Stabilité du PIB au deuxième trimestre 2011 (0,0 %), après une forte croissance au premier trimestre (+0,9 %)Comptes nationaux trimestriels - deuxième estimation (PIB) - 2ème trimestre 2011

Au deuxième trimestre 2011, le PIB en volume* se maintient à son niveau du premier trimestre : 0,0 % d’évolution, après une vive croissance en début d’année (+0,9 %).

Publications pour expert
Informations rapides – No 205
Paru le : 12/08/2011
Prochaine parution le : 28/02/2017 à 08h45 - quatrième trimestre 2016

Au deuxième trimestre 2011, le PIB en volume* se maintient à son niveau du premier trimestre : 0,0 % d’évolution, après une vive croissance en début d’année (+0,9 %).

Les dépenses de consommation des ménages reculent (–0,7 % après +0,4 %), tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) décélère légèrement (+0,9 % après +1,2 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue négativement à l’évolution du PIB (–0,2 point après +0,5 point).

Les importations se replient (–0,9 % après +3,1 %), alors que les exportations stagnent (0,0 % après +1,8 %). Par conséquent, le solde commercial contribue positivement à la croissance du PIB (+0,3 point après –0,5 point).

Les variations de stocks des entreprises ne contribuent pas à la variation de l’activité au deuxième trimestre, après avoir contribué pour +0,8 point à la croissance du premier trimestre.

Stabilité de la production de biens et services

La production totale de biens et services est stable au deuxième trimestre, après un premier trimestre très dynamique (+1,4 %). La production manufacturière recule de 0,6 % au deuxième trimestre après avoir progressé de 2,9 % au premier trimestre, la plus forte hausse depuis l’été 1968. Toutes les branches se replient, à l’exception de l’industrie agro-alimentaire.

La production de l’ensemble des services décélère (+0,3 % après +1,1 %). Cet infléchissement concerne toutes les branches, notamment celle des services aux entreprises.

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
PIB 0,4 0,3 0,9 0,0 1,4 1,4
Importations 4,2 -0,4 3,1 -0,9 8,3 5,2
Dép. conso. ménages 0,6 0,4 0,4 -0,7 1,3 0,4
Dép. conso. APU* 0,2 0,1 0,3 0,1 1,2 0,7
FBCF totale 0,8 0,5 1,2 0,9 -1,4 2,9
dont ENF* 1,3 0,9 1,9 0,7 2,0 4,5
dont ménages 1,7 0,8 -0,1 1,4 -1,4 2,4
dont APU* -1,9 -1,4 1,5 0,7 -9,7 -0,5
Exportations 2,1 0,4 1,8 0,0 9,4 3,9
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,5 0,4 0,5 -0,2 0,8 1,0
Variations de stocks 0,4 -0,2 0,8 0,0 0,5 0,9
Commerce extérieur -0,6 0,2 -0,5 0,3 0,1 -0,4
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données cjo-cvs
Comptes d’agents
2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 30,3 29,7 29,9   30,1  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,6 0,4 0,1   0,8 0,8
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Le PIB et ses composantes : indices de prix

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes : indices de prix
2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
PIB 0,4 0,1 0,6 0,4 0,8 1,2
Importations -0,3 1,5 3,5 0,0 4,0 4,8
Dép. conso. :      
- des ménages 0,2 0,5 0,8 0,6 1,2 1,8
- des APU 0,2 0,3 0,3 0,3 1,5 0,9
FBCF totale 0,2 0,3 1,1 0,4 1,2 2,0
- dont ménages 0,5 0,5 0,9 0,5 2,3 2,1
- dont ENF 0,0 0,2 1,1 0,4 0,6 1,7
- dont APU 0,1 0,3 1,9 0,5 1,9 3,0
Exportations 0,8 0,9 1,7 0,4 1,7 3,3

    Tab4 – Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes

    variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
    Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes
    2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
    Production branche 0,1 0,5 2,9 -0,6 4,3 3,4
    - dont valeur ajoutée 0,0 1,1 2,0 -0,1 3,3 3,1
    Importations 4,5 0,6 3,2 -0,7 11,0 6,2
    Emplois intermédiaires 0,1 0,7 1,8 -0,2 3,1 2,6
    Dép. conso. :      
    - des ménages 1,3 1,0 0,6 -1,9 1,3 0,4
    - des APU 1,0 1,2 0,6 0,1 5,3 2,7
    FBCF totale 3,2 3,2 3,2 1,7 6,7 9,5
    - dont ENF 3,6 3,6 3,5 1,9 8,3 10,6
    - dont APU -0,8 0,0 0,5 0,5 -3,8 0,1
    Exportations 2,8 0,0 1,7 0,1 11,0 3,9
    Variations de stocks (en contribution) 0,6 -0,3 2,0 -0,1 1,6 2,2

      Tab5 – RDB et ratios des comptes des ménages

      variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
      RDB et ratios des comptes des ménages
      2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010 2011 (acquis)
      RDB 0,8 0,9 0,9   2,0 2,1
      RDB (pouvoir d’achat) 0,6 0,4 0,1 0,8 0,8
      RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,4 0,2 -0,1 0,1 0,4
      RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,5 0,4 0,2 0,8 0,8
      Taux d’épargne (niveau) 16,1 16,1 15,9 16,1  
      Taux d’épargne financière (niveau) 7,1 7,0 6,8   7,0  
      • * uc : unité de consommation

      Tab6 – Ratios des comptes des SNF

      niveaux en %, données cjo-cvs
      Ratios des comptes des SNF
      2010 T3 2010 T4 2011 T1 2011 T2 2010
      Taux de marge 30,3 29,7 29,9   30,1
      Taux d’investissement 18,8 18,9 19,1   18,7
      Taux d’épargne 14,6 14,0 14,5   14,6
      Taux d’autofinancement 77,8 74,0 75,6   78,3

        La consommation des ménages se replie

        Les dépenses de consommation des ménages diminuent (–0,7 % après +0,4 %). Cette baisse est principalement imputable au recul de la consommation en produits manufacturés (–1,9 % après +0,6 %). Notamment, l’arrêt fin 2010 de la prime à la casse avait induit des achats d’automobiles dynamiques fin 2010 (+8,8 %), puis début 2011 (+1,7 %) en raison des délais de livraison nécessaires pour honorer les commandes passées. L’arrêt de ce dispositif conduit à un fort recul au deuxième trimestre (–11,3 %). Les autres postes de consommation de biens industriels se replient également. Les dépenses en services progressent mais à un rythme un peu moins soutenu (+0,3 % après +0,5 %), principalement dans les transports et l’hébergement-restauration.

        Les dépenses d’investissement progressent à un rythme un peu plus modéré

        La FBCF totale décélère légèrement (+0,9 % après +1,2 %). Porté en début d’année par le rebond des dépenses en travaux publics, l’investissement des administrations publiques ralentit (+0,7 % après +1,5 %). L’investissement des entreprises non financières décélère également (+0,7 % après +1,9 %), notamment celui en information-communication et en biens d’équipement. En revanche, la FBCF des ménages rebondit (+1,4 % après –0,1 %), portée notamment par la construction de logements neufs.

        Stabilité des exportations et recul des importations

        Les exportations sont stables ce trimestre (0,0 % après +1,8 %). Le ralentissement des exportations résulte principalement de celui des biens manufacturés (+0,1 % après +1,7 %). Avec une demande intérieure finale en repli, les importations diminuent (–0,9 % après +3,1 %), tant celles en énergie-eau-déchets que celles en biens manufacturés. Au total les échanges commerciaux contribuent pour +0,3 point à l’évolution de l’activité (après –0,5 point).

        Une contribution neutre des stocks à l’activité

        Après avoir contribué positivement à la croissance au premier trimestre (+0,8 point), les variations de stocks ne contribuent pas à l’évolution de l’activité au deuxième trimestre. Le phénomène concerne l’ensemble des produits, en particulier celui des matériels de transport.

        Révisions

        L’estimation de la croissance au premier trimestre 2011 est confirmée à +0,9 %. Les révisions sur les trimestres précédents sont de faible ampleur. Elles sont principalement dues à l’actualisation des coefficients de correction des variations saisonnières.

        Documentation

        La note méthodologique simplifiée
        (pdf, 133 Ko)