À la fin du deuxième trimestre 2016, la dette publique s'établit à 98,4 % du PIBDette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques (APU) - 2e trimestre 2016

À la fin du deuxième trimestre 2016, la dette publique de Maastricht s'établit à 2 170,6 Md€, en hausse de 31,7 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), elle augmente de 0,9 point par rapport au premier trimestre 2016, à 98,4 %. La dette publique nette augmente plus modérément (+24,9 Md€).

Informations rapides
No 255
Paru le : 30/09/2016
Prochaine parution le : 30/06/2017 à 08h45 - premier trimestre 2017

Erratum : cette Informations Rapides remplace et annule celle publiée le 30 septembre 2016 à 8h45, la colonne « 2015 T4 » étant rectifiée dans le tableau sur la dette de Maastricht des APU et dans celui sur la dette nette des APU.

Avertissements : La dette trimestrielle étant fondée sur des sources comptables moins complètes que les comptes annuels, son profil demeure révisable pendant plusieurs trimestres

La seule variation de la dette sur une période ne permet pas de déduire le déficit public. Pour passer de la variation de la dette brute au sens de Maastricht au déficit, il faut notamment tenir compte de la variation des actifs financiers et des autres comptes financiers à payer et à recevoir ainsi que du mode de valorisation de la dette nominale. En outre, le déficit public trimestriel publié par l'Insee est corrigé des variations saisonnières et de l'effet des jours ouvrables, ce qui n'est pas le cas de la dette trimestrielle publiée.

La dette publique augmente de 31,7 Md€ par rapport au trimestre précédent

À la fin du deuxième trimestre 2016, la dette publique de Maastricht s'établit à 2 170,6 Md€, en hausse de 31,7 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), elle augmente de 0,9 point par rapport au premier trimestre 2016, à 98,4 %. La dette publique nette augmente plus modérément (+24,9 Md€).

Les dettes de l'État, des administrations de sécurité sociale et des administrations publiques locales augmentent

Au deuxième trimestre 2016, la contribution de l'État à la dette croît de 29,8 Md€. Cette hausse provient pour l'essentiel de la dette négociable à long terme (+30,7 Md€). De plus, les dépôts des correspondants au Trésor augmentent de 0,6 Md€ et les encours de prêts de 0,1 Md€. En revanche, la dette obligataire à court terme diminue de 1,7 Md€.

La contribution des administrations de sécurité sociale (Asso) à la dette augmente (+2,3 Md€), surtout du fait de la Cades qui emprunte 2,7 Md€ à des unités hors des administrations publiques et, dans une moindre mesure, du fait de l'Acoss (+0,8 Md€), de la MSA (+0,2 Md€) et de Pôle Emploi (+0,2 Md€). Au contraire, la Cnaf se désendette de 0,7 Md€ et l'Unedic de 0,8 Md€.

La contribution des administrations publiques locales (Apul) à la dette augmente légèrement (+0,4 Md€). Les régions s'endettent de 1,2 Md€. Au contraire, les communes se désendettent de 0,5 Md€ et les départements de 0,3 Md€. La contribution des autres Apul (régions, syndicats intercommunaux, organismes divers d'administration locale) est stable.

La dette des Odac diminue légèrement

La contribution des organismes divers d'administration centrale (Odac) diminue légèrement (−0,8 Md€) car la Caisse nationale des autoroutes (CNA) rembourse 0,5 Md€ de prêts à long terme et la Banque publique d'investissement (Bpifrance) en rembourse 0,4 Md€.

GraphIR – Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

TableauA – La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument

(en milliards d'euros)
La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
2015T2 2015T3 2015T4 2016T1 2016T2
Ensemble des adm. publiques 2107,9 2105,7 2097,4 2138,9 2170,6
en point de PIB (*) 97,6% 97,1% 96,2% 97,5% 98,4%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :
État 1673,9 1672,7 1661,7 1695,1 1724,8
Organismes divers d'adm. Centrale 22,1 22,1 18,9 18,8 18,0
Administrations publiques locales 187,5 185,9 196,5 194,1 194,5
Administrations de sécurité sociale 224,4 225,0 220,3 230,9 233,3
dont, par instrument :
Dépôts 41,0 41,7 39,2 36,8 37,4
Titres négociables 1778,1 1774,8 1760,9 1812,8 1844,2
court terme 191,7 189,7 177,4 187,5 193,8
long terme 1586,4 1585,1 1583,5 1625,2 1650,4
Crédits 288,8 289,3 297,3 289,4 289,1
court terme 15,2 14,0 14,6 13,9 15,1
long terme 273,6 275,2 282,8 275,4 273,9
  • (*) voir précisions dans l'encadré « Pour en savoir plus »
  • Source : Comptes nationaux base 2010 - Insee, DGFiP, Banque de France

Au deuxième trimestre 2016, la dette publique nette augmente de 24,9 Md€

À la fin du deuxième trimestre 2016, la dette nette des administrations publiques s'élève à 1 948,1 Md€, soit 88,3 % du PIB (contre 87,7 % au trimestre précédent), en hausse de 24,9 Md€. L'écart de 6,8 Md€ avec la variation de la dette brute traduit principalement la forte hausse de la trésorerie de l'État (+9,6 Md€). Celle des Asso diminue de 2,2 Md€. Les Odac utilisent 1,2 Md€ de trésorerie pour rembourser des emprunts. Par ailleurs, les Asso prêtent 1,3 Md€ à des emprunteurs hors administrations publiques tandis que l'État se fait rembourser 0,3 Md€ de prêts à long terme.

TableauB – La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur

(en milliards d'euros)
La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur
2015T2 2015T3 2015T4 2016T1 2016T2
Ensemble des adm. publiques 1895,9 1894,5 1905,0 1923,2 1948,1
dont :
État 1551,8 1553,8 1556,8 1572,6 1593,1
Organismes divers d'adm. centrale 5,8 5,6 3,0 2,8 3,7
Administrations publiques locales 175,1 173,6 184,0 181,3 181,8
Administrations de sécurité sociale 163,2 161,6 161,2 166,4 169,6

    Graph_dette_nette – Dette au sens de Maastricht et dette nette

    La valeur globale des détentions en actions cotées et en titres d'OPC décroît

    Au deuxième trimestre 2016, la valeur totale des actions cotées et des titres d'organismes de placement collectif (OPC) détenus par les administrations publiques diminue de 7,3 Md€ pour atteindre 203,9 Md€. La baisse des cours de la bourse, en particulier ceux de Renault et Orange, entraîne une perte de valorisation des actions cotées détenues par l'État de 4,6 Md€. La valeur des actions cotées détenues par les Asso diminue, elle, de 0,5 Md€.

    Les détentions de titres d'OPC diminuent (−2,2 Md€), principalement du fait de l'Unedic (−2,1 Md€). En sens inverse, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) achète 0,5 Md€ de titres d'OPC et le régime social des indépendants (RSI) en acquiert 0,4 Md€. Enfin, la valeur de divers titres d'OPC diminue de 1,0 Md€.

    TableauC – Les actions cotées et les titres d'OPC détenus par les administrations publiques

    (en milliards d'euros)
    Les actions cotées et les titres d'OPC détenus par les administrations publiques
    2015T2 2015T3 2015T4 2016T1 2016T2
    Ensemble des adm. publiques 230,4 215,2 218,1 211,2 203,9
    dont :
    État 72,2 64,1 62,9 57,6 53,0
    Organismes divers d'adm. centrale 33,9 31,2 31,6 30,3 30,3
    Administrations publiques locales 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2
    Administrations de sécurité sociale 124,1 119,7 123,4 123,1 120,4

      Graph_F5 – Actions cotées et titres d'OPC détenus par les APU