Au 3e trimestre 2015, un emploi dynamique mais un chômage record

Isabelle Pertile, Guilhem Cambon, Morad Ramdani, Roger Rabier - Insee Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Dans un contexte national de progression de l’activité au 3e trimestre 2015, l’emploi accélère sa reprise en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Le niveau de l’emploi salarié marchand non agricole dépasse désormais son point culminant de mi-2011. Cependant, la croissance de la population active est plus rapide que le dynamisme de l’emploi : ainsi le taux de chômage augmente sensiblement ce trimestre pour toucher 12,4 % de la population active, niveau jamais atteint dans la région.

Insee Conjoncture Occitanie
No 01
Paru le : 28/01/2016

Après un 2e trimestre caractérisé par une hausse modérée de l’emploi concurrentiel et une baisse du chômage, le bilan est plus contrasté au 3e trimestre, empreint de la saison touristique et des vendanges. L’emploi concurrentiel accélère sa progression mais, dans le même temps, le taux de chômage s’élève à nouveau pour atteindre son niveau le plus haut.

Une fréquentation touristique de bon niveau

Après une avant saison (mai-juin) prometteuse, durant laquelle le nombre de nuitées avait progressé de 2,2 % par rapport à 2014 dans les hébergements touristiques de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP), la fréquentation touristique est de bon niveau au 3e trimestre 2015 sans toutefois atteindre le record du 3e trimestre 2013 (figure 1).

Avec 31,3 millions de nuitées, la fréquentation dans les hébergements collectifs marchands augmente de 0,3 % par rapport au 3e trimestre 2014. La hausse des nuitées de la clientèle française (+ 1 %) fait plus que compenser la baisse des nuitées étrangères (- 2 %).

Les campings, principale offre d’hébergements touristiques régionale, enregistrent une légère diminution du nombre de nuitées par rapport au 3e trimestre 2014. Dans le même temps, la fréquentation dans les hôtels et les autres hébergements collectifs (résidences de tourisme, villages de vacances…) progresse de respectivement + 0,8 % et + 2,1 % nuitées.

Le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées concentre 16 % des nuitées de France métropolitaine durant le 3e trimestre 2015. Il se situe ainsi au 2e rang des régions les plus fréquentées, précédé de peu de l’Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Il devance Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Île-de-France.

Figure 1 – Évolution de la fréquentation touristique au 3e trimestre en LRMP

en millions de nuitées
Évolution de la fréquentation touristique au 3e trimestre en LRMP
2013 2014 2015
Campings 20,2 19,7 19,6
Hôtels 6,3 6,1 6,2
Autres hébergements 5,8 5,4 5,5
  • Notes : données trimestrielles brutes.
  • Sources : Insee ; direction du tourisme ; partenaires régionaux

Figure 1 – Évolution de la fréquentation touristique au 3e trimestre en LRMP

Viticulture : bilan satisfaisant de la récolte et de sa qualité

Le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées concentre 34 % de la production viticole nationale en 2015. Le volume de la récolte est estimé à 16,2 millions d’hectolitres sur l’année, en hausse de 6,6 % par rapport à 2014 et de 4,7 % par rapport à la moyenne quinquennale 2010-2014. Malgré quelques inquiétudes suite aux précipitations de fin d’été, l’état sanitaire des raisins est resté satisfaisant jusqu'à la fin de maturation, grâce aux épisodes venteux entre les pluies sporadiques et au retour de bonnes conditions climatiques à partir de mi-septembre et jusqu’en fin de récolte. La qualité des vins s’annonce d’un très bon niveau dans les trois couleurs. En revanche, l’acidité est généralement faible cette année, en raison de la forte canicule du début d’été.

Pour la partie Languedoc-Roussillon, qui concentre plus de 80 % de la production viticole régionale, 559 milliers d’hectolitres de vins AOP ont été vendus à l’étranger les 11 premiers mois de 2015. Les volumes exportés sont quasi stables par rapport à 2014 (+ 0,6 %). En revanche, ces exportations représentent un total estimé à 194 millions d’euros, soit 7,6 % de plus qu’en 2014.

En achetant 46 % des quantités exportées, l’Union européenne constitue le premier client des vins AOP produits en Languedoc-Roussillon. Mais au cours des 11 premiers mois de 2015, les exportations à destination des pays de l’UE sont en net repli par rapport à 2014 (- 14,2 % en volume et - 6,8 % en valeur). D’autres destinations s’avèrent de plus en plus porteuses de débouchés. Ainsi, le total cumulé des exportations vers l’Asie augmente de près d’un tiers, que ce soit en volume ou en valeur.

Maintien du dynamisme de l’activité aéronautique et spatiale

Au 3e trimestre 2015, la croissance du trafic aérien mondial de passagers reste soutenue : elle atteint 6,7 % sur les neuf premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2014.

Airbus reçoit 493 nouvelles commandes soit un peu moins qu’au 3e trimestre 2014 (562), mais toujours davantage que son concurrent Boeing (182). Dans le même temps, l’avionneur européen livre 142 appareils dont 6 gros porteurs A380. Ces livraisons sont comparables à celles réalisées un an auparavant (140), mais encore inférieures à celles de Boeing (199). L’augmentation des cadences de fabrication, avec pour objectif la production de 60 monocouloirs par mois à la mi-2019, reste difficile. Les livraisons 2015 devraient être légèrement supérieures à celles de 2014. Le renforcement du dollar US par rapport à l’euro améliore les revenus d’Airbus. Le site d’assemblage d’Airbus à Mobile dans l’État d’Alabama aux États-Unis est désormais officiellement opérationnel.

Airbus Safran Launchers s’est vu notifier le contrat de développement d’Ariane 6 par l’agence spatiale européenne, dont le premier vol est prévu pour 2020. Airbus Safran Launchers a enregistré le 68e lancement consécutif réussi pour Ariane 5. Airbus Defence and Space signe avec Eutelsat et l’ESA le premier contrat pour un satellite totalement flexible : Quantum. Thales Alenia Space indique une baisse de ses commandes dans le spatial par rapport au niveau particulièrement élevé des neuf premiers mois de 2014.

Hausse des mises en chantier dans l’Hérault et la Haute-Garonne

En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le nombre de logements autorisés à la construction au cours des 12 derniers mois s’établit à 38 200 fin septembre 2015. Ce résultat traduit un recul de 7,1 % par rapport au cumul du 2e trimestre 2015 dans un contexte de hausse au niveau national (+ 0,6 %) (figure 2). Sur un an, la baisse des permis de construire dans la région est bien plus accentuée qu’en métropole : - 14,5 % contre - 3,4 %.

Figure 2 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,47 100,47
mars 2005 100,16 101,51
avril 2005 102,04 102,27
mai 2005 101,88 102,8
juin 2005 104,71 104,19
juil. 2005 104,71 105,05
août 2005 104,71 105,52
sept. 2005 106,12 106,38
oct. 2005 106,28 106,52
nov. 2005 106,44 106,97
déc. 2005 108,48 108,38
janv. 2006 109,42 109,42
févr. 2006 109,58 110,71
mars 2006 112,09 112,44
avril 2006 110,83 113,42
mai 2006 111,46 114,81
juin 2006 111,93 115,55
juil. 2006 112,87 116,39
août 2006 114,91 117,06
sept. 2006 114,13 116,57
oct. 2006 116,01 118
nov. 2006 117,27 118,96
déc. 2006 114,44 118,49
janv. 2007 114,76 117,9
févr. 2007 116,01 117,92
mars 2007 117,74 118,39
avril 2007 116,95 117,86
mai 2007 117,43 117,55
juin 2007 117,9 116,78
juil. 2007 118,37 117
août 2007 116,8 116,82
sept. 2007 116,8 116,53
oct. 2007 114,76 115,79
nov. 2007 113,81 113,69
déc. 2007 115,07 112,44
janv. 2008 115,54 112,22
févr. 2008 115,86 111,89
mars 2008 113,97 110,3
avril 2008 114,91 109,5
mai 2008 112,72 108,32
juin 2008 110,68 106,13
juil. 2008 106,91 103,66
août 2008 105,34 101,23
sept. 2008 102,98 99,67
oct. 2008 100,16 97,49
nov. 2008 96,55 95,63
déc. 2008 92,62 92,81
janv. 2009 87,76 90,05
févr. 2009 82,57 86,43
mars 2009 77,86 83,55
avril 2009 74,41 81,3
mai 2009 71,9 78,65
juin 2009 68,76 76,73
juil. 2009 67,82 75,58
août 2009 67,19 74,74
sept. 2009 66,88 74,09
oct. 2009 68,13 73,19
nov. 2009 68,92 73,36
déc. 2009 68,92 74,07
janv. 2010 70,33 74,74
févr. 2010 72,84 76,48
mars 2010 73,63 78,99
avril 2010 76,45 80,89
mai 2010 78,49 82,98
juin 2010 79,59 85,31
juil. 2010 81,16 87,52
août 2010 82,1 88,86
sept. 2010 83,67 90,4
oct. 2010 82,42 91,05
nov. 2010 82,89 91,58
déc. 2010 85,56 92,77
janv. 2011 87,13 94,05
févr. 2011 87,28 94,26
mars 2011 88,38 93,75
avril 2011 87,76 93,71
mai 2011 90,27 95,18
juin 2011 91,37 95,55
juil. 2011 91,21 96,12
août 2011 92,31 97,36
sept. 2011 94,19 99,12
oct. 2011 94,35 99,82
nov. 2011 95,6 100,92
déc. 2011 96,55 101,94
janv. 2012 94,82 101,98
févr. 2012 93,25 102,15
mars 2012 93,09 101,82
avril 2012 92,31 102,15
mai 2012 89,64 100,72
juin 2012 89,17 100,35
juil. 2012 88,54 99,49
août 2012 88,23 99,53
sept. 2012 84,93 97,49
oct. 2012 84,77 96,94
nov. 2012 83,2 95,87
déc. 2012 79,43 94,18
janv. 2013 79,59 94,36
févr. 2013 82,73 95,85
mars 2013 82,57 96,36
avril 2013 82,57 94,81
mai 2013 81,32 92,77
juin 2013 78,96 91,03
juil. 2013 77,08 88,97
août 2013 74,25 86,11
sept. 2013 73,63 84,49
oct. 2013 73,63 83,94
nov. 2013 72,68 83,1
déc. 2013 73,94 82,35
janv. 2014 72,21 80,28
févr. 2014 69,07 77,26
mars 2014 67,5 76,22
avril 2014 66,41 75,11
mai 2014 67,66 75,28
juin 2014 66,88 75,19
juil. 2014 69,7 75,52
août 2014 69,07 75,34
sept. 2014 70,17 75,54
oct. 2014 69,07 74,62
nov. 2014 67,66 73,87
déc. 2014 67,35 73,66
janv. 2015 65,93 73,13
févr. 2015 64,99 72,44
mars 2015 64,99 71,6
avril 2015 64,99 72,19
mai 2015 62,95 71,72
juin 2015 64,52 72,54
juil. 2015 62,17 72,25
août 2015 61,85 72,91
sept. 2015 59,97 72,97
oct. 2015 60,91 72,99
nov. 2015 62,95 74,4
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 2 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

La baisse annuelle du nombre de logements autorisés à la construction est marquée dans la plupart des départements de la région (de - 25 % à - 10 %). L’Hérault connaît néanmoins un recul plus modéré tandis que l’Ariège, le Gers et la Lozère enregistrent une stabilité. Le Lot tire son épingle du jeu avec une forte augmentation.

Fin septembre 2015, le nombre de logements mis en chantier au cours des 12 derniers mois s’établit à 38 800 en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, soit une baisse de 1,8 % en trois mois, contre une hausse de 1,0 % en France métropolitaine (figure 3). En un an, légèrement moins de logements ont été mis en chantier dans la région (- 0,3 %), tandis qu’ils sont plus nombreux en métropole (+ 0,6 %). Cette baisse est très marquée dans huit départements sur treize, mais modérée dans le Gard. Les mises en chantiers sont de même volume que l’an passé dans le Gers et la Lozère. Elles progressent en revanche sensiblement dans l’Hérault et la Haute-Garonne.

Figure 3 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,63 100,44
mars 2005 100,56 101,6
avril 2005 100,75 102,22
mai 2005 103,74 104,47
juin 2005 103,74 105,5
juil. 2005 103,18 105,82
août 2005 102,99 106,49
sept. 2005 103,36 108,07
oct. 2005 104,49 109,18
nov. 2005 102,62 109,28
déc. 2005 103,55 110,64
janv. 2006 105,05 110,86
févr. 2006 105,79 111,53
mars 2006 106,92 112,31
avril 2006 108,6 113,43
mai 2006 106,54 113,77
juin 2006 110,09 114,96
juil. 2006 110,28 115,35
août 2006 111,78 115,92
sept. 2006 111,4 115,72
oct. 2006 111,59 116,44
nov. 2006 113,27 117,42
déc. 2006 114,21 117,05
janv. 2007 114,21 117,08
févr. 2007 113,46 117,05
mars 2007 113,83 116,78
avril 2007 112,15 116,49
mai 2007 115,33 116,04
juin 2007 113,83 115,75
juil. 2007 114,02 117,3
août 2007 113,64 116,56
sept. 2007 113,64 116,49
oct. 2007 115,14 117
nov. 2007 114,39 116,36
déc. 2007 114,21 116,16
janv. 2008 112,52 115,89
févr. 2008 113,64 115,84
mars 2008 111,03 114,44
avril 2008 110,65 113,15
mai 2008 106,17 111,38
juin 2008 102,62 109,23
juil. 2008 101,12 106,32
août 2008 99,44 105,4
sept. 2008 97,94 103,36
oct. 2008 94,02 100,22
nov. 2008 92,15 97,01
déc. 2008 89,53 94,6
janv. 2009 87,1 91,34
févr. 2009 83,74 88,03
mars 2009 81,87 85,83
avril 2009 80,56 84,01
mai 2009 79,44 82,01
juin 2009 79,07 80,55
juil. 2009 77,76 80,58
août 2009 76,82 80,68
sept. 2009 74,77 79,42
oct. 2009 73,83 78,8
nov. 2009 74,39 80,21
déc. 2009 76,26 82,43
janv. 2010 77,2 82,53
févr. 2010 77,01 83,02
mars 2010 78,13 84,3
avril 2010 77,2 84,95
mai 2010 77,94 86,33
juin 2010 78,88 87,51
juil. 2010 80,56 88,15
août 2010 82,8 88,97
sept. 2010 86,73 91,36
oct. 2010 89,72 94,25
nov. 2010 90,84 96,77
déc. 2010 91,78 98,4
janv. 2011 91,78 99,78
févr. 2011 93,08 100,84
mars 2011 94,02 101,73
avril 2011 95,14 102
mai 2011 96,45 102,86
juin 2011 95,89 101,78
juil. 2011 94,77 101,28
août 2011 93,83 100,77
sept. 2011 91,96 99,85
oct. 2011 91,03 98,74
nov. 2011 91,03 99,61
déc. 2011 93,08 100
janv. 2012 93,08 99,51
févr. 2012 92,52 99,65
mars 2012 92,71 99,58
avril 2012 92,34 99,19
mai 2012 91,21 98,05
juin 2012 90,47 98,57
juil. 2012 89,35 98,35
août 2012 88,6 98,05
sept. 2012 87,29 97,46
oct. 2012 85,05 96,96
nov. 2012 83,18 94,37
déc. 2012 84,49 94,37
janv. 2013 83,74 95,11
févr. 2013 85,05 95,83
mars 2013 84,86 96,17
avril 2013 85,05 97,11
mai 2013 84,67 97,93
juin 2013 85,23 98,08
juil. 2013 85,79 98
août 2013 85,05 97,51
sept. 2013 85,23 97,16
oct. 2013 85,23 96,1
nov. 2013 84,11 95,14
déc. 2013 79,44 92,72
janv. 2014 79,44 91,78
févr. 2014 78,69 90,03
mars 2014 76,45 88,3
avril 2014 75,89 87,19
mai 2014 74,95 85,69
juin 2014 73,08 84,85
juil. 2014 72,52 84,5
août 2014 72,34 84,33
sept. 2014 72,71 83,54
oct. 2014 72,71 83,14
nov. 2014 72,9 83,09
déc. 2014 72,34 83,56
janv. 2015 71,78 83,17
févr. 2015 72,71 83,24
mars 2015 73,27 83,14
avril 2015 72,71 82,82
mai 2015 72,34 82,72
juin 2015 73,83 83,17
juil. 2015 73,46 82,92
août 2015 73,46 83,22
sept. 2015 72,52 84,03
oct. 2015 73,27 84,08
nov. 2015 72,52 83,42
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 3 – Évolution du nombre de logements commencés

Forte progression de l’emploi salarié marchand

Le secteur marchand non agricole compte 4 500 salariés supplémentaires ce trimestre, soit autant que pour l’ensemble des deux trimestres précédents. Depuis le début de l’année, le contingent d’emplois en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées s’est ainsi étoffé de 9 000 salariés et le niveau de l’emploi salarié dans le secteur marchand non agricole dépasse pour la première fois son point culminant de mi-2011 (figure 4).

La progression trimestrielle de l’emploi (+ 0,4 %) est la deuxième plus forte des régions métropolitaines derrière la Corse et devant Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Elle masque cependant des différences selon les départements. La Haute-Garonne (+ 2 650 emplois) est le 2e département métropolitain dont l’emploi, en variation absolue, a le plus progressé ce trimestre derrière Paris. L’Hérault, département métropolitain qui connaît le plus fort dynamisme de l’emploi depuis un an (+ 2,6 %), se classe au 6e rang (+ 1 700 emplois).

L’évolution trimestrielle de l’emploi est également fortement positive dans le Lot (+ 1,0 %), l’Ariège (+ 0,8 %) et l’Aude (+ 0,7 %). À l’inverse, le Tarn perd 630 emplois ce trimestre, ce qui annihile son gain d’emploi durant le semestre précédent.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,04 100,06
T3 2005 100,82 100,18
T4 2005 100,95 100,32
T1 2006 101,23 100,43
T2 2006 102,09 101
T3 2006 102,84 101,38
T4 2006 103,13 101,44
T1 2007 103,79 102,25
T2 2007 104,02 102,48
T3 2007 104,56 102,85
T4 2007 104,81 103,06
T1 2008 105,37 103,32
T2 2008 104,83 102,89
T3 2008 104,18 102,57
T4 2008 104,11 101,85
T1 2009 103,24 100,78
T2 2009 103,03 100,28
T3 2009 103,04 100,01
T4 2009 103,58 100,1
T1 2010 103,65 100,02
T2 2010 103,9 100,08
T3 2010 104,13 100,29
T4 2010 104,29 100,51
T1 2011 104,69 100,8
T2 2011 105,47 101,05
T3 2011 105,44 100,97
T4 2011 105,11 100,95
T1 2012 105,42 100,99
T2 2012 105,4 100,84
T3 2012 105,3 100,63
T4 2012 104,96 100,35
T1 2013 105,16 100,3
T2 2013 104,61 99,86
T3 2013 104,75 100
T4 2013 104,9 100,06
T1 2014 104,76 99,89
T2 2014 104,74 99,85
T3 2014 104,47 99,57
T4 2014 104,86 99,68
T1 2015 105,05 99,63
T2 2015 105,28 99,82
T3 2015 105,69 99,81
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 4 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Recours accru à l’intérim

Le taux de recours à l’intérim progresse à nouveau (+ 1,6 %), mais plus modérément qu’au trimestre précédent, pour atteindre 3,4 % de l’emploi salarié marchand en fin de trimestre (figure 5). D’après les données du Ministère du Travail, le recours à 650 intérimaires supplémentaires ce trimestre s’est principalement opéré dans l’industrie agro-alimentaire puis, dans une moindre mesure, dans la construction pour notamment faire face au besoin de main-d’œuvre des grands chantiers (doublement de l’A9, ligne ferroviaire à grande vitesse).

Figure 5 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,12 99,86
T3 2005 103,29 101,93
T4 2005 105,23 102,6
T1 2006 105,64 101,7
T2 2006 111,25 107,36
T3 2006 109,37 107,31
T4 2006 111,09 105,31
T1 2007 118,78 114,93
T2 2007 117,64 112,47
T3 2007 115,56 110,87
T4 2007 112,77 109,72
T1 2008 118,62 114,35
T2 2008 109,34 106,28
T3 2008 107,32 99,93
T4 2008 97,38 86,9
T1 2009 87,74 73,86
T2 2009 89,83 75,59
T3 2009 91,22 79,59
T4 2009 95,14 84,27
T1 2010 95,61 88,79
T2 2010 102,37 93,33
T3 2010 104,6 97,12
T4 2010 106,72 100,83
T1 2011 110,85 101,31
T2 2011 117,92 101,53
T3 2011 112,81 100,49
T4 2011 105,25 96,54
T1 2012 104,09 95,18
T2 2012 100,04 91,84
T3 2012 96,2 88,09
T4 2012 95,34 86,04
T1 2013 95,54 88,45
T2 2013 92,08 87,24
T3 2013 93,28 88,99
T4 2013 95,72 91,72
T1 2014 93,49 89,18
T2 2014 94,3 91,4
T3 2014 92,58 87,7
T4 2014 97,81 91,81
T1 2015 95,4 89,87
T2 2015 101,27 93,28
T3 2015 102,93 96,05
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 5 – Évolution de l'emploi intérimaire

Fort rebond de l’emploi dans les services aux entreprises

Après une décélération au cours des deux trimestres précédents, l’emploi dans les services aux entreprises, qui se situent dans la sphère productive de l’économie, rebondit fortement ce trimestre (+ 2 000). Ce secteur demeure ainsi le plus dynamique depuis la crise des subprimes en 2007-2008.

L’industrie hors intérimaires concentre 18,6 % de l’emploi salarié marchand non agricole de la région. Ses effectifs diminuent de 350 salariés, soit - 0,2 % (figure 6). La progression de l’emploi dans les secteurs de la fabrication de matériels de transport et des industries extractives ne compense pas la diminution dans l’industrie agro-alimentaire et la fabrication des autres produits industriels.

Figure 6 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,54 99,57 100,01 99,95
T3 2005 103,21 99,34 100,79 100,52
T4 2005 104,76 99,08 100,73 100,16
T1 2006 106,26 99 100,93 100,33
T2 2006 107,67 99,34 101,6 100,54
T3 2006 109,14 99,16 102,67 101,17
T4 2006 110,69 98,83 102,9 101,2
T1 2007 112,48 98,73 103,24 101,86
T2 2007 113,47 98,67 103,52 102,06
T3 2007 114,95 98,56 104,27 102,41
T4 2007 116,08 98,46 104,65 102,61
T1 2008 117,31 98,26 105,07 102,63
T2 2008 117,52 97,77 104,86 102,44
T3 2008 116,66 97,41 104,23 101,9
T4 2008 116 97,22 104,81 101,91
T1 2009 114,08 96,22 104,62 101,5
T2 2009 112,83 95,47 104,62 101,41
T3 2009 112,23 94,88 104,84 101,6
T4 2009 112,04 94,22 105,69 102,34
T1 2010 111,18 94,03 105,97 102,14
T2 2010 110,92 93,69 106,13 102,39
T3 2010 110,89 93,19 106,53 102,43
T4 2010 110,29 93,1 106,79 102,32
T1 2011 110,54 92,93 107,19 102,83
T2 2011 110,36 92,92 108,03 103,29
T3 2011 109,68 93,25 108,27 103,06
T4 2011 109,28 93,3 108,21 102,84
T1 2012 108,71 93,9 108,64 103,02
T2 2012 107,85 94,01 108,93 102,97
T3 2012 106,93 94,45 108,99 103,01
T4 2012 105,59 94,55 108,69 102,31
T1 2013 104,55 94,66 109,11 102,53
T2 2013 103,61 94,23 108,74 101,67
T3 2013 102,94 94,25 108,99 102,02
T4 2013 101,83 94,31 109,23 102,21
T1 2014 100,95 94,51 109,21 101,92
T2 2014 99,94 94,63 109,25 101,83
T3 2014 99,11 94,56 109,09 101,5
T4 2014 98,67 94,6 109,47 101,63
T1 2015 98,36 94,69 109,91 102,14
T2 2015 97,53 94,61 110,09 102,44
T3 2015 96,99 94,46 110,76 102,45
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 6 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées

En miroir à la bonne fréquentation touristique, qui s’est poursuivie jusqu’à fin septembre, l’hôtellerie-restauration gagne 1 000 emplois à la fin du 3e trimestre, soit la plus forte dynamique trimestrielle (+ 1,2 %) de tous les secteurs. Les autres secteurs des services, principalement destinés aux ménages, sont également dynamiques (+ 0,8 %).

L’emploi dans le commerce, 21,3 % de l’emploi salarié marchand non agricole, se stabilise ce trimestre après trois trimestres consécutifs de progression.

L’emploi dans la construction continue à décroître pour le 18e trimestre consécutif. Ce trimestre, ce secteur perd 600 salariés, principalement en Haute-Garonne, dans les Pyrénées-Orientales et dans le Tarn. La baisse relative (- 0,6 %) est la plus prononcée dans l’Aveyron, le Gers et le Lot. L’Ariège et le Gard se démarquent et connaissent même une progression de leurs effectifs.

Un taux de chômage jamais atteint

Alors que le taux de chômage régional s’atténuait au 1er semestre 2015, il augmente fortement ce 3e trimestre. En trois mois, la part de la population active à la recherche d’un emploi est passée de 12,1 % à 12,4 %, soit le niveau le plus élevé jamais atteint (figure 7). La région présente le deuxième plus fort taux de chômage des régions métropolitaines, derrière le Nord-Pas-de-Calais-Picardie (12,8 %) et devant Provence-Alpes-Côte d’Azur (11,8 %). Si tous les départements de la région subissent la hausse du taux de chômage, celle-ci est plus marquée dans les Pyrénées-Orientales (+ 0,5 point), département métropolitain le plus touché. Inversement, la Lozère (6,5 %) présente le taux de chômage le plus faible de France.

Figure 7 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées France métropolitaine
T1 2005 9,5 8,3
T2 2005 9,7 8,4
T3 2005 9,9 8,6
T4 2005 10,0 8,7
T1 2006 10,1 8,7
T2 2006 9,9 8,6
T3 2006 10,0 8,5
T4 2006 9,4 8,0
T1 2007 9,5 8,1
T2 2007 9,2 7,8
T3 2007 9,0 7,6
T4 2007 8,5 7,2
T1 2008 8,1 6,8
T2 2008 8,3 7,0
T3 2008 8,6 7,1
T4 2008 8,8 7,4
T1 2009 9,5 8,2
T2 2009 10,1 8,8
T3 2009 10,1 8,8
T4 2009 10,5 9,2
T1 2010 10,4 9,0
T2 2010 10,3 8,9
T3 2010 10,3 8,8
T4 2010 10,3 8,8
T1 2011 10,3 8,7
T2 2011 10,3 8,7
T3 2011 10,5 8,8
T4 2011 10,8 9,0
T1 2012 10,9 9,1
T2 2012 11,1 9,3
T3 2012 11,2 9,4
T4 2012 11,6 9,7
T1 2013 11,9 9,9
T2 2013 12,0 10,0
T3 2013 11,9 9,9
T4 2013 11,7 9,7
T1 2014 11,8 9,8
T2 2014 11,8 9,7
T3 2014 12,2 10,0
T4 2014 12,3 10,1
T1 2015 12,1 10,0
T2 2015 12,1 10,0
T3 2015 12,4 10,2
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 7 – Taux de chômage

Recul des défaillances d’entreprises

En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le nombre de défaillances d’entreprises jugées au cours des 12 derniers mois s’établit à 5 890 fin septembre 2015. Ce nombre recule de 0,2 % par rapport au cumul annuel atteint fin juin 2015, tandis qu’il baisse de 0,7 % en France métropolitaine (figure 8). Entre septembre 2015 et septembre 2014, les défaillances ont été moins nombreuses que l’année passée, - 4,1 % dans la région, soit bien moins qu’en métropole (- 0,2 %).

Dans la région, au 3e trimestre 2015, les défaillances d’entreprises diminuent dans la majorité des secteurs. Elles augmentent néanmoins dans cinq secteurs sur onze : l’information et communication, le secteur regroupé de l’enseignement, santé, action sociale, les services aux ménages, l’industrie et l’hébergement-restauration.

Au cours du 3e trimestre 2015, neuf des treize départements de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées connaissent une baisse du nombre d’entreprises en procédure de redressement judiciaire. Ces diminutions s’échelonnent de - 18 % en Lozère à - 1,0 % en Haute-Garonne et - 0,9 % dans le Gard. Inversement, les défaillances sont en progression dans le Gers, les Pyrénées-Orientales, l’Hérault et les Hautes-Pyrénées (de + 2,3 % à + 8,4 %). Dans l’Hérault, la hausse s’élève à 3,6 %.

Figure 8 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,77 100,52
mars 2005 100,96 100,57
avril 2005 102,03 101,22
mai 2005 103,53 102,01
juin 2005 104,21 102,31
juil. 2005 104,84 102,08
août 2005 105 101,95
sept. 2005 106,36 102,18
oct. 2005 106,01 101,8
nov. 2005 107,67 101,61
déc. 2005 107,43 101,36
janv. 2006 107,78 100,49
févr. 2006 107,11 99,45
mars 2006 108,13 98,95
avril 2006 108,25 97,81
mai 2006 107,29 97,16
juin 2006 105,91 96,75
juil. 2006 106,76 96,78
août 2006 106,57 97
sept. 2006 106,92 97,05
oct. 2006 108,58 97,57
nov. 2006 109,35 98,29
déc. 2006 111,17 98,95
janv. 2007 111,06 99,82
févr. 2007 111,99 101,14
mars 2007 110,94 102
avril 2007 111,64 102,72
mai 2007 111,97 103,16
juin 2007 113,81 103,95
juil. 2007 115,97 105,07
août 2007 116,29 104,94
sept. 2007 115,45 104,96
oct. 2007 115,66 105,76
nov. 2007 114,54 105,6
déc. 2007 113,91 105,6
janv. 2008 113,53 105,64
févr. 2008 112,95 106,13
mars 2008 113,37 105,69
avril 2008 113,93 107,12
mai 2008 113,18 106,87
juin 2008 113,93 106,86
juil. 2008 113,96 107,4
août 2008 114,24 107,64
sept. 2008 116,88 109,11
oct. 2008 118,37 110,52
nov. 2008 120,27 111,76
déc. 2008 123,19 114,05
janv. 2009 125,6 115,7
févr. 2009 128,96 117,52
mars 2009 132,42 121,05
avril 2009 134,92 122,8
mai 2009 136,61 124,71
juin 2009 138,57 126,52
juil. 2009 137,56 128
août 2009 138,76 128,98
sept. 2009 140,42 130,67
oct. 2009 139,22 130,38
nov. 2009 138,97 130,96
déc. 2009 137,21 130,57
janv. 2010 138,34 130,72
févr. 2010 137,63 130,53
mars 2010 140,02 130,65
avril 2010 138,99 129,35
mai 2010 140,95 129,3
juin 2010 141 129,4
juil. 2010 141,37 128,48
août 2010 141,07 128,63
sept. 2010 140,44 127,41
oct. 2010 140,6 126,45
nov. 2010 140,44 125,86
déc. 2010 140,32 124,77
janv. 2011 138,97 124,84
févr. 2011 140,7 124,8
mars 2011 138,2 123,95
avril 2011 136,84 123,42
mai 2011 138,78 125,01
juin 2011 135,93 123,63
juil. 2011 135,48 122,91
août 2011 135,23 122,95
sept. 2011 134,34 122,44
oct. 2011 134,01 122,53
nov. 2011 135,32 122,76
déc. 2011 135,95 122,57
janv. 2012 137,56 123,52
févr. 2012 136,09 123,51
mars 2012 134,9 122,56
avril 2012 135,88 122,9
mai 2012 133,43 121,24
juin 2012 134,6 121,36
juil. 2012 135,53 122,97
août 2012 135,65 122,83
sept. 2012 136,42 122,24
oct. 2012 139,69 124,24
nov. 2012 139,55 124,54
déc. 2012 140,09 125,94
janv. 2013 140,88 125,66
févr. 2013 141,7 125,49
mars 2013 141,7 125,31
avril 2013 143,24 126,73
mai 2013 144,53 127
juin 2013 145,51 127,46
juil. 2013 147,87 128,46
août 2013 146,21 128,29
sept. 2013 147,31 129,3
oct. 2013 145,35 129,27
nov. 2013 144,37 129
déc. 2013 144,27 129,05
janv. 2014 143,53 129,18
févr. 2014 145,84 130,34
mars 2014 145,14 130,35
avril 2014 145,65 130,62
mai 2014 144,11 129,99
juin 2014 144,65 130,26
juil. 2014 142,96 130,32
août 2014 144,18 130,37
sept. 2014 143,57 130,8
oct. 2014 143,97 130,67
nov. 2014 144,76 130,89
déc. 2014 141,44 129,18
janv. 2015 144,74 129,91
févr. 2015 141,44 129,77
mars 2015 144,06 132,2
avril 2015 141,89 132,3
mai 2015 138,2 129,61
juin 2015 137,89 131,49
juil. 2015 138,83 130,94
août 2015 138,27 130,43
sept. 2015 137,59 130,63
oct. 2015 134,48 128,83
nov. 2015 133,71 128,87
  • Note : données mensuelles brutes au 12 janvier 2016, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 8 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Contexte national - En France, l'activité a rebondi au troisième trimestre (+ 0,3 % après 0,0  % au deuxième trimestre)

En France, le PIB a progressé de 0,3 % à l’été 2015, porté par le rebond de la production manufacturière et par l’accélération de l’activité dans les services marchands. Alors qu’il tendait à se redresser depuis fin 2014, l’emploi salarié marchand s’est stabilisé au 3e trimestre 2015. Dans le même temps, le taux de chômage a augmenté. Le pouvoir d’achat des ménages, dont la progression atteindrait 1,7 % en 2015, son plus haut niveau depuis 2007, continue de soutenir leur consommation. Leur investissement en logement a continué de peser sur l’activité, mais cesserait de se replier d’ici mi-2016. Enfin l’investissement des entreprises accélérerait encore légèrement. Au 4e trimestre, après les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris, l’activité dans les services s’infléchirait à la baisse et le PIB n’augmenterait que de 0,2 %. Au 1er semestre 2016, ces effets ne pèseraient quasiment plus et l’économie française accélérerait (+ 0,4 % par trimestre).

Contexte international - Au troisième trimestre, la progression de l’activité est restée solide dans les économies avancées

Dans les pays émergents, l’activité a faiblement redémarré au 3e trimestre 2015, après deux trimestres de fort ralentissement. La croissance semble se stabiliser en Chine, tandis qu’en Russie le PIB a cessé de se replier. Les importations des économies émergentes ont repris un peu d’élan, permettant une progression du commerce mondial à l’été après deux trimestres consécutifs de contraction.

Au 3e trimestre, l’activité a ralenti aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans la zone euro, le PIB s’est à peine infléchi à la baisse, pénalisé par un trou d’air dans les exportations. La reprise continue toutefois de se diffuser progressivement : l’accélération de l’emploi et des salaires ainsi que la diffusion de la récente baisse des prix du pétrole soutiennent le pouvoir d’achat des ménages. Au 1er semestre 2016, la croissance des économies avancées resterait solide, notamment du fait d'une légère accélération dans la zone euro.

Pour en savoir plus

Résistance, Note de conjoncture, décembre 2015

Au 2e trimestre, la reprise de l'emploi se poursuit en Languedoc-Roussillon, Insee Conjoncture Languedoc-Roussillon, N° 7, octobre 2015

L’amélioration de l’activité tire d’abord l’emploi intérimaire, Insee Conjoncture Midi-Pyrénées, N° 7, octobre 2015

Bilan économique du Languedoc-Roussillon