Les frémissements de reprise restent à confirmer

Julie Pariente, Alain Ribault, Insee

L'économie de la Bourgogne-Franche-Comté ne profiterait pas du rebond d'activité constaté au niveau national au troisième trimestre 2015. Plusieurs des indicateurs conjoncturels de la région enregistrés ce trimestre ne confirmeraient pas la légère embellie constatée au trimestre précédent. L'évolution de l'emploi salarié dans les secteurs principalement marchands demeurerait atone : – 0,1 %. Cette légère baisse serait principalement alimentée par les destructions nettes d'emploi dans les secteurs de l'industrie, des services marchands (hors intérim) et de la construction. Au regard de l'évolution du nombre de logements en prévision de construction, les perspectives de reprise dans ce secteur semblent encore lointaines. Le commerce serait le seul secteur comptant plus d'emplois que le trimestre précédent. La hausse des effectifs intérimaires jouerait, une fois de plus, le rôle d'amortisseur. Au niveau départemental, seul le Territoire de Belfort bénéficierait d'une embellie de l'emploi, toutefois insuffisante pour échapper à la hausse du taux de chômage constatée dans tous les départements de la Bourgogne-Franche-Comté. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en fin de trimestre dans la région continue de progresser.

Cependant, quelques indicateurs peuvent être porteurs d'espoir. Les créations d’entreprises dites « classiques » continuent de progresser. Les créations de micro-entreprises (anciennement auto-entreprises), quant à elles, reculent moins que les trimestres précédents. Le ralentissement de cette baisse présage la fin de l'impact de la réforme du régime de l’auto-entrepreneur. En parallèle, les défaillances d’entreprises cumulées sur douze mois sont en baisse. Enfin, la fréquentation touristique dans l'hôtellerie et dans l'hôtellerie de plein air s'élève ce trimestre à des niveaux rarement atteints depuis 2010.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 1
Paru le : 28/01/2016

Morosité sur le front de l’emploi salarié

Au troisième trimestre 2015, la Bourgogne-Franche-Comté compterait 586 300 emplois salariés dans les secteurs principalement marchands, soit 860 de moins que le trimestre précédent. Le frémissement constaté à la fin du deuxième trimestre (+ 0,1 % entre le premier et le deuxième trimestre 2015) ne se confirmerait pas. Cette inflexion au niveau régional, se retrouverait également dans la plupart des départements. L'emploi salarié se replierait dans la Nièvre (– 0,9 %), dans le Doubs (– 0,3 %), dans le Jura (– 0,2 %), en Côte-d'Or ainsi qu'en Saône-et-Loire (– 0,1 %). L'emploi se stabiliserait dans l’Yonne (+ 0,0 %) et progresserait légèrement en Haute-Saône (+ 0,2 %), essentiellement sous l'effet d'une forte hausse des effectifs intérimaires. Le Territoire de Belfort serait le seul département à connaître une embellie sur le front de l'emploi (+ 0,7 %) (cf. données détaillées sur l’emploi). Sur un an, l’emploi salarié marchand en Bourgogne-Franche-Comté diminuerait de 0,2 %, soit 1 200 emplois salariés en moins.

En moyenne en France métropolitaine, l’emploi progresserait de 0,1 % par rapport au trimestre précédent (figure 1).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,9 100,06
T3 2005 99,79 100,18
T4 2005 99,66 100,32
T1 2006 99,43 100,43
T2 2006 99,57 101
T3 2006 99,69 101,38
T4 2006 99,67 101,44
T1 2007 100,3 102,25
T2 2007 100,12 102,48
T3 2007 100,37 102,85
T4 2007 100,33 103,06
T1 2008 100,82 103,32
T2 2008 100,42 102,89
T3 2008 99,91 102,57
T4 2008 98,56 101,85
T1 2009 97,02 100,78
T2 2009 96,42 100,28
T3 2009 96,15 100,01
T4 2009 96,02 100,1
T1 2010 95,72 100,02
T2 2010 95,54 100,08
T3 2010 95,61 100,29
T4 2010 95,79 100,51
T1 2011 95,97 100,8
T2 2011 96,04 101,05
T3 2011 95,9 100,97
T4 2011 95,72 100,95
T1 2012 95,48 100,99
T2 2012 94,99 100,84
T3 2012 94,54 100,63
T4 2012 93,97 100,35
T1 2013 93,61 100,3
T2 2013 93,15 99,86
T3 2013 93,04 100
T4 2013 92,86 100,06
T1 2014 92,5 99,89
T2 2014 92,28 99,85
T3 2014 91,55 99,57
T4 2014 91,58 99,68
T1 2015 91,42 99,63
T2 2015 91,5 99,82
T3 2015 91,37 99,81
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Le commerce, seul secteur créateur net d'emploi

Fin septembre, la région Bourgogne-Franche-Comté compterait 1 630 emplois salariés, hors intérim, de moins qu'au deuxième trimestre.

Ce recul résulterait principalement des pertes enregistrées dans les secteurs de l'industrie, des services marchands et de la construction (respectivement – 860, – 670 et – 660 emplois salariés). Les créations nettes d’emploi dans le secteur du commerce (+ 560 ce trimestre) ne parviennent toujours pas à compenser les suppressions nettes enregistrées dans les autres secteurs d’activité (cf. données détaillées sur l’emploi).

Au total, l’emploi salarié dans le secteur de la construction reculerait de 1,3 %, soit la plus forte baisse enregistrée dans les régions de France métropolitaine. Dans l’industrie, les effectifs diminueraient de 0,5 %, soit légèrement plus qu'en moyenne en France métropolitaine (– 0,4 %). Dans les services marchands (hors intérim), les effectifs dans la région diminueraient également (– 0,3 %) alors qu'en moyenne, en Métropole, ce secteur génère des nouveaux emplois (+ 0,2 % ce trimestre) depuis maintenant plusieurs trimestres. Dans la région, au troisième trimestre 2015, le commerce serait donc le seul secteur enregistrant une progression de l'emploi salarié avec + 0,5 %, soit la plus forte progression régionale enregistrée dans ce secteur (figure 2).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,19 99,18 100,15 100,1
T3 2005 101,95 98,32 100,26 100,2
T4 2005 102,56 97,35 100,47 100,32
T1 2006 103,58 96,64 100,3 100,09
T2 2006 104,31 96 100,56 100,49
T3 2006 105,09 95,26 101,14 101,03
T4 2006 106,3 94,91 101,1 100,58
T1 2007 106,71 94,56 101,47 101,11
T2 2007 107,42 94,08 101,69 101,35
T3 2007 108,91 93,75 102,28 101,9
T4 2007 110,17 93,28 102,22 101,87
T1 2008 110,82 92,7 103,02 102,4
T2 2008 111,04 92,27 103,4 102,43
T3 2008 111,7 92,05 103,35 102,13
T4 2008 110,78 91,41 103,45 101,52
T1 2009 110,2 90,02 102,98 100,94
T2 2009 109,56 88,46 102,67 100,28
T3 2009 108,98 87,19 102,58 99,91
T4 2009 107,96 85,84 102,72 99,77
T1 2010 107,29 84,95 102,49 99,81
T2 2010 106,56 84,24 102,33 99,66
T3 2010 105,68 83,63 102,5 99,68
T4 2010 105,06 83,43 102,45 99,61
T1 2011 104,57 83,57 102,75 99,66
T2 2011 103,83 83,32 102,98 99,89
T3 2011 103,44 83,02 103,19 99,78
T4 2011 102,93 82,86 103,4 99,95
T1 2012 102,08 82,43 103,42 99,61
T2 2012 100,93 82,16 103,48 99,73
T3 2012 100,1 81,78 103,38 99,73
T4 2012 99,44 81,44 103,04 99,61
T1 2013 97,91 80,64 102,69 99,3
T2 2013 97,6 79,9 102,33 98,8
T3 2013 96,83 79,33 102,34 98,91
T4 2013 95,86 78,97 102,32 98,81
T1 2014 95,42 78,64 102,2 98,73
T2 2014 94,15 78,11 102,15 98,5
T3 2014 92,85 77,55 101,76 98,06
T4 2014 92,09 77,03 101,75 98,03
T1 2015 91,27 76,48 102,11 98,53
T2 2015 89,53 76,38 102,25 98,74
T3 2015 88,36 76,01 102,22 99,2
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

À l'instar du trimestre précédent, la hausse significative des effectifs intérimaires (+ 2,7 %) permettrait également à l’emploi salarié de ne pas baisser significativement. Cette augmentation se concentrerait essentiellement dans les départements de la Saône-et-Loire, de la Haute-Saône et de l’Yonne (figure 3).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,14 99,86
T3 2005 101,76 101,93
T4 2005 102,93 102,6
T1 2006 103,28 101,7
T2 2006 106,93 107,36
T3 2006 107,19 107,31
T4 2006 107,62 105,31
T1 2007 118,96 114,93
T2 2007 114,84 112,47
T3 2007 113,64 110,87
T4 2007 114,63 109,72
T1 2008 119,53 114,35
T2 2008 109,69 106,28
T3 2008 99,88 99,93
T4 2008 76,95 86,9
T1 2009 61,14 73,86
T2 2009 64,46 75,59
T3 2009 70,45 79,59
T4 2009 78,2 84,27
T1 2010 82,27 88,79
T2 2010 86,76 93,33
T3 2010 92,74 97,12
T4 2010 99,62 100,83
T1 2011 100,21 101,31
T2 2011 102,48 101,53
T3 2011 100,21 100,49
T4 2011 96,33 96,54
T1 2012 95,96 95,18
T2 2012 89,19 91,84
T3 2012 85,11 88,09
T4 2012 80,38 86,04
T1 2013 85,41 88,45
T2 2013 85,69 87,24
T3 2013 89,08 88,99
T4 2013 90,03 91,72
T1 2014 87,01 89,18
T2 2014 89,24 91,4
T3 2014 84,56 87,7
T4 2014 90,79 91,81
T1 2015 89,11 89,87
T2 2015 93,21 93,28
T3 2015 95,73 96,05
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Augmentation du chômage dans tous les départements

Après avoir baissé, puis stagné lors des deux premiers trimestres 2015, le taux de chômage régional repart à la hausse au troisième trimestre, comme en France métropolitaine. Il s’établit à 9,5 % contre 10,2 % au niveau métropolitain (figure 4).

Dans tous les départements de la région, le chômage augmente de 0,1 point à 0,2 point. La Côte-d’Or, le Doubs, le Jura et l’Yonne enregistrent une hausse de 0,1 point. La Haute-Saône, la Nièvre, la Saône-et-Loire et le Territoire de Belfort enregistrent une hausse de 0,2 point. La hiérarchie des territoires reste identique par rapport au trimestre précédent avec des taux de chômage de 7,9 % pour le Jura, 8,8 % pour la Côte-d’Or, 9,5 % pour la Saône-et-Loire, 9,6 % pour le Doubs, 9,8 % pour la Nièvre, 10,1 % pour la Haute-Saône et l’Yonne et 11,9 % pour le Territoire de Belfort (cf données détaillées sur le chômage).

Figure 4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,6 8,4
T3 2005 7,7 8,6
T4 2005 7,9 8,7
T1 2006 8,0 8,7
T2 2006 7,9 8,6
T3 2006 7,8 8,5
T4 2006 7,4 8,0
T1 2007 7,4 8,1
T2 2007 7,0 7,8
T3 2007 6,9 7,6
T4 2007 6,5 7,2
T1 2008 6,1 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,5 7,1
T4 2008 7,0 7,4
T1 2009 8,0 8,2
T2 2009 8,6 8,8
T3 2009 8,5 8,8
T4 2009 8,9 9,2
T1 2010 8,7 9,0
T2 2010 8,6 8,9
T3 2010 8,4 8,8
T4 2010 8,2 8,8
T1 2011 8,1 8,7
T2 2011 8,0 8,7
T3 2011 8,1 8,8
T4 2011 8,3 9,0
T1 2012 8,3 9,1
T2 2012 8,6 9,3
T3 2012 8,8 9,4
T4 2012 9,2 9,7
T1 2013 9,4 9,9
T2 2013 9,4 10,0
T3 2013 9,3 9,9
T4 2013 9,0 9,7
T1 2014 9,1 9,8
T2 2014 9,0 9,7
T3 2014 9,3 10,0
T4 2014 9,4 10,1
T1 2015 9,3 10,0
T2 2015 9,3 10,0
T3 2015 9,5 10,2
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Toujours plus de demandeurs d’emploi

Fin septembre 2015 en Bourgogne-Franche-Comté, 218 000 demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) sont inscrits à Pôle Emploi et tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B et C). Leur nombre a augmenté de 0,5 % par rapport à la fin juin 2015, soit autant qu’en France métropolitaine, en moyenne.

Par rapport au trimestre précédent, le nombre des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans diminue de manière notable (– 1,5 %). En revanche, la situation des demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus et celle des demandeurs d’emploi de longue durée continue de se dégrader avec des augmentations respectives de + 2,1 % et + 2,3 % dans la région.

Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C progresse de 5,3 % dans la région et de 5,8 % en France métropolitaine.

Pas de signe d’amélioration dans la construction

En cumul annuel, entre le 1er octobre 2014 et le 30 septembre 2015, 9 100 permis de construire (données brutes) ont été délivrés dans la région, soit une baisse de 12,5 % par rapport à la situation constatée un an auparavant (– 3,4 % en France métropolitaine). Par rapport au cumul annuel enregistré à la fin du deuxième trimestre, le nombre d’autorisations de construire est en repli de 6,2 % dans la région contrairement à la France métropolitaine qui enregistre, en moyenne, une progression de 0,6 % (figure 5).

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 102,25 100,47
mars 2005 103,37 101,51
avril 2005 103,37 102,27
mai 2005 103,37 102,8
juin 2005 105,06 104,19
juil. 2005 107,87 105,05
août 2005 109,55 105,52
sept. 2005 113,48 106,38
oct. 2005 112,92 106,52
nov. 2005 113,48 106,97
déc. 2005 117,42 108,38
janv. 2006 120,22 109,42
févr. 2006 121,35 110,71
mars 2006 119,66 112,44
avril 2006 121,91 113,42
mai 2006 121,91 114,81
juin 2006 123,6 115,55
juil. 2006 123,6 116,39
août 2006 123,6 117,06
sept. 2006 121,35 116,57
oct. 2006 122,47 118
nov. 2006 126,97 118,96
déc. 2006 123,6 118,49
janv. 2007 124,16 117,9
févr. 2007 123,6 117,92
mars 2007 125,84 118,39
avril 2007 124,16 117,86
mai 2007 124,16 117,55
juin 2007 120,79 116,78
juil. 2007 119,66 117
août 2007 117,42 116,82
sept. 2007 120,22 116,53
oct. 2007 119,1 115,79
nov. 2007 113,48 113,69
déc. 2007 113,48 112,44
janv. 2008 111,24 112,22
févr. 2008 108,43 111,89
mars 2008 105,06 110,3
avril 2008 103,93 109,5
mai 2008 102,25 108,32
juin 2008 102,81 106,13
juil. 2008 101,12 103,66
août 2008 100,56 101,23
sept. 2008 94,94 99,67
oct. 2008 93,82 97,49
nov. 2008 93,26 95,63
déc. 2008 89,33 92,81
janv. 2009 87,64 90,05
févr. 2009 85,96 86,43
mars 2009 85,96 83,55
avril 2009 83,71 81,3
mai 2009 80,9 78,65
juin 2009 76,97 76,73
juil. 2009 79,21 75,58
août 2009 77,53 74,74
sept. 2009 76,4 74,09
oct. 2009 75,84 73,19
nov. 2009 74,72 73,36
déc. 2009 73,6 74,07
janv. 2010 73,6 74,74
févr. 2010 74,72 76,48
mars 2010 75,84 78,99
avril 2010 75,84 80,89
mai 2010 78,65 82,98
juin 2010 80,9 85,31
juil. 2010 78,65 87,52
août 2010 80,34 88,86
sept. 2010 80,34 90,4
oct. 2010 81,46 91,05
nov. 2010 80,9 91,58
déc. 2010 81,46 92,77
janv. 2011 80,9 94,05
févr. 2011 82,02 94,26
mars 2011 81,46 93,75
avril 2011 84,27 93,71
mai 2011 84,83 95,18
juin 2011 84,83 95,55
juil. 2011 84,83 96,12
août 2011 85,96 97,36
sept. 2011 90,45 99,12
oct. 2011 89,33 99,82
nov. 2011 91,01 100,92
déc. 2011 91,01 101,94
janv. 2012 91,57 101,98
févr. 2012 93,82 102,15
mars 2012 92,13 101,82
avril 2012 89,33 102,15
mai 2012 85,96 100,72
juin 2012 85,96 100,35
juil. 2012 84,27 99,49
août 2012 83,15 99,53
sept. 2012 82,02 97,49
oct. 2012 82,58 96,94
nov. 2012 83,15 95,87
déc. 2012 82,02 94,18
janv. 2013 84,27 94,36
févr. 2013 82,58 95,85
mars 2013 83,15 96,36
avril 2013 82,58 94,81
mai 2013 81,46 92,77
juin 2013 78,65 91,03
juil. 2013 75,28 88,97
août 2013 74,16 86,11
sept. 2013 69,66 84,49
oct. 2013 68,54 83,94
nov. 2013 65,17 83,1
déc. 2013 63,48 82,35
janv. 2014 60,67 80,28
févr. 2014 58,43 77,26
mars 2014 56,74 76,22
avril 2014 55,62 75,11
mai 2014 55,62 75,28
juin 2014 57,3 75,19
juil. 2014 59,55 75,52
août 2014 58,43 75,34
sept. 2014 58,43 75,54
oct. 2014 56,18 74,62
nov. 2014 56,74 73,87
déc. 2014 55,62 73,66
janv. 2015 54,49 73,13
févr. 2015 54,49 72,44
mars 2015 53,37 71,6
avril 2015 55,06 72,19
mai 2015 53,37 71,72
juin 2015 54,49 72,54
juil. 2015 52,25 72,25
août 2015 51,69 72,91
sept. 2015 51,12 72,97
oct. 2015 51,12 72,99
nov. 2015 50,56 74,4
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Dans la région, les mises en chantier évoluent de manière similaire avec une baisse de 4,2 % par rapport au cumul annuel enregistré un an auparavant. Cette situation contraste avec celle de la France métropolitaine où les mises en chantier progressent en moyenne de 0,6 %. Toutefois, le nombre de logements commencés dans la région entre le 1er octobre 2014 et le 30 septembre 2015 est en hausse de 4,6 % par rapport à celui enregistré entre le 1er juillet 2014 et le 30 juin 2015 (figure 6).

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 101,32 101,6
avril 2005 102,65 102,22
mai 2005 105,96 104,47
juin 2005 105,96 105,5
juil. 2005 104,64 105,82
août 2005 107,28 106,49
sept. 2005 110,6 108,07
oct. 2005 112,58 109,18
nov. 2005 115,23 109,28
déc. 2005 115,23 110,64
janv. 2006 115,89 110,86
févr. 2006 117,88 111,53
mars 2006 117,22 112,31
avril 2006 117,88 113,43
mai 2006 118,54 113,77
juin 2006 122,52 114,96
juil. 2006 122,52 115,35
août 2006 123,18 115,92
sept. 2006 122,52 115,72
oct. 2006 125,17 116,44
nov. 2006 123,84 117,42
déc. 2006 125,17 117,05
janv. 2007 124,5 117,08
févr. 2007 124,5 117,05
mars 2007 125,83 116,78
avril 2007 125,17 116,49
mai 2007 125,17 116,04
juin 2007 121,85 115,75
juil. 2007 125,17 117,3
août 2007 123,84 116,56
sept. 2007 122,52 116,49
oct. 2007 121,19 117
nov. 2007 121,85 116,36
déc. 2007 121,19 116,16
janv. 2008 120,53 115,89
févr. 2008 117,88 115,84
mars 2008 113,91 114,44
avril 2008 114,57 113,15
mai 2008 111,92 111,38
juin 2008 110,6 109,23
juil. 2008 105,3 106,32
août 2008 103,97 105,4
sept. 2008 103,31 103,36
oct. 2008 100 100,22
nov. 2008 96,69 97,01
déc. 2008 94,7 94,6
janv. 2009 92,05 91,34
févr. 2009 90,07 88,03
mars 2009 89,4 85,83
avril 2009 85,43 84,01
mai 2009 84,11 82,01
juin 2009 82,78 80,55
juil. 2009 83,44 80,58
août 2009 82,78 80,68
sept. 2009 78,81 79,42
oct. 2009 78,15 78,8
nov. 2009 80,13 80,21
déc. 2009 79,47 82,43
janv. 2010 80,13 82,53
févr. 2010 80,79 83,02
mars 2010 81,46 84,3
avril 2010 82,12 84,95
mai 2010 82,12 86,33
juin 2010 82,12 87,51
juil. 2010 84,11 88,15
août 2010 84,77 88,97
sept. 2010 89,4 91,36
oct. 2010 89,4 94,25
nov. 2010 88,74 96,77
déc. 2010 91,39 98,4
janv. 2011 91,39 99,78
févr. 2011 92,05 100,84
mars 2011 92,72 101,73
avril 2011 92,05 102
mai 2011 94,04 102,86
juin 2011 92,72 101,78
juil. 2011 92,05 101,28
août 2011 90,73 100,77
sept. 2011 88,08 99,85
oct. 2011 86,75 98,74
nov. 2011 86,09 99,61
déc. 2011 86,09 100
janv. 2012 85,43 99,51
févr. 2012 86,75 99,65
mars 2012 84,11 99,58
avril 2012 85,43 99,19
mai 2012 84,11 98,05
juin 2012 85,43 98,57
juil. 2012 84,77 98,35
août 2012 84,11 98,05
sept. 2012 84,11 97,46
oct. 2012 84,11 96,96
nov. 2012 82,78 94,37
déc. 2012 84,11 94,37
janv. 2013 84,77 95,11
févr. 2013 84,11 95,83
mars 2013 87,42 96,17
avril 2013 88,08 97,11
mai 2013 87,42 97,93
juin 2013 86,75 98,08
juil. 2013 84,77 98
août 2013 84,77 97,51
sept. 2013 84,11 97,16
oct. 2013 82,78 96,1
nov. 2013 82,12 95,14
déc. 2013 78,15 92,72
janv. 2014 76,82 91,78
févr. 2014 76,82 90,03
mars 2014 72,85 88,3
avril 2014 69,54 87,19
mai 2014 67,55 85,69
juin 2014 66,23 84,85
juil. 2014 64,9 84,5
août 2014 64,24 84,33
sept. 2014 62,91 83,54
oct. 2014 62,25 83,14
nov. 2014 60,26 83,09
déc. 2014 60,93 83,56
janv. 2015 60,26 83,17
févr. 2015 59,6 83,24
mars 2015 58,28 83,14
avril 2015 58,94 82,82
mai 2015 59,6 82,72
juin 2015 57,62 83,17
juil. 2015 59,6 82,92
août 2015 59,6 83,22
sept. 2015 60,26 84,03
oct. 2015 59,6 84,08
nov. 2015 60,26 83,42
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Très bonne fréquentation touristique

Avec 2 405 200 nuitées enregistrées durant le troisième trimestre 2015, la fréquentation hôtelière en Bourgogne-Franche-Comté a augmenté de 5,6 % par rapport au troisième trimestre 2014. Une progression d'une telle ampleur n'avait plus été observée dans la région depuis le troisième trimestre 2012. Dans le même temps, en France métropolitaine, la fréquentation dans les hôtels progresse de 3,3 % (figure 7).

Cette amélioration de la fréquentation hôtelière s’explique davantage par l’augmentation des nuitées d’affaires (+ 8,5 %) que par celle des nuitées d’agrément (+ 4,1 %). Ainsi, la part de la clientèle professionnelle est en légère hausse de 1,0 point par rapport au troisième trimestre 2014, pour s’établir à 36,0 % des nuitées totales.

Au troisième trimestre 2015, les campings ont également accueilli plus de touristes que l’année dernière. Les campings de la région ont enregistré 2 075 700 nuitées. La hausse de fréquentation (+ 9,9 %) est plus forte qu’en moyenne, en France métropolitaine (+ 2,3 %).

Les conditions climatiques de cet été, beaucoup plus favorables que celles de l’été dernier, sont en grande partie à l'origine de cette forte augmentation. La clientèle française a été particulièrement nombreuse cette année puisque sa part dans le total des nuitées progresse de 19,6 % dans la région.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2011 0,4559851028950692 2,2455296988236904
T2 2011 -0,23443042660168137 3,118357539041192
T3 2011 -0,023630386989781774 3,0256743767917547
T4 2011 1,6055571469493035 4,643769783473398
T1 2012 -0,16001901215985914 2,3624045764267207
T2 2012 -3,7818590318358476 -0,7817130068028603
T3 2012 -2,33236397708998 -0,7592137658719297
T4 2012 -4,129487884298214 0,30393408277045164
T1 2013 -3,745050899367612 -0,39239682185379654
T2 2013 -1,1257558148876108 -0,7465023691316598
T3 2013 -2,2960142782442645 0,09029170044515399
T4 2013 -0,3036251222219852 -0,5644496415199138
T1 2014 0,2538887011284798 -2,85235793715239
T2 2014 1,8048175411798322 -0,7980936572239198
T3 2014 0,7147659318495388 -1,6063850425588522
T4 2014 3,0049406385959907 -0,7375650233675307
T1 2015 5,1043816446172885 2,4484776357299944
T2 2015 4,162831406392173 1,9306724791269951
T3 2015 5,62792045813864 3,301374690924051
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Stabilité du nombre de créations d’entreprises

Au cours du troisième trimestre 2015, 3 725 entreprises (données brutes) ont été créées en Bourgogne-Franche-Comté. Le volume des créations reste stable. Par rapport au deuxième trimestre 2015, les créations de micro-entreprises reculent une nouvelle fois (– 2,7 %) mais moins que les deux trimestres précédents. Les effets de l’entrée en vigueur le 19 décembre 2014 de la loi Pinel entraînant des modifications du régime de l’auto-entrepreneur semblent s'estomper ce trimestre. La légère augmentation des créations dites « classiques » (+ 2,2 %) compense cette baisse. Au niveau national, la modification de la législation n'a plus d'impact sur le nombre de créations d’entreprises qui reste stable (+ 0,2 %) (figure 8).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Bourgogne-Franche-Comté y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 96,07 95,15 118,71 117,66
T3 2009 90,02 93,48 105,23 108,04
T4 2009 102,72 99,47 121,33 119,91
T1 2010 98,94 96,16 135,82 134,2
T2 2010 101,76 99,65 110,55 118,78
T3 2010 102,32 98,23 104,2 108,7
T4 2010 97,18 97,26 107,21 114,38
T1 2011 95,31 96,13 99,89 108,66
T2 2011 91,48 94,23 97,78 105,22
T3 2011 92,79 96,07 92,3 99,93
T4 2011 96,12 96,54 97,44 105,72
T1 2012 86,44 91,85 102,99 112,64
T2 2012 86,39 88,38 98,14 105,25
T3 2012 89,06 89,42 92,75 100,2
T4 2012 90,02 90,57 98,14 102,53
T1 2013 92,04 97,24 99,78 107,6
T2 2013 93,95 97,82 97,53 103
T3 2013 95,11 98,52 90,57 98,56
T4 2013 96,98 101,88 92,9 104,93
T1 2014 92,39 100,42 99,98 109,67
T2 2014 89,72 100,5 92,07 104,9
T3 2014 89,92 99,21 92,63 103,03
T4 2014 92,99 100,92 95,35 106,88
T1 2015 103,53 107,52 91,26 103,8
T2 2015 104,54 112,73 83,65 99
T3 2015 106,8 115,94 83,65 99,22
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Les défaillances d’entreprises (cumulées sur douze mois) enregistrées à la fin du troisième trimestre 2015, sont en baisse de 2,9 % par rapport au trimestre dernier, tout comme en France métropolitaine (– 0,7 %) (figure 9).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,52
mars 2005 99,44 100,57
avril 2005 100,62 101,22
mai 2005 103,27 102,01
juin 2005 104,12 102,31
juil. 2005 104,57 102,08
août 2005 104,4 101,95
sept. 2005 105,7 102,18
oct. 2005 103,95 101,8
nov. 2005 104,18 101,61
déc. 2005 105,42 101,36
janv. 2006 104,57 100,49
févr. 2006 104,63 99,45
mars 2006 104,4 98,95
avril 2006 102,43 97,81
mai 2006 100,79 97,16
juin 2006 102,48 96,75
juil. 2006 101,02 96,78
août 2006 101,81 97
sept. 2006 103,22 97,05
oct. 2006 107,45 97,57
nov. 2006 109,37 98,29
déc. 2006 110,39 98,95
janv. 2007 114,68 99,82
févr. 2007 118,29 101,14
mars 2007 118,75 102
avril 2007 119,82 102,72
mai 2007 119,25 103,16
juin 2007 119,31 103,95
juil. 2007 121,74 105,07
août 2007 121,23 104,94
sept. 2007 121,29 104,96
oct. 2007 119,2 105,76
nov. 2007 119,82 105,6
déc. 2007 120,05 105,6
janv. 2008 117,5 105,64
févr. 2008 115,13 106,13
mars 2008 115,58 105,69
avril 2008 117,17 107,12
mai 2008 117,45 106,87
juin 2008 118,92 106,86
juil. 2008 119,42 107,4
août 2008 120,78 107,64
sept. 2008 122,47 109,11
oct. 2008 123,6 110,52
nov. 2008 123,43 111,76
déc. 2008 124,79 114,05
janv. 2009 128,12 115,7
févr. 2009 130,32 117,52
mars 2009 134,33 121,05
avril 2009 134,78 122,8
mai 2009 136,98 124,71
juin 2009 138,96 126,52
juil. 2009 140,37 128
août 2009 140,65 128,98
sept. 2009 139,3 130,67
oct. 2009 139,47 130,38
nov. 2009 141,22 130,96
déc. 2009 140,26 130,57
janv. 2010 137,94 130,72
févr. 2010 135,06 130,53
mars 2010 135,52 130,65
avril 2010 134,44 129,35
mai 2010 133,09 129,3
juin 2010 131,17 129,4
juil. 2010 129,81 128,48
août 2010 130,72 128,63
sept. 2010 132,19 127,41
oct. 2010 131,06 126,45
nov. 2010 130,49 125,86
déc. 2010 128,74 124,77
janv. 2011 131,45 124,84
févr. 2011 133,03 124,8
mars 2011 130,72 123,95
avril 2011 131,23 123,42
mai 2011 133,94 125,01
juin 2011 132,3 123,63
juil. 2011 132,07 122,91
août 2011 131,96 122,95
sept. 2011 131,68 122,44
oct. 2011 131,34 122,53
nov. 2011 129,02 122,76
déc. 2011 129,42 122,57
janv. 2012 128,97 123,52
févr. 2012 131,06 123,51
mars 2012 132,86 122,56
avril 2012 133,77 122,9
mai 2012 131,34 121,24
juin 2012 132,47 121,36
juil. 2012 134,11 122,97
août 2012 134,84 122,83
sept. 2012 133,54 122,24
oct. 2012 135,29 124,24
nov. 2012 137,61 124,54
déc. 2012 138,9 125,94
janv. 2013 138,51 125,66
févr. 2013 136,93 125,49
mars 2013 138,62 125,31
avril 2013 139,41 126,73
mai 2013 138,68 127
juin 2013 138,11 127,46
juil. 2013 137,94 128,46
août 2013 137,32 128,29
sept. 2013 137,55 129,3
oct. 2013 139,58 129,27
nov. 2013 139,02 129
déc. 2013 139,86 129,05
janv. 2014 139,64 129,18
févr. 2014 139,47 130,34
mars 2014 134,05 130,35
avril 2014 133,54 130,62
mai 2014 134,73 129,99
juin 2014 134,39 130,26
juil. 2014 135,86 130,32
août 2014 136,87 130,37
sept. 2014 137,44 130,8
oct. 2014 135,97 130,67
nov. 2014 135,23 130,89
déc. 2014 132,64 129,18
janv. 2015 133,65 129,91
févr. 2015 134,95 129,77
mars 2015 138,11 132,2
avril 2015 139,7 132,3
mai 2015 135,06 129,61
juin 2015 137,89 131,49
juil. 2015 135,29 130,94
août 2015 133,37 130,43
sept. 2015 133,99 130,63
oct. 2015 132,86 128,83
nov. 2015 133,54 128,87
  • Note : données mensuelles brutes au 12 janvier 2016, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Contexte national - En France, l'activité a rebondi au troisième trimestre 2015 (+ 0,3 % après 0,0 % au deuxième trimestre)

En France, le PIB a progressé de 0,3 % à l’été 2015, porté par le rebond de la production manufacturière et par l’accélération de l’activité dans les services marchands. Alors qu’il tendait à se redresser depuis fin 2014, l’emploi salarié marchand s’est stabilisé au troisième trimestre 2015. Dans le même temps, le taux de chômage a augmenté. Le pouvoir d’achat des ménages, dont la progression atteindrait 1,7 % en 2015, son plus haut niveau depuis 2007, continue de soutenir leur consommation. Leur investissement en logement a continué de peser sur l’activité, mais cesserait de se replier d’ici mi-2016. Enfin l’investissement des entreprises accélérerait encore légèrement. Au quatrième trimestre, après les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris, l’activité dans les services s’infléchirait à la baisse et le PIB n’augmenterait que de 0,2 %. Au premier semestre 2016, ces effets ne pèseraient quasiment plus et l’économie française accélérerait (+ 0,4 % par trimestre).

Contexte international - Au troisième trimestre, la progression de l’activité est restée solide dans les économies avancées

Dans les pays émergents, l’activité a faiblement redémarré au troisième trimestre 2015, après deux trimestres de fort ralentissement. La croissance semble se stabiliser en Chine, tandis qu’en Russie le PIB a cessé de se replier. Les importations des économies émergentes ont repris un peu d’élan, permettant une progression du commerce mondial à l’été après deux trimestres consécutifs de contraction.

Au troisième trimestre, l’activité a ralenti aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans la zone euro, le PIB s’est à peine infléchi à la baisse, pénalisé par un trou d’air dans les exportations. La reprise continue toutefois de se diffuser progressivement : l’accélération de l’emploi et des salaires ainsi que la diffusion de la récente baisse des prix du pétrole soutiennent le pouvoir d’achat des ménages. Au premier semestre 2016, la croissance des économies avancées resterait solide, notamment du fait d'une légère accélération dans la zone euro.

Pour en savoir plus

Point de conjoncture nationale décembre 2015 « La demande reste bien orientée, l'activité progresse par à-coups »