Stabilité du PIB au premier trimestre 2012 (0,0 %)Comptes nationaux trimestriels - deuxième estimation (PIB) - 1er trimestre 2012

Au premier trimestre 2012, le PIB en volume* est stable (0,0 %) après une faible progression au quatrième trimestre 2011 (+0,1 %).

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No 123
Paru le : 15/05/2012
Prochaine parution le : 29/11/2017 à 08h45 - troisième trimestre 2017

Au premier trimestre 2012, le PIB en volume* est stable (0,0 %) après une faible progression au quatrième trimestre 2011 (+0,1 %).

Les dépenses de consommation des ménages sont peu dynamiques (+0,2 % après +0,1 %), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale se replie (–0,8 % après +1,3 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) croît faiblement : sa contribution à la croissance du PIB est de +0,1 point au premier trimestre, après +0,3 point fin 2011.

Les importations renouent avec la croissance (+0,7 % après –1,4 %), tandis que les exportations ralentissent (+0,3 % après +1,1 %). En conséquence, le solde extérieur a une contribution négative à l’évolution du PIB (–0,1 point, après +0,7 point). Le comportement de stockage des entreprises contribue faiblement à l’évolution de l’activité : +0,1 point, après –1,0 point fin 2011.

La production tourne au ralenti

Au premier trimestre 2012, la production de biens et services est quasi-stable (+0,1 % après +0,2 %). La production de biens manufacturés se replie (–0,8 % après +0,3 %), particulièrement celle en cokéfaction et raffinage, en raison de l’arrêt de certaines raffineries. À l’inverse, la production d’énergie se redresse sensiblement (+2,1 % après –1,6 %) pour faire face à l’épisode hivernal de février. Dans le même temps, la production de services croît faiblement (+0,2 % comme au dernier trimestre).

La consommation des ménages est atone

Au premier trimestre 2012, les dépenses de consommation des ménages restent peu dynamiques (+0,2 % après +0,1 %). La vague de froid en février entraîne un rebond des dépenses d’énergie-eau-déchets (+7,6 % après –3,6 %). À l’inverse, les dépenses en produits manufacturés se replient (–0,5 % après +0,4 %), notamment celles en automobiles (–6,5 % après +5,0 %). Les dépenses en services sont étales (+0,1 % après 0,0 %).

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2011 T2 2011 T3 2011 T4 2012 T1 2011 2012 (acquis)
PIB 0,0 0,3 0,1 0,0 1,7 0,2
Importations -0,6 0,4 -1,4 0,7 5,2 -0,3
Dép. conso. ménages -1,0 0,4 0,1 0,2 0,2 0,2
Dép. conso. APU* 0,0 0,2 0,2 0,5 0,2 0,7
FBCF totale 0,7 0,2 1,3 -0,8 3,5 0,4
dont ENF* 0,3 -0,5 1,9 -1,4 5,1 -0,2
dont ménages 1,3 1,2 0,3 -0,2 3,2 0,9
dont APU* 0,2 0,3 1,0 -0,1 -1,8 0,8
Exportations 0,9 1,4 1,1 0,3 5,5 2,1
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks -0,4 0,3 0,3 0,1 0,9 0,4
Variations de stocks 0,0 -0,3 -1,0 0,1 0,8 -0,8
Commerce extérieur 0,4 0,2 0,7 -0,1 0,0 0,6
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données cjo-cvs
Comptes d’agents
2011 T2 2011 T3 2011 T4 2012 T1 2011 2012 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 28,4 28,3 28,1   28,5  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,3 0,0 0,0   0,5 0,0
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Le PIB et ses composantes : indices de prix

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes : indices de prix
2011 T2 2011 T3 2011 T4 2012 T1 2011 2012 (acquis)
PIB 0,4 0,4 0,5 0,3 1,3 0,9
Importations 0,2 0,7 1,0 0,8 5,4 2,0
Dép. conso. :      
- des ménages 0,5 0,4 0,6 0,7 2,1 1,5
- des APU 0,3 0,2 0,2 0,1 1,4 0,5
FBCF totale 0,7 0,6 0,6 0,8 2,9 1,7
- dont ménages 1,5 1,1 0,6 1,0 3,8 2,3
- dont ENF 0,5 0,4 0,5 0,7 2,3 1,5
- dont APU 0,4 0,7 0,9 0,6 3,6 1,7
Exportations 0,2 0,2 0,4 0,6 3,2 1,1

    Tab4 – Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes

    variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
    Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes
    2011 T2 2011 T3 2011 T4 2012 T1 2011 2012 (acquis)
    Production branche -1,0 0,0 0,3 -0,8 3,2 -0,8
    - dont valeur ajoutée -1,2 -0,2 -0,3 -0,4 0,7 -1,1
    Importations 0,2 0,1 -2,0 1,6 6,7 0,2
    Emplois intermédiaires -0,4 0,2 0,4 -0,1 2,9 0,2
    Dép. conso. :      
    - des ménages -1,7 0,3 0,4 -0,5 0,9 -0,5
    - des APU 0,7 1,1 0,3 1,0 3,6 1,9
    FBCF totale 0,4 -1,1 2,6 -4,0 7,3 -2,6
    - dont ENF 0,3 -1,4 2,9 -4,5 7,6 -3,0
    - dont APU 0,6 0,6 0,6 0,6 -0,5 1,5
    Exportations 0,7 1,4 1,5 1,5 4,5 3,5
    Variations de stocks (en contribution) 0,0 -0,9 -2,5 -0,1 1,9 -2,4

      Tab5 – RDB et ratios des comptes des ménages

      variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
      RDB et ratios des comptes des ménages
      2011 T2 2011 T3 2011 T4 2012 T1 2011 2012 (acquis)
      RDB 0,8 0,4 0,6   2,6 0,8
      RDB (pouvoir d’achat) 0,3 0,0 0,0 0,5 0,0
      RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,2 -0,2 -0,2 -0,1 0,0
      RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,4 0,1 0,0 0,8 0,0
      Taux d’épargne (niveau) 16,6 16,3 16,2 16,2  
      Taux d’épargne financière (niveau) 7,6 7,1 7,0   7,1  
      • * uc : unité de consommation

      Tab6 – Ratios des comptes des SNF

      niveaux en %, données cjo-cvs
      Ratios des comptes des SNF
      2011 T2 2011 T3 2011 T4 2012 T1 2011
      Taux de marge 28,4 28,3 28,1   28,5
      Taux d’investissement 20,1 20,0 20,3   20,1
      Taux d’épargne 13,4 13,0 13,0   13,5
      Taux d’autofinancement 66,4 65,2 63,8   66,9

        Les dépenses d’investissement se replient

        La FBCF totale se contracte au premier trimestre 2012 (–0,8 % après +1,3 %). En particulier, l’investissement des sociétés non financières rechute (–1,4 % après +1,9 %), essentiellement par contrecoup des importants achats de matériels de transport fin 2011 (–13,4 % après +10,4 %). L’investissement des administrations publiques recule légèrement (–0,1 % après +1,0 %). En particulier, les conditions climatiques difficiles ont pénalisé l’activité des travaux publics. Enfin la FBCF des ménages est en léger repli (–0,2 % après +0,3 %).

        Faible contribution à la baisse du solde commercial

        Au premier trimestre 2012, les importations renouent avec la croissance (+0,7 % après –1,4 % fin 2011). Cette accélération est imputable en particulier aux produits de cokéfaction et raffinage (+15,5 % après –7,6 %), qui se sont substitués à la production nationale, ainsi qu’aux « autres produits industriels » (+1,5 % après –1,9 %). Dans le même temps, les exportations ralentissent (+0,3 % après +1,1 %), notamment par contrecoup d’un fort dynamisme fin 2011 des ventes de biens agricoles (–16,1 % après +14,0 %) ainsi que des matériels de transport (0,0 % après +6,8 %). La contribution du commerce extérieur à la croissance du PIB est donc légèrement négative ce trimestre (-0,1 point après +0,7 point).

        Les stocks contribuent peu à l’activité

        Le comportement de stockage des entreprises diffère peu entre le dernier trimestre 2011 et le premier trimestre 2012 ; cela se traduit par une contribution légèrement positive des variations de stocks à la croissance du PIB après une forte contribution négative fin 2011 (+0,1 point après –1,0 point).

        Le profil du PIB est révisé sur le passé

        Les révisions sont plus fortes ce trimestre que lors des publications précédentes, mais leur ampleur est habituelle à ce moment de l’année : elles s’expliquent notamment par le calage des comptes trimestriels sur les comptes annuels révisés sur les années 2009 (évolution du PIB révisée de –0,4 point, à –3,0 % en données CJO), 2010 (+0,2 point à +1,6 %) et 2011 (inchangé à +1,7 %), et par la ré-estimation des modèles de CVS et de CJO. Elles se traduisent par des révisions trimestrielles dont les plus notables sont celle à la hausse sur le premier trimestre 2010 (de +0,1 % à +0,3 %) et celle à la baisse sur le quatrième trimestre 2011 (de +0,2 % à +0,1 %).