+ 7,1 %) dans la région.

En Ile-de-France, le secteur tertiaire marchand hors intérim - qui représente 80 % de l’emploi salarié marchand total de la région - a créé environ 6 000 postes supplémentaires au quatrième trimestre 2015 (+ 0,2 %) (figure 2) et environ 27 300 en un an (+ 1,1 %). L’emploi dans les services marchands confirme sa progression, principalement dans les activités scientifiques, administratives et de soutien (+ 1,7 %, soit environ 15 500 emplois supplémentaires en un an), mais aussi dans l’hébergement et la restauration (avec 4 100 emplois en plus, soit + 1,4 % en un an) et les transports et l’entreposage (+ 1,3 %, en hausse de 4 600 emplois en un an). Dans le commerce, 2 500 emplois ont été créés ce trimestre (+ 0,4 %), ce qui porte les créations annuelles dans ce secteur aux alentours de 7 000 (+ 1,0 %).

En revanche, l’emploi francilien recule légèrement dans la construction au quatrième trimestre 2015 (- 0,1 %). En un an, ce secteur a perdu 2 800 emplois, soit une baisse de 1,1 %. Dans l’industrie francilienne, environ 6 800 emplois ont été supprimés en un an (- 1,5 %), dont 2 000 au quatrième trimestre 2015 (- 0,5 % par rapport au troisième trimestre).

Avertissement - L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Figure 1 – L’emploi salarié francilien a dépassé ses hauts niveaux de 2008

Données cvs - indice base 100 au 1er trimestre 2005
L’emploi salarié francilien a dépassé ses hauts niveaux de 2008
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,29 100,06
T3 2005 100,1 100,18
T4 2005 100,42 100,33
T1 2006 100,7 100,43
T2 2006 101,08 101
T3 2006 101,37 101,38
T4 2006 101,78 101,45
T1 2007 102,45 102,25
T2 2007 102,85 102,48
T3 2007 103,19 102,85
T4 2007 103,69 103,06
T1 2008 103,46 103,33
T2 2008 103,15 102,89
T3 2008 103,48 102,57
T4 2008 102,77 101,85
T1 2009 102,17 100,78
T2 2009 101,93 100,29
T3 2009 101,62 100,01
T4 2009 101,53 100,1
T1 2010 101,46 100,02
T2 2010 101,43 100,08
T3 2010 101,52 100,29
T4 2010 101,79 100,5
T1 2011 102,15 100,8
T2 2011 102,41 101,06
T3 2011 102,48 100,98
T4 2011 102,61 100,94
T1 2012 102,74 100,97
T2 2012 102,86 100,83
T3 2012 102,63 100,61
T4 2012 102,56 100,33
T1 2013 102,61 100,35
T2 2013 102,57 100,02
T3 2013 102,74 100,22
T4 2013 102,96 100,32
T1 2014 102,99 100,21
T2 2014 103,06 100,21
T3 2014 103,06 99,87
T4 2014 103,15 99,93
T1 2015 103,26 99,93
T2 2015 103,54 100,17
T3 2015 103,73 100,26
T4 2015 103,92 100,47
  • Champ : ensemble des secteurs hors agriculture, administration, éducation, santé et action sociale et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi

Figure 1 – L’emploi salarié francilien a dépassé ses hauts niveaux de 2008

Figure 2 – Le tertiaire marchand soutient l'emploi en Ile-de-France

Données cvs - indice base 100 au 1er trimestre 2005
Le tertiaire marchand soutient l'emploi en Ile-de-France
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,63 99,64 100,26 100,1
T3 2005 100,85 99,09 100,05 99,54
T4 2005 101,67 98,49 100,51 99,59
T1 2006 102,89 98,71 100,86 99,38
T2 2006 103,56 98,21 101,21 99,53
T3 2006 104,01 97,69 101,62 100,12
T4 2006 104,87 97,18 102,24 100,26
T1 2007 106,14 96,88 102,88 100,66
T2 2007 107,27 96,48 103,42 100,77
T3 2007 108,51 95,59 103,98 100,64
T4 2007 109,99 95,12 104,63 100,96
T1 2008 109,28 93,95 104,49 100,51
T2 2008 109,82 93,48 104,37 100,41
T3 2008 111,24 93,51 104,78 100,23
T4 2008 111,12 93,13 104,24 99,3
T1 2009 110,54 92,23 104,05 98,94
T2 2009 110,54 91,48 103,78 98,13
T3 2009 110,36 90,71 103,45 97,72
T4 2009 110,47 89,98 103,32 97,65
T1 2010 110,28 89,11 103,34 97,75
T2 2010 109,74 88,61 103,33 97,54
T3 2010 109,61 87,79 103,57 97,8
T4 2010 109,25 87,12 104,02 97,78
T1 2011 109,43 86,97 104,49 98,14
T2 2011 109,43 86,53 104,97 98,73
T3 2011 109,45 86,03 105,08 98,44
T4 2011 110,14 85,57 105,4 98,87
T1 2012 111,33 85,58 105,53 98,9
T2 2012 111,63 85,53 105,71 99,18
T3 2012 112,04 85,67 105,4 98,94
T4 2012 112,38 85,72 105,4 98,43
T1 2013 111,92 85,57 105,48 98,43
T2 2013 112,34 85,14 105,44 98,36
T3 2013 112,62 84,64 105,79 98,74
T4 2013 113,44 84,43 105,97 99,36
T1 2014 113,25 84,31 106,11 99,67
T2 2014 112,75 83,7 106,3 99,63
T3 2014 112,4 83,62 106,46 99,68
T4 2014 110,99 83,23 106,67 99,54
T1 2015 110,8 82,9 106,94 99,64
T2 2015 110,64 82,74 107,3 99,99
T3 2015 109,97 82,34 107,52 100,21
T4 2015 109,85 81,97 107,8 100,56
  • Champ : ensemble des secteurs hors agriculture, administration, éducation, santé et action sociale et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi - données provisoires pour le quatrième trimestre 2015

Figure 2 – Le tertiaire marchand soutient l'emploi en Ile-de-France

Le taux de chômage en baisse au quatrième trimestre

Après une très légère hausse au trimestre précédent, le taux de chômage francilien diminue (- 0,2 point) au quatrième trimestre 2015, s’établissant à 8,8 % de la population active (figure 3). En France métropolitaine, il baisse de 0,1 point et atteint 10,0 %. En un an, le taux de chômage a reculé de 0,2 point dans la région et de 0,1 point en France métropolitaine. Il baisse de 0,1 à 0,2 point dans tous les départements franciliens, sauf en Essonne où il est stable. Au quatrième trimestre 2015, le taux de chômage varie de 7,4 % dans les Yvelines à 13,1 % en Seine-Saint-Denis.

Figure 3 – Le taux de chômage diminue au quatrième trimestre 2015 (Données en moyenne trimestrielle et corrigées des variations saisonnières (en %))

Le taux de chômage diminue au quatrième trimestre 2015 (Données en moyenne trimestrielle et corrigées des variations saisonnières (en %))
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,3 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,4 8,7
T1 2006 8,3 8,7
T2 2006 8,1 8,6
T3 2006 8,0 8,5
T4 2006 7,5 8,0
T1 2007 7,6 8,1
T2 2007 7,3 7,8
T3 2007 7,2 7,6
T4 2007 6,6 7,2
T1 2008 6,2 6,8
T2 2008 6,3 6,9
T3 2008 6,4 7,1
T4 2008 6,5 7,4
T1 2009 7,0 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,7 8,8
T4 2009 8,2 9,2
T1 2010 8,0 9,0
T2 2010 7,8 8,9
T3 2010 7,9 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,7
T2 2011 7,7 8,7
T3 2011 7,9 8,8
T4 2011 8,0 9,0
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,2 9,3
T3 2012 8,3 9,4
T4 2012 8,5 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,7 10,0
T3 2013 8,7 9,9
T4 2013 8,7 9,7
T1 2014 8,7 9,8
T2 2014 8,7 9,7
T3 2014 8,9 10,0
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,9 10,0
T2 2015 8,9 10,0
T3 2015 9,0 10,1
T4 2015 8,8 10,0
  • Source : Insee, taux de chômage localisés - données provisoires pour le quatrième trimestre 2015

Figure 3 – Le taux de chômage diminue au quatrième trimestre 2015 (Données en moyenne trimestrielle et corrigées des variations saisonnières (en %))

Baisse du nombre de jeunes demandeurs d’emploi mais poursuite de la hausse des seniors

En février 2016, 963 640 demandeurs inscrits à Pôle emploi sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi en Ile-de-France (catégories ABC). Parmi eux, 681 570 n’ont pas du tout travaillé (catégorie A). L’évolution trimestrielle des demandeurs d’emploi dans cette catégorie est identique dans la région et au niveau national (+ 0,6 %). En incluant les catégories B et C, elle est légèrement moins défavorable : + 0,2 % en Ile-de-France et + 0,3 % au niveau national.

Depuis août 2015, sur les six derniers mois, le nombre d’inscrits dans la région progresse en catégorie A comme en catégories ABC (+ 0,6 % et + 0,9 %).

Alors que le mouvement de baisse se confirme pour les jeunes (- 4,6 % en catégories ABC sur les six derniers mois, soit - 0,8 % en rythme mensuel), la situation ne s’améliore pas pour les seniors (+ 3,3 % en catégories ABC sur la même période) (figure 4). La dégradation est plus prononcée pour les femmes que pour les hommes (+ 1,2 % contre + 0,5 % depuis août 2015 en catégories ABC), confirmant ainsi les premiers signes observés début 2015.

Figure 4 – Le nombre des demandeurs d’emploi franciliens de 50 ans ou plus augmente rapidement

Données cvs - indice base 100 en avril 2008
Le nombre des demandeurs d’emploi franciliens de 50 ans ou plus augmente rapidement
Moins de 25 ans De 25 à 49 ans 50 ans ou plus Total
Janvier 2008 99,4 102,3 100,6 101,7
98,5 101,3 99,9 100,7
100,9 101,2 99,9 100,9
100,0 100,0 100,0 100,0
101,1 99,6 99,9 99,9
102,0 99,6 100,4 100,0
Juillet 2008 103,0 99,4 100,2 100,0
102,2 99,4 100,9 100,0
104,1 100,5 102,0 101,2
106,1 101,3 103,1 102,2
108,6 102,8 104,0 103,8
111,2 104,6 105,8 105,6
Janvier 2009 115,9 106,8 108,2 108,2
121,0 109,6 110,2 111,2
126,2 112,6 112,8 114,4
130,8 115,3 115,6 117,3
134,0 117,2 117,6 119,4
133,5 118,2 119,7 120,4
Juillet 2009 135,6 120,2 122,0 122,5
139,2 121,8 124,4 124,4
142,9 123,3 126,0 126,2
146,0 125,0 128,1 128,2
145,2 125,2 129,2 128,4
141,6 124,9 129,3 127,8
Janvier 2010 142,8 126,0 131,7 129,1
142,0 125,6 133,0 128,9
140,9 125,7 134,5 129,1
141,6 126,5 135,9 130,0
141,1 126,4 137,2 130,1
140,0 126,3 138,4 130,1
Juillet 2010 139,7 126,5 139,3 130,3
141,3 126,9 140,8 131,1
139,8 127,2 142,1 131,3
138,3 127,2 142,9 131,3
137,2 127,4 144,6 131,6
137,5 127,8 146,3 132,2
Janvier 2011 136,5 127,5 146,9 131,9
137,2 128,1 149,0 132,8
134,3 126,8 149,9 131,7
134,6 126,8 151,1 131,9
133,2 126,6 152,3 131,8
136,0 127,8 153,8 133,2
Juillet 2011 136,3 128,1 156,1 133,9
134,7 128,2 157,8 134,0
133,0 128,5 159,9 134,4
133,2 128,9 161,8 135,0
134,8 129,5 164,0 136,0
137,7 131,2 166,3 138,0
Janvier 2012 139,1 131,3 167,3 138,4
136,5 131,3 169,2 138,4
138,1 131,4 170,7 138,9
137,9 131,6 171,9 139,2
139,9 132,3 174,3 140,4
142,2 133,1 176,7 141,7
Juillet 2012 143,7 134,1 178,8 142,9
144,9 135,6 182,3 144,7
145,6 136,3 185,1 145,8
147,0 137,0 187,6 146,8
149,7 138,8 189,8 148,8
149,5 139,4 191,1 149,4
Janvier 2013 151,9 142,3 195,3 152,5
152,6 142,1 196,2 152,6
153,6 143,5 198,9 154,2
153,6 144,5 201,0 155,2
152,6 144,7 202,4 155,5
152,9 144,8 203,6 155,8
Juillet 2013 152,4 146,0 205,7 156,9
149,2 145,3 206,4 156,1
154,6 147,1 208,4 158,4
154,5 147,6 211,0 159,2
153,5 147,8 213,2 159,6
152,7 148,7 216,1 160,6
Janvier 2014 152,7 149,1 218,9 161,4
152,5 150,0 221,0 162,4
153,2 150,8 223,7 163,5
151,9 151,0 225,7 163,8
153,2 152,1 227,8 165,0
152,7 153,0 230,8 166,1
Juillet 2014 152,0 153,6 232,4 166,7
151,9 153,3 233,0 166,7
153,9 154,5 235,7 168,2
153,8 153,9 236,0 167,8
155,4 155,8 238,7 169,7
154,8 155,9 240,5 170,0
Janvier 2015 154,8 155,6 240,9 169,9
154,4 156,1 243,0 170,6
153,3 156,4 244,3 170,9
154,3 157,1 246,4 171,8
156,3 158,3 248,8 173,4
153,7 157,7 250,3 172,9
Juillet 2015 154,1 157,2 251,5 172,8
153,7 158,7 254,8 174,4
150,3 157,7 255,7 173,3
150,8 158,8 257,9 174,5
148,6 158,6 258,9 174,3
149,3 158,8 260,9 174,9
Janvier 2016 149,0 158,4 260,6 174,5
145,2 159,5 263,6 175,3
  • Champ : demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits en fin de mois.
  • Source : Pôle emploi, Dares

Figure 4 – Le nombre des demandeurs d’emploi franciliens de 50 ans ou plus augmente rapidement

Les créations d’entreprises ont augmenté dans la région au cours des six derniers mois

De septembre 2015 à février 2016, presque 80 000 entreprises ont été créées dans la région, soit une hausse significative de 5,8 % par rapport à la même période un an plus tôt (figure 5). À titre de comparaison, au niveau national, les créations stagnent (- 0,3 %).

Les créations d’entreprises, autres que micro-entreprises, ont continué d’augmenter dans la région pendant ces six mois (+ 14,9 %), au même rythme qu’en France métropolitaine. Chez les micro-entrepreneurs, la tendance à la baisse observée depuis plusieurs mois se confirme dans la région (- 2,6 %), mais dans de plus faibles proportions qu’au niveau national (- 15,1 %). La part des créations sous forme de micro-entreprenariat reste minoritaire en Ile-de-France (47,6 %) comme en France métropolitaine (44,2 %).

Les secteurs du commerce, transports, hébergement et restauration (+ 20,3 % dans la région), ainsi que celui des activités immobilières, sont les plus dynamiques. Les dispositions réglementaires adoptées fin 2014 (loi n° 2014-1104 du 1er octobre 2014 relative aux taxis et aux voitures de transport avec chauffeur) et mi-2015 (disposition instituant la libéralisation du transport par autocar inscrite dans la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, aussi appelée Loi Macron) ont probablement encore un impact très positif pour les créations d’entreprises dans le secteur des transports. Le secteur regroupant les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien est aussi relativement dynamique : environ 23 000 entreprises ont été créées au cours de ces six derniers mois, soit + 3,6 % par rapport à la même période un an auparavant. Dans le secteur de la construction, les créations se replient (- 11,3 %) tant du fait des micro-entrepreneurs que des autres créateurs. Dans l’industrie, elles diminuent globalement (- 12,6 %), malgré un sursaut des créations hors micro-entreprises (+ 16,5 %).

En Ile-de-France, le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté en 2015 par rapport à 2014 (+ 8,7 %), retrouvant ainsi un niveau équivalent à celui de 2009. Cette hausse est plus sensible qu’en France métropolitaine (+ 1,1 %) (figure 6). Les secteurs de l’hébergement et de la restauration et de la construction sont notamment les plus touchés (respectivement + 19,1 % et + 12,8 %). Le secteur du commerce et de la réparation automobile résiste mieux (+ 2,2 %).

Figure 5 – Les créations d’entreprises augmentent en Ile-de-France

Les créations d’entreprises augmentent en Ile-de-France
Septembre 2015 à février 2016 Évolution en glissement annuel (en %)*
Créations d'entreprises Total créations Part des micro-entreprises (en %) Total créations Micro-entreprises Créations hors micro-entreprises
Industrie 2 093 46,5 -12,6 -32,2 16,5
Construction 6 693 32,7 -11,3 -22,3 -4,8
Commerce, transports, hébergement, restauration 22 647 39,2 20,3 5,8 32,0
Information et communication 6 390 48,2 0,4 -9,3 11,5
Activités financières 2 447 16,1 10,9 -4,4 14,4
Activités immobilières 2 395 17,7 17,9 -15,2 28,7
Activités de services** 22 927 55,1 3,6 -0,4 9,0
Enseignement, santé, action sociale 8 276 64,2 3,8 2,0 7,2
Autres activités de services 5 705 69,8 -0,1 -1,7 3,7
Total Ile-de-France 79 573 47,6 5,8 -2,6 14,9
Total France métropolitaine 269 295 44,2 -0,3 -15,1 15,6
  • * Évolution du cumul de septembre 2015 à février 2016 par rapport au cumul de septembre 2014 à février 2015.
  • ** Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien (niveau A10, NAF rév 2).
  • Champ : activités marchanges hors agriculture.
  • Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements

Figure 6 – Plus de défaillances jugées au cours des douze derniers mois en Ile-de-France par rapport aux douze mois précédents

Indice base 100 en janvier 2005
Plus de défaillances jugées au cours des douze derniers mois en Ile-de-France par rapport aux douze mois précédents
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,03 100,52
mars 2005 100,85 100,57
avril 2005 101,46 101,22
mai 2005 102,14 102,01
juin 2005 101,82 102,31
juil. 2005 102,44 102,08
août 2005 102,87 101,95
sept. 2005 101,97 102,18
oct. 2005 102,51 101,8
nov. 2005 102,05 101,61
déc. 2005 101,45 101,36
janv. 2006 100,16 100,49
févr. 2006 98,16 99,45
mars 2006 97,1 98,95
avril 2006 95,02 97,81
mai 2006 94,15 97,16
juin 2006 92,81 96,75
juil. 2006 91,76 96,78
août 2006 91,31 97
sept. 2006 91,9 97,05
oct. 2006 90,68 97,57
nov. 2006 90,73 98,29
déc. 2006 91,04 98,95
janv. 2007 91,5 99,82
févr. 2007 92,25 101,14
mars 2007 93,56 102
avril 2007 94,24 102,72
mai 2007 94,86 103,16
juin 2007 96,64 103,95
juil. 2007 97,47 105,07
août 2007 97,2 104,94
sept. 2007 96,78 104,96
oct. 2007 98,58 105,76
nov. 2007 97,44 105,6
déc. 2007 97,9 105,6
janv. 2008 97,7 105,64
févr. 2008 98,65 106,13
mars 2008 97,49 105,69
avril 2008 98,77 107,12
mai 2008 97,97 106,87
juin 2008 96,62 106,86
juil. 2008 96,96 107,4
août 2008 96,6 107,64
sept. 2008 97,17 109,11
oct. 2008 97,56 110,52
nov. 2008 98,69 111,76
déc. 2008 99,82 114,05
janv. 2009 100 115,7
févr. 2009 99,81 117,52
mars 2009 102,07 121,05
avril 2009 103,2 122,8
mai 2009 104,27 124,71
juin 2009 104,79 126,52
juil. 2009 106,08 128
août 2009 107,74 128,98
sept. 2009 108,43 130,67
oct. 2009 108,2 130,38
nov. 2009 108,94 130,96
déc. 2009 108,85 130,57
janv. 2010 109,02 130,72
févr. 2010 110,23 130,53
mars 2010 109,43 130,65
avril 2010 107,77 129,35
mai 2010 107,84 129,3
juin 2010 108,55 129,4
juil. 2010 107,46 128,48
août 2010 107,5 128,63
sept. 2010 106,6 127,41
oct. 2010 104,45 126,45
nov. 2010 104,14 125,86
déc. 2010 103,07 124,77
janv. 2011 103,08 124,84
févr. 2011 101,88 124,8
mars 2011 102,12 123,95
avril 2011 101,79 123,42
mai 2011 101,9 125,01
juin 2011 100,88 123,63
juil. 2011 100,03 122,91
août 2011 99,97 122,95
sept. 2011 98,38 122,44
oct. 2011 98,6 122,53
nov. 2011 97,86 122,76
déc. 2011 97,44 122,57
janv. 2012 98,02 123,52
févr. 2012 98,27 123,51
mars 2012 95,92 122,56
avril 2012 96,04 122,9
mai 2012 95,91 121,24
juin 2012 95,28 121,36
juil. 2012 96,5 122,97
août 2012 96,38 122,83
sept. 2012 95,56 122,24
oct. 2012 97,29 124,24
nov. 2012 97,04 124,54
déc. 2012 97,13 125,94
janv. 2013 96,39 125,66
févr. 2013 96,48 125,49
mars 2013 96,09 125,31
avril 2013 97,26 126,73
mai 2013 96,13 127
juin 2013 96,11 127,46
juil. 2013 97,17 128,46
août 2013 97,24 128,29
sept. 2013 98,02 129,3
oct. 2013 97,61 129,27
nov. 2013 97,25 129
déc. 2013 97,79 129,05
janv. 2014 98,79 129,18
févr. 2014 98,62 130,34
mars 2014 100,5 130,35
avril 2014 100,11 130,63
mai 2014 100,37 130
juin 2014 100,8 130,26
juil. 2014 101,11 130,3
août 2014 100,8 130,35
sept. 2014 101,23 130,78
oct. 2014 101,69 130,65
nov. 2014 101,8 130,87
déc. 2014 100,07 129,17
janv. 2015 99,24 129,91
févr. 2015 100,38 129,76
mars 2015 102,58 132,18
avril 2015 103,97 132,27
mai 2015 102,8 129,58
juin 2015 105,26 131,47
juil. 2015 104,12 130,93
août 2015 104,14 130,41
sept. 2015 105,82 130,63
oct. 2015 105,26 128,87
nov. 2015 106,69 129,2
déc. 2015 108,81 130,83
janv. 2016 108,74 129,08
  • Données mensuelles brutes au 11 mars 2016, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France

Figure 6 – Plus de défaillances jugées au cours des douze derniers mois en Ile-de-France par rapport aux douze mois précédents

Ventes de logements neufs en augmentation par rapport à l’an dernier

En Ile-de-France, les ventes de logements neufs sont en hausse au quatrième trimestre 2015 par rapport au même trimestre de 2014 (+ 8,4 %). Cette augmentation est quasiment du même ordre qu’au niveau national. Les prix de vente de logements neufs au m2 ont diminué de 0,3 % dans la région par rapport au troisième trimestre 2015 et sont quasiment stables par rapport au quatrième trimestre 2014. Dans le secteur de la construction, les perspectives d’activité sont plus optimistes en Ile-de-France. Fin février 2016, le nombre de logements autorisés à être construits dans la région est en hausse sensible (+ 19,0 % au cours des douze derniers mois, contre + 8,2 % au niveau national) : cela correspond à 75 000 logements contre 63 000 un an auparavant. La conjoncture est aussi favorable en ce qui concerne le nombre de logements dont la construction a commencé dans la région au cours des douze derniers mois (+ 21,1 % contre + 2,6 % en France métropolitaine par rapport aux douze mois précédents), soit 65 400 logements commencés contre 54 000 sur les douze mois précédents (figure 7).

À fin février 2016, les surfaces de plancher des locaux autorisés à la construction (en milliers de m2) sont désormais en nette progression en Ile-de-France (+ 25,0 %) par rapport aux douze mois précédents, contre seulement + 2,8 % en France métropolitaine. La surface des locaux dont la construction a débuté est aussi en hausse en Ile- de-France (+ 5,4 % par rapport aux douze mois précédents), alors qu’elle a diminué en France métropolitaine (- 5,9 %).

Figure 7 – Une dynamique de construction de logements en Ile-de-France

Indice base 100 en janvier 2005
Une dynamique de construction de logements en Ile-de-France
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 98,8 101,6
avril 2005 99,52 102,22
mai 2005 101,44 104,47
juin 2005 104,33 105,5
juil. 2005 104,81 105,82
août 2005 104,57 106,49
sept. 2005 104,57 108,07
oct. 2005 106,25 109,18
nov. 2005 103,85 109,28
déc. 2005 109,13 110,64
janv. 2006 106,73 110,86
févr. 2006 108,41 111,55
mars 2006 110,82 112,31
avril 2006 112,5 113,43
mai 2006 111,54 113,77
juin 2006 112,02 114,96
juil. 2006 111,06 115,35
août 2006 112,98 115,92
sept. 2006 113,7 115,72
oct. 2006 113,46 116,44
nov. 2006 114,66 117,42
déc. 2006 109,86 117,05
janv. 2007 111,06 117,08
févr. 2007 111,06 117,08
mars 2007 110,34 116,78
avril 2007 109,38 116,49
mai 2007 108,41 116,04
juin 2007 108,41 115,75
juil. 2007 111,78 117,3
août 2007 111,3 116,56
sept. 2007 110,1 116,49
oct. 2007 113,22 117
nov. 2007 115,14 116,36
déc. 2007 116,59 116,16
janv. 2008 117,79 115,89
févr. 2008 118,27 115,84
mars 2008 118,27 114,44
avril 2008 119,23 113,15
mai 2008 118,51 111,38
juin 2008 118,27 109,23
juil. 2008 117,07 106,32
août 2008 115,63 105,4
sept. 2008 115,63 103,36
oct. 2008 112,5 100,25
nov. 2008 109,38 97,01
déc. 2008 107,45 94,6
janv. 2009 105,05 91,34
févr. 2009 102,16 88,03
mars 2009 99,52 85,83
avril 2009 96,88 84,01
mai 2009 98,08 82,01
juin 2009 94,95 80,55
juil. 2009 93,75 80,55
août 2009 95,67 80,68
sept. 2009 94,23 79,42
oct. 2009 94,47 78,78
nov. 2009 95,43 80,18
déc. 2009 101,68 82,4
janv. 2010 101,92 82,5
févr. 2010 104,09 83
mars 2010 105,29 84,25
avril 2010 105,05 84,9
mai 2010 105,53 86,33
juin 2010 106,73 87,56
juil. 2010 105,77 88,23
août 2010 106,49 89,07
sept. 2010 108,65 91,46
oct. 2010 117,31 94,35
nov. 2010 120,91 96,87
déc. 2010 119,71 98,47
janv. 2011 121,39 99,85
févr. 2011 122,36 100,79
mars 2011 125,48 101,75
avril 2011 126,92 101,97
mai 2011 128,13 103,01
juin 2011 127,16 101,75
juil. 2011 128,37 101,31
août 2011 128,13 100,74
sept. 2011 128,13 100,22
oct. 2011 121,63 99,19
nov. 2011 128,85 101,01
déc. 2011 135,58 102,42
janv. 2012 133,89 101,85
févr. 2012 134,38 101,85
mars 2012 137,74 102,27
avril 2012 138,7 101,14
mai 2012 137,98 99,19
juin 2012 141,59 99,58
juil. 2012 145,19 99,21
août 2012 145,91 98,89
sept. 2012 146,88 97,41
oct. 2012 149,28 96,87
nov. 2012 143,27 93,14
déc. 2012 144,71 92,25
janv. 2013 149,04 92,62
févr. 2013 150,96 93,31
mars 2013 147,84 92,94
avril 2013 148,8 94,37
mai 2013 152,16 95,34
juin 2013 150,96 95,29
juil. 2013 148,32 95,14
août 2013 146,88 94,64
sept. 2013 147,36 94,55
oct. 2013 146,39 93,16
nov. 2013 144,47 92,15
déc. 2013 139,42 89,46
janv. 2014 139,9 88,75
févr. 2014 135,58 87,04
mars 2014 136,3 85,27
avril 2014 136,54 84,25
mai 2014 133,17 82,97
juin 2014 134,13 82,31
juil. 2014 136,3 82,01
août 2014 135,34 81,76
sept. 2014 132,93 81,02
oct. 2014 130,29 80,73
nov. 2014 129,57 80,82
déc. 2014 129,09 81,44
janv. 2015 128,37 81
févr. 2015 129,81 81,1
mars 2015 128,13 81,02
avril 2015 129,81 80,58
mai 2015 130,53 80,36
juin 2015 131,73 80,75
juil. 2015 133,41 80,48
août 2015 136,3 80,87
sept. 2015 140,87 81,81
oct. 2015 143,51 82,13
nov. 2015 148,08 82,13
déc. 2015 155,53 82,77
janv. 2016 154,81 83,09
févr. 2016 157,21 83,22
  • Données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des douze derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2

Figure 7 – Une dynamique de construction de logements en Ile-de-France

Sensible ralentissement de l’activité hôtelière depuis les attentats de novembre 2015

Après un mauvais mois de décembre 2015, l’impact à fin février 2016 des attentats de novembre 2015 se fait encore sentir en Ile-de-France. Depuis le début de l’année, environ 850 000 nuitées de moins ont ainsi été comptabilisées par rapport à la même période de 2015 (figure 8). Les taux d’occupation des hôtels restent très inférieurs à ceux de l’an passé, en particulier à Paris (figure 9).

Cette chute des nuitées dans l’ensemble de la région est plus prononcée pour la clientèle étrangère que pour la clientèle française (respectivement - 14,2 % et - 5,1 % au cours des deux premiers mois de 2016). La fréquentation hôtelière s’est effondrée, en particulier à Paris où le déficit mensuel s’est établi à plus de 14 % en janvier, avant de s’atténuer très légèrement en février (- 11,5  %), soit une baisse cumulée de presque 600 000 nuitées sur les deux premiers mois de l’année. À Paris, les touristes étrangers se sont plus encore désistés que les touristes français (respectivement -  540 000 et - 60 000 nuitées), soit des baisses respectives de 19,0 % et 3,3 % en deux mois. Compte tenu du poids de Paris dans l’économie touristique francilienne, la fréquentation hôtelière régionale a reculé de 9,6 % au cours de ces deux premiers mois (- 6,1 % en dehors de Paris). Parmi les touristes étrangers, la clientèle européenne s’est particulièrement abstenue de se déplacer vers la région, avec 360 000 nuitées manquantes par rapport aux deux mêmes mois de l’an dernier, dont 320 000 à Paris (- 21,7 %). Les Italiens et les Britanniques y contribuent pour plus de la moitié (- 200 000). Même les clientèles lointaines, américaines ou asiatiques, ont délaissé la région

Figure 8 – Fréquentation hôtelière de début d’année en sensible baisse (Évolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l’année n par rapport au mois de l’année n-1 (en %))

Fréquentation hôtelière de début d’année en sensible baisse (Évolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l’année n par rapport au mois de l’année n-1 (en %))
Ile-de-France France métropolitaine
Janvier 2013 -4,5 -2,9
2013M02 1,1 -2,2
2013M03 0,9 3,0
2013M04 -6,0 -6,5
2013M05 2,4 4,0
2013M06 -0,2 -0,3
Juillet 2013 -4,2 -1,9
2013M08 4,8 3,3
2013M09 -0,1 -1,4
2013M10 -1,2 0,9
2013M11 -1,9 -2,5
2013M12 -0,3 -0,5
Janvier 2014 2,1 0,7
2014M02 -3,6 -0,9
2014M03 -5,1 -6,9
2014M04 4,3 4,6
2014M05 -3,3 -4,1
2014M06 -4,4 -1,9
Juillet 2014 -0,1 -3,0
2014M08 1,9 -0,3
2014M09 -3,1 -1,5
2014M10 0,5 0,4
2014M11 -4,4 -5,2
2014M12 1,0 2,2
Janvier 2015 1,9 3,0
2015M02 2,5 4,7
2015M03 -2,6 0,2
2015M04 -3,9 0,4
2015M05 0,6 3,6
2015M06 2,8 1,7
Juillet 2015 6,1 5,9
2015M08 0,1 0,6
2015M09 3,9 3,5
2015M10 0,2 2,0
2015M11 -6,9 -1,8
2015M12 -14,3 -4,9
Janvier 2016 -10,0 -3,1
2016M02 -9,2 0,5
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière

Figure 8 – Fréquentation hôtelière de début d’année en sensible baisse (Évolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l’année n par rapport au mois de l’année n-1 (en %))

Figure 9 – Baisse de la fréquentation hôtelière journalière à Paris (Évolution du taux d'occupation hôtelier quotidien à Paris de novembe à février (en %))

Baisse de la fréquentation hôtelière journalière à Paris (Évolution du taux d'occupation hôtelier quotidien à Paris de novembe à février (en %))
2014-2015 2015-2016
56,8 57,9
77,6 79,0
88,7 91,2
92,5 93,6
84,6 90,4
72,7 79,4
80,3 79,1
61,4 59,1
54,7 69,7
53,6 57,7
80,1 61,6
82,7 74,4
75,8 75,1
Novembre 80,8 61,9
65,4 42,2
85,4 59,5
93,2 68,6
92,5 68,5
85,9 64,1
74,3 49,2
73,6 46,9
54,0 37,6
75,7 58,6
89,5 66,2
90,4 70,8
86,9 70,7
79,0 62,2
77,2 60,6
53,9 52,7
72,2 66,4
79,0 74,8
83,4 79,0
86,0 78,9
84,1 71,5
90,0 72,4
67,4 60,8
79,8 76,9
84,1 78,1
86,8 80,0
86,8 75,1
78,1 60,5
77,6 59,8
52,5 45,5
Décembre 72,6 66,4
77,7 69,8
75,8 70,2
69,2 61,2
57,6 43,7
66,1 49,2
54,1 39,5
56,4 44,5
49,2 39,9
53,0 34,0
56,6 37,3
73,4 41,2
82,8 49,4
75,9 49,8
79,6 55,0
83,7 58,4
94,3 59,7
80,6 71,2
73,2 58,5
63,0 47,9
44,4 33,9
52,1 41,4
56,7 49,0
60,3 51,6
60,3 51,1
52,3 43,5
52,5 43,3
41,0 33,0
58,3 55,6
66,1 63,8
71,4 69,9
Janvier 66,5 64,9
53,9 49,4
54,1 46,7
43,3 35,1
61,6 54,9
69,8 67,7
78,4 74,3
85,0 77,5
82,2 74,1
84,6 77,6
69,5 62,5
81,7 77,0
79,0 76,6
75,4 72,2
73,8 68,4
62,3 57,4
60,3 54,7
42,7 38,5
62,2 58,2
70,9 68,4
76,9 69,2
69,2 63,9
59,2 56,7
63,6 60,0
45,4 44,3
68,2 57,8
80,7 63,0
79,2 64,3
68,8 58,4
65,3 59,0
77,9 72,6
Février 55,9 52,8
63,9 66,9
69,1 76,2
66,0 72,1
60,3 57,7
59,4 45,4
65,0 46,7
53,1 33,4
63,3 44,2
68,3 48,8
67,3 49,9
61,7 46,5
60,6 47,6
64,7 51,8
  • Lecture : l’axe des abscisses correspond au jour du mois sur la période novembre 2015-février 2016. Comme la fréquentation des hôtels dépend fortement du jour de la semaine, on compare le dimanche 15 novembre 2015 au dimanche 16 novembre 2014 : l’échelle est donc décalée d’un jour. Les évolutions sont calculées en prenant comme référence la même période de l’année précédente.
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière

Figure 9 – Baisse de la fréquentation hôtelière journalière à Paris (Évolution du taux d'occupation hôtelier quotidien à Paris de novembe à février (en %))

Encadrés

Contexte international - L’activité ralentit dans les économies avancées

Dans les pays émergents, l’activité a progressé faiblement au quatrième trimestre 2015, concluant une année morose. Les grands exportateurs de matières premières, comme le Brésil et la Russie, ont pâti de la chute des cours. En Chine, l’activité a de nouveau ralenti. Le fléchissement des importations des pays émergents, notamment en Asie, a freiné le commerce mondial.

Les exportations des économies avancées ont été déprimées par le manque de demande en provenance des pays émergents, ce qui a pesé sur la croissance de fin d’année. Dans la zone euro, l’activité a ainsi crû modérément, au même rythme qu’au troisième trimestre 2015. La reprise continue toutefois de se diffuser progressivement : l’accélération de l’emploi et des salaires ainsi que la nouvelle baisse des prix du pétrole soutiennent le pouvoir d’achat des ménages. Au premier semestre 2016, la croissance des économies avancées resterait solide, notamment du fait d’une légère accélération dans la zone euro.

Contexte national - En France, inflation nulle et pouvoir d’achat dynamique

En France, au quatrième trimestre 2015, la croissance a atteint + 0,3 %, portée par la progression de la production manufacturière entraînant celle des services marchands, malgré les conséquences négatives des attentats. L’emploi salarié marchand a accéléré, notamment l’emploi intérimaire qui progresse vivement depuis trois trimestres. Dans le même temps, le taux de chômage a légèrement reculé à 10 % en France métropolitaine. Côté demande, la consommation des ménages a été affectée par les attentats et les températures douces tandis que l’investissement des entreprises a accéléré après trois trimestres de hausse déjà soutenue. Le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance, trouvant sa contrepartie dans une forte contribution positive des variations de stocks, pour le deuxième trimestre consécutif. Soutenu par une inflation nulle, le pouvoir d’achat des ménages a crû de 1,8 % en 2015, un rythme inégalé depuis 2007. Au premier semestre 2016, la croissance française gagnerait un peu de tonus (+ 0,4 % par trimestre).

Autres contributeurs du diagnostic conjoncturel

Banque de France : Kloé Masselier

CESER / CRIES Ile-de-France : Éric Forti

Crocis de la CCI Paris Ile-de-France : Mickaël Le Priol

CRT : Aurélian Catana

Douanes : Karine Boris-Treille

DRFIP : Marie-Odile Bourdon

Pôle emploi : Philippe Ricard

Pôle emploi services : Damaris Phelippe

PRIF : Christophe Centonze

Région Ile-de-France : Florence Rey

Urssaf Paris : Gaëlle Jacq

Pour en savoir plus

« Inflation nulle, pouvoir d’achat dynamique », Insee Conjoncture - note de conjoncture, mars 2016.

Rabadeux D., « L’économie francilienne continue de résister », Insee Conjoncture Ile-de- France n° 8, janvier 2016.