Nouveau recul du PIB au premier trimestre 2013 (-0,2 %)Comptes nationaux trimestriels - deuxième estimation (PIB) - 1e trimestre 2013

Au premier trimestre 2013, le PIB en volume* recule de nouveau : –0,2 %, après –0,2 % fin 2012. C’est la troisième baisse au cours des quatre derniers trimestres.

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Informations rapides – No 108
Paru le : 15/05/2013
Prochaine parution le : 28/02/2017 à 08h45 - quatrième trimestre 2016

Au premier trimestre 2013, le PIB en volume* recule de nouveau : –0,2 %, après –0,2 % fin 2012. C’est la troisième baisse au cours des quatre derniers trimestres.

Les dépenses de consommation des ménages sont quasi stables début 2013 (–0,1 % après 0,0 %), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale poursuit son repli (–0,9 % après –0,8 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) baisse légèrement : elle contribue à l’évolution du PIB pour –0,1 point au premier trimestre 2013 (après –0,1 point fin 2012).

Les importations sont quasi stables (+0,1 % après –1,3 %), tandis que les exportations continuent de baisser (–0,5 % après –0,7 %). En conséquence, le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB (–0,2 point, après +0,2 point). Enfin, le comportement de stockage des entreprises contribue faiblement à l’évolution de l’activité : +0,1 point, après –0,3 point fin 2012.

La production totale est au point mort

Au premier trimestre 2013, la production de biens et services est étale (–0,1 % après –0,4 %). La production de biens manufacturés diminue légèrement (–0,3 % après –2,2 %) : la baisse est sensible en matériels de transport (–2,1 % après –5,4 %) et dans l’agroalimentaire (–1,1 % après –0,1 %). En revanche, la production de cokéfaction-raffinage rebondit (+5,6 % après –8,0 %). La production de services marchands stagne (0,0 % après +0,1 %) et l’activité dans la construction se replie de nouveau (–0,8 % après –0,9 %).

La consommation des ménages est atone

Au premier trimestre 2013, les dépenses de consommation des ménages sont quasi stables (–0,1 % après 0,0 %) malgré un rebond des dépenses d’énergie-eau-déchets (+5,0 % après –0,4 %) dû à un hiver particulièrement rude. En effet, les dépenses en produits manufacturés se replient (–0,9 % après +0,1 %), notamment celles en automobiles (–5,8 % après 0,0 %). Par ailleurs, les dépenses en services

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2012 T2 2012 T3 2012 T4 2013 T1 2012 2013 (acquis)
PIB -0,2 0,1 -0,2 -0,2 0,0 -0,3
Importations 0,2 0,1 -1,3 0,1 -0,9 -0,7
Dép. conso. ménages -0,4 0,0 0,0 -0,1 -0,4 -0,2
Dép. conso. APU* 0,5 0,3 0,3 0,3 1,4 0,8
FBCF totale -0,2 -0,7 -0,8 -0,9 -1,2 -1,8
dont ENF* -0,2 -0,9 -0,7 -0,8 -1,9 -1,9
dont ménages -0,2 -0,3 -0,8 -1,3 -0,4 -2,1
dont APU* 0,2 -0,5 -0,9 -0,7 -0,6 -1,6
Exportations 0,9 0,5 -0,7 -0,5 2,5 -0,6
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks -0,2 0,0 -0,1 -0,1 -0,1 -0,2
Variations de stocks -0,2 0,0 -0,3 0,1 -0,8 -0,1
Commerce extérieur 0,2 0,1 0,2 -0,2 1,0 0,1
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données CVS-CJO
Comptes d’agents
2012 T2 2012 T3 2012 T4 2013 T1 2012 2013 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 28,5 28,5 27,9   28,3  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,2 -0,1 -0,9   -0,9 -0,6
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Le PIB et ses composantes : indices de prix

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Le PIB et ses composantes : indices de prix
2012 T2 2012 T3 2012 T4 2013 T1 2012 2013 (acquis)
PIB 0,5 0,3 0,3 0,7 1,5 1,2
Importations 0,2 0,1 0,3 -0,7 1,9 -0,4
Dép. conso. :      
- des ménages 0,2 0,1 0,2 0,3 1,9 0,6
- des APU 0,2 0,3 0,2 0,2 1,1 0,5
FBCF totale 0,4 0,0 0,1 0,5 1,7 0,7
- dont ménages 0,8 -0,4 -0,1 0,5 2,3 0,4
- dont ENF 0,2 0,1 0,2 0,6 1,3 0,9
- dont APU 0,3 0,4 0,4 0,3 2,2 0,9
Exportations -0,4 0,7 0,3 -0,1 1,2 0,4

    Tab4 – Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes

    variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
    Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes
    2012 T2 2012 T3 2012 T4 2013 T1 2012 2013 (acquis)
    Production branche -1,3 0,8 -2,2 -0,3 -2,8 -1,8
    - dont valeur ajoutée -0,9 0,5 -1,8 -0,7 -2,0 -2,0
    Importations 1,6 -1,1 -1,5 0,2 0,3 -1,1
    Emplois intermédiaires -0,9 0,3 -1,2 -0,5 -1,8 -1,4
    Dép. conso. :      
    - des ménages -0,8 0,4 -0,1 -0,9 -1,2 -1,0
    - des APU 0,7 0,3 1,5 1,5 4,3 2,9
    FBCF totale -0,9 -0,6 -1,8 -1,3 -3,0 -3,1
    - dont ENF -0,9 -0,7 -2,0 -1,5 -3,7 -3,6
    - dont APU -0,5 -0,3 -0,1 0,0 1,0 -0,4
    Exportations 0,9 0,5 -1,5 -0,4 3,0 -1,1
    Variations de stocks (en contribution) 0,1 -0,5 -0,8 0,9 -2,5 0,1

      Tab5 – RDB et ratios des comptes des ménages

      variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
      RDB et ratios des comptes des ménages
      2012 T2 2012 T3 2012 T4 2013 T1 2012 2013 (acquis)
      RDB 0,4 0,0 -0,7   0,9 -0,4
      RDB (pouvoir d’achat) 0,2 -0,1 -0,9 -0,9 -0,6
      RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,0 -0,2 -1,0 -1,5 -0,9
      RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,2 0,0 -0,6 -0,4 -0,4
      Taux d’épargne (niveau) 16,0 15,9 15,2 15,6  
      Taux d’épargne financière (niveau) 6,5 6,5 5,8   6,2  
      • * uc : unité de consommation

      Tab6 – Ratios des comptes des SNF

      niveaux en %, données CVS-CJO
      Ratios des comptes des SNF
      2012 T2 2012 T3 2012 T4 2013 T1 2012
      Taux de marge 28,5 28,5 27,9   28,3
      Taux d’investissement 19,5 19,3 19,2   19,4
      Taux d’épargne 13,2 13,0 11,8   12,8
      Taux d’autofinancement 67,5 67,3 61,3   65,9

        sont atones (–0,1 % après +0,2 %), avec notamment un repli dans l’hébergement-restauration et les services de transport.

        Les dépenses d’investissement se replient

        La FBCF totale se contracte au premier trimestre 2013 (–0,9 %), pour le cinquième trimestre consécutif. En particulier, en lien avec le repli depuis plusieurs trimestres des mises en chantier, l’investissement en construction recule au même rythme que fin 2012 (–1,0 %). Les achats de biens manufacturés restent également mal orientés (–1,3 % après –1,8 %). L’investissement des sociétés non financières poursuit ainsi sa baisse (–0,8 % après –0,7 %), tout comme celui des administrations publiques (–0,7 % après –0,9 %). Enfin le repli de la FBCF des ménages s'accentue (–1,3 % après –0,8 %).

        Les exportations reculent de nouveau

        Au premier trimestre 2013, les exportations continuent de baisser (–0,5 % après –0,7 %). Les ventes d’énergie-eau-déchets (–15,8 % après +0,5 %) et de biens manufacturés (–0,4 % après –1,5 %) y contribuent avec la même ampleur. Dans le même temps les importations cessent de reculer (+0,1 % après –1,3 % fin 2012), notamment celles de produits manufacturés (+0,2 % après –1,5 %). Ainsi, le commerce extérieur pèse sur l’activité ce trimestre : –0,2 point de PIB après +0,2 point.

        Les stocks contribuent peu à l’activité

        Les variations de stocks contribuent faiblement à l’évolution du PIB : +0,1 point après –0,3 point fin 2012. Le profil trimestriel est notamment marqué par les variations de stocks de produits raffinés.

        Le profil du PIB est révisé sur le passé

        Comme chaque année à cette époque, les révisions sont plus fortes ce trimestre que lors des publications précédentes, en raison du calage des comptes trimestriels sur les comptes annuels et de la réestimation des modèles de CVS et de CJO. Les comptes annuels sont révisés sur les années 2010 (avec une hausse du PIB inchangée, à +1,6 % en données CJO), 2011 (révision du PIB de +0,3 point à +2,0 %) et 2012 (évolution du PIB inchangée à 0,0 %). S’y ajoute cette année le passage de la base 2005 à la base 2010 pour les principales sources de données utilisées que sont les indices de production industrielle, ceux de chiffres d’affaires et de prix de production et d’importation. L’ensemble des modifications se traduit par des révisions trimestrielles dont la plus notable est celle à la hausse sur le premier trimestre 2011 (+0,3 point à +1,1 %). En 2012, la baisse du quatrième trimestre est atténuée (+0,1 point à –0,2 %) et la hausse au troisième trimestre est légèrement réduite (–0,1 point à +0,1 %).

        Documentation

        La note méthodologique simplifiée
        (pdf, 133 Ko)