Au deuxième trimestre 2010, le PIB accélère (+0,6 % après +0,2 %)Comptes nationaux trimestriels - deuxième estimation (PIB) - 2e trimestre 2010

Au deuxième trimestre 2010, le PIB en volume* augmente de 0,6 %, après une progression de 0,2 % au premier trimestre.

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Informations rapides – No 206
Paru le : 13/08/2010
Prochaine parution le : 28/02/2017 à 08h45 - quatrième trimestre 2016

Au deuxième trimestre 2010, le PIB en volume* augmente de 0,6 %, après une progression de 0,2 % au premier trimestre.

La formation brute de capital fixe (FBCF) renoue avec la croissance (+0,8 % après –0,9 %), pour la première fois depuis début 2008. Les dépenses de consommation des ménages augmentent à nouveau (+0,4 %) après une stabilité au premier trimestre.

Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue à hauteur de 0,5 point à la croissance du PIB (après –0,1 point).

Les importations (+4,2 % après +1,8 %) croissent plus vivement que les exportations (+2,7 % après +4,2 %). En conséquence, le solde commercial se détériore, contribuant pour –0,4 point à la croissance du PIB, après l’avoir soutenue le trimestre précédent (+0,5 point).

Cet effet est plus que compensé par les variations de stocks des entreprises, principale contribution de la croissance ce trimestre (+0,6 point après –0,2 point).

La production manufacturière accélère légèrement

La production manufacturière augmente plus fortement qu’au trimestre précédent (+1,2 % après +0,6 %). Le recul de la production automobile (–4,7 % après +3,8 %) est plus que compensé par l’accélération des productions de biens d’équipement (+2,3 % après –2,3 %) et de biens intermédiaires (+2,6 % après +0,4 %). La production de services repart à la hausse (+0,6 % après 0,0 %) et contribue ainsi à l’accélération de la production d’ensemble (+0,7 % après +0,3 %).

Graph1 – Le PIB et ses composantes

Tab1 – Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes en volumes chaînés
2009 T3 2009 T4 2010 T1 2010 T2 2009 2010 (acquis)
PIB 0,3 0,6 0,2 0,6 -2,5 1,2
Importations -0,1 2,8 1,8 4,2 -10,6 6,3
Dép. conso. ménages 0,3 1,0 0,0 0,4 0,6 1,3
Dép. conso. APU* 0,8 0,6 0,1 0,3 2,8 1,4
FBCF totale -1,3 -1,1 -0,9 0,8 -7,0 -2,2
dont ENF* -1,1 -1,1 -1,0 1,1 -7,9 -2,1
dont ménages -1,8 -1,5 -0,5 0,1 -8,7 -2,9
dont APU* -0,3 0,0 -1,5 0,8 0,6 -0,8
Exportations 1,9 0,7 4,2 2,7 -12,2 7,7
Contributions :        
Demande intérieure finale hors stocks 0,1 0,5 -0,1 0,5 -0,5 0,6
Variations de stocks -0,3 0,6 -0,2 0,6 -1,8 0,4
Commerce extérieur 0,5 -0,5 0,5 -0,4 -0,2 0,2
  • *APU : administrations publiques - ENF : entreprises non financières

Tab2 – Comptes d’agents

en %, données cjo-cvs
Comptes d’agents
2009 T3 2009 T4 2010 T1 2010 T2 2009 2010 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 29,6 29,2 30,4   29,8  
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,6 -0,1 -0,2   1,6 0,3
  • *SNF : sociétés non financières
  • **RDB : revenu disponible brut

Tab3 – Le PIB et ses composantes : indices de prix

variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
Le PIB et ses composantes : indices de prix
2009 T3 2009 T4 2010 T1 2010 T2 2009 2010 (acquis)
PIB -0,2 0,0 0,2 0,4 0,5 0,3
Importations 0,8 1,6 1,6 1,4 -5,2 4,3
Dép. conso. :      
- des ménages 0,1 0,3 0,6 0,3 -0,6 1,0
- des APU 0,4 0,3 0,4 0,4 1,3 1,2
FBCF totale 0,0 0,2 0,3 0,7 -0,6 0,9
- dont ménages 0,7 0,7 0,9 0,4 -1,7 2,0
- dont ENF -0,4 0,0 0,0 0,5 -0,2 0,1
- dont APU 0,2 0,3 0,4 1,5 0,2 1,9
Exportations -0,1 0,2 0,8 1,0 -3,5 1,4

    Tab4 – Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes

    variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
    Produits manufacturés : ressources et emplois en volumes
    2009 T3 2009 T4 2010 T1 2010 T2 2009 2010 (acquis)
    Production branche 2,1 1,7 0,6 1,2 -11,8 4,1
    - dont valeur ajoutée 1,4 1,2 0,2 1,1 -11,8 2,8
    Importations 1,0 5,2 3,9 5,0 -13,0 11,6
    Emplois intermédiaires 1,4 1,3 0,4 1,0 -8,5 3,1
    Dép. conso. :      
    - des ménages 0,3 2,9 -1,9 -0,9 0,8 -0,2
    - des APU 1,4 1,3 -0,3 1,5 4,9 2,9
    FBCF totale 0,1 0,3 1,4 1,6 -10,1 2,4
    - dont ENF 0,1 0,2 1,3 1,5 -11,2 2,1
    - dont APU 1,7 1,6 1,3 1,3 7,1 4,8
    Exportations 4,1 1,3 5,2 2,9 -14,1 10,8
    Variations de stocks (en contribution) -0,4 2,0 0,3 1,8 -4,7 2,7

      Tab5 – RDB et ratios des comptes des ménages

      variations t/t-1, en %, données cjo-cvs
      RDB et ratios des comptes des ménages
      2009 T3 2009 T4 2010 T1 2010 T2 2009 2010 (acquis)
      RDB 0,7 0,2 0,4   1,0 1,1
      RDB (pouvoir d’achat) 0,6 -0,1 -0,2 1,6 0,3
      RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,4 -0,3 -0,4 0,8 -0,2
      RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,6 0,1 -0,1 1,6 0,4
      Taux d’épargne (niveau) 16,7 15,8 15,6 16,2  
      Taux d’épargne financière (niveau) 7,6 6,8 6,6   7,0  
      • * uc : unité de consommation

      Tab6 – Ratios des comptes des SNF

      niveaux en %, données cjo-cvs
      Ratios des comptes des SNF
      2009 T3 2009 T4 2010 T1 2010 T2 2009
      Taux de marge 29,6 29,2 30,4   29,8
      Taux d’investissement 19,9 19,6 19,4   20,1
      Taux d’épargne 12,4 11,5 13,4   12,8
      Taux d’autofinancement 62,4 58,6 69,1   63,7

        L’investissement renoue avec la croissance

        Après huit trimestres consécutifs de contraction, la FBCF totale augmente à nouveau au deuxième trimestre. Elle est dynamisée par le rebond des dépenses en services aux entreprises (+3,3 % après –0,3 %). En outre, les dépenses en construction, grevées en début d’année par des conditions climatiques difficiles, reculent nettement moins au deuxième trimestre (–0,4 % après –2,4 %). La hausse de l’investissement est un peu moins forte pour les ménages (+0,1 % après –0,5 %) que pour les entreprises non financières (+1,1 % après –1,0 %) et les administrations publiques (+0,8 % après –1,5 %).

        La consommation des ménages repart à la hausse

        Les dépenses de consommation des ménages accélèrent, stimulées par des dépenses en services un peu plus dynamiques (+0,6 % après +0,4 %), et un moindre recul de la consommation de biens manufacturés (–0,9 % après –1,9 %). La baisse des achats d’automobiles est notamment un peu moins forte ce trimestre (–5,1 % après –7,2 %). À l’inverse, les dépenses en énergie ralentissent (+1,2 % après +2,8 %), après un hiver particulièrement rigoureux.

        Le solde extérieur se dégrade

        Les exportations totales ralentissent, du fait des produits manufacturés (+2,9 % après +5,2 %), principalement en automobiles et en biens d’équipement. À l’inverse, les importations totales accélèrent (+4,2 % après +1,8 %), du fait notamment des produits énergétiques (+5,1 % après –6,7 %) et des biens de consommation (+7,3 % après +2,4 %).

        Les variations de stocks, principale contribution à l’activité

        Un moindre déstockage au deuxième trimestre qu’au premier se traduit par une contribution positive des variations de stocks à la croissance du PIB (+0,6 point après –0,2 point). Celle-ci se concentre essentiellement sur les biens de consommation (+0,3 point) et sur les biens intermédiaires (+0,2 point).

        Le profil du PIB est légèrement révisé sur le passé

        L’estimation de la croissance du PIB au premier trimestre 2010 s’établit désormais à +0,2 % contre +0,1 % lors de la précédente publication. Cette révision résulte principalement de celles des indicateurs de production ainsi que de l’actualisation des coefficients de correction des variations saisonnières.

        Documentation

        La note méthodologique simplifiée
        (pdf, 133 Ko)