Stabilité du PIB au deuxième trimestre 2014Comptes nationaux trimestriels - deuxième estimation (PIB) - 2e trimestre 2014

Au deuxième trimestre 2014, comme au premier trimestre, le PIB en volume* est stable (0,0 %).

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Informations rapides – No 186
Paru le : 14/08/2014
Prochaine parution le : 28/02/2017 à 08h45 - quatrième trimestre 2016

Au deuxième trimestre 2014, comme au premier trimestre, le PIB en volume* est stable (0,0 %).

Les dépenses de consommation des ménages se redressent (+0,5 % après –0,5 %) tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale poursuit son repli (–1,1 % après –1,0 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) progresse faiblement : elle contribue à l’évolution du PIB pour +0,2 point (après -0,4 point début 2014).

Les importations ralentissent légèrement (+0,4 % après +0,6 %) et les exportations un peu plus nettement (0,0 % après +0,5 %). En conséquence, le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB (–0,1 point), après une contribution neutre le trimestre précédent. De même les variations de stocks pèsent légèrement sur l’évolution de l’activité : –0,1 point après +0,5 point début 2014.

La production totale est étale

Au deuxième trimestre 2014, la production totale de biens et services est quasi stable (–0,1 %, après +0,2 %). La production de biens manufacturés se contracte à nouveau (–1,0 % après +0,8 %), dans quasiment chacune des grandes branches et notamment celle de « cokéfaction-raffinage ». La baisse de la production de biens manufacturés résulte en partie du nombre plus élevé qu’en moyenne de jours de « ponts » potentiels au deuxième trimestre. Dans le même temps, la production de services marchands est quasi stable (+0,1 % après +0,2 %). Si la production en « énergie-eau-déchets » rebondit au deuxième trimestre (+2,1 % après –1,6 %), portée par la consommation des ménages, l’activité dans la construction continue en revanche de reculer (–1,5 % après –1,6 %).

La consommation des ménages se redresse au printemps

Au deuxième trimestre 2014, les dépenses de consommation des ménages progressent à nouveau (+0,5 % après –0,5 %).

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2013 T3 2013 T4 2014 T1 2014 T2 2013 2014 (acquis)
PIB -0,1 0,2 0,0 0,0 0,4 0,3
Importations 0,9 0,3 0,6 0,4 1,9 2,1
Dép. conso. ménages -0,1 0,2 -0,5 0,5 0,3 0,0
Dép. conso. APU* 0,3 0,6 0,4 0,5 2,0 1,6
FBCF totale -0,2 -0,1 -1,0 -1,1 -0,8 -2,0
dont ENF* 0,2 0,8 -0,7 -0,8 -0,6 -0,5
dont ménages -1,8 -2,1 -2,9 -2,4 -3,1 -7,0
dont APU* 0,4 -0,3 0,0 -0,5 1,1 -0,2
Exportations -0,5 1,4 0,5 0,0 2,4 2,1
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,0 0,2 -0,4 0,2 0,4 0,0
Variations de stocks 0,4 -0,4 0,5 -0,1 -0,2 0,4
Commerce extérieur -0,4 0,3 0,0 -0,1 0,1 0,0
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données CVS-CJO
Comptes d’agents
2013 T3 2013 T4 2014 T1 2014 T2 2013 2014 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 29,5 29,4 30,0   29,8  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages -0,3 -0,3 0,9   0,0 1,1
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Production, Consommation et FBCF : principales composantes

niveaux, données CVS-CJO
Production, Consommation et FBCF : principales composantes
2013 T3 2013 T4 2014 T1 2014 T2 2013 2014 (acquis)
Production branche -0,2 0,2 0,2 -0,1 0,5 0,4
Biens -1,3 -0,2 0,4 -0,4 -0,2 -0,4
Ind. manufacturière -1,2 0,0 0,8 -1,0 -0,6 0,0
Construction -0,6 -0,3 -1,6 -1,5 -1,2 -3,1
Services marchands 0,2 0,4 0,2 0,1 0,9 0,9
Services non marchands 0,3 0,4 0,5 0,4 1,5 1,4
Consommation des ménages -0,1 0,2 -0,5 0,5 0,3 0,0
Alimentaire 0,3 0,9 -0,9 0,9 0,1 0,4
Énergie -3,8 -1,3 -3,9 3,5 0,8 -3,9
Biens fabriqués 0,7 1,2 0,0 0,1 -1,0 1,3
Services 0,1 0,1 0,1 0,2 0,6 0,5
FBCF -0,2 -0,1 -1,0 -1,1 -0,8 -2,0
Produits manufacturés 1,1 0,4 -0,6 -0,5 -0,9 -0,2
Construction -0,8 -0,7 -1,9 -2,1 -1,6 -4,3
Services -0,3 0,3 -0,1 -0,1 0,3 0,2

    Tab4 – RDB et ratios des comptes des ménages

    variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
    RDB et ratios des comptes des ménages
    2013 T3 2013 T4 2014 T1 2014 T2 2013 2014 (acquis)
    RDB -0,1 -0,3 1,3   0,6 1,6
    RDB (pouvoir d’achat) -0,3 -0,3 0,9 0,0 1,1
    RDB par uc* (pouvoir d’achat) -0,4 -0,5 0,8 -0,6 0,6
    RDB ajusté (pouvoir d’achat) -0,1 -0,1 0,8 0,5 1,2
    Taux d’épargne (niveau) 15,1 14,7 15,9 15,1  
    Taux d’épargne financière (niveau) 5,9 5,6 7,0   5,8  
    • * uc : unité de consommation

    Tab5 – Ratios des comptes des SNF

    variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
    Ratios des comptes des SNF
    2013 T3 2013 T4 2014 T1 2014 T2 2013
    Taux de marge 29,5 29,4 30,0   29,8
    Taux d’investissement 22,6 22,8 22,6   22,6
    Taux d’épargne 16,7 17,2 17,2   17,1
    Taux d’autofinancement 73,8 75,7 76,4   75,7

      Tab6 – Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques

      niveaux , données CVS-CJO
      Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques
      2013 T3 2013 T4 2014 T1 2014 T2 2013
      En milliards d’euros      
      Dépenses totales 303,5 305,3 308,4   1208,3
      Recettes totales 281,2 283,3 284,8   1118,7
      Capacité (+) ou besoin (-) de financement -22,2 -22,0 -23,6   -89,6
      En % de PIB      
      Capacité (+) ou besoin (-) de financement -4,2 -4,1 -4,4   -4,2

        Les dépenses globales d’énergie rebondissent (+3,5 % après –3,9 %) : après un repli des dépenses de chauffage à l’automne puis à l’hiver, sous l’effet de conditions climatiques plutôt douces, cela traduit le retour à des températures normales pour la saison au printemps. Les dépenses de consommation alimentaire se redressent également (+0,9 % après –0,9 %). En revanche, les dépenses en « biens fabriqués » sont étales (+0,1 % après 0,0 %) : si les achats d’automobiles (+0,4 % après –1,4 %) et les dépenses en biens d’équipements (+2,9 % après +1,0 %) accélèrent, les dépenses d’habillement reculent (–2,0 % après +0,6 %). Par ailleurs, les dépenses de consommation en services progressent modérément (+0,2 % après +0,1 %).

        L’investissement recule de nouveau

        La FBCF totale continue de reculer sensiblement au deuxième trimestre (–1,1 % après –1,0 % au premier trimestre). En particulier, le repli de l’investissement en construction se poursuit (–2,1 % après –1,9 %) et les dépenses en biens manufacturés reculent de nouveau (–0,5 % après –0,6 %), notamment en biens d’équipement et en véhicules automobiles. La baisse de l’investissement concerne les entreprises (–0,8 % après –0,7 %), les administrations publiques (-0,5 % après 0,0 %) et, plus fortement, les ménages (-2,4 % après –2,9 %).

        Le solde extérieur contribue négativement à la croissance

        Au deuxième trimestre 2014, les exportations stagnent (0,0 % après +0,5 %) freinées par la baisse des exportations de produits manufacturés (–0,6 % après +0,7 %), en particulier en matériels de transport et en produits alimentaires. Dans le même temps les importations décélèrent légèrement (+0,4 % après +0,6 % début 2014) mais continuent de progresser. Au total, le commerce extérieur pèse négativement sur l’évolution de l’activité ce trimestre : –0,1 point de PIB après une contribution neutre.

        Les stocks pèsent légèrement sur l’évolution du PIB

        Au deuxième trimestre 2014 les variations de stocks ont une contribution légèrement négative à la croissance du PIB : –0,1 point après +0,5 point début 2014. Notamment les produits pétroliers raffinés ont à nouveau été déstockés.

        Révisions

        Les révisions sur les trimestres précédents sont de faible ampleur, et les évolutions du PIB au quatrième trimestre 2013 (+0,2 %) et au premier trimestre 2014 (0,0 %) sont confirmées. Les légères révisions sont principalement dues à l’actualisation des coefficients de correction des variations saisonnières.

        Documentation

        La note méthodologique simplifiée
        (pdf, 133 Ko)