Le PIB croît fortement au 1er trimestre 2015 : +0,6 % après 0,0 %Comptes nationaux trimestriels - deuxième estimation (PIB) - 1er trimestre 2015

Au premier trimestre 2015, le PIB en volume* augmente de 0,6 %, après une stabilité au quatrième trimestre 2014.

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Informations rapides – No 113
Paru le : 13/05/2015
Prochaine parution le : 28/02/2017 à 08h45 - quatrième trimestre 2016

Au premier trimestre 2015, le PIB en volume* augmente de 0,6 %, après une stabilité au quatrième trimestre 2014.

Sur les trois premiers mois de 2015, les dépenses de consommation des ménages accélèrent (+0,8 % après +0,1 %) tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale baisse de nouveau (–0,2 % après –0,4 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) augmente : elle contribue à la croissance du PIB pour +0,5 point (après +0,1 point fin 2014).

Les exportations ralentissent (+0,9 % après +2,5 %) tandis que les importations accélèrent (+2,3 % après +1,5 %). In fine, le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB (–0,5 point, après +0,2 point le trimestre précédent). À l’inverse, les variations de stocks y contribuent positivement : +0,5 point, après –0,3 point fin 2014.

La production totale progresse sensiblement

Au premier trimestre 2015, la production totale de biens et services croît de 0,7 %, après avoir stagné fin 2014. La production manufacturière accélère vivement (+1,3 % après +0,1 %), notamment dans les « matériels de transports » (+5,6 % après –2,4 %). La production d’énergie rebondit également. Dans les services marchands, la production accélère plus modérément (+0,6 % après +0,3 %). En revanche, l’activité dans la construction recule de nouveau nettement (–1,0 % après –0,9 %).

La consommation des ménages accélère fortement

Au premier trimestre 2015, les dépenses de consommation des ménages accélèrent (+0,8 % après +0,1 %). En particulier, les dépenses d’énergie pour le chauffage rebondissent vivement, les températures ayant retrouvé des niveaux de saison après un quatrième trimestre particulièrement doux. La consommation de biens fabriqués accélère également (+1,4 % après +0,5 %), portée par les achats d’automobiles. Enfin, les dépenses de consommation en services restent peu dynamiques (+0,3 % après +0,1 %).

* Les volumes sont mesurés aux prix de l’année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014 2015 (acquis)
PIB -0,1 0,2 0,0 0,6 0,2 0,7
Importations 0,9 1,8 1,5 2,3 3,9 4,6
Dép. conso. ménages 0,5 0,3 0,1 0,8 0,6 1,2
Dép. conso. APU* 0,4 0,5 0,5 0,4 1,5 1,1
FBCF totale -0,6 -0,5 -0,4 -0,2 -1,2 -0,9
dont ENF* 0,2 0,2 -0,1 0,2 2,0 0,2
dont ménages -1,5 -1,3 -1,1 -1,4 -5,3 -3,2
dont APU* -2,8 -2,1 -0,3 0,3 -6,9 -1,7
Exportations 0,2 0,9 2,5 0,9 2,4 3,2
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,2 0,2 0,1 0,5 0,5 0,7
Variations de stocks -0,1 0,3 -0,3 0,5 0,2 0,5
Commerce extérieur -0,2 -0,3 0,2 -0,5 -0,5 -0,5
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données CVS-CJO
Comptes d’agents
2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014 2015 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 29,2 29,4 29,7   29,5  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,4 0,6 0,0   1,1 0,4
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Production, Consommation et FBCF : principales composantes

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Production, Consommation et FBCF : principales composantes
2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014 2015 (acquis)
Production branche 0,0 0,4 0,0 0,7 0,7 0,9
Biens -0,2 0,8 -0,3 1,5 0,1 1,6
Ind. manufacturière -0,6 0,6 0,1 1,3 0,3 1,5
Construction -1,2 -1,0 -0,9 -1,0 -2,2 -2,5
Services marchands 0,2 0,5 0,3 0,6 1,2 1,1
Services non marchands 0,3 0,3 0,3 0,4 1,3 0,8
Consommation des ménages 0,5 0,3 0,1 0,8 0,6 1,2
Alimentaire 0,7 -0,2 0,3 0,1 0,2 0,4
Énergie 1,9 1,0 -1,7 3,9 -5,7 3,6
Biens fabriqués -0,1 0,3 0,5 1,4 1,9 1,9
Services 0,1 0,2 0,1 0,3 0,7 0,5
FBCF -0,6 -0,5 -0,4 -0,2 -1,2 -0,9
Produits manufacturés -0,1 0,2 -0,3 1,2 1,3 1,1
Construction -1,5 -1,3 -0,9 -1,3 -3,4 -3,0
Services marchands 0,3 0,2 0,2 0,4 0,4 0,7

    Tab4 – RDB et ratios des comptes des ménages

    variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
    RDB et ratios des comptes des ménages
    2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014 2015 (acquis)
    RDB 0,3 0,5 0,0   1,1 0,3
    RDB (pouvoir d’achat) 0,4 0,6 0,0 1,1 0,4
    RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,3 0,5 -0,1 0,7 0,3
    RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,4 0,6 0,1 1,3 0,5
    Taux d’épargne (niveau) 15,0 15,2 15,1 15,1  
    Taux d’épargne financière (niveau) 6,0 6,2 6,2   6,0  
    • * uc : unité de consommation

    Tab5 – Ratios des comptes des SNF

    niveaux en %, données CVS-CJO
    Ratios des comptes des SNF
    2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014
    Taux de marge 29,2 29,4 29,7   29,5
    Taux d’investissement 23,2 23,2 22,9   23,1
    Taux d’épargne 17,1 17,4 18,2   17,4
    Taux d’autofinancement 73,8 75,0 79,4   75,2

      Tab6 – Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques

      niveaux , données CVS-CJO
      Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques
      2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014
      En milliards d’euros      
      Dépenses totales 305,7 307,2 308,2   1226,5
      Recettes totales 284,3 285,5 286,5   1141,7
      Capacité (+) ou besoin (-) de financement -21,4 -21,8 -21,7   -84,9
      En % de PIB      
      Capacité (+) ou besoin (-) de financement -4,0 -4,1 -4,0   -4,0

        L’investissement recule de nouveau

        La FBCF des ménages continue de baisser (–1,4 % après –1,1 %) tandis que celle des entreprises progresse à peine (+0,2 % après –0,1 %). Par produit, l’investissement en construction recule davantage (–1,3 % après –0,9 %) tandis que les dépenses en biens manufacturés (+1,2 % après –0,3 %) et en services marchands (+0,4 % après +0,2 %) accélèrent.

        Les exportations ralentissent, les importations accélèrent

        Au premier trimestre 2015, les exportations ralentissent (+0,9 % après +2,5 %), notamment celles en produits manufacturés (+1,0 % après +3,1 %). La décélération résulte principalement de celle des matériels de transport (–0,9 % après +11,1 %). Dans le même temps les importations accélèrent fortement (+2,3 % après +1,5 %), notamment en énergie et en matériels de transports. Au total, le commerce extérieur pèse sur l’évolution de l’activité ce trimestre : –0,5 point de PIB après +0,2 point.

        Les variations de stocks contribuent favorablement à la croissance de l’activité

        Les variations de stocks contribuent favorablement à la croissance de l’activité au premier trimestre 2015 : +0,5 point après –0,3 point au quatrième trimestre 2014. Les seuls matériels de transport contribuent pour +0,4 point de PIB, faisant ainsi plus que compenser la contribution du solde commercial de ces biens (–0,3 point).

        Révisions

        Comme chaque année à cette époque, les révisions sont plus fortes que lors des publications précédentes, en raison du calage des comptes trimestriels sur les comptes annuels des années 2012 à 2014, et de la réestimation des modèles de CVS et de CJO. Aux troisième et quatrième trimestres 2014, la croissance est abaissée de 0,1 point chaque trimestre.

        Documentation

        La note méthodologique simplifiée
        (pdf, 133 Ko)