Fin 2010, le PIB accélère (+0,4 % après +0,2 %) et le pouvoir d’achat des ménages ralentit (+0,3 % après +0,7 %)Comptes nationaux trimestriels - résultats détaillés (PIB) - 4e trimestre 2010

Au quatrième trimestre 2010, le PIB en volume* progresse de 0,4 %, après +0,2 % au trimestre précédent. En moyenne sur l’année le PIB a augmenté de 1,5 %, après la plus forte baisse depuis l’après-guerre en 2009 (-2,5 %).

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No 77
Paru le : 25/03/2011
Prochaine parution le : 22/12/2017 à 08h45 - troisième trimestre 2017

Au quatrième trimestre 2010, le PIB en volume* progresse de 0,4 %, après +0,2 % au trimestre précédent. En moyenne sur l’année le PIB a augmenté de 1,5 %, après la plus forte baisse depuis l’après-guerre en 2009 (-2,5 %).

Les dépenses de consommation des ménages accélèrent (+0,9 % après +0,5 %), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) croît moins vivement qu’au trimestre précédent (+0,3 % après +0,5 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue pour +0,6 point à la croissance du PIB (après +0,4 point au troisième trimestre). Sur l’année, les dépenses de consommation des ménages accélèrent (+1,7 % après +0,6 %), alors que la FBCF recule de nouveau (-1,6 % après -7,0 %).

Les exportations ralentissent ce trimestre (+1,0 % après +2,6 %), tandis que les importations reculent (-1,2 % après +4,0 %). Ainsi, le solde extérieur s’améliore et contribue positivement à la croissance (+0,6 point après -0,4 point). Cet effet est plus que compensé par les variations de stocks, qui contribuent à hauteur de -0,9 point (après +0,2 point). En 2010, le solde extérieur a contribué pour +0,4 point et les variations de stocks pour +0,1 point à la croissance du PIB.

La croissance du PIB est révisée à la hausse au quatrième trimestre

Par rapport à la précédente publication (le 15 février), l’estimation de la croissance du PIB est révisée en légère hausse au quatrième trimestre (de +0,3 % à +0,4 %) et en légère baisse au troisième (de +0,3 % à +0,2 %). Ceci s’explique notamment par l’intégration de nouveaux indicateurs. En particulier, au quatrième trimestre, la production de transport routier de marchandises est révisée en hausse et la consommation de services de santé en baisse. Sur l’année, l’estimation de la croissance du PIB est inchangée.

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tableau 1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2010 T1 2010 T2 2010 T3 2010 T4 2009 2010
PIB 0,3 0,6 0,2 0,4 -2,5 1,5
Importations 1,9 3,9 4,0 -1,2 -10,6 7,8
Dép. conso. ménages 0,0 0,3 0,5 0,9 0,6 1,7
Dép. conso. APU* 0,0 0,2 0,3 0,2 2,8 1,4
FBCF totale -0,7 0,9 0,5 0,3 -7,0 -1,6
dont ENF* -0,6 1,3 0,4 0,5 -7,9 -1,3
dont ménages -0,5 0,1 1,2 0,6 -8,7 -2,2
dont APU* -1,4 0,9 -0,4 -0,8 0,6 -1,0
Exportations 4,8 3,0 2,6 1,0 -12,2 10,1
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks -0,1 0,4 0,4 0,6 -0,5 1,0
Variations de stocks -0,3 0,4 0,2 -0,9 -1,8 0,1
Commerce extérieur 0,6 -0,3 -0,4 0,6 -0,2 0,4
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tableau 2 – Comptes d’agents

en %, données cjo-cvs
Comptes d’agents
2010 T1 2010 T2 2010 T3 2010 T4 2009 2010
Taux de marge des SNF* (niveau) 29,9 29,7 29,8 29,3 29,8 29,7
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,0 0,5 0,7 0,3 1,6 1,2
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tableau 3 – Le PIB et ses composantes : indices de prix

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes : indices de prix
2010 T1 2010 T2 2010 T3 2010 T4 2009 2010
PIB 0,2 0,3 0,5 0,1 0,5 0,5
Importations 1,5 1,5 -0,5 2,3 -5,2 4,5
Dép. conso. :      
- des ménages 0,6 0,3 0,2 0,5 -0,6 1,2
- des APU 0,4 0,3 0,2 0,3 1,3 1,3
FBCF totale 0,3 0,8 0,2 0,3 -0,6 1,1
- dont ménages 0,8 0,9 0,4 0,2 -1,7 2,4
- dont ENF 0,0 0,7 0,2 0,3 -0,2 0,3
- dont APU 0,4 1,4 0,2 0,3 0,2 2,0
Exportations 0,8 1,0 0,1 0,9 -3,5 1,6

    Tableau 4 – Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes

    variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
    Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes
    2010 T1 2010 T2 2010 T3 2010 T4 2009 2010
    Production branche 1,2 1,5 -0,4 0,4 -11,8 4,7
    - dont valeur ajoutée 0,9 1,4 -0,3 0,2 -11,8 3,4
    Importations 3,5 4,4 4,3 -1,3 -13,0 12,5
    Emplois intermédiaires 0,8 1,2 -0,1 0,5 -8,5 3,5
    Dép. conso. :      
    - des ménages -1,8 -0,8 1,2 1,8 0,8 1,0
    - des APU -0,2 1,7 0,8 1,6 4,9 4,1
    FBCF totale 1,8 1,5 1,6 1,1 -10,1 3,7
    - dont ENF 1,7 1,5 1,6 1,2 -11,2 3,5
    - dont APU 1,3 1,3 1,1 1,0 7,1 5,7
    Exportations 5,4 2,9 3,2 1,7 -14,1 13,0
    Variations de stocks (en contribution) 0,2 1,5 0,1 -2,1 -4,7 2,0

      Tableau 5 – RDB et ratios des comptes des ménages

      variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
      RDB et ratios des comptes des ménages
      2010 T1 2010 T2 2010 T3 2010 T4 2009 2010
      RDB 0,5 0,8 0,9 0,8 1,1 2,4
      RDB (pouvoir d’achat) 0,0 0,5 0,7 0,3 1,6 1,2
      RDB par uc* (pouvoir d’achat) -0,2 0,3 0,5 0,1 0,8 0,4
      RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,0 0,5 0,6 0,3 1,6 1,3
      Taux d’épargne (niveau) 15,7 15,9 16,1 15,6 16,2 15,8
      Taux d’épargne financière (niveau) 6,8 6,9 7,0 6,6 7,0 6,8
      • * uc : unité de consommation

      Tableau 6 – Ratios des comptes des SNF

      niveaux en %, données cjo-cvs
      Ratios des comptes des SNF
      2010 T1 2010 T2 2010 T3 2010 T4 2009 2010
      Taux de marge 29,9 29,7 29,8 29,3 29,8 29,7
      Taux d’investissement 19,4 19,6 19,6 19,7 20,1 19,6
      Taux d’épargne 12,9 12,3 12,0 11,6 12,8 12,2
      Taux d’autofinancement 66,6 62,4 61,3 59,0 63,6 62,3

        Le pouvoir d’achat des ménages ralentit

        Fin 2010, la masse salariale reçue par les ménages accélère (+0,8 % après +0,4 %) avec un salaire moyen par tête plus dynamique (+0,6 % après +0,2 %). En revanche, les prestations sociales ralentissent (+0,2 % après +0,7 %) et le recul des impôts est moins prononcé qu’au trimestre précédent (-0,1 % après -1,1 %). Au total, la hausse du revenu disponible brut (RDB) des ménages se stabilise au quatrième trimestre (+0,8 % après +0,9 %). Dans le même temps, le prix de la dépense de consommation accélère (+0,5 % après +0,2 %) notamment pour les produits de l’énergie. En conséquence, le pouvoir d’achat du RDB ralentit fin 2010 (+0,3 % après +0,7 %).

        En moyenne sur l’année, le RDB des ménages a accéléré en termes nominaux (+2,4 % après +1,1 %), porté par le rebond de la masse salariale (+2,1 % après 0,0 %). En revanche, les prestations sociales ont ralenti en 2010 (+3,0 % après +5,3 %) et les impôts se sont redressés (+2,6 % après -4,4 %) du fait notamment de la non-reconduction des mesures exceptionnelles décidées dans le cadre du plan de relance en 2009. Dans le même temps, le prix de la dépense de consommation s’est redressé (+1,2 % après 0,6 %). Au total, le pouvoir d’achat du revenu des ménages a marqué le pas en 2010 (+1,2 % après +1,6 %). Mesuré par unité de consommation, ce qui permet de le ramener à un niveau individuel moyen, il a augmenté de 0,4 % (après +0,8 %).

        Au quatrième trimestre, les dépenses de consommation des ménages en valeur augmentant plus vite que le revenu, le taux d’épargne diminue de 0,5 point, à 15,6 %. En moyenne sur 2010, il a baissé de 0,4 point, pour s’établir à 15,8 %.

        Le taux de marge des SNF recule

        Avec la hausse des prix des matières premières, la valeur ajoutée des sociétés non financières (SNF) décélère sensiblement fin 2010 (+0,2 % après +0,9 %). Dans le même temps les rémunérations qu’elles versent accélèrent (+0,9 % après +0,7 %) : le salaire moyen par tête est plus dynamique (+0,8 % après +0,3 %) tandis que la hausse des effectifs se stabilise (+0,2 %). Au total, le taux de marge des SNF diminue de 0,5 point, à 29,3 % fin 2010.

        En moyenne en 2010, il s’établit à 29,7 % après 29,8 % en 2009 : la reprise modérée de la valeur ajoutée (+1,3 %) et la baisse des impôts (-9,4 %), liée à la suppression de la taxe professionnelle, ont été compensées par le dynamisme des rémunérations (+2,6 %).