À la fin du premier trimestre 2012, la dette publique s’établit à 1 789,4 milliards d’eurosDette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques (APU) - 1er trimestre 2012

À la fin du premier trimestre 2012, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 789,4 Md€, en augmentation de 72,4 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe à 89,3 %, en augmentation de 3,3 points par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette progresse beaucoup plus modérément (+17,9 Md€).

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Informations rapides – No 161
Paru le : 29/06/2012
Prochaine parution le : 23/12/2016 à 08h45 - troisième trimestre 2016

La dette publique augmente de 72,4 milliards d’euros entre le 4e trimestre 2011 et le 1er trimestre 2012…

À la fin du premier trimestre 2012, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 789,4 Md€, en augmentation de 72,4 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe à 89,3 %, en augmentation de 3,3 points par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette progresse beaucoup plus modérément (+17,9 Md€).

…sous l’effet d’une hausse de l’endettement de l’État et des administrations de sécurité sociale…

La contribution de l’État à la dette augmente de 46,8 Md€ au premier trimestre ; il s’agit pour l’essentiel de sa dette négociable à long terme (+38,4 Md€) et d’emprunts à long terme (+9,1 Md€).

La contribution des administrations de sécurité sociale progresse de +31,4 Md€ sous l’effet de la hausse de l’endettement de la Cades (+22,4 Md€), qui augmente sa trésorerie, et de l’Acoss (+8,5 Md€).

…alors que les dettes des administrations publiques locales diminuent

Les administrations publiques locales se désendettent (-5,4 Md€) à un rythme comparable aux premiers trimestres des années précédentes, en remboursant des emprunts à long terme (-7,7 Md€). La contribution des organismes divers d’administration centrale à la dette diminue légèrement ce trimestre (-0,4 Md€).

GraphIR – Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

Tableau 1 – La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument

(en Mds€)
La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
2011T1 2011T2 2011T3 2011T4 2012T1
Ensemble des adm. publiques 1649,8 1696,1 1692,2 1717,0 1789,4
en point de PIB (*) 84,5% 86,2% 85,4% 86,0% 89,3%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :
État 1 286,0 1 338,6 1 330,0 1 335,1 1 381,9
Organismes divers d'adm. Centrale 11,0 9,8 9,9 10,4 10,0
Administrations publiques locales 157,2 154,3 153,4 166,3 160,9
Administrations de sécurité sociale 195,7 193,4 199,0 205,2 236,6
dont, par instrument :
Dépôts 26,1 27,9 30,5 30,0 31,5
Titres négociables 1407,2 1467,4 1457,7 1471,2 1540,1
court terme 217,2 227,9 240,2 226,0 236,1
long terme 1189,9 1239,5 1217,5 1245,1 1304,0
Crédits 216,5 200,7 203,9 215,8 217,8
court terme 27,4 10,4 12,7 8,5 10,0
long terme 189,2 190,3 191,2 207,2 207,8
  • (*) voir précisions dans l’encadré « Pour en savoir plus »
  • Source : Comptes nationaux base 2005 - Insee, DGFiP, Banque de France

La dette publique nette en moindre hausse que la dette de Maastricht

Au premier trimestre 2012, la dette nette des administrations publiques s’élève à 1 590,5 Md€ (soit 79,3 % du PIB contre 78,8 % au trimestre précédent), en progression de 17,9 Md€ par rapport au trimestre précédent. L’écart de 54,5 Md€ entre cette hausse de la dette nette et l’augmentation de 72,4 Md€ de la dette brute traduit notamment la forte augmentation de la trésorerie de l’État (+21,6 Md€) et des organismes de sécurité sociale (+27,2 Md€). Par ailleurs, les encours de prêts détenus par les administrations publiques augmentent : l’État accorde 9,1 Md€ de prêts aux pays de la zone euro dans le cadre du FESF (voir encadré). A contrario, les détentions en titres des organismes de sécurité sociale diminuent de 3,6 Md€.

Tableau 2 – La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur

(en Mds€)
La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur
2011T1 2011T2 2011T3 2011T4 2012T1
Ensemble des adm. publiques 1501,3 1523,2 1550,1 1572,6 1590,5
dont :
État 1211,5 1239,4 1266,3 1271,0 1287,7
Org. divers d’adm. centrale –2,5 –4,7 –4,5 –1,7 –2,3
Adm. publiques locales 147,9 144,8 143,7 156,6 151,1
Adm. de sécurité sociale 144,5 143,7 144,7 146,6 153,9

    Graph_dette_nette – Dette au sens de Maastricht et dette nette

    La valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM se stabilise

    Au premier trimestre 2012, la valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM détenus par les administrations publiques se stabilise à 170,0 Md€. Les détentions en actions cotées diminuent de 2,8 milliards d’euros, affectées par la baisse des valeurs énergétiques et par les ventes réalisées par le RSI à hauteur d’1,6 Md€. Cette baisse est contrebalancée par la hausse des détentions en OPCVM (+3,0 Md€) des organismes de sécurité sociale : le FRR, le RSI et l’Unedic en acquièrent pour respectivement 1,1 Md€, 1,0 Md€ et 0,7 Md€.

    Tableau 3 – Les actions cotées et les OPCVM détenus par les administrations publiques

    (en Mds€)
    Les actions cotées et les OPCVM détenus par les administrations publiques
    2011T1 2011T2 2011T3 2011T4 2012T1
    Ensemble des adm. publiques 207,2 199,4 169,5 169,8 170,0
    dont :
    État 85,2 79,0 65,4 59,1 57,9
    Org. divers d’adm. centrale 29,9 29,7 23,2 22,3 23,3
    Adm. publiques locales 0,6 0,6 0,6 0,6 0,6
    Adm.de sécurité sociale 91,5 90,1 80,5 87,8 88,2

      Graph_F5 – Actions cotées et OPCVM détenus par les APU

      Documentation

      La note méthodologique simplifiée
      (pdf, 125 Ko)