Selon les industriels, l’investissement progresserait de 6 % dans l’industrie manufacturièreEnquête sur les investissements dans l'industrie - Avril 2010

Interrogés en avril 2010, les industriels de l’industrie manufacturière ont confirmé la forte baisse de leurs investissements en 2009 par rapport à 2008 : –23 %. Pour 2010, les perspectives sont plus favorables : les industriels anticipent un rebond de leurs investissements.

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No 126
Paru le : 12/05/2010
Prochaine parution le : 07/11/2017 à 08h45 - octobre 2017

Avertissement : les enquêtes de conjoncture sont désormais publiées selon la nouvelle nomenclature d'activité française, NAF rév. 2 (révision 2).

Interrogés en avril 2010, les industriels de l’industrie manufacturière ont confirmé la forte baisse de leurs investissements en 2009 par rapport à 2008 : –23 %. Pour 2010, les perspectives sont plus favorables : les industriels anticipent un rebond de leurs investissements.

Graph1 – Taux de variation annuel de l'investissement en valeur dans l'industrie manufacturière

Rebond de l’investissement industriel en 2010

En avril, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière ont révisé d’un point à la hausse le rebond de leurs investissements pour 2010, par rapport à ce qu’ils prévoyaient en janvier. Ils anticipent désormais une hausse de 6 % par rapport à 2009. Le rebond serait important dans les équipements électriques, électroniques, informatiques et machines (+5 % en 2010 après –25 % en 2009) et dans les secteurs des autres industries (+6 % après –28 %) tels que le textile et l’habillement, la chimie, la fabrication de produits en caoutchouc, plastique et autres produits minéraux non métalliques ainsi que la métallurgie. En revanche, l’investissement, stagnerait dans le secteur automobile.

Tab1 – Taux de variation annuels de l'investissement en valeur dans l'industrie manufacturière

en %
Taux de variation annuels de l'investissement en valeur dans l'industrie manufacturière
NA* : (A17) et [A38] 2009 2010
estimé jan. 10 constaté avr. 10 prévu jan10 prévu avr. 10
Industrie manufacturière –25 –23 5 6
(C1) Industries agricoles et alimentaires –17 –14 –2 –5
(C3) Équipements électriques, électroniques, informatiques, machines –27 –25 –2 5
(C4) Matériels de transport –13 –15 2 1
(CL1] dont automobiles –22 –24 3 –1
(C5) Autres industries –30 –28 5 6
  • *NA : nomenclature agrégée, fondée sur la NAF rév. 2. La description de la NA est fournie sur la page web de cet indicateur
  • Lecture du tableau : Interrogés à l’enquête de janvier 2010, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière constatent une baisse de 23 % de leurs investissements en 2009 par rapport à 2010 et prévoient une hausse de 6 % en 2010 par rapport à 2009.

Les investissements accéléreraient au second semestre 2010

Pour le premier semestre 2010, les entrepreneurs de l’industrie manufacturière font part d’une stagnation de leurs investissements par rapport au second semestre 2009. Ils anticipent une augmentation de leurs investissements au second semestre 2010 comparativement au premier semestre.

Graph2 – Évolution semestrielle des investissements

En 2010, la part des investissements destinés au renouvellement et aux économies d’énergie serait toujours élevée

Selon les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière, leurs motivations économiques pour investir en 2010 seraient semblables à celles de 2009. Les parts des investissements destinés au renouvellement des équipements (28 %) et aux économies d’énergie (9 %) seraient plus importantes qu’en moyenne sur les vingt dernières années (respectivement 26 % et 5 %). En revanche, les industriels consacreraient une moindre part de leurs investissements à l’automatisation (8 % en 2009 et 2010 contre 12 % en moyenne) et à l’extension de leur capacité productive (15 % en 2009 et 14 % en 2010 contre 16 % en moyenne).

Tab2 – Répartition des motivations économiques des investissements

en %
Répartition des motivations économiques des investissements
Moyenne 2009 2010
1991-2008 (constatée) (prévue)
Renouvellement 26 28 28
Modernisation, rationalisation 24 23 23
dont automatisation 12 8 8
dont nouvelles techniques 7 6 6
dont économie d'énergie 5 9 9
Extension de la capacité productive 16 15 14
Introduction de nouveaux produits 14 13 14
Autres (sécurité, condition de travail, environnement…) 20 21 21

    En 2010, la proportion d’entreprises réalisant des déclassements serait à son plus bas niveau

    Les industriels sont un peu moins pessimistes pour 2010 sur l’évolution de leurs capacités de production : le solde d’opinion correspondant est supérieur à celui de 2009. Toutefois, ce solde reste sensiblement au-dessous de sa moyenne de long terme.

    Selon les anticipations des entrepreneurs, 64 % seulement des entreprises réaliseraient des déclassements d’équipements en 2010 contre 67 % en 2009 et 78 % en moyenne sur les vingt dernières années. La part des déclassements d’équipements pour des raisons d’usure et de vieillissement progresserait de 2 points à 54 %, tandis que la part des déclassements pour des raisons d’abandon de capacités sur produits anciens diminuerait de 2 points et s’établirait à 15 %.

    Tab3a – Capacités de production et déclassements

    * solde d'opinion, en % des réponses - ** en % -
    Capacités de production et déclassements
    Réalisation constatée pour Prévision pour
    moy. 2009 moy. 2010
    Évolution des capacités de production* 33 15 34 20
    Évolution des déclassements d'équipements* 20 15 –3 –13
    Part des entreprises ayant déclaré des déclassements* 78 67 77 64
    Répartition des déclassements**
    Usure, vieillissement des équipements 50 52 48 54
    Mise en place de matériels plus performants 32 27 34 28
    Abandon de capacités sur des produits anciens 12 17 11 15
    Autres déclassements 6 4 7 3
    Total 100 100 100 100

      L’indicateur de révision reste positif

      L’indicateur de révision des investissements reste positif. Il laisse donc attendre un redressement de l’investissement des entreprises non financières au deuxième trimestre 2010. Cet indicateur, calculé sur les montants d’investissement déclarés à chaque enquête, est en effet bien corrélé avec la variation trimestrielle de la formation brute de capital fixe des entreprises non financières.

      GraphIR – Indicateur de révision des investissements*