Au deuxième trimestre 2015, le pouvoir d'achat des ménages et le taux de marge des sociétés non financières sont quasiment stablesComptes nationaux trimestriels - résultats détaillés (PIB) - 2e trimestre 2015

Au deuxième trimestre 2015, le PIB en volume* est stable, après une progression de 0,7 % au premier trimestre. La précédente estimation, diffusée lors des premiers résultats du 14 août 2015, est ainsi confirmée.

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No 230
Paru le : 23/09/2015
Prochaine parution le : 22/12/2017 à 08h45 - troisième trimestre 2017

Au deuxième trimestre 2015, le PIB en volume* est stable, après une progression de 0,7 % au premier trimestre. La précédente estimation, diffusée lors des premiers résultats du 14 août 2015, est ainsi confirmée.

Les dépenses de consommation des ménages ralentissent fortement (0,0 % après +0,9 %). Le recul de leur investissement en logement s'accentue (-1,5 % après -1,2 %) alors que la formation brute de capital fixe (FBCF) des entreprises non financières (ENF) s'infléchit plus modérément (+0,3 % après +0,6 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks décélère fortement : elle contribue pour +0,1 point à l'évolution du PIB après +0,6 point au premier trimestre.

Les exportations accélèrent (+2,0 % après +1,5 %) tandis que les importations ralentissent (+0,5 % après +2,1 %). In fine, le solde extérieur contribue positivement à l'activité (+0,4 point après –0,2 point). En sens inverse, les variations de stocks des entreprises pèsent sur la croissance (–0,5 point, après +0,3 point au premier trimestre).

Le pouvoir d'achat des ménages est quasiment stable (–0,1 %)

Le revenu disponible brut (RDB) des ménages progresse nettement moins vite au deuxième trimestre (+0,3 % après +1,0 %). La masse salariale reçue par les ménages décélère (+0,3 % après +0,7 %), notamment du fait du ralentissement du salaire moyen par tête versé par les sociétés non financières (+0,1 % après +0,8 %). Les impôts sur le revenu et le patrimoine, qui avaient fortement baissé au premier trimestre (–1,5 %) par contrecoup d'un quatrième trimestre 2014 dynamique, augmentent modérément au deuxième trimestre (+0,5 %).

* Les volumes sont mesurés aux prix de l'année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014 2015 (acquis)
PIB 0,3 0,1 0,7 0,0 0,2 0,9
Importations 1,5 1,8 2,1 0,5 3,9 4,8
Dép. conso. ménages 0,4 0,2 0,9 0,0 0,6 1,3
Dép. conso. APU* 0,5 0,5 0,4 0,4 1,5 1,4
FBCF totale -0,4 -0,3 0,0 -0,2 -1,2 -0,7
dont ENF* 0,3 0,0 0,6 0,3 2,0 1,0
dont ménages -1,1 -0,8 -1,2 -1,5 -5,3 -3,8
dont APU* -2,4 -0,7 0,2 -0,1 -6,9 -2,3
Exportations 1,1 2,9 1,5 2,0 2,4 5,8
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,3 0,2 0,6 0,1 0,5 0,9
Variations de stocks 0,2 -0,3 0,3 -0,5 0,2 -0,2
Commerce extérieur -0,2 0,3 -0,2 0,4 -0,5 0,2
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières
  • Source : Insee

Tab2 – Comptes d'agents

en %, données CVS-CJO
Comptes d'agents
2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014 2015 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 29,5 29,8 31,2 31,1 29,5  
Pouvoir d'achat du RDB** des ménages 0,5 0,0 1,1 -0,1 1,1 1,4
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut
  • Source : Insee

Tab3 – Production, consommation et FBCF : principales composantes

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Production, consommation et FBCF : principales composantes
2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014 2015 (acquis)
Production branche 0,5 0,1 0,8 -0,1 0,7 1,1
Biens 1,0 -0,5 1,4 -0,8 0,1 0,9
Ind. manufacturière 1,0 -0,1 1,2 -0,7 0,3 1,0
Construction -0,8 -0,7 -0,8 -1,1 -2,2 -2,8
Services marchands 0,6 0,4 0,8 0,3 1,2 1,6
Services non marchands 0,3 0,3 0,4 0,4 1,3 1,1
Consommation des ménages 0,4 0,2 0,9 0,0 0,6 1,3
Alimentaire 0,0 0,2 0,2 0,8 0,2 1,1
Énergie 0,5 -1,7 3,7 -2,1 -5,7 1,6
Biens fabriqués 0,5 0,5 1,7 -0,1 1,8 2,2
Services 0,2 0,1 0,3 0,2 0,7 0,6
FBCF -0,4 -0,3 0,0 -0,2 -1,2 -0,7
Produits manufacturés 0,1 -0,2 1,0 -0,1 1,3 0,8
Construction -1,2 -0,7 -1,0 -1,2 -3,4 -3,4
Services marchands 0,2 0,3 0,9 1,1 0,4 2,2
  • Source : Insee

Tab4 – RDB et ratios des comptes des ménages

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
RDB et ratios des comptes des ménages
2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014 2015 (acquis)
RDB 0,4 -0,1 1,0 0,3 1,1 1,4
RDB (pouvoir d'achat) 0,5 0,0 1,1 -0,1 1,1 1,4
RDB par uc* (pouvoir d'achat) 0,4 -0,1 1,0 -0,2 0,7 1,0
RDB ajusté (pouvoir d'achat) 0,5 0,1 1,0 0,0 1,3 1,4
Taux d'épargne (niveau) 15,2 15,0 15,2 15,2 15,1  
Taux d'épargne financière (niveau) 6,1 6,0 6,4 6,4 6,0  
  • uc : unité de consommation
  • Source : Insee

Tab5 – Ratios des comptes des SNF

niveaux en %, données CVS-CJO
Ratios des comptes des SNF
2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014
Taux de marge 29,5 29,8 31,2 31,1 29,5
Taux d'investissement 23,1 23,0 22,7 22,8 23,1
Taux d'épargne 17,4 18,3 19,3 19,5 17,4
Taux d'autofinancement 75,3 79,9 85,1 85,3 75,2
  • Source : Insee

Tab6 – Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques

niveaux , données CVS-CJO
Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques
2014 T3 2014 T4 2015 T1 2015 T2 2014
En milliards d'euros      
Dépenses totales 307,1 307,5 309,9 312,1 1226,5
Recettes totales 285,8 286,8 289,4 289,8 1142,6
Capacité (+) ou besoin (-) de financement -21,3 -20,7 -20,5 -22,4 -83,9
En % de PIB      
Capacité (+) ou besoin (-) de financement -4,0 -3,9 -3,8 -4,1 -3,9
  • Source : Insee

Les prix des dépenses de consommation des ménages rebondissent au deuxième trimestre 2015 (+0,4 % après –0,1 %), ce qui accentue le ralentissement du pouvoir d'achat de leur revenu : celui-ci est quasiment stable (–0,1 % après +1,1 %). Mesuré par unité de consommation, il se replie même légèrement : –0,2 % après +1,0 %.

Comme la consommation des ménages augmente en volume à un rythme proche de leur pouvoir d'achat, leur taux d'épargne est stable, à 15,2 %.

Le taux de marge des SNF est quasi stable

Au premier trimestre 2015, le taux de marge des sociétés non financières avait fortement augmenté (+1,4 point, de 29,8 % à 31,2 %), avec les baisses de cotisations sociales et le relèvement du taux du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). Au deuxième trimestre, les rémunérations versées par les SNF augmentant à peine plus que leur valeur ajoutée, leur taux de marge est quasi stable (-0,1 point, à 31,1 %).

Le besoin de financement des administrations publiques (APU) augmente de 0,3 point de PIB au deuxième trimestre, atteignant 4,1 % après 3,8 %. Les recettes ralentissent fortement (+0,1 % après +0,9 % au premier trimestre) du fait notamment de moindres recettes de l'impôt sur les sociétés. En revanche, les dépenses augmentent à un rythme proche du trimestre précédent (+0,7 % après +0,8 %) : la charge de la dette de l'État accélère, tandis que les prestations sociales et autres transferts versés (dont le CICE) ralentissent.