La dette publique s’établit à 1 591,5 milliards d’eurosDette trimestrielle de Maastricht des administrations publiques (APU) - 2e trimestre 2010

À la fin du deuxième trimestre 2010, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 591,5 Md€, en hausse de 56,0 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe approximativement à 82,9 %, en hausse de 2,5 points par rapport au trimestre précédent. La progression de la dette publique nette est moindre (hausse de 29,7 Md€, soit +1,2 point de PIB).

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No 238
Paru le : 30/09/2010
Prochaine parution le : 30/06/2017 à 08h45 - premier trimestre 2017

La dette publique progresse de 56,0 milliards d’euros entre 1e et le 2e trimestre 2010…

À la fin du deuxième trimestre 2010, la dette publique de Maastricht, qui est une dette brute, s’établit à 1 591,5 Md€, en hausse de 56,0 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle se situe approximativement à 82,9 %, en hausse de 2,5 points par rapport au trimestre précédent. La progression de la dette publique nette est moindre (hausse de 29,7 Md€, soit +1,2 point de PIB).

…sous l’effet d’une hausse de l’endettement de l’État et de la dette sociale…

La contribution de l’État à la dette progresse de 43,6 Md€ au premier trimestre ; il s’agit pour l’essentiel de sa dette négociable de long terme (OAT et BTAN), qui augmente de +42,8 Md€.

La contribution des administrations de sécurité sociale progresse de 7,9 Md€. Le régime général s’endette de +6,4 Md€, mais une partie des titres émis (2,7 Md€) n’entre pas dans la dette de Maastricht, car acquise par le régime social des indépendants (RSI)*. L’endettement de l’Unedic et celui des régimes agricoles augmentent respectivement de +1,7 Md€ et de 1,8 Md€.

Enfin, la hausse de la contribution des organismes divers d’administration centrale à la dette (+7,0 Md€) s’explique pour l’essentiel par la progression de l’endettement de la Cades (+6,6 Md€)  ; cette progression a pour contrepartie une augmentation de ses actifs.

…alors que la dette des administrations publiques locales diminue

Les administrations publiques locales se désendettent (-2,6 Md€), à un rythme comparable à celui observé lors des deuxièmes trimestres des années précédentes.

* L’endettement d’un organisme public auprès d’un autre organisme public n’est pas comptabilisé dans sa contribution à la dette maastrichtienne : c'est donc ici le cas des titres émis par le régime général et détenus par le RSI.

GraphIR – Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

TableauA – La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument

(en Mds€)
La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument
2009T2 2009T3 2009T4 2010T1 2010T2
Ensemble des adm. publiques 1428,6 1457,3 1489,0 1535,5 1591,5
en point de PIB (*) 74,2% 76,2% 78,1% 80,4% 82,9%
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :
État 1134,6 1158,0 1162,6 1206,0 1249,6
Organismes divers d'adm. Centrale 109,2 108,2 115,3 112,6 119,6
Administrations publiques locales 142,3 142,8 156,8 154,0 151,4
Administrations de sécurité sociale 42,4 48,3 54,3 63,0 70,9
dont, par instrument :
Dépôts 19,0 19,7 20,3 19,3 19,0
Titres négociables 1223,5 1248,0 1261,5 1301,3 1350,1
court terme 227,0 264,7 261,1 258,9 259,7
long terme 996,5 983,3 1000,5 1042,4 1090,4
Crédits 186,0 189,6 207,1 215,0 222,4
court terme 23,6 26,2 24,2 39,2 47,5
long terme 162,4 163,5 182,9 175,7 174,9
  • (*) voir la note méthodologique simplifiée
  • Source : Comptes nationaux base 2000 - Insee, DGFiP, Banque de France

La dette publique nette en moindre hausse que la dette de Maastricht

Au deuxième trimestre 2010, la dette nette des administrations publiques s’élève à 1 419,1 Md€ (soit approximativement 73,9 % du PIB), en progression de 29,7 Md€ par rapport au trimestre précédent. Cette hausse est moins importante que celle de la dette brute en raison de la progression de la trésorerie de l’État (+14,7 Md€) et des prêts consentis à la Grèce (3,4 Md€). De plus, les organismes divers d’administration centrale augmentent leurs dépôts bancaires (+10,1 Md€) alors que dans le même temps leurs détentions d’actifs financiers diminuent : le FRR vend des titres de créances négociables (-2,8 Md€).

TableauB – La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur

(en Mds€)
La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur
2009T2 2009T3 2009T4 2010T1 2010T2
Ensemble des adm. publiques 1277,9 1333,9 1356,9 1389,4 1419,1
dont :
État 1063,5 1115,6 1101,4 1132,1 1157,6
Org. divers d’adm. centrale 70,1 68,5 81,6 78,4 77,9
Adm. publiques locales 129,6 130,0 144,3 141,6 138,8
Adm. de sécurité sociale 14,7 19,8 29,5 37,3 44,7

    La valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM en forte baisse

    Au deuxième trimestre 2010, la valeur des actions cotées et des titres d’OPCVM détenus par les administrations publiques s’élève à 191,1 Md€, en diminution de 22,8 Md€ par rapport au trimestre précédent. Cette forte diminution est liée à la dégradation des marchés boursiers sur le trimestre.

    TableauC – Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques

    (en Mds€)
    Les actions cotées et les OPCVM détenues par les administrations publiques
    2009T2 2009T3 2009T4 2010T1 2010T2
    Ensemble des adm. publiques 180,1 209,7 213,5 213,9 191,1
    dont :
    État 90,8 100,2 101,4 99,4 80,5
    Org. divers d’adm. centrale 22,3 38,3 39,3 40,7 40,9
    Adm. publiques locales 0,4 0,5 0,7 0,7 0,7
    Adm.de sécurité sociale 66,6 70,8 72,1 73,0 69,0