À la fin du troisième trimestre 2010, la dette publique s’établit à 1 574,6 milliards d’eurosDette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques (APU) - 3e trimestre 2010

À la fin du troisième trimestre 2010, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 574,6 Md€, en diminution de 17,0 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe approximativement à 81,5 %, en diminution de 1,4 point par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette continue de progresser (hausse de 23,3 Md€).

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No 319
Paru le : 28/12/2010
Prochaine parution le : 29/09/2017 à 08h45 - deuxième trimestre 2017

La dette publique diminue de 17,0 milliards d’euros entre 2e et le 3e trimestre 2010…

À la fin du troisième trimestre 2010, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 574,6 Md€, en diminution de 17,0 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe approximativement à 81,5 %, en diminution de 1,4 point par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette continue de progresser (hausse de 23,3 Md€).

…sous l’effet d’un désendettement des administrations centrales…

La contribution de l’État à la dette diminue de 14,1 Md€ au troisième trimestre en raison d’une forte baisse (-34,4 Md€) de la trésorerie qui avait été accumulée au cours de la première moitié de l’année : celle-ci permet des remboursements importants de titres de créance (BTF et BTAN).

La contribution des organismes divers d’administration centrale à la dette baisse également (-10,1 Md€) principalement du fait d’une diminution de l’endettement de la Cades (-8,0 Md€) et de celui de la Société de Prise de Participation de l’État (SPPE ; -2,0 Md€).

…alors que la dette des administrations de sécurité sociale continue d’augmenter

La contribution des administrations de sécurité sociale progresse de +7,4 Md€ dont +5,6 Md€ pour le régime général. L’endettement de l’Unedic et celui des hôpitaux augmentent tous les deux de 0,8 Md€. La dette des régimes agricoles s’accroît de 0,2 Md€.

La contribution des administrations publiques locales se stabilise (-0,1 Md€), suivant un profil comparable à celui observé lors des troisièmes trimestres des années précédentes.

GraphIR – Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

TableauA – La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument

(en Mds€)
La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
2009T3 2009T4 2010T1 2010T2 2010T3
Ensemble des adm. publiques 1457,3 1489,0 1535,5 1591,6 1574,6
en point de PIB (*) 76,2% 78,1% 80,4% 82,9% 81,5%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :
État 1158,0 1162,6 1206,0 1249,6 1235,5
Organismes divers d'adm. Centrale 108,2 115,3 112,6 119,6 109,5
Administrations publiques locales 142,8 156,8 154,0 151,5 151,4
Administrations de sécurité sociale 48,3 54,3 63,0 70,9 78,3
dont, par instrument :
Dépôts 19,7 20,3 19,3 19,0 19,2
Titres négociables 1248,0 1261,5 1301,3 1350,1 1342,9
court terme 264,7 261,1 258,9 262,1 262,9
long terme 983,3 1000,5 1042,4 1088,0 1080,0
Crédits 189,6 207,1 215,0 222,6 212,5
court terme 26,2 24,2 39,2 47,5 36,8
long terme 163,5 182,9 175,7 175,0 175,7
  • (*) voir la note méthodologique simplifiée
  • Source : Comptes nationaux base 2000 - Insee, DGFiP, Banque de France

La dette publique nette continue d’augmenter

Au troisième trimestre 2010, la dette nette des administrations publiques s’élève à 1 442,5 Md€ (soit approximativement 74,6 % du PIB contre 73,9 % au trimestre précédent), en progression de 23,3 Md€ par rapport au trimestre précédent. L’écart de 40,3 Md€ entre cette hausse de la dette nette et la baisse de 17,0 Md€ de la dette brute traduit notamment la forte diminution de la trésorerie de l’État (-34,4 Md€) et de celle des organismes divers d’administration centrale (-9,7 Md€). Les actifs détenus par les administrations publiques diminuent également de 2,0 Md€ en raison du remboursement d’une partie des prêts que l’État avait accordés au secteur automobile. Ils s’accroissent en revanche avec la deuxième partie des prêts consentis à la Grèce (+1,1 Md€) par l’État et des acquisitions de titres notamment par le FRR (+3,6 Md€).

TableauB – La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur

(en Mds€)
La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur
2009T3 2009T4 2010T1 2010T2 2010T3
Ensemble des adm. publiques 1333,9 1356,9 1389,4 1419,2 1442,5
dont :
État 1115,6 1101,4 1132,1 1157,6 1178,9
Org. divers d’adm. centrale 68,5 81,6 78,4 77,9 73,3
Adm. publiques locales 130,0 144,3 141,6 139,0 138,7
Adm. de sécurité sociale 19,8 29,5 37,3 44,7 51,6

    Graph_dette_nette – Dette au sens de Maastricht et dette nette

    La valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM en augmentation

    Au troisième trimestre 2010, la valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM détenus par les administrations publiques s’élève à 195,7 Md€, en augmentation de 6,8 Md€ par rapport au trimestre précédent. Cette hausse correspond principalement à un effet de valorisation lié à l’amélioration des marchés boursiers sur le trimestre.

    TableauC – Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques

    (en Mds€)
    Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques
    2009T3 2009T4 2010T1 2010T2 2010T3
    Ensemble des adm. publiques 209,7 213,5 213,9 188,9 195,7
    dont :
    État 100,2 101,4 99,4 79,7 83,6
    Org. divers d’adm. centrale 38,3 39,3 40,7 38,2 39,6
    Adm. publiques locales 0,5 0,7 0,7 0,7 0,7
    Adm.de sécurité sociale 70,8 72,1 73,0 70,2 71,8

      Graph_F5 – Actions cotées et titres d'OPCVM détenus par les APU