Stabilité du PIB au 1er trimestre 2014Comptes nationaux trimestriels - deuxième estimation (PIB) - 1er trimestre 2014

Au premier trimestre 2014*, le PIB en volume** est stable (+0,0 %), après une progression de 0,2 % au quatrième trimestre 2013.

Publications pour expert
Informations rapides – No 112
Paru le : 15/05/2014
Prochaine parution le : 28/02/2017 à 08h45 - quatrième trimestre 2016

Au premier trimestre 2014*, le PIB en volume** est stable (+0,0 %), après une progression de 0,2 % au quatrième trimestre 2013.

Sur les trois premiers mois de 2014, les dépenses de consommation des ménages reculent (–0,5 % après +0,2 %) et la formation brute de capital fixe (FBCF) totale accentue son repli (–0,9 % après –0,1 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) baisse : elle contribue à l’évolution du PIB pour –0,4 point (après +0,2 point fin 2013).

Les importations accélèrent (+1,0 % après +0,5 %), tandis que les exportations ralentissent (+0,3 % après +1,6 %). En conséquence, le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB (–0,2 point, après +0,3 point le trimestre précédent). À l’inverse, la contribution des variations de stocks à l’évolution de l’activité est positive : +0,6 point (après –0,3 point fin 2013).

La production totale progresse légèrement

Au premier trimestre 2014, la production totale de biens et services croît de 0,2 %, au même rythme que fin 2013. La production de biens manufacturés se redresse (+1,0 % après 0,0 %), notamment dans la branche « cokéfaction-raffinage ». Dans le même temps, la production de services marchands progresse modérément (+0,3 % après +0,4 %). En revanche l’activité dans la construction recule (–1,5 % après –0,3 %). De même, la production en « énergie-eau-déchets » baisse de nouveau du fait de faibles dépenses de consommation de chauffage.

La consommation des ménages baisse ce trimestre

Au premier trimestre 2014, les dépenses de consommation des ménages reculent (–0,5 % après +0,2 %). Les dépenses de consommation alimentaire se retournent (–0,9 % après +0,8 %), notamment celles de tabacs à la suite de la hausse de prix en janvier. Les dépenses globales

* Les comptes trimestriels et annuels publiés ici sont, pour la première fois, élaborés en « base 2010 ».

** Les volumes sont mesurés aux prix de l’année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2013 T2 2013 T3 2013 T4 2014 T1 2013 2014 (acquis)
PIB 0,6 -0,1 0,2 0,0 0,4 0,3
Importations 1,7 1,2 0,5 1,0 1,9 2,3
Dép. conso. ménages 0,2 -0,1 0,2 -0,5 0,3 -0,3
Dép. conso. APU* 0,8 0,3 0,5 0,4 2,0 1,2
FBCF totale 0,2 -0,2 -0,1 -0,9 -0,8 -1,1
dont ENF* 0,5 0,2 0,8 -0,5 -0,6 0,3
dont ménages -0,5 -1,7 -2,2 -2,6 -3,1 -5,2
dont APU* 0,1 0,6 -0,3 -0,2 1,1 -0,1
Exportations 2,7 -0,4 1,6 0,3 2,4 2,0
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,4 0,0 0,2 -0,4 0,5 -0,1
Variations de stocks 0,0 0,4 -0,3 0,6 -0,2 0,5
Commerce extérieur 0,2 -0,5 0,3 -0,2 0,1 -0,1
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données CVS-CJO
Comptes d’agents
2013 T2 2013 T3 2013 T4 2014 T1 2013 2014 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 30,1 29,5 29,5   29,8  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,3 -0,2 -0,3   0,0 -0,2
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Production, Consommation et FBCF : principales composantes

niveaux, données CVS-CJO
Production, Consommation et FBCF : principales composantes
2013 T2 2013 T3 2013 T4 2014 T1 2013 2014 (acquis)
Production branche 0,9 -0,2 0,2 0,2 0,5 0,5
Biens 1,5 -1,2 -0,3 0,5 -0,2 0,0
Ind. manufacturière 1,7 -1,2 0,0 1,0 -0,6 0,8
Construction 0,4 -0,5 -0,3 -1,5 -1,2 -1,8
Services marchands 0,7 0,2 0,4 0,3 0,9 0,9
Services non marchands 0,7 0,2 0,4 0,5 1,5 1,0
Consommation des ménages 0,2 -0,1 0,2 -0,5 0,3 -0,3
Alimentaire -0,8 0,3 0,8 -0,9 0,1 -0,3
Énergie 0,8 -3,5 -1,5 -3,8 0,8 -6,4
Biens fabriqués -0,1 0,7 1,3 0,0 -1,0 1,3
Services 0,4 0,1 0,1 0,2 0,6 0,4
FBCF 0,2 -0,2 -0,1 -0,9 -0,8 -1,1
Produits manufacturés -0,7 1,2 0,4 -0,4 -0,9 0,3
Construction 0,0 -0,8 -0,7 -1,8 -1,6 -2,7
Services 0,9 -0,3 0,4 0,1 0,3 0,5

    Tab4 – RDB et ratios des comptes des ménages

    variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
    RDB et ratios des comptes des ménages
    2013 T2 2013 T3 2013 T4 2014 T1 2013 2014 (acquis)
    RDB 0,3 0,0 -0,2   0,6 -0,1
    RDB (pouvoir d’achat) 0,3 -0,2 -0,3 0,0 -0,2
    RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,2 -0,4 -0,4 -0,6 -0,5
    RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,4 -0,1 -0,1 0,5 0,0
    Taux d’épargne (niveau) 15,2 15,1 14,7 15,1  
    Taux d’épargne financière (niveau) 5,9 6,0 5,6   5,8  
    • * uc : unité de consommation

    Tab5 – Ratios des comptes des SNF

    variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
    Ratios des comptes des SNF
    2013 T2 2013 T3 2013 T4 2014 T1 2013
    Taux de marge 30,1 29,5 29,5   29,8
    Taux d’investissement 22,5 22,6 22,7   22,6
    Taux d’épargne 17,4 16,7 17,3   17,1
    Taux d’autofinancement 77,5 73,7 76,3   75,7

      Tab6 – Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques

      niveaux , données CVS-CJO
      Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques
      2013 T2 2013 T3 2013 T4 2014 T1 2013
      En milliards d’euros      
      Dépenses totales 300,3 303,5 305,5   1208,3
      Recettes totales 278,5 281,1 282,6   1118,7
      Capacité (+) ou besoin (-) de financement -21,8 -22,4 -22,9   -89,6
      En % de PIB      
      Capacité (+) ou besoin (-) de financement -4,1 -4,2 -4,3   -4,2

        d’énergie se replient pour le troisième trimestre consécutif, des températures supérieures aux normales saisonnières pesant sur les dépenses de chauffage. De même les achats d’automobiles subissent le contrecoup début 2014 (–1,3 %) de leur dynamisme fin 2013 (+2,5 %) par anticipation du durcissement du malus au premier janvier 2014. Par ailleurs les dépenses de consommation en services restent peu dynamiques (+0,2 % après +0,1 %).

        L’investissement recule de nouveau

        La FBCF totale se contracte début 2014 pour le troisième trimestre consécutif (–0,9 % après –0,1 % et –0,2 %). En particulier, l’investissement en construction accentue son repli (–1,8 % après –0,7 %) et les dépenses en biens manufacturés se retournent (–0,4 % après +0,4 %). Les dépenses en services marchands sont contrastées : bien orientées dans l’information-communication, mais en recul dans les services aux entreprises.

        Les exportations ralentissent

        Au premier trimestre 2014, les exportations ralentissent (+0,3 % après +1,6 %), notamment celles en produits manufacturés (+0,4 % après +1,8 %). La décélération résulte principalement du retournement des matériels de transport (–1,0 % après +3,9 %). Dans le même temps les importations accélèrent légèrement (+1,0 % après +0,5 % fin 2013), dans les biens comme dans les services. Ainsi, le commerce extérieur pèse sur l’évolution de l’activité ce trimestre : –0,2 point de PIB après +0,3 point.

        Les stocks ont une contribution positive à la croissance

        Les variations de stocks ont une contribution positive à la croissance du PIB ce trimestre : +0,6 point après –0,3 point fin 2013. Le profil trimestriel est notamment marqué par la reconstitution des stocks de produits pétroliers raffinés.

        Le profil du PIB, estimé en « base 2010 » est révisé sur le passé

        Comme chaque année à cette époque, les révisions sont plus fortes ce trimestre que lors des publications précédentes, en raison du calage des comptes trimestriels sur les comptes annuels des années 2011 à 2013, et de la réestimation des modèles de CVS et de CJO. De surcroît, cette année, le passage à la « base 2010 », constitue une source supplémentaire de révisions (cf. Dossier sur insee.fr : « Le niveau du PIB est révisé de +3,2 % en base 2010 »). Si les niveaux des principaux agrégats sont sensiblement révisés, les révisions de croissance trimestrielle sont toutefois modestes relativement aux précédents changements de base. Au quatrième trimestre 2013, la hausse du PIB est ainsi légèrement atténuée (–0,1 point à +0,2 %).

        Documentation

        La note méthodologique simplifiée
        (pdf, 133 Ko)