Au troisième trimestre, le PIB accélère (+0,3 % après –0,1 %) tandis que le pouvoir d’achat des ménages est stable (+0,0 % après +0,6 %)Comptes nationaux trimestriels - résultats détaillés (PIB) - 3e trimestre 2011

Au troisième trimestre 2011, le PIB en volume* renoue avec la croissance en progressant de 0,3 %, après un repli de 0,1 % au trimestre précédent.

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Informations rapides – No 315
Paru le : 23/12/2011
Prochaine parution le : 23/12/2016 à 08h45 - troisième trimestre 2016

Au troisième trimestre 2011, le PIB en volume* renoue avec la croissance en progressant de 0,3 %, après un repli de 0,1 % au trimestre précédent.

Les dépenses de consommation des ménages augmentent à nouveau (+0,3 % après –1,0 %). La formation brute de capital fixe (FBCF) continue de croître, quoique moins vivement qu’au trimestre précédent (+0,2 % après +0,6 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue positivement à la croissance du PIB : +0,2 point après –0,4 point.

Les importations se redressent (+0,7 % après –1,0 %) et croissent quasiment au même rythme que les exportations (+0,8 % après +0,7 %). Ainsi, la contribution du solde extérieur à la croissance est neutre, après avoir atteint +0,5 point de PIB le trimestre précédent.

Enfin les variations de stocks des entreprises contribuent positivement à l’activité : +0,1 point au troisième trimestre, après –0,1 point.

L’estimation de la croissance du PIB est révisée en baisse

L’estimation de la croissance du PIB au troisième trimestre est révisée en baisse de 0,1 point, passant de +0,4 % lors de la précédente publication à +0,3 %. Ce moindre dynamisme résulte des révisions des indicateurs déjà disponibles lors des premiers résultats (notamment les indicateurs de production industrielle) et de l’intégration d’informations connues depuis lors (principalement le remplacement d’extrapolations par l’indice de chiffre d’affaires de septembre).

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2010 T4 2011 T1 2011 T2 2011 T3 2010 2011 (acquis)
PIB 0,4 0,9 -0,1 0,3 1,4 1,7
Importations -0,1 3,0 -1,0 0,7 8,3 5,4
Dép. conso. ménages 0,4 0,2 -1,0 0,3 1,3 0,3
Dép. conso. APU* 0,1 0,4 0,1 0,2 1,2 0,8
FBCF totale 0,4 1,2 0,6 0,2 -1,4 2,7
dont ENF* 0,8 1,9 0,3 -0,6 2,0 3,8
dont ménages 0,7 -0,2 1,2 1,3 -1,4 2,7
dont APU* -1,4 1,5 0,7 0,5 -9,7 -0,3
Exportations 0,5 1,3 0,7 0,8 9,3 4,5
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,3 0,4 -0,4 0,2 0,8 0,9
Variations de stocks -0,1 1,0 -0,1 0,1 0,5 1,1
Commerce extérieur 0,1 -0,5 0,5 0,0 0,1 -0,3
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données cjo-cvs
Comptes d’agents
2010 T4 2011 T1 2011 T2 2011 T3 2010 2011 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 29,7 29,8 29,0 29,0 30,1  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,4 0,1 0,6 0,0 0,8 1,3
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Le PIB et ses composantes : indices de prix

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes : indices de prix
2010 T4 2011 T1 2011 T2 2011 T3 2010 2011 (acquis)
PIB 0,1 0,6 0,4 0,4 0,8 1,5
Importations 1,5 3,4 0,1 0,3 4,0 5,0
Dép. conso. :      
- des ménages 0,5 0,7 0,6 0,4 1,2 1,9
- des APU 0,3 0,3 0,2 0,2 1,5 1,0
FBCF totale 0,3 1,1 0,7 0,4 1,2 2,3
- dont ménages 0,5 0,9 1,4 0,7 2,3 3,1
- dont ENF 0,1 1,1 0,4 0,3 0,6 1,8
- dont APU 0,3 1,9 0,6 0,4 1,9 3,3
Exportations 0,9 1,8 0,4 0,3 1,7 3,5

    Tab4 – Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes

    variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
    Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes
    2010 T4 2011 T1 2011 T2 2011 T3 2010 2011 (acquis)
    Production branche 0,5 2,8 -0,7 -0,4 4,3 2,9
    - dont valeur ajoutée 1,3 2,0 -0,3 -0,1 3,3 2,9
    Importations 1,1 3,0 -0,7 0,3 11,0 6,3
    Emplois intermédiaires 0,7 1,8 -0,3 -0,2 3,1 2,5
    Dép. conso. :      
    - des ménages 0,7 0,6 -2,1 -0,3 1,3 0,1
    - des APU 1,1 0,7 0,3 1,0 5,3 3,5
    FBCF totale 3,2 2,9 1,4 -1,0 6,7 8,5
    - dont ENF 3,6 3,2 1,5 -1,2 8,3 9,5
    - dont APU 0,0 0,5 0,5 0,4 -3,8 0,3
    Exportations 0,1 0,7 0,7 0,7 11,0 3,9
    Variations de stocks (en contribution) 0,1 2,5 -0,3 -0,1 1,6 2,5

      Tab5 – RDB et ratios des comptes des ménages

      variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
      RDB et ratios des comptes des ménages
      2010 T4 2011 T1 2011 T2 2011 T3 2010 2011 (acquis)
      RDB 0,9 0,9 1,2 0,4 2,0 3,3
      RDB (pouvoir d’achat) 0,4 0,1 0,6 0,0 0,8 1,3
      RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,2 0,0 0,4 -0,1 0,1 0,6
      RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,3 0,2 0,5 0,1 0,8 1,3
      Taux d’épargne (niveau) 16,1 16,0 17,3 17,1 16,1  
      Taux d’épargne financière (niveau) 7,0 6,9 8,1 7,8 7,0  
      • * uc : unité de consommation

      Tab6 – Ratios des comptes des SNF

      niveaux en %, données cjo-cvs
      Ratios des comptes des SNF
      2010 T4 2011 T1 2011 T2 2011 T3 2010
      Taux de marge 29,7 29,8 29,0 29,0 30,1
      Taux d’investissement 18,9 19,1 19,2 18,9 18,7
      Taux d’épargne 14,1 14,5 13,6 13,4 14,6
      Taux d’autofinancement 74,5 76,2 71,2 70,6 78,3

        Le pouvoir d’achat des ménages est stable

        Le revenu disponible brut des ménages ralentit nettement au troisième trimestre (+0,4 % après +1,2 %).

        La masse salariale progresse en effet moins vite qu’au deuxième trimestre (+0,4 % après +0,9 %) en raison des décélérations concomitantes de l’emploi et du salaire moyen par tête. Le dynamisme des prestations sociales s’atténue légèrement ce trimestre (+0,9 % après +1,1 %). Enfin les impôts sur le revenu et le patrimoine accélèrent vivement (+3,1 % après 0,8 %). Ils sont portés par les mesures de renforcement des recettes fiscales votées pour 2011.

        Dans le même temps, le prix des dépenses de consommation des ménages progresse légèrement moins vite qu’au trimestre précédent (+0,4 % après +0,6 %). Au total, le pouvoir d’achat du RDB des ménages est stable ce trimestre après avoir augmenté de 0,6 % au deuxième trimestre. Ramené à un niveau individuel (mesuré par unité de consommation), il recule de 0,1 % après une hausse de 0,4 % au trimestre précédent.

        La consommation des ménages en valeur rebondit (+0,6 % après –0,4 %) et croît plus rapidement que le revenu nominal. Par conséquent, le taux d’épargne recule légèrement (de 17,3 % à 17,1 %), après avoir atteint au printemps le niveau le plus élevé depuis 1983.

        Le taux de marge des SNF se stabilise

        La valeur ajoutée des sociétés non financières (SNF) accélère ce trimestre (+0,8 % après +0,2 %). Les rémunérations qu’elles versent ralentissent sensiblement (+0,7 % après +1,3 %). D’une part leurs effectifs (+0,2 % après +0,5 %) et le salaire moyen par tête (+0,2 % après +0,7 %) décélèrent de concert. D’autre part les cotisations sociales employeurs continuent de progresser à un rythme élevé (+1,7 %). Par ailleurs les impôts acquittés par les SNF croissent moins vite qu’au trimestre précédent mais restent dynamiques (+1,3 % après +2,0 %). Au total, la hausse de la valeur ajoutée est proche de celle cumulée des rémunérations et des impôts : cela se traduit par une hausse sur le même rythme de l’excédent brut d’exploitation (+0,8 % après –2,8 %). Le taux de marge des SNF se maintient donc à 29,0 % ce trimestre, après avoir reculé de 0,8 point au trimestre précédent ; il reste ainsi à son niveau le plus bas depuis le premier trimestre 1986.

        Documentation

        La note méthodologique simplifiée
        (pdf, 133 Ko)